NOUVELLE SERIE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS: SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1803 POBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINR ABONNEMENT Pour LE CANADA On AD. soc scssose so 1.00 SE PROD. suc sésbesesc- D ZOUR LES Erars-UnNiIs Un an.............sesse.$1.50 Six __ EPRERRRT ss... 75 Pour L'EUROPE Un Aooéee socscméseceee Pl. so GÉRÉE, Fe N'OSE à 00 Les abonnemeuts sont payable d avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondences, etc., à L'IMPARTIAL Tignisb, Ile du Prince Edouard L'IMPARTTIAL Tignish, Mardi, 7 mars 1911 NOUVEAUX RENSEIGNEMENTS Dans le comté de Halifax, se trouvent, d’aprè, le recensement de 1901, 4,229 Acadiens. Voici des renseignements adäi- tionnels que je tiens d’un cortes- pondaat. ‘‘La paroisse de Chezzetcook- ouest est purement acadienne et coutenait—il y a quelques- années —de 1,600 à 1,700 âmes parlant les deux langues, mais surtout le français. Le saint ministère se fait tout en français. ‘De l'autre côté de Ia baie de Chezzecook se trouve ia paroisse de Chezzecook-est d'environ 600 âmes, la grande majorité de langue an- glaise. Le saint ministère se fait seulement en anglais.” Je ferai remarquer en passart que dans les paroisses françaises di- rigées var des curés français, le mi- nistère se fait dans les deux lau- gues, quand il y a senlement . une dizaine de familles parlant l’an- glais ; preuve de notre largeur de yue. On s'étonne que nous demau- dions qu’on nous traite comme nous traitons les axtres Cette exigence est l'équité même. Pour- tant nos plaintes sont trop souveut prises eu mauvaise part. Pour- quoi ? ‘Ces deux paroisses sont distan- ces l’une et ’autre d'environ huit wil'es. ‘“A sept milles plus loin que Chezzecook-est, se trouve la mis- sion de Petpiswick avec une popu lation catholique d'environ 120. presque tous de langue anglaise. ‘‘Eufin, à seize milles au-delà de Peipiswick se trouve la petite mis- L'IMPARTIAL, TIGNISH L. P.E., MARDI 7 MARS 1911 — ment) "8 ANNÉE Le temps choisi pour mieux re- cueillir son Âme en elle-même, pour mieux resserrer les liens de ia fa- wille dans le recueillement du fo- yer, pour se refaire une âme plus forte et plus pure, dans l'intimité ste ice de Dieu, affermir l'empire de l'âme sur {elle-même et sur son serviteur le corps, si sou- vent révolté, se dégager par la fidé- lité constante à la loi et à l'esprit de l'Eglise, de toutes les causes de faiblesse qui dissipent la vie, en l’éloignant du sérieux desa fin, l’unir à Dieu dans la lumière d’une foi agissante qui éclaire toute la vie, dans la pratique large et com plète d'une chatité qui donne au- tant de bonheur que de mérite : tel est le but de ce carême, que les bons chrétiens voient arriver avec joie. La prière en famille y est plus recueillie et plus fervente, embellie des pratiques du mois de S. Joseph dont le carême comprend toujours une boune partie. Les inquiétudes de la mère y sont moi ns cruelles, son. Onse prépare à la commu- nion pascale avec plus de soin, car elle est aux autres communions de l'année ce qu’un grand banquet annuel est aux autres repas. Oui, le carême est beau et sur- on reste plus fidèlement à la mai- LE SANT TEMPS DU CAREME. REGLEMENT POUR LE CARKME Le règlement du Carême sera le même que celui de l’année der- nière : 1°. Il est permis de faire gras cha- cun des dimanches du Carême à tous les repas ; 2°. Tous les lundis, mardis, jeu dis et samedis, excepté Je samedi des Quatre-Temps et le samedi- saint, tout le monde pourra faire le principal repas en gras, Et ce- jours là, les personnes non sous mises à la loi du jeûne, ou légiti- mement empêché:s ou dispensées de jeûner, pourront faire gras aux trois repas . 3° Les autres jours, c'est-à dire les mercredis, les vendredis et les deux samedis exceptés plus haut, seront des jours d'abstinence ; 4° Le jeûne devra être observé tons les jours du Carême, excepté les dimanches ; 5° Les jours où il est permis de faire gras, personne ne peut man- ger de la viande et du poisson au même repas, et cette défense s’é- tend à tous les jours de jeûne de l’année, ainsi qu'à tous les jours ae carême. .... Pour compenser les faveurs que le Souverain Pontife leur ac- corde en adoucissant la loi de l’E- tout il est bou. Il renouvelle la vie des Âmes, comme le printemps glise, les fidèles devront faire une aumône proportionnée à leurs mo- renouvelle celle de toute la patnre. | yens.… M. Charles J. Harper, fils de M. Joseph Harper de ce village a été victime d’un terrible accident, mardi le 28 février, près de North Adams, Mass. Le jeune homme était employé comme chauffeurfsur une locomoti- ve du Boston & Maine RR. Ayant descendu de la locomotive pour al ler causer avec son frère Frank, qui était serre-frein surle même con- voi, il fut frappé par un convoi qui venait de toute vitesse. La fu- mée et la vapeur empèchait à la victime de voir le danger. Ila eu le crâne fracturé. La mort a été instatanée. Le défunt était âgé de 23 ans et était très estimé de tous ceux qui le connaissait. Les restes mortels ont été amenés à Tignish où les funérailles ont eu lieu à l’église de Tignish, dimanche après-midi. Il y avait un grand concours de sion de Teddore avec environ une parents et d'amis aux funérailles trentaine de catholiques, surtout de langue angiaise. ‘Ces denx paroisses et ces deux missions sont desservies par le curé, residant de Chezzecook-ouest. “En tout, il doit y avoir 2,000 Acadiens. ‘Dans la paroisse principale, les écoles catholiques sont bilingues, mais le français semble domirer.’” Si les renseignements se multi- il deviendra facile de dresser un tableau exact de la situation. Pacifique. plien À TERRIBLE ACCIDENT Un train, composé de huit chars, dans l’un desquels étaient 80 mi- neurs et les autres chargés de ci- ent, a passé, à travers le pont Rancagua, près de l American Bra Copper Mines À Valparaiso Chili, samedi dernier. Ce ponttra raviu de 150 pieds de pro- udeur et le train a été précipité au fond. Les mineurs sont tous des Chiliens. Huit d’entre eux ont té tués et les autres blessés, Le seul Américain blessé dans ce dé. VÊTSsE un sastre, est l'ingénieur Albert Bra- geuton, de San Françisco, MORT TRAUIQUE D'UN JEUNE HOMME DE FUN, CHARLES J. HARPER TUE PAR UN CON- VOL SUR LE BOSTON & MAIN RR. Ses Restes Mortels amenes à Tigtish, LES FUNERAILLES DIMANCHE APRES-MIDI. La famille Harper a la sympa- thie de tous dans ce grand deuil. Le père M. Joseph Harper, est maintenant 4 l'hôpital, retenu là par une grave maladie. Le défunt était le deuxième des enfants de M. et Mme. Harper. Il laisse, cutre son père et sa mètre, deux frères ; John, domicilié à Tur- ner, Maine, et Frauk, employé comme serre frein sur le Berlin & Maine RR. Le jeune Charles a été employé pendant deux ans au bureau de l'IMPARTIAL et était un jeune homme exemplaire. Il appartenait aux différentes so- ciétés de l’église entre autres mem bie de la Ligue de la Croix. Que son âme repose en paix. L'ImPARTIAL offre ses condolé- ances les plus vives à la famille é- plorée. DE LA LA CREMATION la ‘‘Gazette de la Bourse’’ un tableau horrible de la crémation des pesteux. Pour incinérer les miliiers de Chinois dont les cada-; utilisa de grauds fours à ES | situés dans les villages autour de Kharbine. desservants chinois’ froid. Les victimes sont presque: toutes des hommes. Les Chinoi | ses viennent peu dans le nord de la Mandchourie. PEOIE, DES PEOTEUX, Le correspondant à Kharbine de ;fanastiques, sous l’action de la cha- donne | leur. fiant, l'indifférence des Chinois de- vant la mort cède à Devant ce spectacle terri- l'épouvante. Ils gesticulent, mettent des cris vres encombraient Fudziadian, on|de terreur. Eu effet ce qu'ils voient est une véritable danse macabre. | Voici un grand corps maigre qui se lsedsasse, s'assied, et lentement lè Par la gueule étroite du four, les | ve un bras, dont la peau s’effrite ; stoiques, lan-| puis brusquement le corps retombe, çaient comme des bûches les cada }et du crâue fendu avec éciat coule vres grimaçants, roidis par le grand un liquide visqueux ct siffant. On voit les cerveaux qui bouil- lent comme de la lave en ébulition, des yeux qui giclent, des bras qui se lèvant, menaçants. On peut voir, à travers le rideau | des cheminees sort une fumee noire, | des flammes, ces morts se réveiller, |puante, que le vent chasse vers se redresser dans des contorsions | Khaï biue, | LES HORREUR DE Et là-haut, | | | gni, et avait groupé autour du nou Il arrive de Obotipoff, Russie A} siatique, la nouvelle d'une tragédie | effroyäble. Une noce composée de trente voi- tures, conteuant 120 personnes, re- venait de la cérémonie quand le convoi fnt attaqué par une bande ce loups. Devant l'impossibilité qu'il y a- EFFROVABLE TRAGEDIE EN RUSSIE CENT DIX-HUIT PERSONNES SONT DEVOREES PAR LES LOUPS vait de repousser la horde féroce, on jeta comme pâture les enfants, mais cela ne satisfait pas les bêtes afiamées qui s'attaquèrent avec a- charnement au convoi et dévorèrent 118 personnes. Les deux survivants réussirent à s'échapper mais ils sont devenus fous de peur. Dans un discours à la Chambre fédérale, mardi dernier, l’hon. Clit- ford Sifton, ex-miristre de l'Intéri- eur s’est prononcé contre la récipro cité entre ce pays et les Etats Unis. M. Sifton est d'avis que la Cham- bre aurait dû, au moins, être mise en posession de toutes les pièces re- latives au dossier. La réciprocité commerciale avec les Etats-Unis formait, il est vrai, partie du programme politique li- béral en 1893. Mais plus tard qu'enat on fait? Le député de Brandon est d'opinion que l'entente Fielding-Taft sera le coup de mort du marché anglais chez nous. Il cite les statistiques à l'appui. Les manufacturiers de produits alimen- taires en conserves, les producteurs de grains, les meuniers, tous d'a- près M. Sifton, verront avant peu l'effet désastreux du nouveau ta- rif. Le député de Brandon a vécu L'HON. CLIFFORD SIFTON SE PRONONCE CONTRE LA RELIPROCITE. \ . pres destinées. tandis que les consommateurs de Québec ou d'Ontario verront ren- chérir le coût de la vie. Eu substance, d'après les conclu- sions du 1iscours de M. Sifton, la réciprocité commerciale avec les Etats-Unis est un mal. Chaque fois que le peuple canadien, dans une aberration quelconque, voudra adopter son tarif douanier selon le bon vouloir de son voisin, chaque fois il se verra plus esclave qu'il ne l'était au point de vue commercial. Le temos n’est pas loin où le gouvernement d'aujourd'hui décla- rait qu’il resterait indépendant des Américains, et qu'il règlerait lui- même au noin du Canada, nos pro- M. Sifton le rappelle et la gau- gauche applaudit à tout rompre. M. Fisher a répondu à M. Sif ton et M. Sharpe, (Ontario) à M. Fisher. Leurs discours ont été ce qu’ils devaient être : l'un, absolu. dans l’ouest. Ii y a passé le meil- leur de sa vie. Il connait aussi les ration et c'est, dit-il, parce qu'il connaît tout cela et que son +xpé- rience s’est evrichie de plusieurs auvuées de vie publique qu’il se voit aujourd’hui obligé de se séparer de son parti sur une question com we celle qui fait l’objet du débat. Pour sa part, il lui répugne de laisser tout notre immense ouest, si plein de ressources et d’avenir, à la merci de Chicago ou de tou es les autres villes mercantiles avoisinat nos frontières. M. Sifton est convaincu que les fermiers de l’ouest, avec le nouveau !tion douanière ; l’autre, aux anti- besoins et les aspirations des autres ! podes. provinces qui forment la Confédé-! [sg aucune inquiétude au parti libé- ment favorable au projet de conven- Ni l’uvu nil’autre, à part. les nuances de forme propres à cha-| que orateur, n’ont apporté 1 ombre d’un argument nouveau à ce quia| déjà été dit sur le même sujet. L'attitude de l’hon. Clifford! Sifton contre la réciprocité ne cau- | ral. | M. Sitton est très patriote pour | le ouest, mais dans un dévouement | pour son grand ouest, il oublie! l’est du Canada aui sera bénéficié | énormement par la réciprocité. Les. provinces maritimes surtout, se re- jouissent d’un tel traité entre les | {arif vendront leur blé moins cher, deux pays. | DIEN À Nous détachous d’une lettre, d'un de nos correspondanis ro mains l’intéressant passage suivant au sujet du nouveau délég'ie apos. | tolique au Canada : | Rome, le 10 février 1911. |& Hier a eu lieu, au collège cana- | dien de Rome, une réunion de fa wille dont tous les assistants con- serseront le meilleur souvenir, et|. qui est d’un excellent augure pour! l'Eglise du Canada. M. l'abbé Clapin, le distingué et sympathique Recteur du collège, avait invité | Son Excellence Monseigneur Sta- veau Délégué Arostolique les fils et les anis du Canada qui habitent la Ville Eternelle, Monseigneur Latulipe, Vicaire Apostolique de Témiscamingue, était justement | revenu de Terre Sainte, et avec Monseigneur Dontenville, Supé- rieur Général des Oblats de Marie Immaculée, et ancien évêque de New Westminster, représentait l'é piscopat canadien. Monseigneur Sbarretti et Monseigneur Beavou, évêque de Springfeld, ont honoré la réunion de leur présence. Ce fut, je l'ai dit, une réunion de fa- mille ; elle en eut toute l'intimité MONSEIGNEUR STAGNI AU COLLEGE CANA- RÜME et la cordialité. Le repas fut ser- vi dans le réfectoire du cullège, et ja été suivi d’une réception au sa-| lon. Tous ont pu admirer la bon | ne grâce, la simplicité et la bonté| de S. E. Monseigneur Stagni.| }S'exprimant partaitement dans la, langue fiançaise, adressant la pa- role à chacun, il a mis tout le mon de à l'aise ; et il n’a pas caché la | joie qu'il éprouvait d'être en con- tact intime avec les représentants du reuple auprès duquelil ira, dans quelques semaines, représenter le Saint Siège. Dès le premier jour de sa nomination, il s’est mis, avec sa haute intelligence et sa prudence consommée, à étudier les ‘ondi- tions religieuses du Caneda. Il n'ignore pas la vitalité de l'Eglise catholique sur les bords du Szint- Laurent ; il admiire, comme il con vient, cette foi antique qui anime et soutient tout un peuple, et il ap portera au-service de \’Eglise cana dienne toute son inteHigence et tout son coeur. Mais aussi aura:t il vi- te fait de gagner le coeur de tous les Canadiens catholiques, comme il a su faire pour ceux qui ont eu l'houueur de le vcir et de l’enten- dre hier. | TESTIS. UN RENSEIGNEMENT | En parlant du diocèse de Hali- fax, j'écrivais : ‘‘En y ee de près, l'on découvre un point! noir. Les religieuses relevant de] la ville de Haiifax, ne savent peut- être pas le français, —c'est un sim- ple doute que j’exprime—ou le sa- vent insuffisamruent, de sorte qu'il se pourrait faire, que la langue française fût ou négligée ou mise de côté ; sur ce point, j'attends des renseignements.”? Un correspondant a entendu mon appel ; voici ce qu'il m'écrit : ‘Main- tenant quand aux dames 1eligieu-} cs de Halifax, que j'ai connues; de. quelque peu pour les avoir visitées, je crois qu'elles ne savent pas du tont le français." M. Landry est plus affirmatif dans son article, ‘‘ Voix d'Acadie’’ Revue Franco Américaine, février, 1911: ‘‘Les Soeur: de Charité de Hali- jfax furent fondées spécialment pour faire perdre la langue mater- n-lle à nos jeunes filles acadiennes, Aujourd'hui encore, il est formel- lement intredit de parler français."’ Il faut retenir l’assertion en at tendant de nouveaux détails ; la langue française est piatiquement prohibée, 4 Pacifique, iqui gaspillent et perdent inutile- |cours mutuels, des caisses de pen- DES CADAVRES HUMAINS La mission sociale des Pretres Le prêtre & t il le droit de se mê- ler à la vie économique et sociale du peuple ? C’est la question à la- quelle la Patrie, de Paris, répond très bien par ces lignes : Il y a des journaux qui parfois, rendent hommage à des prêtres. | Non°pas aux prêtres, en géné-| ral, mais à l’un ou à l’autre, bien déterminé, qui paraît à leurs yeux une honorable exception, puisqu'ils uesinanqueunt jamais de terminer, leurs compliments par cette restric- tion : Ah ! si tous les curés étaient pareils, voilà qui serait parfait. Ilest vrai que les journalistes, qui parlent ainsi ne se sont jamais donné la peine d'examiner de près la vie des ecclésiastiques et ils gar- dent ainsi toute leur liberté pour en médire à l'aise. Hypocritement, ros adversaires reprochent aux prêtres de ne pas assez combatcre ‘ignorance, l’i- vresse, la violence, la licence des moeurs. Mais quand les curés s'élèvent contre les salles de danses pernici euses, de l’avis mêine des libéraux, ceux-ci aussilôt de s'écrier : Ne peut-on plus ’amuser maintenant ? Les curés condamnent ils l'abus des boissons, les orgies nocturnes ? Il leur est répondu qu'ils ont tort d’enleve: aux pauvres gens le peu de plaisir qu’ils peuvent trouver. Les curés fondent-1ls des écoles dominicales, des patronages, des congrégations où l’on assure à la jeunesse de sains Édivertissements ? Aussitôt on dénonce la tyraunie avec laquelle ils veulent exercer le pouvoir sur le peuple. S'ils s'occupent d'oeuvres soci- ales, s'ils créent des ligues patrio- tiques, les voilà dénoncés comme agents électoraux, se servant de moyens coupables au service du gouvernement clérical. Se tiennent ils enGn sur une pru- | dente réserve, c’est bien pis encore : ils ne sont plus que des isbonté ment leur temps. Non, aux yeux de nos adversai- res, les curés ne feront jamais rien | de bien ! Ce jugement, porté sur eux. se trouvait prêché l’autre jour dans june méchante feuille libérale 4e! Bruges, célèbre par les cot:damna- |tious qu'elle a déjà encourues. Dans une poésie, remarquab'!e | suitout par sa bêtise, il était dit | que les curés s'occupent d'’assu- |rances contre la mortalité du bé- tail: vaches chèvres, cochons : qu’ils fondent des sociétés de se- sions, des laiteries, des syndicats, | des cercles militaires. | Et la rime explique pourquoi toute cette activité est biâmable. : Parce que ce sont des prêtres qui s'en occupent, tel est le refrain qui se répète à chaque couplet Ils sont prêtres, et le bien qu'ils font, ilsle mettent à prcfit pour l'honneur de Dieu ; c'est’ pourquoi aux yeux des libéraux ils agissent mal. Sans doute préfèreraient ils que rien de ce bien n'existât, ni coopératives, ni sociétés d'assu- rances, ni organismes d'aucune | sorte, s'il'faut que des prêtres aient pris le soin de les fonder. Cela met en lumière combien les libéraux sont dévoués au sort des humbles, puisque eux-mêmes ne se hâtent pas de créer des organismes semblables. Mais le peuple, heureusement, voit clair, il sait qui lui veut du bien, et, en cas de besoin, il suit à qui il doit avoir recours. C'est pourquoi les prêtres seront toujours honorés chez nous et par leur dévonement ïils méritent au moivs cette marque de reconnais- sance. —-Les socialistes ont interpellé le Reichstag, à Berlin, déclarant que le gouvernement avait permis anx | soldats, aux cibles de Spandan de | tirer sur des corps humains pour les habituer à viser bien en temps de! geurre. Le gouvernement n’a pas nié le! fait, mais comme les cadavres en question étaient destinés aux salles de dissections, les blessures que les | balles des soläats faisaient dans ja | | chair permettaient aux étudiants chirurgiens d'étudier plus facile- ment les sortes de blessures, J. H Myrick & Co. 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