PAGE s 3‘ -D1|'I‘.'! S- I'IIU MU<CHIO|1 dm m—q<° UU>IOJ>FG LA PETITE SOUVENANCE" w .3, 2006 L’Île entière était son royaume” Pour qu un peuple soit uni. il faut qu 'il connaisse son histoire.“ J. Henri Blanchard était un homme remarquable possédant une foule de talents. Un de ceux-ci était de connaître à fond l‘histoire des Acadiens de l'lle-du-Prince- Edouard. Ceux et celles qui le connaissaient bien étaient de l'avis que l’histoire était en effet une de ses grandes passrons. Tout au long de sa vie. M. Blanchard a donné des conférences et des causeries passionnées tant sur des sujets historiques que sur d'autres sujets variés. Une de celles- ci fut livrée le 30 mai I938. alors qu'il adressait la parole aux finissants de l'Université Saint-Dunstan à Charlottetown. Le lendemain. le Charlottetown Patriot publiait un reportage de cet événement. L'Évangéline du 9 juin suivant publiait une traduction d'un extrait de ce reportage. On pouvait y lire le suivant concernant le discours du professeur Blanchard : L allocution auxflnissants au cours de laquelle il donna des conseils pratiques appuyés sur sa propre expérience. constitue un travail d'une érudition remarquable, préparé consciencieusement et soigneusement immédiatement après la fermeture des classes du Prince of Wales College dont il est le vice-principal. Nous avons entendu nombre d ‘allocutions atLr finissants et celle d’hier a été l'une des meilleures?2 Comme on l‘a si bien dit lorsqu'on lui a conféré un doctorat honorifique à l'Université Saint—Dunstan le l] mai 1965: à tous cewc qui voulaient l'entendre. il s entretenait du passé. de notre histoire. de notre pays et de ses ancêtres il a toujours su que toute noblesse d’esprit a ses racines dans les richesses de l'histoire, dans l'aventure spirituelle de l'esprit humain à travers tous les âges.“ Le professeur Blanchard n'était pas seulement un grand orateur. ll a également produit un nombre impression- nant d'articles qui ont été publiés dans des journaux. des périodiques et des revues historiques et patriotiques. En plus de cela. au cours de sa vie. il a publié_six volumes se rapportant a l‘histoire des Acadiens de l’lle-du-Prince- Édouard. M. Blanchard était dans la vingtaine quand il a écrit son premier article intitulé «Les écoles acadiennes de l'lle-du- Prince-Édouard». Cet article fut publié en l9l8 dans la revue québécoise. Le Petit Canadien. Mais c'est en l92l que le premier de ses écrits historiques a paru. Le texte de ce petit volume avait d'abord été présenté en forme de conférence à la convention des instituteurs et institutrices acadiens de l'Île-du-Prince—Édouard. tenue à Miscouche en‘1920. ll l‘avait intitulé Les Acadiens de I'lle Saint-Jean. A la suite de sa présentation. beaucoup de gens l‘ont encouragé à faire imprimer la conférence sous forme de livret. Ceci fut fait en 192|. Ce petit bouquin fut ensuite distribué gratuitement dans les foyers acadiens de la province. En 1927. le professeur Blanchard fit une contribution intéressante à la Société Saint-Thomas- d'Aquin. ll lui donna le manuscrit intitulé «Histoire des Acadiens de l‘lle du Prince-Edouard». manuscrit que celle- ci publia a l'occasion de la visite à l‘Île d‘une importante délégation canadienne-française venue rencontrer les Acadiens insulaires les lO et ll août et dirigée par le grand patriote Henri Bourassa du journal Le Devoir. ll s'agissait ici de la 2e publication importante de notre historien. En l937. le professeur Blanchard fut invité à assister au Congres de la langue française dans la ville de Québec. C'est à ce congres que fut fondé le Comité permanent de la Survivance française en Amérique. aujourd'hui appelé le Conseil de la Vie française en Amérique. Les organisateurs de ce congrès avaient demandé à M. Blanchard de faire un exposé de la situation des écoles acadiennes et de l'enseignement ’du français dans les écoles publiques de l’lle—du-Prince-Edouard. ll a profité de cette occasion pour décrire aux congressistes la situation pénible des Acadiens de sa province natale. ll a raconté l'histoire triste de la vie de ses ancêtres et leur a décrit la lutte acharnée qu'ils avaient dû livrer pour essayer de conserver leur langue. leur foi et leur héritage. La troisième publication du professeur Blanchard en fut une au sujet de sa paroisse natale. intitulée «Rustico. une paroisse acadienne de l'Île-du—Prince-Édouard». Ce volume fut publié en l938 à l'occasion du 175‘ anniversaire de l'arrivée des premiers colons. du centenaire de l'église et du jubilé de diamant de Mgr Jean Chiasson qui avait été curé de cette paroisse pendant trente-cinq ans (1902-1937). A la fin de ce livre. on trouve le tableau généalogique des familles acadiennes de Rustico. En I956. J. Henri Blanchard publiait, son 4° volume intitulé «Acadiens de l'lle-du—Prince—Edouard». Dans l'avant-propos. l'historien écrivait : On y trouvera d'abord de brèves monographies des paroisses du diocèse de Charlottetmvn ou se trouvent des Acadiens en nombre plus ou moins ct‘msidérables. Ensuite. il y a de courtes notices biographiques des prêtres acadiens de l 'Île à commencer par le premier. l 'abbe Svlvain—Éphrem Poirier: ordonne en 18.78. Ces notices sont suivies d'une liste à peu près complète des religieuses acadiennes de l'Ile. Puis. on trouvera des notices biographiques d'à peu près tous les hommes publics acadiens et des hommes de profession acadiens de la Province?4 Le professeur Blanchard a également été auteur d'une série d‘articles historiques en anglais sur les quarante- quatre paroisses du diocèse de Charlottetown. La plupart des articles de cette série ont été publiés dans The Guardian entre I953 et l954.