f L'audience du procès en appel des dominicains et des fransciscains, au Havre, avait attiré 4000 person- nes devant le palais de justice. Les socialistes ont fait une contre- L'IMPARTIAL FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE manifestation. Des désordres s'en SEMAINE sont suivis et la présence de deux — escadrons de gendarmes et de deux ABONNEMENT compagnies d'infanterie a été né- Un aM:..ssscecccue os 81.00 Six MOIS. . cocuocsseseee ee 50 Trois mois................25 ? Les abonnements sont payables d'avance. cessaire pour rétablir Vingt et une personnes ont rêtées. tl'ordre. été ar- me Es Bien dit a ee Pour cesser de recevoir le jour- Un Professe M. J. F. Arsenault, de Welling- ton, notre intrépide député à la chambre locale, a frappé la note juste, l’autre jour, en attirant l’at- tention de la législature sur la nécessité d’avoir un Fran- ças à la tête du département français au collège Prince de Gal- les. M. Arsenault a la forc: de ses convictions ; il n'est pas l'in- tiument facile de celui-ci ou celui- nal, :! faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qni changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. Le Waichman dit que la publica- tion des témoignages donnés dans la cause de la femme MeNeilest un outrage à la décence. C'est vrai. CINQ SEULEMENT La mort de Sir Oliver Mowat réduit à cinq seulement le nombre de ceux qu'on est convenu d'appeler les pères de la Confédérasion. Ce sont : Sir Charles Tupper, Sir Hec- tor Langevin, le sénateur Dickey, le sénateur Macdonald et l'hon. M. McDougall. L'IMFARTIAIT, Tignish, Jeudi 30 Avril “L'Ave Maria” M. TARTE A GALT Il est une fleur particulièrement rimée de la Vierge ‘‘Marie”’ ; elle est originaire des cieux, mais accli- matée sur la terre. Un ange, le premier. l’offrit à la Vierge de Na- zareth ; aujourd’hui ce sont les ser- viteurs de ‘‘Marie’’ qui la multi- pliant en nombre égal aux batte- ments de leur cœur, la répandent à pleines mains tout autour deses au- tels. Fieur qu’elle aime, ‘‘Marie’”’ la L'honorable M. Tarte était pré- sent au banquet annuel de la cham- bre de commerce de Galt la semaine dernière et a répondu au toast : ‘Le Canada.” Il a parlé du tarif et a affirmé que le Canada ne faisait pas les progrès qu'il devrait et cela à cause du tarif insuffisant. Il ai. merait voir dit-il un vigoureux tarif canadien durant au moins dix ans. T] a aussi soutenu qu'il fallait une cache sur la terre dans les cœurs de ses enfants, et la laisse dans les cieux sous la garde et pour les dé- lices des anges. Fleur toute mystérieuse, les ray- ons de nos plus beaux soleils ne politique plus énergique concernant le transport. Il a terminé en de- mandant aux citoyens d’enterrer leur politique et de s'unir en un ef- fort pour former la nation. Senae armee memes ace mm rene et à sauraient la rajeunir, et les vents qui dessèchent tout sur nos terres, | Senateur Domville là. Le vaillant député de Wel- lington, n’a pas peur de dire en | McDonald, ou n'importe quel autre de nationalité étringère, n’est pas |de compétence à enseigner le fran- Içais avec succès et demande que la |position scit accordée à M. J. Oct. ! Arsenault quiest français et qui sait les secrets de la langue fran- çaise. Il nous fait plaisir de voir QE pleine chambre que le professeur: . ur Francais que le député de Wellington est en parfait accord avec Iles raisonne- ments que l'IMPARTIAL a toujours soutenus. L'Examiuer, en félicitant M. Arsenault, dit qu’il regrette que le Patriot soit opposé à sa proposition. Nous ignorons, comme de raison sur quoi l’£xaminer appuie son re- gret. Quant à nous, nous n’avons aucun regret à exprimer et nous aurions été tout à fait surpris si le Patriot se fut déclaré d’une mani- ère contraire. L’étroitesse d’es- prit que nous reconnaissons à celui qui tient la plume ‘‘éditoriale’”’ du Patriot.nous convainc qu’il n’ex- iste pas chez lui assez de grandeur d'âme pour le porter à dire un mot qui soit favorable à un Français. En passant, où était notre autre député acadien M. B. Gallant. ? La ‘‘Zribune'' a publié un cu- rieux récit de l'audience que S. S. la pape Léon XIII a daigné accor- der à M. Bettini et au cours de la- quelle ce dernier a été autorisé à enregistrer, sur les cylindies pho- nographiqtes, la bénédiction pa- pale et ‘‘l’Ave Maria’’ récités, de- vant l'appareil, par le Souverain Pontife. Voici dans quels termes M. Bet- tini a raconté à un rédacteur du confrère italien les détails de cette audience : — Dès mon arrivée au Vatican, j'avais fait appel à tout mon sang- froid pour ne pas me laisser trou- bler par l’émotion. Il s'agissait d’une opération très délicate et que le moindre incident pouvait faire | manquer. | Jugez donc de mon embarras ne sauraient la faner ; elle est éga-| ee ! | A | à lement belle dans toutes les saisons. | La siège ci-devant occupé par | lorsque j’aperçus non aide, pâle Fleur durable, elle a pris racine feu le sénateur Gilmore, du comté | comme un mort, à la seule idée de sous le ciel sue +4 jamais mourir de Charlotte n’a pas eu le temps de |se trouver en présence du Pape. Je » à di . . . à et près du trône de ‘Dieu’? \refroidir. Le col. Domville, ex- | compris que, au lieu de me prêter ; député du comté de Kings, a été ua concours utile il pouvait tout - | les chœurs angéliques en tresseront à à | se ee LS É | nommé et a pris son siège lundi, compromettre, et sans hésiter, je Le Pape et le Phonographe Let) de curieuses découvertes. Puis Sa Sainteté ajoute : —Ecoutez Bettini : Vaut:il mieux que je sois assis ou debout ? J'aurais préféré, ponr mieux ré- ussir que le Saint-Père restât de- bout, mais je craignis qu’une trop trop longue séance ne fatiguât l’au- guste vieillard et je le suppliai de s'asseoir. On approcha une table aussi pres- que possible du siège pontifical et immédiatement, le Pape entonna en latin la benediction, en présence des hauts dignitaires de sa Cour qui l’entouraient respectueusement curieux. L'appareil arrête Sa Sainteté, vi- vement intéressée par ce miracle de la science, demanda à entendre ses paroles. Hélas ! le diaphragme ne les répéta pas très distinctement, le Papt ne se montra pas satisfait. Mais lorsque, ayant 1écité ‘‘l’ Ave sa voix sortir vibrante et limpide de l’appareil, il exprima sa satis- faction avec vivacité pleine de bon- DRE re 0 L'IMPARTIAL, JEUDI LE 30 AVRIL 1903 © Lettre de Rome np RQ temps Tout d’abord, malgré les nou- velles d’une agence télégraphique, le Souverain Pontife est en bonne moment des audiences avec la mé- me abonüance qu'il y a quelque t:mps, c'est moins pour se ména- ger que pour avoir plus de liberté dans la préparation d’un travail, une encyclique, assure-t-on, qui paraîtrait prochainement, —Au moment où la persécution française a gagné sa première ba- taille contre les congrégations et s'apprête à les expulser entière- ment et définitivement du sol de la France, cette nation chrétienne a eu cependant une consolation, gage de temps meilleurs. — Il est maintenant certain que le gouvernement français avait élevé au Vatican des difficultés sur la béatification de Jeanne 4’Arc. Il avait voulu faire de cette vierge une sainte laîque, un personnage national qui n'eut aucun rapport avec la religion chrétienne. Ses voix étaient des hallucinations, mais elles ont contribué à sauver la France et par couséquent étaient respectables à raison du but qu’el- les avaient aidé à atteindre. Jeanne était une hcroïne, elle n’était pas une sainte. Les démarches du gouvernement français, démarches, il faut bien le dire, faites d’une fa- çon très réservée, n’aboutirent pas. La cause suivit son cours régulier. Le 17, elle passait devant ia cou- santé ;et s’ilne donne pas en ce/de la triple congrégation. JEANNE D’ARC ET MARIE STUART ns EE ne Rome, 1er avril 1903 tre miracles que présente la cause sont prêts, et il ne reste plus qu’à les porter à Ja Congrégation des | Rites pour les soumettre à l'épreuve Cette procédure est certainement longue. Mais si la première congrégation antépréparatoire, chez le cardinal pouent, actuellement le cardinal Ferrata, a un bon résultat, si les objections qu'y soulèveront les con- sul eurs ne sont point sérieuses, les deux autres congrégations pour- ront être plus rapprochées, et la cé- rémonie de la béatification pourrait se faire en 1906. —Ce sera la grande gloire de Léon XIII d’avoir mené à bonne fin cette cause si difficile à cause de l’absence de documents. Introdui- te en 1894, elle arriverait à l’héroi- cité des vertus moins de dix ans après. Dans ce cas particulier, on ne serait point reçu à se plaindre de la lenteur traditionnelle des Con- grégations romaines. —En même temps que la Con- grégation des Rites s'occupe d’une sainte française martyrisée par les Anglais, les Ecossais présentent une autre personne elle aussi mar- tyrisée, par Elisabeth d'Angleterre, Marie Stuart. Cette malheureuse et infortunée reine d'Ecosse, exécutée en 1587, est plus connue par son amour pour la France et ses infortunes conju- gales que par le reste de sa vie, Et sa douce figure a inspiré plutôt les romanciers et les poètes que les au- L'immigration aux Etats-Unis ee Nous lisons dans ‘lÆcho de Charlevoix’ “L'émigration de nos jeunes gens vers les Etats-Unis prend des pro- portions vraiment alarmantes. Tous les jours nous voycns passer par cinquantaine ces jeunes émigrants qui vont chercher chez nos voisins les Américains, leur pain quotidien, Cependant l’ouvrage abonde chez nous, et les belles terres de la val- lée du Lac St. Jean ne demandent qu’un peu d'efforts pour rendre ri- ches et heureu*<, ceux qui voudront bien ensemencer et défricher le sol si fertile de cette belle et riche val- lée.” A cela le Messager de Lewiston Me., répond ainsi : ‘‘Au lieu de se lamenter conti- nuellement sur cet abandon du so! natal par les nôtres, pourquoi les rage de dire franchement et de com- battre les causes qui chassent nos compatriotes de la province de Qué- bec ? Ces causes on les déplore tout bas, mais on craint de s’y at- taquer. Au Canada il existe de nombreuses loi: défavorables à la colonisation et fuineuses pour les cultivateurs. Il faudrait les sup- primer. Pourquoi le peuple ne les supprime-t-il pas ? Avec son vote, il peut tout. Mais non, il envoie au parlement des hommes qui n’ont d'intérêt que pour leurs propres bourses et qui le pillent. Qu'il é- lise de ses amis, des cultivateurs et des ouvriers honnêtes et ces hommes supprimeraient bientôt les vieilles et iniques lois qni retardent le progrès Tant que les Canadiens de Québec se feront mener par des gens de journaux n'ont-ils donc pas le cou- . . . £ . 1 ' »» grégation des cardinaux, qui a-|teurs ecclésiastiques. Cependant, | profession, ça ira mal. vaient entendu sur ce sujet les con- il faüt bien dire que pendant sa nr sulteurs et officiers de la Sacrée longue captivité, de 1568 à :587, Yarmouthville, Me. Congrégation des Rites. C’est ce elle fut considérée comme victime que l’on appelle la séance prépa- de sa foi ; et sa m rt ne fut que la te ratoire, ainsi nommée parce qu’elle Consommation d’un long martyre, | prépare la cogrégation générale | qui lui servit à expier les faiblesses qui a eu lieu ensuite devant le Sou- | de sa vie passée en lui donnant le De notre Correspondant Spécial [ po pe Vu la rareté du bois, le moulin à papier ‘‘Cumberland’’, a renvoyé Maria,’ l’auguste Pontife entendit, verain Pountife. lorraine. de ses vertus n’était | baptême du sang. La question qui —On avait répandu des bruits s’agite à la Sacrée Congrégation fâcheux sur la cause de la vierge | n’est point celle de la Sainteté de On disait que l’héroicité | vie de la reine d’Ecosse, mais uni- nullement ! quement € Ile de son martyre. prouvée. Non pas qu’on Ini enle- |t-elle été mise en prison par Elisa-! A- plusieurs de ses travaillants. C’est fête ic: aujourd’hui, les ma- nufactures de chaussures et de co- ton sont en conséquence fermées. M. Laurent DesRoches est arri- jamais des couronnes à ‘‘Marie.”” O fleur bénie de ‘‘l’Ave Maria’”’, fleur bien aimée de ‘‘Marie,’’ je te voue tout mon amour. Je t’effeu- | ‘juste une semaine après la mort de son p: édécesseur. Quand il s’agit de nommer un A- |lui fis signe de se retirer. | Fr Di ’ Fout à coup la porte s'ouvre et |le Saint-Père paraît, vêtu de blanc, cadien, les choses ne marchent pas !plein de majesté, et portant le poids illais, lorsque je commençais à pei- ; ; È ee er rondement que cela. Les |des ans avec une verdeur étonnante. ne à bégayer quelques mots autour, de mon berceau ; je t’effeuillerai, ; |vernement d'Ottawa ne nous par- toujours, alors même que tous les. P | ‘ , "A1 ? 4 1 : : | viennent qu’en tem d'élection. autres fleurs jauniront à mes yeux, " : ” “pags : Le scrutin fini, nous n’existons et que ma voix ne saura plus que. Los cédé : | plus, pour les ministres fédéraux balbutier quelques mots auprès de PP mon tombeau. | du jour. vers le siège poutifical et s’asseoit. —Donc, c’est vous, monsieur Bettini, qui venez faire une expé- rience. Je sais que vous avez fait | messages d'amour du présent gou-\Ilse dirige, à petits pas pressés | té. —Bien ! Très Bien ! s’écria-t-il. Et maintenant, recommençons la bénédiction. Je remis l’appareil en marche, et comme on le sait, cette fois, le suc- cès fut complet. Le récit qu’on vient delire, mon- tre quel intérêt, à la fois pieux et historique s'attache à ces cylindres. Le Present de Roosevelt ‘Ave Maria ! C’est le plus beau cantique, le plus touchant ressou- venir, l'hymne la plus gracieuse, la | fleur la plus odorante que puissent | Le cardinal Gibbons a expédié offrir à ‘‘Marie’””’ les anges et les par un messager spécial nn présent hommes. Ah ! c’est bien la fleur | qu’il a reçu du président Roosevelt, | y. projet de la loi que M. Wynd- aîmée d’elle...car ce fut elle qui pour le pape Léon XI, à l’occa-|thin a présenté à la Chambre des lui annonça le divin Enfant, autre sion de son récent jubilé. Commünes d'Angleterre pour rê- fleur d: grâce et d'amour qui al-| Le don consiste en dix beaux vo- gler la question agraire en Irlande lait fleurir sur son sein. lumes contenant tous les messages | ét peut-être la mesure la plus im- ‘‘Ave Maria !”” C’est une parole et documents officiels des présidents |portante qui ait attiré l'attention toute d’amour ; mille fois redite, | des Etats-Unis depuis W ashington | publique depuis de longues années. elle plaît encore ; mille fois savou- | Roosevelt. Le présent a été confié | . 0 1ée par le cœur, le coeur veut la sa- | par le cardinal Gibbons à un prêtre | 4, vourer toujours ; mille fois fleurie | qui est parti aujourd’hui de New-! sur nos lèvres, nos lèvres la sentent | encore s’y épanouir avec délices. ns à JT Es ; | d . York vue Naples à bord du stea- que possède le peuple irlandais: mer ‘‘Liguria.”’ | | d’avoir sa part de soleil et de li-; La Question Agraire en Irlande X | C’est en quelque sorte, de la part 3. les tenanciers paieront un inté- Ja Grand-Bretagne, la reconnais- sance tardive et éclatante des droits ! PNEU 000 de la part du trésor impér'al pour l’achat des landlords irlandais; :2. des débentures au montant de :$500,000,ou0 ou de $700,000,000, ‘au taux de $25,000,000 par année, | pour servir de prêts aux tenanciers ‘irlandais pour l’achat des terres : rêt de 32 par c.nt sur les em- prunts obtenus du gouvernement. 4. les fermes non habitées et les pâturages seront vendus aux fer- | , | » : 7 vât cette auréole que tout le monde | beth et exécutée sur ses ordres par, vé ici samedi, Lundi, il commen- se plaisait à lui reconnaître, mais | haine de la foi catholique, ou cette cera à travailler dans le Forest Pas parce que devant un tribunal les | captivité et cette mort ont-elles eu | per Co. 23 AVRIL .03. Roma faisaient défaut. Ces craintes ont été vaines, cardinaux restèrent en séance et délibérèrent sur lecas. Non seule- preuves officielles et documentaires | ‘ta priori’” difficile à trancher. Le protestante, elle n’aurait point subi dix-neuf ans de cap'ivité; mais |ment l’héroicité des vertus de Je- | d'autre part, disent les adversaires i 1 anne d'Arc a été acceptée à l'una- | nimité mais de plus les cardinaux ont prié le promoteur de la foi de bieu vouloir faire une respectueuse instance auprès du Souverain-Pon- tife, afin que les délais de procédure fussent abrégés. Léon XIII, qui ‘avait reçu à la fin de l’année derni- ère une lettre sur ce sujet des évé- ques de France, n’a pas eu de peine à accorder ce que demandaient les cardinaux ; et une séance en dé- cembre sera réservée à Jeanne d'Arc. De cette façon’ la procla- mation de l’héroicité des vertus pourrait avoir lieu, soit aux der- niers jours de l'année, soit aux de l’année premiers prochaine. ee la cause, il est bien difficile d’ex- Iclure complètement ie but politi- que. Il a été mêlé aux questions religieuses, et on pourrait considé- rer Marie Stuart comme un Ôôtage civil pour la sécurité de l'Angle- terre. — Il me suffira d’avoir exposé le problème dont on demande la solu- tion à la Congrégation des Rites. La sagesse b'en connue des person- nes qui la composent, leurs patier- tes investigations arriveront sans aucun doute à faire la lumière, Dieu du haut du ciel ne se désinté- ressera point de la cause d’une reine malheureuse, qui a eu le grand honneur de verser son sang un but politique ? La question est| On: Après que les consul- ne peut nier que Marie Stuart n'ait teurs eurent donné leurs votes, les {été victime de sa foi. Si elle s'était EN FRANCE a A Marseille, pendant une tem- depuis quinze ans, quarante ba- teaux ont coulé. Pas un navire jn’a pu prendre la mer et un grand nombre de bateaux à wapeur sont venus se refugier dans le port. Les déjâts sont incalculables. St. Antoine, N, B. (De notre Correspondant Spécial} ns mnt meet | Depuis quelques jours, la tempé- |rature a bien changé. I! fait beau | soleil tous les jours et les chemins 'sont déjà en bon état. Si le beau | temps continue ainsi je crois que nos | habitants pourront commencer les ! pour la foi travaux du printemps dans la pre- mière semaine de mai. | pête comme on n'en avait pas vu Les cieux ne redisent-ils pas tou- jours avec un bonheur égal leur “‘Sanctus'’ éternel ? Toujours aussi les dévoués à ‘‘Marie’”’ lui offrent avec un charme égal le beau salut que lui offrit Gabriel. — La Couroune de Marie. nee nn annee LES CONGREGATIONS EN FRANCE La dissolution des congrégations en France traverse maintenant la phase légale préliminaire et cause des troubles dans différents endroits, bien que, jusqu’à présent, ces trou- bles n'aient pas été sérieux. L'expulsion des moines francis- cains à Nîmes a donné lieu à une manifestation de la part du peuple et la présence d’artilleurs montés a été nécessaire pour maintenir l'or- dre. Une foule énorme accompa- gné les franciscains jusqu’à la gare où l’évêque de Nîmes et d’autres sommités catholiques s'étaient as- semblés pour leur dire adieu. Les franciscains ont adressé quel- ques paroles à la foule. Une bande de socialistes a tenté une contre-ma- uifestation, ce qui a déterminé une bagarre au cours de laquelle 12 per- sonnes ont été arrêtées. Les fran- ciscains sont enfin partis au milieu des acclamations et des cris de Des lettres autographes du Pré-! sident et du cardinal Gibbons à «a! Sainteté accompagnent le présent. | | Mort de M. labbe J. Day | Nous avons le pénible devoir d’a- | voir à annoncer à nos lecteurs la! mort de M. l'abbé James Daly, curé | de Meteghan, arrivée lundi, à 2} heures de l'après-midi. Il a suc- combé après plusieurs mois de ma- ladie à l’âge d'environ 75 ans. Le vénérable nonagénaire naquit en Irlande et n'avait qu'une dizaine ! d'années quand ses parents vinrent | s'établir à Halifax. M. l'abbé Daily était curé de Me- | teghan depuis trente-cinq ans et a:! vait été autrefois inspecteur des é-|! coles françaises de Clare et d’Ar-| gyle. Doué d'un extérieur et d’une! physionmie sympathiques, d'un ca- | ractère doux et affable d’une gran- | de hurilité, le regretté M. Daly :a- | vait s'attirer le respect et ! amour de ses paroissiens qui l'aimaient à l’égal d’un père. En un mot, c'é- | tait uu saint homime, La paroisse | de Meteghan est inconsolable de la gea daus la voie du salut. ! “Vive la liberté !”’ | bé ont eu lieu jeudi. hsesé DETTE. Vivant depuis des siècles dans l'esclavage et l'asservissement, iü-! choisis par le gouvernement. capable de posséder un pouce du |iniers voisins ; 5. cet acte sera mis eu vigueur par des commissaires Les déclarations ministérielles D'autre part, les procès sur les qua- DoN ALHSSANDRO Le moulin ce M. Frank J. Al- lain est en opération tous les jours | ainsi que le moulin à bardeaux de | M. Laurent Leger. M. W. Faulk- Ârrestation Mouvementee |était reconnue laccordée plus tôt. perte de ce bon et saint prêtre qui, sont de beaucoup 1:s meilleurs ou-! pendant trenite-cinq années, la diri- !vriers de la fabrique, celle-ci : à Fo Les funérailles du vénérable ab- | milier de personnes se trouvent sans travail. sol cultivé par ses aieux, l’Irlan- | ont été fort bien accueillies au par- dais entrevo:t en l'heure venue où lement et dans le public. M. Red- il pourra vivre heureux et tran- | mond, le chef respecté du parti ir- quille chez lui, sur son lopin de | landais daus la chambre des Com- tèrre, arrosé de ses sueurs ; il voit munes, a fait au secrétaire pour enfin luire le jour où disparaîtraient | l'Irlande des compliments qui per- les entraves qu’un pouvoir brutal | mettent de voir qu’une ère nouvelle et despotique a mises à son éman- se lève pour la verte Erin. cipation complète. La nouvelle loi de réforme a- La réforme agraire de l'Irlande graire ne répond peut-être pas à cottime tous les désirs, mais il est évident qu'elle améliorera considérablement la situation et qu’elle sera suivie d'autres mesures peut-être plus im- |portantes encore. Les principaux détails du projet! I'Irlande va donc pouvoir en- de loi du secrétaire pour l'Irlande fin s'asseoir au foyer des nations sont : 1. octroi gratuit de $60,000,- libres. nécessaire depuis si longtem: ps qu'il n’est ças facile de comprendre pourquoi le gouvernement impérial ne l’a pas. CNE GRÈVE DE SOURDS-MUETS } C'est la première fois aux Etats- | Unis et peut-être dans le monde entier qu'on se trouve en présence | d'une grève de sourd-muets, Ils Chicago, 25—Cent cinquante + abandonné leur ouvrage à un sourds-muets, employés à l'Auto- sen donné par l’un d’eux et ont matic Electric Company, viennent | Gcjaré qu'ils ne travailleraient de de se mettre eu grève et come ils! Ouveau que lorsque la compagnie “aurait accepté leurs conditions. à dû | Les sourds-muets demandent entre se: portes et de ce chef un ,utres choses fine diminution des | heures de travai! et une augmenta- fermer Bridgeport, Coun., pompiers, de réduire ce qu’on sup- pose être un voleur qui s’était ré- fugié sur la coupole en haut du toit du presbytère St. Patrice, à soixante pieds audessu: du sol. L'homme a défié qui que ce soit de venir l’arrêter quand ila été dé- couvert vers dix heures, lundi soir. Un gardien de la paix du noim de Haut a monté au moyen d’une échelle mais il n’a pas tardé à des- cendre arès qu'il eût reçu sur la tête quelques coups de barre en fer dont l’homme était armé. Comme personne ne manifestait le désir capturer le forcené. tervalles, l’homme poussa des cris effrayants qui tin.ent eu éve tout le voisi- nage. Quand il fit assez (e de salaire. | d'en recevoir autant, on décida! XOX 22—Après avait plus de 2000 personnes rassem- l'avoir assiégé pendant plus de blées autour du presbytère. La poli- douze heures, la police est venue à ceenvoya chercher une voiture de bout, hier matin, avec l’aide des boyaux à incendie et un jet d’eau | Cher une pompe à incendie, et on ! d'attendre jusqu’au matin avant de | nom. faire dè nouvelles tentatives pour | de Brooklyn et qu'ilest russe, C’est jun homme très robuste, m_surant Durant la uuit, à plusieurs in-|cinq pieds neuf pouces et d’un pendant que la police | poids de 178 livres. On a trouvé montait la garde autour de l’édifice, | dans ses poches cinq reconnaissance de mont de piété. clair pour dis. jusqu’à ce qu'elle sache si elle a tinguer l’homme sur la coupole, ily [ins à un malfaiteur ou à un fou. puissant fut dirigé contre le préten- du malfaiteur qui,trempé jusqu'aux os, riait de tout le moude, en bran- dissant sa barre de fer, un bout de conduit à éclairage, comme un ma- niaque. On dut al-rs faire appro- lança des jets plus puissants encore contre l’intrus. Protégés par l’eau, sept policemen sont parvenus à grimper sur le toit. Alors même, la capture ne s'est pas faite sans danger, car il a fallu plus d’une de- : mi heure de lutte sur le toit pour mettre notre gaillard à la raison. Le prisonnier refu“e de dire son La police croit qu’il vient ner a aussi commencé à scier du bardeaux la scmaine dernière. Mme, Alexis Roy est arrivée hier soir des Ftats-Unis après une absence de 6 ans. Elie s'en revient passer quelques semaines en visite chez son père M. Fhélicien T. Le- Blanc. EÆlle est accompagné de habitait les Etats lui aussi depuis 2 ans. M. Philip J:. Leger cest malade depuis quelques jours de la grippe qui a fait son apparition ici, Es- pérons que so: séjonr au milieu de nous sera de courte durée. 23 Avril .01. PERRETTE WAN!ED—SEVE:AL l’EKSONS OF character and g: 01 rcpu‘ation in each state (one in this ccuntz required) to re- present and acvertise cjd estwblished wWealthy business hou-e of solid finan- cial standiog. Salary 62100 weekly with expen-es # dtitioual, all payable in cash exch Wednesday direct from head La police va garder le prisonnier ofBces. Ilorse nd eurrivge furuished when n-cessary. Heivrouces. [nr lose self-addressed cnvelope, Colouial Ço., 334 Dearboru St., Chicago. M 18 16 W Abonnez-vous a » + son frère M. Pierre LeBlanc qui: à ps LRO En | ose PSS Rats, ve L © 4 à « (! "4 àf 2e. # EM ss ER 7 To