A ———— G. & F J BUOTE PROPRIETAIRES 4 re G. Buore, EniTEuR. F. J., BUOTK, (GERANT 7 We G, tm Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 31 Aout 1899 RAP TAES amis, PRÉC RÉEL DL En AP date ré che où 5 VU on ARS 3 inf ÿ 4 2 © & || © | CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York Uriversity TIGNISE, ...… .. P.E.L A. W. MCKiINLay, DENTISTE. Dents extraites et remplies de la manière la plus habile et à aes conditions raisonables, sans faire éprouver aucune douleur aux patients. Bureau au dessus du maga- sin de J. Rattray. Rux Marx J. & WYATT, Succeseur DE Hopasox & Wrarr A VOCAT,NOTAIRE, rTo Solliciteur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGENT A PRETER. Bureau : Au dessous de Clifton House. PRINCE COUNTY DRUG STORE l'he oldest and most reliable Dru establishment in PRINCE COUNT A full stock of every thing kept ina first elass DRUG STORE Personal attention given to compounding. Prescriptions and only the purest of Drugs used. 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May 5th. 1899 voir et eomposaient, UNE HAINE DE VILLAGE a X — 11 [suite ] reste, une figure des plus » . mignennes ; ses Yeux Sur- Entre donc, répéta le notaire nt éibisat ibn, en allant au-derant de sal ut beaux et possédaient femme, qu'il prit par la main et amena devant le médecin. Madame Pauline Fromentin, ajouta-t-il en la présentant, une rusés personne qui a trouvé le moyen d'être maîtresse au logis et de me laisser faire mes vo: loniés. —Oh'! méchant fit la jolie blonde plus rougissante en- core. M. le docteur Jacques Her- vey, continua le notaire, notre voisin bientôt, notre hôte au- jourd'hui et notre ami toujours. Soyez le bienvenu, monsieur, dit la jeune femme. Merci, madame, répliqua le médecin nn peu ému, et daignez exomEer nn sauvage qui, arri vant de l’autre monde, a omblie ie langage qu'on emploie avex ies beiles dames comme vous. Eh ! mais, pas si sauvage que ça, monsienr le doct:ur! dit madame Fromentin en mon trant, entre deux sourire: pius jolies petites dents monde. À table ! s'écria MK. Froruen- tin. Docteur, oflrez votre bras à ma femme. On entra dans Ja sal'e à man- ger. Le déjeuner fat plein d'en: train et de gaieté ; madame Fronentin en fit les honneurs avec une aisance charmante : et de gracieux sourires, jui mirent aussitôt Jacques Hervey à son les dun "aise. 11 Ini sembla qu'il se trou- Vait, après mue longue absenoe, au milieu d'aneiens amis qui fêtaient son retour, et son cœnar, qui n'arait point été gâté par les affections, en tressaillit d'aise. 1l avait cra s'enserelir dans nne solitude morne, où le cœur et l'esprit ne devaient plus trou- ver d'aliments, et voilà que, à la porte de cette nouvelle exis tence, un rayon de chaude ami- tié—ce qa'i: y a de meilleur au monde !—venait se reposer sur lui et faire revivre l'espoir qu'il croyait mort dans son cœur. N était ce pas un henreux pré- sage ? Pent-être le bonheur l'atten- dait il dans le coin ignoré dr Ja Bonrgogne où il allait enfeuir sa vie |! Sous l'impression de ces images heureuses, le regard un peu melancelique du médecin e’illumina, son front s'éclairoit, les voiles de ]a pensée se déchi- rèrent, et le jeune doeteur char- ma Ses nouveaux amis par les ressonrees d'un esprit brillant et cultivé qui s’ignorait presque encore lui-même, tant il arait véen absorbé par l'étude et é- loigné d'affections sincères. Tont en parlant, il avait examiné ma- dame Fromentin, qui préêtait une oreille attentive au réaoit de ses courses an milieu des forêts de la Guyanne, et il reconnut que, si elle avait de jolies petites dents, sa bonche vermeille et ses grands yeux, d'au bleu sombre, étaient fort agiéable à avec Je une expression de bonté, doncenr caressante, qui attirait immédiatement tontes les sym- pathies et faisait naître le désir de posséder son amitié. Deux choses frappèrent le mé- decin : l’une fut le tenchant ac- cord, la conformité de goût qui existaient entre le notaire et £a femme.--C'était misux que la lane de miel de deux jeunes mariés, mieux que l'amour plein d'espérance de deux fiancés… c'était tout cela avec les teintes aocentnées dun HEonhenr sans uuage, d'une confiance absolue et réciproque, d'une existence dans laquelle les ehagrins, les soucis, la maladie n'étaient Ja- mais entrés, tant elle était bien remplie par la jeunesse, l'amour, la santé et toutes les grandes qualités dont était doné cu eeu- ple charmant. L'aatre fut le luxe de bon goût, le confort, la richesse même, qu'il trouvait dans cette maison. | En entrant, il avait aperçu plusieurs chevaux dans l'écu- rie ;ilavait vu deux voitures sous la remise ; lo service de la table Stait fait par un domest - que mâle des mienx dressés et vêts d'une petite livrée, bien simple, mais élégante et de très bon goût. Oela le surprit ;ilne so figurait point nntel bien é- tre, nn Juxe si vrai et si bien ordonné dans la vie d'un notaire de campague. Tout eela le ren- dit na instant rêveur et réfléchi. Qu'avez vons, de:’teur ? lui demands M Fromentis, comme s'il eùt ete inquiet dn nuage qa'il voyait poindre sur le front ds son convire. Jacques Hervey releva sa belle tête, et, vontemplant le mari ot la fsmimne, il dit : Eu vous voyant tous lies deux si bien unis, »i parfaitement heureux, j'admirs et j'envie ; mais, hélas ! J'envie sans espoir, car la natwro est anvare de ses doas et ne pcut produire un au- tre homme et nne autre femme doués comme vous de tous les bonheurs. Vous anrez votre tour, mon a- mi, répondit M. Kromentin ; fiez-vous à Pauline et à moi pour vous découvrir la petite merveille qui, up jour, sera ma- dame Jacques Herrey. Quant à la fortune, soyez rassaré sur ee point, il n'est pas nécessaire d'a- voir, eomme nous, quarante mille francs de rente peur être heureux à la onmpagne. Une bonne famme, une bonne cons. cience et une bonne santé sufli- sent pour cela. Ainei, dit le médeein ce n'est ni la nécessité, nile besoin de vous créer une position qui vous ont déterminé à venir habiter ce bourg ? Non, répondit M. Fromentin ; et pour que vous en soyez bien bien coavaïngu, voivi notre his- toire en deux mots ; de |: ” | MIRACLE S LE CS. LR à Washing Compound The great la- ü bor Saver. Noti njurious to Clothes, Try : it and be convinced. Wholesale and Retail. Brace McKay & Co. Summerside, P, E. 1. August 5rd 1899. OUR MOTTO SEX, CRC KEEP UP WITH THE TIMES net PR FES Se TE - ) We again have the pleasure to acquaintthe general public that our spring importations are complete. We must thank the very large number of customers who have patronized us during the seed season. 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