p : L'IMPARTIAL JEUDI, LE 11 AOUT, La Maison Grise (Suite de latère, page) ceci pour remettre à Gracia. Ne trouvez-vous pas, mon père, qu'il vaux mieux que Pierre le lui donne ? Elle montrait une perle qu'elle sortait de son doigt. Louis Tixador inclina slentement la tête pendant que deux larmes 1 ulaient sur ses joues. —Va! monfils, dit-il à Pierre, qui le consultait du regard. Le jeune homme, les yeux irra- diés, s’approcha de Cracia, à qui il tendit l'anneau, pendant que Dolo- rès disait au Commandant : —N'est-ce pas que 7ous nous la donnez ? Après cela, Marguerite accompa- gna Gracia devant le portrait de sa mère , puis, comme le soliel envo- yait ses plus doux rayons sur le jardin des Tixador, Pierre et celle «qu'il aimas’it y rendirent. Ensemble, ils cueillirent les der- nières fleurs de la saison et en firent deux bouquets; un pour Mme ‘Tréguen, un pour Josée. C'étaient quelques pâles roses d’hi. ver et des cacies dont le parfum se répandait autour d'eux, moins su- fine ave et moins doux que celui de: leur amour. Dolorès, pendant ce temps, donnait au Commandant quelques détails sur sov amie d’en- fance, s1 chère Elisette. Marguerite, revenant vers M. jen noir sanglote, appuyée sur une jeune femme placée à côté d'elle. | Ce sont Dolorès et Graciette. . Élles se retournent pour voir un homme, jeune encore, soulever daus ses bras un bébé d'un an, qui | envoie des baisers dans le c. oeur ; C'est la petite Elisette Tixador. Elle ne comprend pas pourquoi | son père est si triste, pourquoi son grand-père Noé ne la prend pas à cheval sur Judith, et pourquoi sen; bon papa pleure à genoux. | Ace moment, une voix ‘louce s'élève dans la chapelle. La jeune religieuse, après avoir dispa:u un instant, revient vêtue du :ombre costume des Clarisses pour pronon- cer ses vœux. Celle qui parle n'appartient plus à ce monde... Mais la morte peut dormi: trau- quille. Cette fois encore, Margue- rite a terminé la tâche de Josée. PPILINE BURNET FIN mi ms mme nent What to wear 10 St. Louis The world's Fair at St. Louis will attract many this year—even the most ‘‘stay-at-home’ woman wiil be temped away. Some of the ‘“Do's’’ and ‘‘Dont’t’s'’ gathered by experieuce at the Chicago and and Buffalo expositions wiil, I ho- p®, be of service to the woman who travels alone. The first ‘‘don’t’’ is baggage. Don't take any. Be courageous and masculine—confine yourself to ‘Tixador, lui disait tout bas : —Vous voyez, mon père, Dieu est bon. Pierre pourra tout gar- d r, puisque la Providence le lui donne, Maman et vous jouirez sans crainte du bien de vos en- fants. — Mais toi, ma fille ? le cœur serré soudain. —Oh ! moi, répondit-elle, avec un sourire radieux, il y a long- t-mups que les Clarisses m'’atten- dent. dit Louis, nn nette mme Deux ans après, la petite cha- pelle des Clarisses était toute fleu- rie, tout illuminée. cérémonie se préparait. L'assistance était nombreuse ; la dress-suit case. It will hold | everything necessary for a month's say if only a little ingenuity is used in preparing your outfiit. Laun- dry is one of the heaviest and most annoying items when a city is | crowded by strangers, so this | should be heroically curtailed. Elaborate lingerie »”us/ be left at home. : _ Four combination garments of thin cotton, with low necks and short sleeves, cost only seventy- five cents each, and will be light ani cool. ‘The laundry charge for Une brillante washing them is ten cents. They also possess the advantage of ta- king up very little space. Two Les baisers du soleil endorment le foin mûr, La feuillée odorante et le flot d'émeraude. L'inseete crie et trotte, et le moineau maraude Pour nourrir ses petits nichés sur un vieux mur. Le paysan se hâte. Sonnet Rustique LA FENAISON Il fauche d’ux bras sûr. I rit au mi! pesant, et souvent son œil rôde Pour voir si la prairie a retenu, par fraude, La marguerite blanche et le bluet d'azur. A L’air est tout embaumé. L’herbe que la faux coupe Enivre l’ouvrier comme une pleine coupe, Et le camp large et nu garde encore des splendeurs. Comme le foin tombé sous l’acier qui le fouille, L'âme du malheureux que l'épreuve agemoille Autour d’elle répand de suaves odeurs. l'esprit malin saute par dessus la cabane qui avait bien 40 pieds de haut, et le v'la parti dans le .bois | les Lajeunesse arrachant les arbres rien que d'un coup de queue ! Ah! sainte benité! On était presque mort de frayeur, me disait mon grand père quand y me racou- tait c’te terrible histoire ! Toujours est-il que Francis Chouinard a été ben malade pen- dant trois mois de la peur qu'il a- vait eue, et pi, ila commencé à faire pénitence. C était un bon fond d'homme encore. Y est devenu après Ça un des plus ‘‘fervents créqueus’ du, charquier Montbriand !... Et ‘Titoine Lapierre marmiten, car son conte était fini !. Quelques coups de micousnue dans l’chaudron, un sac de poivre et un sac de sel, puis 1l s'écria sui- vaut la coutume : ‘‘Ceusse qui en veule, y sont cuites à c'theure, mes enfants ! | (Les Gouttelettes) PAMPHIiLE LEMAY lotte, attendant que le repas du soir fût termitié. Les fèves au lari mijotaient allè- grement dans un immense chau- sèches, et Titoine Lapi:rre, le cui- sinier, biassait la marmite à toute éreinte, éclaboussant de sauce bouillante ceux qui attirés par l’o- deur alléchante lu fricot, s’eu ve- naient le fleurer de trop près. Ca achève ti, demandaient les uns ?... On aune faim d'enragés criaieut jes autres ? Tu les as as- sez brassées, T'itoine !.... Mais Titoin: impassible, enfon- çais sa ‘‘micoueune’” dans le chau- dron, ex) homme qii connaît son affaire ! C’est que jamais, il n’a- vait manqué une sauce, ou brûlé un quartier de boeuf et sa réputa tion de cuisinier du chantier était à l'abri de tout reproche ! La terreur des Chantiers CONTE CANADIEN Ils étaient vingt-cimq braves gens pas fort sur la religion. du chantier assis autour de ia bouil- | un bon catholique toujours ? l l | | dron, posé sur un feu de branches :vrage taat quet'es capable d'en Titoine ne prêchait jamais dans le désert ! vingt écuelles furent rem- plies en trois tours de bras, et quel- ques minutes plus tard, on aurait pu voir sous les grands arbres de la forêt mewrtrie par la hache de ces fiers bücherons, des bommes heureux et grands dans Ieur tradi- tiaonnelle simplicité, reprenant des forces après une rude journée :'e travail pour en recommeucer une autre le lendemain. Saluons en ces types du pays, ‘‘ces gens de chanquiers’”’ comme on les a toujours appelés et comme on les nomme encore la source pre- mière de notre prospérité ! Par eux, les grands bois où viv- cient les fauves dans leurs antres sombres ont été ouverts à la civili- sation, et aujourd’hui le Cana- ien fier de sa race et de son avan- cemeni ne peut oublier, s’il jette son regard en arrière, Ce payer un juste tribut d'hominage à ces pion- niers d'autanqui fureut ct resteront des héros ! Et quel grand héroisme que ce- iui du défricheur ! ALFRED DESCARIES. Vous êtes Y a pas dé soin répoxdit l’hom- me, je fais ma prière t us jes jours. Eh bèn, ôte ton capot mon vieux et pi envoye fort ! Y a de l'ou- faire ! Comment que tn t’appell:s lui demand aussi le ‘‘b ss’, Francis Chouinard, ‘‘musieur’’, qui répoudit ! Pi, le v’la qui s met à travailler comm: les autres. Ca c'était le samedi, remarquez ben. Le lendemain, les hommes du chanquier s’en vont à [1 masse au vil'age et lui y dit au ‘‘boss'’ qu'il avait affaire à Montréal et qui pourrait pas y aller !...Et on l'a vu qui gaguait le peiit bois de ‘‘La- jeunesse”. V commençait à y a- Exceptionall redevint : voir des mystères 1à dedans ! La journée se pisse et le soir arrivé tout l’moude était rendu au chan- CRAMPS, Artistic Rings. The E. W. Taylor ât all times carries 1 -omprehensive collection ot exceptionaly ar.istic Ladies” : © Rings. We hold to the belief that # nothing a jewelry store carries Cam É be moie important than Rirgs.... F | especially because of the sentiment n that usually actuates their pur:ha-. se, As he pl-dge of plighted af- #3 | fection, a Ring must be dainty and - handsone in order to rightliy suit 7 oi its purpose. And of such Rirgs D we carry so many fine examples ‘, 0 that we feel sure of pleasing every “4 pair of sweethearts that come here for an Engagement Ring. Some are set with. diamonds, o- thers with diamonds combired with ruby, olivine and other stones. :… Some with opal, emerald, pearl, D. garnet or a combination of them. 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PRICE, 25 AND 35 CENTS 4 ri hé Re Le nn LS SAT on y voyait quelques figures de nightgowns of simple pattern, with connaissance : Mme Domenech, square necks and kimono sleeves, qui s'était résignée à mettre une trimmed only with feather-stitch- toilette noire ; le chagrin que lui ing or French knots, will be found causait le départ de sa fille, le :a- pretty and comfortable, and most pitaine Bourcier venant d’être nom- important of all, come under the mé à Pamiers, avait enfin creu-é the heid of plain gowns on the quier et pas de Francis Chouinard ! des rides sur son visage. A son «Ôté, le docteur, tout courbé, puis Jean Domenech ct son monocle, avec un air satisfait qui donnait raison aux propos que l’on chucho- t. it autour d’eux : une des demoiselles Vincent, ie gitona millionaire. Il y eut un mouvement dans la foule. Onse pressait pour voir nne jeune épousée dans sa robe blanche, couverte de broderies mer- vrilleuses. Marguerite allait ex- |ier pour ceux qui avaient péché. l.e jour où elle apprenait l’irdi- guité de son père, elle s'était of- ierte à Dieu pour qu'il rappelât à lui le pêcheur endurci et qu'il é- loignât de Dolorès le fiel que s1 fille avait dû boire. Dieu avait ac- -epté le sacrifice, Un mois après le mariage de l'ierre et de Graciette, Cermain s'é- tait éteint, sans qu’une lueur de raison vint éclairer son intelligence «uténébrée ; mais la miséricorde de Jeu est infinie, et les victimes qui i attendaient Là-Haut avaient sans . oute obtenu pour Ini la second: : & grâce qui lui jermettrait de re- sretter ses fautes. Par les soins de Marguerite, la Maison Grise fut transformée, On “uvrit le premier étage. Se rappe- ant son enfance débile, Mele Ti- -ador y ivstalla, avec des gardes «iévouées, quelques pauvres enfants iufirmes, comme elle l'avait été, | j our qu'ils fussent soignés et gué- :18, comme elle l'avait été aussi. Après la mort de Germain, Gui- ette était parlie faire son noviciat. | -.ujourd’hui, parée de la robe! anche brodée par Josée avec tant ‘amour, elle s’avance, radieuse : | 2.is ce n’est pas Jean Domenech ! l'attend. Le fiancé qu’elle! s'est choisi ne lui causera jamais de ! ec ception ni d'amertume. Tout près de l’autel, une dame | ] «,t}1 il allait éx ouser laundry list. A dozen handker- chiefs, four simple corset-covers, four pairs of cotten hose (let me warn you not to get lisle-thread ones, for they make the feet burn and ach when much walking has to be done), a pair of slippers, a la pair of light-weight shoes and a thin kimono will all pack into one side of the case and leave space for comb, brush, soap, wash-cloth, and a box for hair-pins—the limit of the accessories you can allow your- self. The other side of the case must be left free for the best dress. —fnne Woman's Home Companion. de mme 2e en an es cn La Temperence et l'Economie | Celui qui ne sait pas épargner à mesure qu’il gagne, mourra sans avoir un sou, après avoir eu toute sa vie le nez collé sur son ouvrage Plus la cuisine est grasse, plus le testament est maigre. Si vous voulez être riche, n’ap- | prenez pas seulement à gagner, mais apprenez aussi à ménager. Vous vous imaginez peut-être que des plats un peu plus recherchés, des vêtements un peu plus brillauts, ne sont pas de grande conséquence. Vous vous trou:pez, un feu répété frit beaucoup, et bien des familles se ruinent, pour n’avoir pas Su par- tiquer l’économie dans les petits détails. Renoncez à vos folies dispendieu- ses, car un vice coûte plus à nourrir que deux enfants. Les fous donnent des festins, les ylaisirs diminuent la fortune et tent les besoins. Benjamin Franklin. Abonnez-vons à L'mparttal | augmen Il avait le secret des gibelottes du pays et passait pour un cordon- bleu expert ! Ben v'là, reprit ‘‘Batisse Ladou- ceur’’, situ nous faits atteudre comme ça tu vas toujours ben nous conter quéque chose, mon vieux |! Ca sera plus désennuyarit ! C'est ça ! Une histoire de ioup- garou appuya la bande ! On sait que t'en connais en masse |! C'était là une des autres qualités de Titoine Lapierre. Il était con- teur, ou marmiton suivant les cir- constances, et ses deux états lui procuraient une popularité mar- quée. Titoine était toujours très flaité, lorsqu'on faisait appel à son talent de conteur ! Il toussa bruyam- ment, échappa sa micouenne dans la marmite d’où sortaient des va- peurs grisant?s et commença histoire de loup garou à faire dresser les cheveux sur la ‘ête des une se” plus braves !, Sacatabi ! + que tout l'monrie écoute ban ça !.. Sacataba ! faut C'estinoi grand père ‘’Equen- nn” quimne racontait Ça de son vivau!, li a vu de ses pro- pres yeux ! Ca fait que c’est pa- reil «omime en Cour, toute la vérité et rien que la vérite !.... Toujours est-il que c’te fois là y Lapierre Mon grand père travaillait pour un nommé Lafleur avecune dizaine d'autres, tous des gas d’en bas Qub- bec ! —Vous savez, avait des tuffs parmi, mais c'était des bon y en garous ! Toujours est ti qu’un bon matin y arrive ün homme au chanquier pour s'’eugager ! C'était pas de ce qui paraissait être un paieu, mais 1l avait pas une figure fiable ! ‘‘Ousque’’ vous avez travaillé avant que lui demande ie ‘‘boss' . Ben, depuis deux ans j'travail- lais dans le noru, aux scieries. avec des Américans ! Hum ! 1,4 4€ pl . « 1 ot D A:uéricmn; ©’ Li Pain in the À deux heures du matin on l’avait| | pa; encore vu rentrer ! V'là l'boss | Stomach, en bonguenne. Diarrhæa, Y se promettait ben de lui tom- = Dysentery ber dessus à son ret ur parce qu'il ’ aimait pas les rêd2ux de nuit, ce- Colic, lui-là, et y disait pour ses raisons | Cholera ne quan l on sort la nuit on n'a 7 Morbus, pas la conscience nette !..,... and all kinds of Summer Com- plaint are quickly curod by taking Tous les gas de chanquiers ron-| flaient comme des moives, excepté | Chrysostôme Montbriand, le boss! qui se demandait ce que Francis Chouinard pouvait bisu être allé faire fans le bois d2; Lajeuresse, | I 7 qu'on supposait dans les aleutours | | 0 W Cr S ê re hanté par l'esprit malin. Extract of Des histoires terribles parcon : raient le pays sur le compte de c2| Wild Strawberry. petit bois où venturer. ee pe”sonn, u'osait s'a- Chrysostôime jouglait à tout ça! quand tout d’un coup, m2s amis, to heara complaint about its action. un rugissement effrayant réveille | À few doses have often cured when | all other remedies have failed. Its action is Pleasant, Rapid, Reliable franchement c'é- | | and Effectual. tout le chanquier. J vou: dis ben tait comine lion ! Gageous que c'est un loup- garou, s’écria la bande ! Y'en peut être ben autres qui ont qui dirait le cri d'un parmi vous eutendu huiler un lion, et ceux là y savent si c'est 6- peurant, V'la tout le monde dehors, et | Complaint Cure, + À É_ das 2 é si ee « “ de ins L faisaient les sucres à Lavaltrie ! | river ? Francis Choinard était pris ’ , Î créquens, pas des coureux d'ioups ! casse mais | de l’eau bénite par les fenêtres. Lai EU i’air Ld HIOu ïüil | LE: S'unt | ui imaginez-vous ce qui venait d'ar- Rheumatism à ‘‘brasse corps’’ avec une bôt: noi- re de la taille d’un éléphant et qui nous avait du poil d'un pied de | C b d long, raide comme du crin. | an Ê cure Francis essayait de tâter le fianc | de la bête avec so21 couteau de | ça glissait sur sa peau | comme rien....! Chouinard venait de courir le loup- garou ! y (Ethiopian Rheumatic Oil) | r 2 à ° | Z avait pu à douter que Francis | trembl. it comme une feuille, et le mauvais esprit vous le! Has conquered Rhs:umatism in regardait avec des yeux de feu ! all ils various forms. C'était de valeur encore ce pauvre | TRY IT homme, de laisser emperter par le'and be convinced as thousands diable, et ses compagnons de'have. ‘’chanquier'’ commencèrent à j:ter, ; For Sale by all Druggisrs and Dea- Pa, :lenx ». Hi yutea À + NiReset JIRIULES Aires, C'était ers. autre nurlement, et ‘‘vlag””, | 25 and 50 cents For Sale by all Druggists and Country Merchants NEIL MCKINNON, Proprietor Summerside, Prince Edward IslanA JAMES THOMAS, Summerside, SAYS : $ La Cie st Esas LE rs <- , ere gif te #1 ++ x , ‘I desire o bear testimony to he great healing powers of Mé, Kinnon’s English Ointment. 1° suffered a gieat deal from Sore … Eyes caused by snow-blindness. 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