MARS 2002 grands—parents paternels de l‘enfant étaient Fidèle Arsenault. frère du mari de Dauphine, et Julie Arsenault, soeur de Dauphine. Selon la tradition familiale, c’est Dauphine qui aurait insisté auprès du père pour qu‘il lui confie le bébé qui n'avait que trois jours lors du décès de sa mère. Et Emmanuel n‘avait que quatre ans lorsque sa grande—tante Dauphine est morte. Il n’est cependant pas retourné dans sa famille naturelle car la fille célibataire de Dauphine. Eulalie. et Abel Poirier. le premier « fils adoptif » de Dauphine décidaient de s‘en occuper. Voilà donc pourquoi il a toujours été connu dans le village comme Manuel à Abel et non Manuel à Jos Fidèle! Le foyer de Dauphine constituait certainement une maisonnée singulière, surtout en 1890 lorsqu'elle comprenait trois veuves! Il y avait Dauphine. sa vieille mère Bibiane et sa fille Bibiane. Cette dernière avait un enfant de deux ans, Jean—Prospère. Trois autres filles de Dauphine demeuraient encore à la maison, soit Eulalie. Eugénie et Célina. De plus, on y retrouvait deux enfants adoptés. à savoir Madeleine Gallant, qui avait 39 ans. et Abel Poirier âgé de l3 ans“. La valeureuse Dauphine Arsenault a quitté ce monde le 10 février 1911 à l‘âge de 80. Le Summerside Journal publiait quelques jours plus tard une courte nécrologie, mais qui évoque très bien la trempe de cette remarquable Acadienne : A highly estimable old lady passed away at Egmonr Bay on Salurday morning las! when Mrs. Dauphine Arsenault. widow the Scnator Arsenault. was cal/0d t0 her reward. Mrs. Arsenault celebraled her eighliclh hirthdw‘ a Émilienne Arsenault (Sr Saint-Fulbert, c.n.d., 1857-1896). Première acadienne de I‘Île à devenir religieuse. Collection du Musée acadien. H . . .A , . . . . . _ mwm‘rm‘v'“ de “l Paroisse hurnl—l’hllIPPC-cl-Snml-Juctlucs. un'hlwx du Jum'nw du ( 'hurluucmwn. (‘c recensement est disponible uu Musée acadien et uux Archives provinciales, ofProspere Arsenault and sister Qf PAGE 31 l: Ë ' .Slze was avider kïnown f ' anasteutatious "great kindness ta tbepaor: and the ‘ ‘ ‘ * fatberléss._