À ] LE 688 \ A x F D PR nn ne a 4 NOUVELLE SERIE - L'IMPARTIAL, TIGNISH, Le om ee ms de timidité ohms og d'opontanie <grone ss id D st I. P. KE, MARDI ét side sine sontétéituentééntt"uhe ééiniinhine dote 29 AOÛT 19117 - . © SIR WILFRED LAURIER SERA À CHARLOTTETOWN Le Premier Septembre. TRAINS SPECIAUX ET PRIX REDUITS. Il est vraiment beau de voir l'en- thousiasme qui règne au milieu des partisans du parti libéral par tout le Canada. Sir Wilfrid Laurier a consenti de venir nous adresser la parole, Charlottetown, le Il donnera une explicat précise sur les bienfaits procité et démontrera d' icn claire et nada. de la réci- | Les candidats qui sont en faveur de | électeurs de cette province seront une maniè- | la réciprocité dans cette province re évidente que le tarif de récipro- sont : Pour le comté de Prince, J. cité avec les Etats-Unis, sera d’un|W. Richards ; pour 1: comté de à | bénéfice sans précédent pour notre ! Queens, Warburton et Prowse et 1er septembre. province ainsi que pour tout le Ca. | pour le comté de Kiag: J. J. Des soumissions adressées au scussigné, à Ottawa, et portant sur l'enveloppe l'indication suivante : “’Soumissiou pour lanternes de dix pieds’, seront reçues jusqu’à midi, le CINQ SEPTEMBRE 1ort pour la fourniture de quatre lan- ternes'de 10 pieds de troisième or- dre destinées à des phares et devant être confectionnées selon les plans et devis rédigés par ce départe- ment. On pourra obtenir les plans et devis de l’ Acheteur de ce départe- ment, à Ottawa, ou des agences de ce ministère à St John et Halifax. ! La soumission pour ces lanternes devra indiquer qu'elles seront li- rées exemptes de tous frais à bord du chemin de fer au point de chaï- gement et la date à laquelle les sou. missionnaires entreprendront de compléter le travail. Il n'existe aucune fo:mule spé- ciale de soumission pour ce travail. Chaque soumission devra être accompagnée d’un chèque au mon- ant de cing cents dollars ($5co.00 | ù ° 9 (5 ) landacieuse de détourier le corps | Vatican et nou sans quelque succès. { sur une banque canadienne légale- ment instituée, payable au sous: mi- uistre de la marine et des Pèche. ries : ce chèque sera retenu si le soumissionnaire se refuse à accepter un contrat avec ce département ou ne livre pas les lanternes comfor- mément aux exigences des plans et devis. Les chèques seront retournés à cenx dont les soumissions n'auront pas été acceptées. Le département ne s'engage à accepter la plus basse ni aucuve soumission. Les journaux qui inséreraient cette annonce sans y avoir été préa- lablement autorisés n'en recevront pas le paiement. A. JOHNSTON, Sous-ministre de la Marine et des Pêcheries. Ministère de la Marine et des Pêcheries, Ottawa Canada, 26 juillet 1911. LE CONGRES CATHOLIQUE D'ENSEIGNEMENT AMERICAIN M. Catnegie, le milliardaire amé ricain, le ‘‘généreux”” dispensateur de millions trop vite acquis, ‘l'a: pôtre de la paix universelle’’, est le petit manteau bleu que l'on ren- contre un peu de tons les côtés. Il vient de créer un nouveau ‘‘Fonds Carnegie‘”, mais cette fois- ci sans avoir préalablement con: sulté Édouard VII, lequel est décé- dé, ni Gillaume II, qui, eu Sa qua- lité de chrétien, ne l’aurait dissua- dé. Le plus récent fonds Carne- gi: a pour but la déchristianisation du corps enseignant am*ricain, all- si du corps enseignant américain, ainsi que nous l’apprend la ‘Ga- zetie du Dubuque’”’ (Iowa) en date Ce fonds est exclu- du 11 juillet. sivement destiné ef corps ense} vuaut des établissent d'où la | pif D'UE TT. l l Y jlic éducationa! Congrès’, à Chicago. | religion est exclue. Carnegie, en fournissant les mil- | anglaise à Régina, Que: ÉnÉNiEn lions pour le Palais international de de À | : à la paix à la Haye, a eu les applau- | se où la langue anglaise sera pré- dissements des foules, qui ordinai-|pondérante. Si le Souverain Hon- rement réfléchisseut peu ou pas du |tife en a maintenant décidé autre- tout. Grisé par les louanges obtenus à |tes raisons pour en agir aiusi, et la la suite de ses ‘‘donations’’ qui sont regardées par beaucoup comme de | acceptée loyalement et de bonne simples restitutions, M. Carnegie a | grâce par tous les bons catholiques cru qu'il pouvait se payer même | du Canada.” des fantaisies religieuses, grâce à ses millions. Sa dernière idée é- tait donc d'établir une fondation dont les suites directes seront la | Québec restera, ‘‘selon tonte pro- déchristianisation du corps en-ei- guant. Une telle idée est un danger réel | anglaise écrit: ‘’ Mais il n’y a pas la Pour un pays qui se dit chrétien. Aussi les catholiques américains n'ont-ils pas hésité de convoquer, dès la première nouvelle, un catho: Dès la séance d'ouverture du Congrès le Père Brosnahan, de la | Compagnie de Jésus, a vivement | Toronto, reproduit "cette fondation |ment (numéro du 10 août} la par- attaqué l’esprit de eu faveur du corps tablissements d’où ligieuse est bannie. enseignant d’é- l'instruction re- création est surtout une tentative euseignaut par l’appât du lucre. À la séance de clôture, Mgr Qui- gley, archevêque de Chicago, prononcé un grand discours sur Ja valeur et la nécessité de la religio dans l'erseignement. S'adressant aux 2,000 religieuses enseignantes, accourues à Chicago à l’occasion de ce Congrès, Mgr Quigley les a fé- licitées de leur labeur. Il a expo- sé que l’enseignement chrétien est la meilleure sauvegarde du foyer a méricain, une digue contre la ma rée d'immoralité du vice, de l’'in- différence en matière religieuse et contre les efforts du paganisme moderne. Les résolutions votées par le Congrès constituent une condam: nation énergique de la dernière fondation Carnegie et prociament que les écoles et université catho- liques sout le rempart devant lequel se briseront les assauts des idées matérialistes et irréligieuses mo- dernes américaines. ‘‘Bien Pablic’” (Gand) “ROMA” ET LE “CATHOLIC REGISTER” La revue catholique de langue anglaise, qui se publie dans la Ville É | | accolé le préambule suivant, Seiou le Père Brosnahan, cette | nous tenons à citer textuellement., A | Rome }) et d’aprés laquelle le temps çétait venu de faire entre: n}que de langue ang'aise dans la pro- Éternelle et qui porte le nom de ‘Roma’, commence un peu étran- juillet dernier, la nomination de $S G. Mgr Mathieux, et vertus de la Vén Mère Marie de l'Iscarnation. “Et c« n’est un secret pour per sonne que l'an avait plus que l'es . ! LR GG hie \, la conviction que 18 SANEST- 4 | gemént, dans la livraison du 22] le dissours | recevra jusqu'à 4.00 p. prononcé devant le Saint Père paflle 11 septembre 1911, des soumis- S. G. Mgr Bruchési, lors de la lec |+ions pour la ture du Décret sur l'héroicité des! prolongement au brise-lames sud à | | | ‘Soumission pour le prolongement | du |P-E., lesquelles l’ar'ant de l'élévation de Mgr |vront être cachetées, adressées au ‘ 1 à © Éoin: cs 4 € cs10 5 "OT ù = r 1. Mathieu au siège de Régina, ‘‘Ro-|soussigné et porter sur leur enve | ma’’ écrit entre autre choses, ceci : | { ège enverrait un prélat de langue blement destiné à devenir un diocè- ment, c'est qu'il avait d'excellen- nomination qu’il vient de faire sera Et ‘‘Roma ’’ reprend ensuite la thèse de Mgr Bourne. Après a- voir concedé que la province de pabilité humaine’”’, un pays de Jan- gue française, la revne catholique moindre vraisemblance qu'une lan- gue autre que l'anglais soit employ- ée en définitive, dans l’immense ter- ritoire du Dominion, par la popu- lation de l'Ouest et du Centre, qui augmente si rapidement.” Le ‘ Catholique Register’, de complaisam- ti principale de cette étude tendan- cieuse de ‘‘Roma’’ après y avoir que ‘Il n’y a pas de doute que les Canadiens français ont bombardé le (à [,a conviction, qni prévalait ici un évê- vince de S. Boniface, parait avoir été ébranlée. La nomination de Mgr Mathieu à Régina est une cou- séquence de ce fait. Nous ne vou lons pas nous lancer dans la discution de ce problème national. C'est un | thème dangereux, mais nous vous envoyons (c'est le correspondant du ‘‘Catholic Register’ à Rome qui parle) ces ligres significatives de l’orgune anglais du Vaticanici.,, Et le chroniqueur romain du ‘‘Ca- tholic Register’’ cite la parti de l’- article de ‘‘Roma’’, auquel nous a- vons fait allusion tout à l’heure, Des simples observations. 1 Le Vatican n'a aucun organe ni anglais ni français à Rome ou ailleurs: le seul organe officiel du Vatican est le Bulletin des Actes du Saint-Siè- ge qui a pour titre: ‘‘Acta Aposto- licae Sedis'’; 2 Les catholiques de langue française du diocèse de Ré- gina sont au nombre de 15,964, et les catholiques de langue anglaise, de 4.311 (d’après les dernières sta- tistique officielles dont la compila. tion a été terminés le 19 avril 1911.) Le ministère des Travaux publics m.. Jundi, construction d’un Wood Islands, comté de Queen, I. soumissions de- Sion, à l’ordre de l’honorable minis- loppe, en sus de l’adresse, les mots: | brise-lames à Wood Islands f, P:k., Hughes ; quatre hommes que les fiers d’élire au parlement, avec de belle et forte majorité. A l'oeuvre et pas de repos avant le 21 septembre. On peut consulter les plans, de- vis, les formules de contrat et se procurer des formules de soumis- sion au ministère des Travaux pu- blics, à Ottawa, aux bureaux de M. J. B. Hegan, ingénieur de district, Charlottetown, I. P.-E,., et du maître de poste à Wood Is- lands, comté de Queen, I. P.-E. Les soumissionnaires ne doivent pas oublier qu’on ne tiendra comp- te que des soumissions faites sar les formules imprimées et fournies, Dans los éeratères fem. nistes, le oorvet à uno fois de plus pmsertt. Il y à une question corset. d'hygiène et plus encore les ma- Sasins Ge nouveautés, inais cous des vues différentes. Les opinions des médecins et des ET sont inême asses opposées, le bien- être et l'esthétique se ts. La respiratton D Eh D Tue qui en se contractant @tiate les pou- mons, ne joue plus aisément; et l'air est inspiré en moindre quantité, ce qui ralentit la nutrition. La femme tend à ne respirer que par le haut de la poitrine, son ventre restant presque immobile, alors que ches l’homme l'abdomen se dilate largement à chaque inspiration. _ Re- gardez au théâtre une chanteuse, bien sanglée, qui termine un morceau de force; ses seins se soulêvent, dans un rythme précipité, comme un soufflet énergique. Le coeur est plus où moins com- primé et fl s'ensuit parfois des ma- laises, des défaillances. La circula- tion est gênée dans la partie Infé- du > du corps. organes de la digestion tissent aussi. Le es et serré; le foie s'abaisse et avec lui quelquefois le rein droit qui devient rt Les muscles &e l'abdomen, ‘mmobilisés par le corset, tendent à hrs. et relâchent la paroi du ventre..: Les arguments des femmes qui le portent. D'aflièurs, le mal certain du corset est suffisant pour inquiêter celles qui l'endossent. Encore ne faut-il pas l'exagérer. Il y a corset et corset, et aussi manière de le porter. Depuis des siècles, les femmes se mettent ans ce carcan; et la race ne semble pas dégénérés. Ecoutons les femmes. Elles disent... Mais leur meilleur argument est cer- tainement dans ce qu'elles n'aiment pas dirs. En vérité, le corset est un dûment libellées, signées de la appareil de soutien pour lutter contre main des. concurrents, avec dési- ‘les déformations de l'âge. Le corps guation de la nature de leurs occu- pations, et du lieu de leurs résiden:- | ces; s’il s’agit de sociétés, chaque: associé devra signer de sa main la soumission et y inscrite la désigna- tion présitée. Un chèque égal à dix pour cent (10 p.c.) du montant de la soumis- tre des Travaux publics et accep- té par une banque à chartre, devra accompagner chaque soumission. Ce chèque sera confisqué si l’entre- | | la soumission aura |-\ preneur dont été acceptée refuse de signer le contrat d'entreprise ou n'’exécnte pas intégralement ce contrat. Les chèques dont on aura accom- pagné les soumissions qui n’auront pas été acceptées seront remis. Le mivistére ne s'engage à accep- ter ni la plus basse ni aucune des soumissions. Par ordre, R. C. DESROCHERS, , Secrétaire. Ministére des Travaux publics, Ottawa, le 12 août 1911. Le ministère ne reconnaîtra au- cuue note pour la publication de l’avis ci-dessus, lorsqu'il n’aura pas expressément autorisé cette pu- blication. A retrouver d'un coup les fabu- ‘euses aventures des anciennes époques et passer brusquement d'un exploit récanique d'’aviateur aux exploits: zuerriers de jadis, il n'est pas hesoin, ‘ctuellement, de se reporter par l'his- toire ou l'imagination dans le passé, Il suffit de s'élancer dans l’espace, et de contempler les extraordinaires 6vé- nements qui agitent en ce moment les Bédouins d'Asie-Mineure. Nous nous trouvons soudain au temps de Cyrus, de Mahomet ou de Mathias Corrvin. C'est la même vie fabuleuse, le même imprévu qui se retrouvent dans l'aventure de ce Seïd-Idris, le Mahdt d’Asie-Mineure. Ce Bédouin, nommé Idris, né À Sa- bia, dans l‘Acyr, en Aste-Mineure, quitta fort jeune son pays. Il s'ins- truisit en Egypte. Puis, voyageant de tribus en tribus, s'affiliant aux sectes secrètes, il acquit peu À peu dans tout le désert un véritable pres- tige. Ces derniers temps, {l revint dans son pays natal, prit le titre de Seid (descendant de la famille du Prophète) et se mit à prêcher les no- mades. Son verbe passionné, ses appels à l'union de tous les musulmans Îles a fanatisés et {1 compte actuellement par milliers ses disciples. 11 a pris figure de Mahdi. Plusieurs tribus s'étant rangées sous ses ordres, Seld Idri a mis le siège devant Ebba, ca- pitale de l’Acyr, puis s'est proclamé émir. Actuellement, 1l tient encore en échec les troupes ottomanes et in- quiète fort le gouvernement jeune- turc. Le plus drôle, c'est qu'il doit une bonne part de son prestige à des pro- jections lumineuses à la lumière élee. trique qu’il prodigua au cours de ses sermons. Les populations du dése crurent au miragle et aenlamèpent Danmeturé LT EL R de la femme est plus fraglle que celui de l’homme. Les femmes déclarent encere que corset soutient leur buste. Or, elles ont, comme les hommes, des LA MODE BE PARIS Un des derniers chapeaux muscles qui, plus exercês, remplace- ralent avantageusement les baleines. Mais voilà! Les femmes ont d'autres raisons plus valables 6t elles n'ont pas d'embarras À les donner. Elles Aisent que le corset est nécessaire à la toilette, et que sans lui — jeune — on ne peut être bien faite ni plaire. Il] convient de compléter un peu ces propositions. Le corset est né- cessaire À la toilette... de nos jours; mais il ne l'était pas À la toilette des femmes de l'antiquité, ni du premier Empire, qui sans cet appareil n'étaient pas — j'imagine .— dépourvues de grâce et d'éléga Et le goût ac- tuel n'impose-t-{l depuis quelques années la robe empire, qui dans son pur style ne comporte pas de corset? Sans le corset, affirment-elles encore. on ne peut être bien faite ni plaire... aux borames d'aujourd'hui (réserve faite sans doute de ceux pour les- quels où. fait les pures robes em- pire); et c'est là qu'est le noeud de la question. En vérité, la taille fine et ronde est de création récente dans l'humanité et fabriquée dans nos pays par le corset, artificiellement, comme les Lpieds courts de la Chinoise. Le véritable maînteneur êu corset Le préjugé du corset est fortement enraciné chez les hommes; et voilà ce qui importe. Car la question n'est en réalité féminine qu'en apparence. Car tant que nos eoncitoyens alme- ront la taille ronde et fine, celle-ci fera prime Gans la période matrimo- niale sur le marché des coeurs. Et c'est toujours vainement que les mé- decins en décriront les dangers. La pierre des bararûs Les peines infamantes d'autrefois présentaient plus souvent des carac- tères ridicules ou grotesques. Le “Kilapperstein” ou pierre des ba- vards, que portaient les méchantes femmes, existe encore aujourd’hui À Mulhouse où elle est suspendue au- dessus d'une fenêtre de l'Hôtel-de- Ville. Elle pèse environ 12 kilos et repré- sente une tête de femme tesque qui ouvre de grands yeux écarquillés et tire la iangue. Au-Geseus de ia pierre, dans le mur, on lit l'inseription sui- vante en allemand: Zum klapperstein bin je annt, Den boesen Maulern w bekannt Ver Lust su Zang und hader bat, Der muss mich tragen durch die stadt EE qui signifie, en 1sngage fran- Al: Je suis nammée la pierre des bavards, Bilan conaque des mawvaises ape Qusenque prendra plaleir à Je Gpute ne éme « ’ TRE TR RER | ln : ire L'estomac est déplacé : ! a par I& ÿ'lié. la pierre : gr M uatre livres, que les rmiauvaises Tem- se portaient en collier, fut supprimé en 1798, dete de la réunion de Mul- house à la France. Me devra porter Le supplice de Le breuvage magique. ...Comme l'on arrivait au dessert, le maître J.-J. Henner — c'était peu de temps avant sa mort — conta l'anecdote sulvante: En 1866, ma mère, souffrante, ré- clama ma présence à Boernviller. Je dus quitter Paris. Or, un matin où j'avais poussé à pied jusqu à Altkirch pour y acheter un litre de cet excel- lent vin du Rhin À qui je prêtais les plus grands mérites curatifs, je par- courus un numéro de journal dont le marchand s'était servi pour envelop- per la bouteille... O surprise! la ga- sette mentionnait qu'un de mes meil- leurs camarades des Beaux-Arts ve- nait de remporter le prix de Rome. Ce fut décisif. Si le bon vin n'opéra pas, hélas! sur la pauvre maman, 11 me mit une telle fièvre dans le sang qu'en rentrant à Paris je me jurel bien d'être accueilli à la Villa Médi- cis un an plus ‘tard. Je ne fis pas mentir mon serment. A cette bou- teille, je dois mon heureuse carrière, Et le maitre se versa une nouvelle rasade. Les membres du comité d'honneur qui entend rétablir en France le goût des humanités viennent de recevoir une lettre qui commence par ces mots: “En ma ité de viticulteur che« valier du Mérite agricole et m'inté- rossant à toutes les choses de la torre, vous prie de m'inscrire sur la liste aûb ts À votre ligue pour la ouiture française.” LA MEMOIRE DE FRANCOIS COPPEE Ure ue vient d'être apposée rue ris, sur la maison de François Coppée, qu'habite, aujour- d'hut, Mgr Odelin, qui veille pieuse- ment sur le souvenir de son ami. Ce qui manque à ce logis, pour y sentir revivre complètement le sou- venir du poète des humbles, c'est le cadre familier, ce sont les tableaux, les objets d'art, les livres, tout ce qui donne un air de vie intime au logis froid et insnimé. Il ne’st demeuré dans le cabinet de travail que la bibliothèque adossée au mur du fond. Où se'st dispersé tout le reste? Les tableaux de l'écrivain ont été légués par lui, pour la plupart, À sa faraille, qui se compose de ses pe- tites-nièces: Mme Montreuil, femme du directeur de la Salpêtrière; Mme Monval, veuve de l'archiviste hono- ratre du Théâtre-França!s, Georges Monval. Parmi les autres objets d'art, lé docteur Segond possède un très cu- rieut dessin de Detaille, représentant un petit tambour battant la charge, dessiné par le peintre sur une feuille de papier à en-tôte de la Chambre des députés, et qui fut donné à François Coppée par M. Robert Mitchell. En! marge de ce desain, le poète écrivit ces veps: Près de ce bon tapin, en marge, Je lis: “Chambres des députés.” Contre ces farceurs détes!és, Tambour, quand battras-tu la charge? La bibliothèque du poète avait ét6 léguée par lui au docteur l'uchastelet, “pour qu'il la partage entre ses jeunes amis du monde des lettres, en gar- dant sa part, blen entendu”. Ce qui a 6t6 fait M. Dorchaïin a, notamment, un exemplaire ds “Severo Torelli,” sur parchemin enrichi «'aquarelles par Waggez; Musurus bey, un exem- plaire du “Passant”, avec illustration de Fournière. Le petit encrier de verre du poète, qui était celui de son père dès sa jeunesse et qui est le seu) dont il se soit constamment servi, est mainte- nant, au musée Carnavalet. Enfin, le docteur Duchastelet possédait, pour sa part, deux souvenirs précieux, À lui donnés par le poète, en souvenir de ses soins si attentifs et si dévoués:; le manuserit de “Pour la Couronne”, qui porte le titre primitif de “Le Jus- ticier”’, et le dictionnaire de rimes de Coppée, avec cette dédicace: “On prétend que je ne rime pas mal; voilà un petit livre qui m'a aidé à rimer pendant trente ans. Acceptez ce souvenir de votre ami, qui vous aime de tout son coeur..." A ce propos, une gentille anecdote:; I1 semble que le tendre poète du “Passant” n'avait pas besoin de re- courir À cet ouvrage pour y trouver: la rime “rebelle”. Son inspiration était assez riche et fertile pour sup- pléer. Un de nos amis, précisément, se trouvait, un matin, dans le cabinet âu poëte, rue Oudinot. Sur la table de travail, {1 aperçut le dictionnaire en question; c'était celui de Napoléon Landais, Ses feuilles fatiguées té- moignaient que son possesseur devait les parcourir assez fréquemment. —Eh! quoi! mon cher maître, ques- tionna le visiteur étonné, vous faites donc usage du dictionnaire de rimes? Je croyais qu'il n’y avait que les fai- seurs de couplets qui recouraient à ce moyen!... François Coppée, dont la modestie était charmante, répliqua avec un sou- rire de bonhomie: —Mais je ne suis moi-même qu'un faiseur de couplets, un pauvre ver- sificateur parfois à court de rimes... Alors, j'ouvre mon précieux diction- naire et j'y trouve la rebelle qui sa dérobe à mon imagination Voilà tout le secret de mon métier. . Et, riant de plus belle, poète afouta: —Surtout, n'allez pas dévoiler mon “truc” ‘’aux lecteurs. Ils croiraient peut-être qu'il suffit d'un dictionnaire de rimes pour devenir poète. le grand Nouvelle à la main On demande à hébé: —Où comptæ-vous aller cette an- uée? —Villa des Roses —Dans quel pays? Ca, je ne sais pas.