Les ?” Es mme rs à L'IMPARTIAL 190 ue SM Æ ONE PANTRE Par ame SIN mr Pour Rendre notre service de Nouvelles plus Efficace, Nous voulons, dans chaque Paroises, des CORKESPONDANTS SPÉCIAUX. gr — L'EST 6 à SD Er Sd EG [sincèrement le pioduitde sou aïi- A titre d'essai, nous enverrons l'IMPARTIAL pendant 6MOISŸ POUR LA SOMME DE 150 CTS N CASTEL DE MONTEARD RIEI IE RERIRIRIRIRE RER RS en serrant convulsivement dans ses mains l'étrange présent, peut-être mon lot vaut-il bien le vôtre. ! — Es-tu folle de parler ainsi? re- partit vivement Sylvanie; oser éta- blir une comparaison entre ta mi- érable pelote de fil et mon magui- fique collier ! — L'avenir prouvera qui de nous deux a raison, ajoute Mauguerite avec la même agitation. Si tu es sa- tisfaite, je ne le suis pas moins. V Lorsque les jeunes filles atteigni- rent le château, on commençait à s'inquièter d’une aussi longue ab- sence, <t le front de leur père leur fit craindre un orage. Aussi Ale- xancra commença-t-elle immédiate- nent le récit de leur étrange aven- ture En l'écoutant, le vieux che- valier tressaillit et changea de cou- leur; mais après quelques questions aux quelles il leur fut impossible de répondre, il retomba dans sa tacitur- nité habituelle. Quinze jours se : passèrent, et quelque vif que fût le désir des jeunes personnes de retourner à la tour de Sorlieu, elles ne purent le satisfaire. Ou était à la finde l'automne, et de furieux ouragans, des pl'ies orrentielles se succédaient d’une manière déplorable. Les arbres dn parc semblaient se tordre dans d’af- freuses convulsions et faisaient en- tendre les plus :lugubres- plaintes. Lorsque le vent s'engouffrait dans les vastes cheminées délabrées, on eût dit les sourds mumures du ton- nerre; et il arriva plus d'une fois au possesseur du pauvre manoir de craindre d'être enseveli avec sa fa- mille sous les décombres, Le cheva- lier ne se faisait pasies mêmes ill:- sions que ses enfants sur l’impos- sibilité d’une telle catastrophe; mais s'il connaissait le danger, il était ré- solu aussi à le braver jusqu'a la fin, et mettait à rester dans l'enceinte de ces murs délabrés le point d’how- neur qui retient le guerrier sur la brèche. Pendant ce temgs, Alexandra dé- plorait surtout une séquestration qui la privait de se servir de son charmant fusil; c'est à peine si elle avait pu s'aventurer quelques in- stants dans la cour pour tirer sur de pauvres oiseaux, à demi morts déja de leur lutte comtre les éléments déchaînés. Syl'anie commençait à se lasser de devoir admirer toute seule son superbe collier; puis elle avait découvert, expérience funes- te! qu'à côté de ce magnifique bi- jou tous autres, dont elle était au- paravant si fière, paraissaient ai- freux. Le présent de celle qu'elle continuait à appeler la fée, au lieu d'aujonter à ses richesses, ne faisait en quelque sorte que l'en dépouiller Aussi, dans un moment de mau- vaise humeur, renfermat-elie le col- lier d'éméraudes dans une boîte, « ntoute fière de son » |se promettant de l'y oublier le plus longtemps pessible. Et Marguerite, me dira-tu peut- être, la pauvre Maguerite, que fit- elie de son peloton de fil? Marguerite veut guèrir la blessure faite à son amour propre, convain- cre ses soeurs que de tous les dons Ae l’étrangère le sien est le plus prècieux. Dieu sait, hélas! s’il de- vait lui être facile d'employer sa pe- lot de fil! Que de ruines à répa- rer non sewlement dans sa garderobe mais dans . celle de son père, dans la lingerie du châtcau! La négli- gence de ses filles, leur incurie ont souvent excité la mauvaise humeur du vieux chevalier, mais sans qu’ il se sentit ja force d'apporter au wal um remède sérieux. Quand il faisait des reproches à Alexandra qui, étant l’aînèe, eût du donner l'exemple, elle rependait que le mauvais état des odjets en rendait la réparation impossible; comme si la wisère, au lieu de stimuler le cou- rage, le rendaït inutile. Le pauvre vieillard était forcé méanmoins de se contenter de ces mauvaises ex- cuses:; et, faute d’un vêtement con- venable, il arrivait souvent qu’il devait rester au logis lorsque le soin hors. Aussi le gouffre de la misère se creusait chaque jour davantage sous ses pas, et il eutrevoyait le moment où devait lui échapper jus- qu’au pauvre domaine qui l’abritait imparfaitement ainsi que sa famille Le chevalier de Montbard ressem- blait alors à cet homme qui, accablé de fatigue, s’endort au bord d’un précipice sans se sousier des dan- gers qui attendent sou réveil. Pen- daut que la tempête ébranlait les vieilles murailles du château, il fut surpris de voir que Marguerite’ au lieu de se plaindre et de gémir com- me à l’or.inaire, s’occupait active- ment des réparations les plus urgen tes, ‘C'est #1 caprice, se dit le vieil- lard, qui passera promptement; car cette enfant, moins que ses soeurs encore, sait employer son temps'’’ Mais le lendemain, levée avec le jour, Maguerite continua sa tâche et montra avec orgueil à son père l'un de ses habits qu'elle était par- venue à réparer convenablement. Le vieilard la remercia en l'em- brassant, et cette récompense parut douce au ceeur de la jeune fille. Il y avait si longtemps que la physio- nomie de son pauvre père m'avait exprimé la satisfaction! Puis Marguerite s'étonne dela rapi- dité avec laquelle s’écoulent les heures, lui paraissaient, quelque jours plus tôt, d,une longueur dé sespérante. Lorsqu'elle est parve- nue, après un travail assida, à ré parer un objet qui était auparavant sans utilité et sans valeur, elle est ; ” | PCT —.. dite di Et NON PORT TS de ses affaires l'eût appelè au dez iguille, Si la vanité blessée fut son premier stimulant, si elle voulait seulement prouver à ses soeurs la supériorité de son préssnt sur les leurs, elle comprenait alors qu’il y a dans l’ore et le travail d’incon- testables éléments de bomheur. Alexandra et Sylvanie se permet- teut-elles encore quelques railleries elle sait leur imposer victorieuse- ment silence. ‘Quand tu passeraisla jonrnée tout entière à démonter età re monter les pièces de ton fnsil, di- sait-elle à Alexandra, je ne vois pas le grand bien qui en puisse résulter pour toi ni pour les autres. ‘“Et quant à ton cellier, ma pau- vre Sylvanie, je lui prèfére, par ce froid piquaut, ma petite pélerine ouatée que je viens de remettre en état.’ rent les lévres, mais sans oser ré pliquer. Ainsi, pendant que ses soeurs s'impatientaient, se désolaient de leur réclusion forcée, les joursse passaient pour Maguerite sans lon- gueur ni ennui; elle connaît l’un des meilleurs moyens de lutter con- tre l'isolement et la pauvreté. VI Enfin le ciel s’est éclairci,et l’on peut espérer encore quelques beaux jours avant le triste hiver. Nos prisovnières prennent joyeuseunent Les deux jeunes filles se mordi- lrage avait fait rentrer dans l’abime elles ont hâte d’en revoir la mysté- rieuse habitante et de se convaincre leur volée vers la tour de Sorleu ;: | par leurs yeux que ies différents in-| cidents de leur première entrevue | n'étaient pas un jeu de leur imagi- | nation. Aussi, à mesure qu'elles approchent, comme leur coeur bat d'impatience et de piaisir ! Leurs regards avides cherchent le faite de la vieiile tour qui domigait les arbres les plus élevés d: la forêt ; mais c'est vainement : il a disparu ! N'osant se communiquer d'af- freux soupçons, les trois soeurs s’a- vancent plus rapidement encore, surmontant les obstacles qui, pres- que à chaque pas, entravent leur marche. Le dégât commis par la tempête est immense ; le sol est jon- ché de branches cassées, d'arbres déracinés. Enfin elles arrivent : la tour de Sorlieu n’existe plus ! À la place où elle s'élevait, ne se trou- vent que d’informes débris ! L’ou- ragan a détruit, en quelques minu- tes peut-être, l'antique édifice que les siècles avaient respècté. Toutes les richesses qu'on y avait apportées n’ont servi qu'à parer ses derniers jours sans pouvoir le détendre con- tre Ja destruction qui #st le sort in- évitable de toutes les choses d’ici- bas ! Les jeunes filles se regardeat d’abord daus une muette consterna- tion, la pâleur sur le front, l'epou- vante dans les yeux. ‘Qu'est devenue la belle habitan- te de la teur ? a t-elle pu échapper miraculeusement à ce terrible désas- tre, ou en a-t-eile été la victime ?’’ Terrible alternative, doute horri- \le moment toucher quelque chose est accusée d’un détestable entête- ble auquel, en dépit de leur raison, | glace d’un superstitieux effroi. mystérieuse étrangère n'était-elle | ouvrageet admire pas un être surnaturel que la “cion.! PRE PRE QE ET & "w: | je : + ; ais + vient s'en adjoindre un autre qui les \riant Marguerite, la joie dette voir La /si belle te faisait-elle monter le sang f,z 2 À js u ï e té souveraine de Dieu 3 replongé{les épaules d’un air d’'impatience. dans le néant ?... L'éducation des pauvres filles a été si négligée, elles ont une idée si imparfaite de notre divine religion, qu’une telle croyance ne leur parut pas un outrage à la souveraine Sa- gesse. Cette subite transformation de la vieille tour qui passait dansle pays pour être mal hantée ; le charme inconcevable de la femme qui l'avait momentanément habitée, ses riches- ses qui surpassaient tout ce que l'i- magination des pauvres filles avait jamais rêvé, sa brusque apparition suivie presque immédiatement de ce terrible désastre : tout cela se for- mule dans l'esprit des trois soeurs comme autant de preuves convain- cautes. L’habitante de la tour et son serviteur noir étaient des êtres étrangers à notre nature, et que l’o- d’où ils étaient sortis. Les lég:n- des merveillemses dont om a b:rcé leur enfance offrent fréquemment des événements semblables. KE les se rappellent d'ailleurs leur émotion à la subite apparition de la mysté- rieuse étrangère ; elles avaient eu comme un pressentiment que cette séduisante personne était d’une au- tre essemce que la nôtre. Nadir, le beau lévrier qui a accompagné cet- te fois encore ses maîtresses, va, vient, flaire, à droite, à gauche, tout en faisant entendrelde lugubres hurlements. Tout en fouillant ave: son museau dans les décombres, il a trouvé ungetit gant de femme, qu'il vient apporter à Alexandra, qui recule en frémissant. Pour rien au monde elle ne voudrait dans qui ait appartenu à la mystérieuse étran zère. Bien que l'air soit pur et le ciel serein, elle demande en tremblant à Sylvanie si elle ne :ent pas comme ue odeur de souffre qui la suffoque et l’oppresse.... Sylvanie répond affirmativement, et Marguerite, pour avoir osé soutenir le contraire, ment. O imagination,'à quelles étranges erreurs sont exposés ceux qui ne savent pas se soumettre aux sages iois de la raison ! ‘Tu deviens alors notre ennemie la j plus cruelle, car ton empire est sans jlimites. ‘TI faut fuir ces lieux maudits, reprend Alexandra dont l'agitation s'accroît d'instant en instant. Tant “L’incrédulité de cette petite fil- le est intolérable ; il vaut mieux ue plus lui répondre.’ VII Enfn les trois soeurs reprennent le chemin du château ; elle ont hâte d’instruire leur pere des sinistres événements qu'elles viennent de constater. (Cependant, ayont ren- contré sur la route un pauvr: bucn-! eron dont la chaumiére était peu éloignée de la tour de Sorlieu, elles! ne purent résister au désir d'’inter- | roger cet homme sur l'immence désastre de ces lieux. Le récit du bûcheron mit le comble à l’effroi des jeunes filles : à l'entendre, la tour de Sorlieu s’est écroulée dans un abîme de feu, et les hurlements de ceux qui l’habitaient retentis- saient dans le bois tout entier. Puis, ayant entendu sur la route un bruit semblable à celui qui fer- aient les rowes d'une voiture, il s'était hasardé à mettre la tête à tout en feu, attelés à une voiture de forme si étranger que jamais il) n’en avait vu de semblable. Un; homwe dont le visage était noir! comme la nuit, fouettait les che- | vaux à tour de bras : et le fantas- | tique équipage avait passé avec la rapidité de l'éclair, tandis que la foudre faisait entendre son bruit menaçant. Aussi le bûcheron jurait ses grands dieux que, fût-il certain de trouver un trésor dans les ruines de la tour, ilse fût bien gardé d'aller l’y chercher. ( à suivre }) —— WHAT CAURES SNORING When asleep, people that snore breath through the mouth instead of the nastrils which are cheked with catarrh. Just use ‘‘Catarrho- zone” before retiring and you’ll quickly cure the snoring habit. By destroying the cause of catarrh and healing the membranes, Catarr hozone makes a complete cure in every case ; it cleans the nostrils, stops the discharge and prevents droppiug in the throat in a few minutes. Nothing so pleasant or certain to cüre snoring, catarrh or colds as Catarrhozone-that's worth remembering. ee STRONG AND VIGOROUS. que nous sommes ici, il me semble que quelque affreux malheur nous menace, et que nous serons punies de nos rapports avec cet être surna- turel. Quant à moi, je jure bien de ne jamais me servir desom pré- seut ; je suis bien sûre que cette ar- me finirait par m'être fatale en é- clatant, un jour ou l’autre, entre mes mains. — Il m'est arrivé plus d’une fois, dit Sylvanie, en mettant le magui- fique collier qui m'a été domné, d'é- prouver une singulière sensation comme si mon cou avait été entouré d’un cercle de fer. — Peut-être, interrompiten sou- à la tête ; pour ma part, je n’en se-| | rais nullement surprise. ”? Sylvauie et Alexandra haussent ' tressing DS Th not suffered ; since taking them, and now sleep " and Evory Organ of the Body Tened up and invigorated by feel strong and vigorous.” WANTED A good Agent for the OLVER TIPEWRITER Over 100,000 of these machines have been sold in the U. S. within the last few years at the same pri- ce which is being charged for anYÿp. other standard typewriter. This proves conclnsively that the Oiiver is the very best typewriter made, regarddless of price. 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