L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 28 MARS 1911 NOUVELLE SERIE + 18 ANNÉE tue. ns UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT POUR LE CANADA D nice coco DE EUR M srmsésescice custe D TOUR LES Erars-UNIS Un an... osescuss00.e 81.90 Six nd dns césseoaése7s POUR L'EUROPE Un MR ide scie cl 9 sos cccestho0 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. / Ceux qui changent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à ‘ L'IMPARTIAL Tignish, lie du Prince Edouard des Chaleurs. Acadiens étaient-ils morts ? velt, de la véritable vie intense 907 ! tel filet de vie ! et disant : ‘‘C'est fini....non 187le..sssssensses ete. Otis selles sn er ris dis 1891.......... IJOI..... ….... ........ m:-nis. d’hui. … L'IRRESISTIBLE POUSSÉE Eu 1765, il y avait donc 6,250 Acadiens ; peut-être bien ce chiffre comprend il les Acadiens sur la rive américaine de la rivière St-Jean et sur les bords cauadiens de la baie Quoi qu’il en soit, les chiffres manquent à pa”! r de cette époque, du moins n’ai-je pu trouver de Statistiques. Les Naïf, qu l'aurait cru ! de là ; ils vivaient et d'une vie intense, aurait dit Roose- Kn 1871, onrelève la bagatelle de 44,907 Acadiens, Pour une race moribonde, c'est un joli saut ; 6,25c à 44,- Au moins l'agonie trahit une vigueur peu commune et bien des peuples. en pleine santé, se contenteraient d’un Je vois les médecins penchés au chevet de ces pauvres Acadiens, comptant les dernières puisations instant....On peut toujours préparer la dépêche....'‘Le peuple acadien mort et enterré”. et sert de thème aux discours enthousiastes où s'auréolent des perspectives splendides pour les héritiers Depuis 1871, les Acadiens ont progressé ; voici sur deux colonnes les chiffres de la pornulation acadienne et ceux de la population catholique des autres races. Les autres, on le voit d’un coup d'oeil, ont Le rêve de ceux qui saluaient déjà la disparition des Aca- dieus a dû être peuplé de cauchemars à de certains mo- Les Acadiens ont grandi avec une robustesse prodigieuse, Ils gagnèrent 35,190 et en ajoutant la perte de 5,508 ils prennent une avance de 40,698. Loin ....pas encoie,....uans un Le trépas tarde toujoms $ Acadiens. Les autres din ts 44,907 51,109 rise ..56,635 52,456 ASS 61,767 54,194 0... 80,097 45,601 perdu 5508. Restons-en là, aujour- Pacifique. L'IMPFARTIAI, Tignish, Mardi, 28 mars 1911 LE DELEGUE APOSTOLIQUE Mgr Stagni, notre nouveau Dé- légré Apostolique, est arrivé à New-Vork, mardi dernier vers 11.30 heures avant midi. Son Excellence a été salué à son arrivée par Mgr Sinnott, secrétaire de la Délégation apostolique et par le Révérend Père Letellier, des Pères du Saint-Sacrement, repré- sentant Mgr l’archevêque de Mon- tréal. Mgr le Délégué est descendu chez Mgr l‘évêque de Brooklyn, où il a passé la nuit, Son Excellence e:t venu directe- ment de New-York à Ottawa. VERS LA TERRE-SAINTE L'abbé Jos À L'Archevêque curé de Cocagre, N. B., l’auteur du bel ouvrage ‘‘Vers la Terre- Sainte’ voudra bien agréer uos sin- cères remerciements pour l'envoi gratuit d’un exemplaire de son li- vre. La lecture des pages de “Vers la Terre Sainte’ nous fait voir que l'auteur est un observateur et jouit d’une ca- pacité hors du commun pour tracer ses observations sur le papier. L'auteur donne une ma- gnifique description des scènes d'un voyage en Europe, qui a du- 1é pendant quatre mois. Ce beau li- vre, que tous les familles acadiennes devraient se procurer, sera en vente à nos bureaux, au prix de $1.25 l’exeinplaire. Comme l'auteur le dit dans son ‘*Avant propos’’, ‘‘ce travail ira dans nos bounes familles ; sa lectu re, tout en donnant des détails in- téressants sur les vieux pays, vous fera aimer en particulier la terre b'nie qui a vu naître, vivre et mou- rir Notre Seigneur Jésus Christ.’’ APPRECIATION ‘‘J’ai lu les sept premiers numé ros de ‘‘l’ Enseignement Primaire’ et je les appréciés beaucoup ainsi que les chansons du père Bour- que. ‘” ‘La Marseiliaise Aca- dienue,’’ ‘‘Plainte et Pardon’’ et ‘“Evangeline.’’ Pour les écoliers 1 Enseignement Primaire est à la fois instructif et amusant.” Evaugeline Arsenault. Institutrice. Village des Abrams ce 20 MATS, 1911. oo, eee ee re LA FIEVRE TYPHOIDE Sept nouveaux cas de fièvre ty- phoide ont été découverts à Ottawa portant le nombre total à 932. Ces nouveaux cas ont été trouvés pat avait quatre pour sa part. Il y à maintenant 67 malades dans l'hôpital temporaire de la vil trois médecins dont l’un en ‘lle A une Correspondante Il paraît qu'on enseigne ‘‘le français une heure par jour au cou- veut de Halifax, et que le diman- che soir, il y a réunion du ‘‘Cercle Français qui est strictement de ri- gueur.”” (‘Action Sociale”, lun- di 6 mars 1911). Je suis enchanté de connaître ce détail, je le serais plus encore, si “Une Ancienne Elève” voulait a jouter quelques explications sup-! plémentaires. Depuis combien de temps cet enseignem-nt français existe-t-il? est-ce partont la mê- me chose, ou bien, y a-t-il des ex- ceptions ? à qui s'adresse cet en- seignement français ; est-ce à des fillettes qui ignorent le français ou qui le savent ? car les deux ensei- gnements sont entièrement diffé- rents. (Cet enseignement s’adresse- t-i! en même temps à des Anglaises et à des Françaises ? Dans ce cas, on pourra s'étonner, parce que s0n efficacité 2st de beaucoup diminué. ‘Une Ancienne Elève’’ est rem- plie de reconnaissance à l'égard de ses anciennes institutrices ; j’admi- re le sentiment, et pour rien au monde, je ne voudrais insinuer quoi que ce soit à l'encontre. Il se peut que le français —comme ce la s'est vu ailleurs, —ait été ivis de côté ou amoindri quant à la part qu’on lui pourrait faire, sans qu’il faille incriminer les institutrices : celles-ci ont pu recevoir des ordres ; cela s’est vu ailleurs. Eu parlant ainsi, j'embrasse la période de temps écoulé depuis l’inauguration des écoles en question jusqu'à ce jour. Voici comment j'ai procédé dans cette affaire. \ le troisième ciel des gens aux allures si com- munes ? Le. —Eh quoi ! reprit vivement S. Pierre, je garde et je veille nuit et jour, et c’est à moi que vous adres- sez ces reproches de négligence et de faiblesse ! Que saint Yves—le seul avocat que nous ayons au ciel —$ empresse d'éclaicir ce mystère \de de nous apprendre par qui ils ont été introduits. S. Vves, par quelques adroites questions, sut bientôt éclairer toute l'affaire. —Je l'ai trouvé, s’écria S. Yves, il n’y a que S. Joseph pour nous jouer de pareils tours !....Voilà le secret de tout ce bruit de scie, de rabot, de marteau que nous enten- dons parfois. Dans le coin le plus reculé du Paradis, où ne passe ja. mais ni saint, ni ange, S. Joseph a établi un atelier. Loin de tous re- gards indiscrets, il a fabriqué une lougue échelle et l'a appliquée au mur du Paradis. Voilà tout le mys- tyre. À cette révélation inattendue, tous les saints s'empressèrent de se rendre à l'endroit désigné, L'é- chelle de S. Joseph était là. Il est évident, s'écria S. Mathi- eu, que S. Joseph fait passer des âmes par ici. Je m'explique main- tenant sa nombreuse clientèle par- mi les enfants de la terre. Qui pourrait redire toutes les ciameurs que cette découverte sou- leva contre S. Joseph? S. Pierre urtout était mécontent. —À quoi me servent, s'écriait il, la langue anglaise, car je tiens à en affirmer la nécessité. Mais ceci é- tabli, il reste que le français doit être enseigné à fond aux eufants d'origine française et nés de parents français dont la langue française est la langue au foyer. Pacifique. SR LS D SEE BR LES TROIS AMIS homme Un avait trois amis : deux lui étaient surtout très chers ; quoique celui-ci lui portât un atta- chement sincère. appelé en justice, accusé, bien qu’innoncent, d'un grand crime. — Qui, d’entre vous, iit-il, veut aller avec moiet témoigner en ma faveur ? tion pèse sur moi, et le roi est en colère. Le premier de ses amis s'eXCUSA, à l'instant, de ne pouvoir l'accom- paguer, retenu par d'autres affaires. Le second le suivit jusqu'aux por- tes du palais de justice : là, il s’ar- rêta et retourna sur ses pas, redou- tant la colère du juge. Le troisiè- me sur lequel il avait compté le moins, entra, parla en sa faveur, et témoigna de son innocence avec tant de conviction, que le juge le renvoya absous et le récompensa, L'homme a trois amis en ce mon- L'argent, son ami chéri, le délaist se, d'abord, et ne va pas avec lui. Ses parents et amis le suivent jusqu'aux portes du tomb :au et re- tournent dans leurs demeures, Le troisième, dont il s’est, souvent, le moins inquiété dans la vie, sont ses bonnes oeuvres : elles seules l'ac- Je me suis contenté d’un point d'interrogation. J’ai publié une réponse et un extrait de revue. Si mon cerrespondant dit vrai, ‘Une Ancienne Elève’’ se trompe ; si elle a raison, alors dois-je suppo- ser que les institutiices eu question savent le français et qu’elles l’en- seignent ? Est-ce cela ? En examinant les affirmations d'‘‘une ancienne élève’”’, je me permettrai de dire qu’une heure d'enseignement, relègue le français au second rang. De plus, combien d'années dure cet enseignement d'une heure ? C’est une question. On enseigne le français dans On- tario. À en juger par les spéci- mens qui nous viennent der mar chands ontariens, le français de leurs circulaires est digne des Hot tentots ét des Caffres. J'aime à croire gue les anciennes compagnes a’ ‘‘une ancienne éiève’’, écrivent le français aussi bien qu’elie. Quant au ‘cercle français” je désirerais de plus amples détails. Je sais tel cercle français dont les membres causent avec une boune volunté digne l’un meilleur succès. Plusieurs jeunes filles savent dire ‘‘oui’’ et ‘‘non’’ c'est un commen- cement. Il convient d'ajouter que les membres sont des Anglaises. gueur dans ce cercle. | nn Je reviendrai sur la question de | compagnent jusqu’au trône du ju- ge : elles le vrécèdent, parlent en sa faveur, et trouvent miséricorde et grâce. D PO DOME 7 SE SP L'Échelle de Saint Joseph Voulez-vous un moyen sûr d’al- ler au Ciel ! -TâÂchez d’atteindre l’échelle de S. Joseph et vous pé- nètrerez certainement de cette ma- nière dans ïe Paradis.—Je ne ga- rantis pas la véracité de l'histoire que je vais vous raconter....ce qui m'intéresse c'est la confiance en S. Joseph démontrée par l'his- toire populaire suivante. Un jour, les saints du Ciel con- versaient entre eux et s’entrete- naient ue choses et d'autres. ‘Ne remarquez vous pas, dit l'un, que depuis quelque temps, il circule dans le Paradis certains indiviuus à la mine suspecte ?''—On résolut d'envoyer des députés à S. Pierre, portier du Paradis, pour lui deman- der des explications. —S. Pisrre é tait en train de prouver à un mal- heureux buveur, qui cherchait à pénétrer au ciel, qu’il avait besoin d'être purifié quelque temps purgatoire. — Pleins de respect pour vos au- gustes fonctions, nous venons vous en Le français est strictement de ri | demander comment, depuis un cer | tain temps, vous vous relâchez de vos justes rigueurset adigettez au lui était indifférent, | Uu jour, il fut Car une grande accusa- | mes glorieuses fonctions de poi- itier ? Je renoncera À ma charge plutôt que de souffrir qu’une seule âme entre ici autrement que par | cette porte et à l'aide de cette clef, Tous furent du même avis et dé- clarèrent qu'il fallait au plus tôt expluser du ciel toute cette foule de gens introduits par S. Joseph. Surviat alors $. Joseph qui réclama hnmbement le silence en termes : —Daignez considérer que je n’ai fait qu’nser de mon droit ; que ja- mais on ne doit pouvoir dire qu'un mortel, quel qu’il soit, ait mis en | vain sa confiance en moi. S'il faut donc que les miens s’en aillent, eh ces bien ! je partirai avec eux. — Bon voyage ! lui criait on de toutes parts. Adieu ! Acieu ! | Je pars immédiatement, et j'emmène avec moi mon Epouse et mon Fils... | Ces mots furent comme un coup de tonnerre. Muets et crainte, les saints n’osaient lever les yeux, tous s'éloiguèrent confoudus. S. Joseph se voyant seul et victorieux, s'en retourna paisiblement à son ateiier, où 11 s’empressa d'ajouter quelques à échelons sä miséricordieuse | échelle. de ; comment se comportent ils, à | Ah! puissions nous vous et moi l'heure de la mort, lorsque Di : ÿ LE" F"ornque Din De ur avoir le bouheur d'aftéto l'appelle devant son tribuual ? dre l'échelle de S. Joseph et de pénétrer aiusi dans le Paradis. RP, ‘Bulletin Paroissial de l'église TENDERS SOURIS BRIDGE Department of Public Works, Charlottetown, P. E, I., March 2oth., 1or1. SEALED TENDERS wlll be re- ceived at this office until noon on Friday, March 31st., 1911, from any person or persons willing to contract for the repairing of Souris Bridge according to specification to |be seen at the store cf Thomas Kickham Esqg., Souris West, and at this office. The names of two responsible persons willing to becume bound for the faithful performance of the contract must accompany each ten- der. Each tender must be accompa- nied by a certified cheque on any chartered bank, payable to the or- der of the Commissioner of Public Work, for the sum of 10 per cent. of the amount of tender. Cheque will be returned if tender is not ac- cepted. The Department does not bind itself to accept the lowest or any tender. Tenders to be addressed to the undersigned and marked, ‘‘Tender | for Souris Bridge.’’ L. B. MCMILLAN. Secrétary Public Works, INCENDIE FATAL A BOSTON Deux femmes et deux enfants, toutes des personnes de couleur, ont perdu la vie au dernier étage de l'immeuble appelé Hôtel Truro, un édifice à quatre étages portant le No 12, rue Truro, près de la station de Back Bay, de bonne heure samedi matin, Les morts sont ; Mme Rose Wharton, Eonola Wharton 17 ans ; Mme. Mary Kelly, Priscilla Kelly, 17 mois. Mume Wharton et sa fille ont été brûlées à mort, tandis que Mme Kelly et son bébé ont été suffoqués. Le feu qui a pris dans le soubas- sement et a monté dans l'escalier, se répandant au quatrième étage, fut découvert quelques minutes après minuit par le policeman Sulli- van du poste No. 5,qui sonna l’a- larme. Les flammes passaient à travers le toit lorsque le premier engin chirai- que arriva sur ies lieux, et àce mo- ment il se produisit une explosion de gaz paraissant venir de la cave. Le dernier étage de i’immeuble était occupé par William B. Whar tou, sa femme Rose, sa fille Eouo la, et son fiis Âgé de 11 ans, Clinton; M. et Mme Paul Ziegler et une soeur de Mine Ziegler, Mme Mary Kelly et sa petite fille, Priscilla. Les pompiers qui arrivèrent Îles premiers au dernier étage décou- vrirent les corps de la mère et de la fille à travers les flammes qui les en séparaient longtemps avant de pouvoir les atteindre, Mme Whar- tou et sa fille furent trouvées près de la fenêtre, côte à côte, et les deux corps étaient affrensement brûlés. Mme Kelly et son bébé furent trouvées dans leur chambre éten- dus sur le plar cher. La mère était complètement habillée et apparem- ment elle avait pris le temps de se vêtir et de faire des efforts pour se sauver, mais l'issue par l'escalier étant conpée, elle est morte suffo: quée avec son enfant. . Aussitôt que les flammes eussent suffisamment retraitées, une com- paguie de pompiers pénétrèrent dans l’immeuble et ramenèrent les corps l’un après l'autre iesquels furent immédiatement transportés à la morgue du City Hospital. Les pertes sur l'édifice sont esti- mées à $15,000. Fine Waltham an Revina Watches in various sizes and prices, Every ove guaranteed to give satisfaction or money refunded. Large variety of Rings in stock, spe- cially designed rings with raised initials or emblems made to order in silver or gold. Old gold taken in exchenge for new goods. E. W. Taylor JEWELER & OPTICIAN Charlottetown Always be insured against Sickness and Accidents THE LONDON GURANTEK AND ACCIDENT Cf MPANY of. London, offers you wepy advan tages not obtained in c'her cou a nies. Be insnreu and have protection F, J. BUOTE, AGENT Tiguish, P. E. I. ELECTIONS CENERALES Le ‘‘Devoir de mardi, dit l’Ac tion Sociale”, publie la dépêche suivante que nous reproduisons à titre d’information, “Ottawa, Ont., 21 mars.—T/op position semble, ce matin, croire de plus en plus à la possibilité d'élec- tions générales d’ici à bref délai. ‘La session se clorait dans une couple de semaines, par la dissolu- tion du j'arlement, et les élections auraient lieu dès les premiers jours de mai. “Tlest certain que Sir Wilfrid | Faurier y pense sérieusement et qu'il voit dans un appel au peuple, à brève échéance, le meilleur moy- en de dénouer la situation actuelle. Seulement la question du recense ment et dela redistribution des siè- ges sst le gros obstacle qui s’oppo- se à ce mouvement. ‘Quoi qu'il en soit l'opposition, aujourd hui, croit davantage à la possibilité de la dissolution prochaïi- ne des Chambres,et certains mê- mes affirment que le ‘Great North- ern’’ et James J. Hill seraieut les principaux souscripteurs à la cais-{ se é'ectorale ministérielle. ‘‘Nous donnons cette rumeur pour ce qu'elle va'it.”” LA FERME DE L'AVENIR Un collaborateur du Weekly | Sun, qui signe W. L. S., nous expose la mauière dont M. Fred. Green, de Greenwood, dans le sud de l'Ontario, utilise le surplus du petit pouvoir d’eau qui fait tour- ner son moulin. M. Green fait produire à ce surcroît de ponvoir hydraulique cinq forces de chevaux- vapeur en électricité, qu’il emnloie, d’abord, à l’éclairag: de sa ferme, puis à mettre en opération une ba- ratte pouvant fabriquer une cen taine de livres de beur e L'’électri- citéninet aussi en mouvement un moulin centri uge qui peut extrai re 1,200 livres d« crème à l'heure, et elle fait fonctionner une trayeu-: se mécannique qui peut traire trois vaches à la fois. Naturellement, toutes ces opéra- tions ne se font pas en même temps à cause de sa faiblesse du pouvoir dont dispose M. Green, mais ce dernier n’en atteint pas moins son but, qui est de faire servir l'élec tricité à suppléer la main d'oeuvre. L intaliation électrique a coûté en- viron $450. Parlant de la traite des vaches à l'électricité, M. Green dit ceci : ‘‘Je ne me sers pas de la machine à traire maintenant, parce que c’est l’épo que où les vaches ont peu de lait, et quand tel est le cas, il n’y a pas d'économie à réaliser par ce procédé. Maisily a une écono- mie à faire quand les vaches sont dans leur plein rendement. Je ne trouve pas que le rendement est di- minué par l'emploi de la machine. les vaches traiïtes à la main tout le temps n’out jamais donné plus que celles qui sont traites à la ma- chine.’? Cette expérience tentée par M. Green ouvre à l'industrie agricole de vaste horizons. Quand la baratte, le moulin cen- trifuge, le hache-paille et la tray- euse mécannique pourront être mis en mouvement par la simple mo- not uvre de commandes électriques, on n’entenira plus parler de la ra- reté de la main d'oeuvre sur la ferme. Les déserteurs du patri- moine paternel reviendront en fou | le à la terre, devenue véritablement | une usine où s'élaborent les ali- ments dont :e nourrit la nation. La culture du sol sera rendue faci le et autrement attrayante que le travail épuisant des manufactures qui attirent dans les villes les habi- tauts des campagnes” Il n’y « pas de raison pour que l'essai qui a si bien réussi à M. avenir très rapproché. Les l'Ontario. La facilité avec laquel- | le on peut aujourd’hui transmet. tre l’électricité à distance mettra bientôt l'immense réservoir de for- ce motrice que sont les chutes Ni-| agara à la portée d'une grande par- tie de la population agricole de cet- ; te province. Quand 12 cultivateur | pourra se procurer l'électricité à | assez bon compte pour pouvoir | verger la nuit etses fruits conti- nuerout à mûrir pendant qu’il dor- mira. De récentes expériences ont démontré que les plantes et les ar bres croissent admirablement à la lumière électrique. Ceci semble une plaisanterie : ce n'en est pas moins une vérité qui trouvera un jour son application c mme tant d'autres qui nous sont aujourd'hui familières et qui ont longtemps été considérées comme des mythes. La province de Québec ne sau- Green ne se généralise pas daus un: we can meet pou- | voirs d'eau ne manquent pas dans | l'utiliser vingt quatre heures du-| rant, il n'aura qu'à éclairer son | rait rester longtemps en retard sur sa voisine. Tous les marchés du | moude deviennent de pins en plus accessibles aux produits de notre soi. Quand la demande offrira des débouchés illimités aux fruits de la terre, nos cultivateurs entreront dans ie mouvemeut de progrès gé néral que l'abondance des sources de force motrice distribuées à pro- fusion sur notre teriitoire contri- buera singulièrement À activer, Ce sera l’âge d’or de LRO agricole, —L'Action Sociale, J. H Mryrick & Co. IMPORTERS AND na OS À DRY Goo) HARDWARE BOOTS & SHOE" FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have jut opened'a full and camplete stock ot NEW GUU0S We are prepared to supply the wants lof the farmer fish e:man and mecha: nic We invite .]inr tendine purchasers to give us a cal] and they will find ali competiters, and save them the trouble and expen- se of going to Summerside or Charlottetown. OVER 68 YEARE" EXPERIENCE |! 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