2 EARR nne S, ormmnièmeni e Es + È | k | | ‘ PRET TES Le L'IMPARTIAL LE MCNASTERE DES TRAF | d’où ils s'embarquèrent pour la PISTES A TRACADIE lrrance. Mais le Père Vincent fut laissé en arrière, le vais- _ mo _ seau sur lequel se trouvaient ses confrères ayant fait voile pendant qu'il était allé faire Un incendie désastieux vient |un tour à terre. Il fut recueilli de détruire à Tracadie le mo-| par M. Bourke qui devint plus pastère des Trappistes. Ven-|{tard archèveque de Halifax et dredi soir, à latombée de laldevint missionaire chez les nuit, pendant que les travail | Acadiens et le sauvages. 1l prit lants étaient à prendre leur/]ja dernière des trois paroisses souper, on découvrit que Ja, dans le Cap-Breton et la Nou- grange était en feu. Cette { relie Ecosse. grange contenait, à part des! Le Père Vincent restait à instruments aratoires et voi-|Tracadie la plupart du temps. tures, les récoltés de l'année.!1] fonda en cette endroit une Le tout a été consumé sans qu’- | école pour les petites filles des on ait pu rien sauver l’at'einte sauvages Micmaes, école qu'il des flammes. Le la grange, le|mit sous la direction de trois feu s'est porté sur les moulins |;@urs Trappistines. Ce {nt peut et la résidenc» provisoire des | tre 1à l’origine de la cammun- habitants du monastère. Tou-|Aiuré des sœurs, Trappistines, tes ses bâtisses étaient voisines | Qui ont aujourd’hui un cou- et liées ensemble. Elles ont été | ont à Tracadie. détruites de fond en comblé et,| Le Père Vincent retourna en à l'endroits où elle s'élévaient,| France, mais revint en 1824, il ne reste maintenant que des |enportant avec lui la permis- ruines. Les pertes s'élèvent à {sion d'établir un monastère, il une trentaine de mille piasties | était accomp'.gné du Père Fran- et les maisons détruits'n'étaient |cis et de trois frères de l’ordre pas assurées. de la Trappe. Alors fut fondé C'est la deuxième fois que les|le monastère de Petit Clair- Trappistes établis à Tracadie |+aux. Telle fut le commence- sont éprouvés par le feu. 11 ÿ|meuts de l'ordre de la Trappe a quatre ans, le monastère, quilen Amérique. était un vaste édifice dont les! De 1824 à 1837, le Père Vin- murs étaient en briques et dont |cont desservait les paroisse de l'intérieur était très bien fini et|Traca lie, Havre à Boucher et divisé, devint la proie des flam- mes et fut entièrement con- sumé. Depuis ce temps, les moines vivaient dans une par-|Vincet était Jacques Merle et tie du moulin et une maison |i] était né à Lyons. Il avait été en bois, laquelle était attachée | ordonné prêtre à l'âge de trente au moulin, en attendant que lelans et était entré chez les nouveaux monastère encore en |Trappistes en 1805. Le Père voit de construction soit ter-| Vincent eût pour successeur le miné. Les dépêches relatives à | Pire Francis qui se retira bien- l'incendie de vendredi ne di-|{ôt à cause de son âge avancé sent point que cette dernière|bonr faire place au Père Jac- bâtisse ait été atteint par le|ques. Ce dernier reçut du Pape feu, en 1876 le titre d’Abbé. UN TRUC FUNEBRE Pomquet. Ii mourut le jour ile l'an, en 1853, à l’âge de 85 ans. Le mont de famille du Père Les Pères Trappist®s ont Ja sympathie de tout. le monde dans le malheur qui es frappe et les épreuves qu'ils traver- Le père Furet attendait de- puis huit jours la visite de la sent. Les moines du monastère | ‘iville baronne de Malenpis. de Tracadie sont vénérés à|Aussi, ne fut-il nullement é- cause de leur grande vertu et |tonné de voir une calèche s’ar- canse |rêter devant sa porte, la baron- du bien qu'ils font au pays qu’. | ve en descendre et demander : ils habitent. En effet, les Trap-| —M. Furet d pistes sont des agronomes de] —C'est mi, première force qui savent ren- dre pratique leur science en cultivant la terre avec iuatelli- gence et fruit. 1ls sont regar. dée avec raison comme les meilleurs agriculteurs de la Nouvelle Ecosse et leur ferme | connaitre, ést une véritable ferme modèle|connais de tenns haut en estimées à madame, c'est moi-même en personne qu'est le père Furet, pour vourservir s'il y a moyen. | —Vous me connaissez, sans doute ? —Je vous connais sans vous madame, je vous voir passer me suis pas disposée à finasser nez, vous, madame la baronae ? 500 fr., je vous en donne 1 000. ronne, qu'y a-t-il ? vieille blême bonne femme. là ! — Tenez, monsieur Furet, je| avec vous. Votré pré vaut bien Est-ce convenu ! —Mais, madame la baronne, expliquoz moi pourquoi vous me donnez 1,000 fr. de ce pré, s'il n'eu vaut que 500 ? * Pour en fiuir plus vite. Et bien ! alors, je vais vous donner un moyen d'en finiren-; core plus vite. Payez-moi mon | pré 10,000 fr. et il est à vous. — 10,000 fr. ! Mais vous êtes fon, mon pauvre bonhomme! —AÀlors, madame la baronne, u'en parlons plus! Gardez vo- tre argent et moi je garde ma terre. La boronne de Malenpis sor- tit, furiense, en grommelant:| Vieille canaille, va! | Le pré en question avait été) payé, ans le temps, 300 francs | par le père Furet, à l'ancien, propriétaire du château qui, à| peu près ruiné, commençait à vendre son domaine par mor- ceaux. Sa situation indiscrète dans: le parce, en bordure sur l'avenue de tilleuis qui mène à la mai- son, était bien faite pour gêner la nouvelle châtelaine; mais payer 10,000 francs ce misér- able carré de terre foli furi-| euse ! A quelques jours de là, le père Euret., dans une conver | sation avec le cocher de la ba-| ronne, apprit que la vieille | dame n'allait pas aux oflices du | village, par horreur de traver-. ser le cimetière qui entourne! l'église. 4 La vue d'un tombeau la fai- | sait se pâmer. Un tombeau, que dis je ? Une simple croix | noire avec un “cigit” dessus. | À cette révélation, le père Furet renta chez-lni tout son-| geur 11 dormit peu cette nuit- | | | lä et, dès le matin, se mit à la besogne. Le lendemain, la veille ba-| ronne de Malenpis accomplis- | sait, dans le parc. sa petite pro- menade hygiénique, mais elle! ne parvint point jusqu'à la! grille. Da château, ses gens la virent jeter les bras en l'air; on entendit de grands cris et on accourut. —Quoi donc, madame la ba- — Là … désignait la pauvre Et son doigt tremblant indi- vous|quait le pré du père Furet, d'où émergeaient une vingtaine AFTER | NEW BUILDINGS Pere CO | PRETTY ROOMS ARTISTIC PAPER NX, ER SE tas à that you are building a new house you want artistic wall paper. =- PR. ER Pretty walls you must have otherwise your nice furniture wi!l uot be admired. 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Alors, vous devez bien vous douter du motif qui m'amène chez vous ? — Ma foi, madame, j'en suis à me le demander, je ne m'en doute pas plus que rien du tont. — Allons, monsieur Furet, ne vous savez qui je de beiles croix funéraires tou- tes noires avec, deésus, des lar- mes et des inscriptions peintes en blanc. Le soir même, le pere Furet était invité à passer chez le no- taire, et à y toucher 10,000 francs, prix convenu de son ter- rain. Et cette vieille canaille de père Furet accepta, mais en exigeant qu'on ajoutät aux 10,- 000 francs quatre-vingt-sept f'ancs cinquante, montant de ses débours pour les croix de son petit cimetière. ALPHONSE ALLAIS. REGULATE THE = » STOMACH, LIVER »° BOWELS, - AND - PURIFY THE BLOOD. A RELIABLE REMEDY FOR Trappis.es : le monastère de |faites pas le finaud avec moi. Dubuge, lowa; celui de Mon-| Vous savez bien que je viens tréal et celui de Tracadie. | pour vatre petit pré. En 1812,les Trapistes de | — Mon petit pré: ! Quel petit France, craignant que Napo-| | pré ? C'est que j'en ai plusieurs léon Boncpart ne supprimat le | dans |: pays, des petits prés. communautés en Europe, réso | —4€ parle de eelui qui se lurent d’avnir une branche deltrouve en bordure sur l'axe. leur ordre en Amérique. A cet | inve du château, à l'entrée ME effet, le Père Vincent traversa | | pare. | LA ù RÉ. Lit à l'océan et virt s'établir à Balti-| —Tiens, tiens, tiens ! Alors, more dont ïjl s'éloigna pour | {à Vous ferait plaisir, ee petit |bont de terrain ? ailer fonder un monastère à | —Keriez-vous disposé à me Tew York. Mais les fonds g. rent bientôt défaut et à la Mon Dieu, madame la ba- chute de Bonaparte les Trap- ; * pistes d'Amérique, à st Fe re É DR de idossoiod tn de verrain vous fait plai- SR ne Viacot Li |sir, je me ferai un véritable a- | ; grément de vous le céder. —Combien en demandez- | vous ? | —(Combien que vous en don- | ie ce der ê 1 x " : f Ce ceux qui restèrent en Àmé- rique. | X-ci vinrent à Halifax | JOB PRINTING LÉ LTE t G E Why pay such high prices jor Job Printing, when you can get nice printing done here at prices within the reach of all L'IMPARTIAL OFFICE Indigestion, Biliousness, Headache, Constipation, Dyspepsia, Chronic Liver Troubles, Dizziness, Bad Complexion, Dysentery, Offensive Breath, and all disorders of the Stomach, Liver and Bowels. Ripans Tabules contain nothing injurious to the most delicate constitu- tion. Pleasant to-take, safe, efectual. Give immedi2te relief, Sold by druggists. A trial bottle sent by mail on reseipt ot :5 cents. 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