—— NOUVELLE SERIE 7 UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIIT| par la Frauc-Maçonnerie. nn. PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE ; SEMAINE | ee ABONNEMENT Pour LE CANADA Un MR ris tohecenness ot Dix Mois. 2h de Boéée des de 1500 | Pour LES ETATS-UNIS Un Ms scchsitibeeshe (El. Six mois.....s...0000.0 75 Pour L'EUROPE Un Miss iécess D... bheses crocscse Les abonnemeuts sont_payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- ral, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d'adresse devroni nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L’'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAI, mo Tignish, Mardi, 10 Août 1909 L'ennemi Les catholiques sont-ils assez con- vaincus que tous les maux dont souffre l'Eglise, que toutes les lois d’opp:ession, toutes les injustices, toutes les vexations, tous les ostra- cismes auxquels ils sont en butte, tous les dangers qui les menacent, toutes les haines et toutes les ca- lomnies qui les atteignent où les poursuivent, viennent, sans excep- tion, de Ia Franc-Maçonnerie ? Voient-ils clairement, admettent-ils comme un fait certain, incontesta- ble, éclatant que l'humarité se par- tage en deux camps ; et que sur ces deux flottent deux étendards sur chacun desquels est inscrit deux noms : sur le premier : Dieu et é- glise catholique ;—sur le second : satan et Franc-Maçonnerie ? L'église catholique est la société des fidèles dont Jésus-Christ est le chef. La Franc-Maçonmerie est la so- ciété des rebelles, des insurgés con- tre Dieu, dont Satau est le chef. Oui, la Franc-Maçonrerie, voilà l'ennemi ! Ii ne faut pas se laisser tromper par de faciles, mais frivoles objec- tions. Le mal est de tous les temps, et les passions de l’homme déchu l'é loignent de Dieu, l'égarent dans l'erreur, ls corrompent et le perver- tissent. Celaest certain. Le ra- tionalisme se contente de cette ex plication et ne cherche point d’au- tres causes à la division des hommes en bons et en méchants, si ce n’est que les uns suiveyt de nobles et pures aspirations, tandis que les au- tres cèdent à leurs mauvais pen- chants. Pour quiconque réfléchit, l'explication est manifestement in- sufhsante. Et le zèle que tant d’apôtres de l'erreur et du vice déploient pour abolir la religion et détruire jusqu’à l'idée de Dieu, cela ne compte donc pas? Et j’affirme que ni l'intérêt, ni l’envie, ni l’orgueil ne suffisent à expliquer cette haine, à laquelle on voit des hommes doués de facultés puissantes sacrifier leur repos, leur fortune, leurs relations, leur hon- netir et leur vie. La liberté de l’homme n'est pas l'indépendance. Tout homme re lève d’ure puissance supérieure à lui-même, a laquelle il s'est lié par un contract explicite oa implécite. Sa liberté consiste à choisir, à élire le chef auquel il se donue l'esprit sous l’empire auquel il se met. —— uisé sur la terre, sous des formes üre et à épaissir les ténèbres et les par l'Eglise. Satan perd les âmes et les nations A toute époque, le Diable a orga- qui ont varié, mais à travers les- quelles le même fond de séductions iatellectuelles et morales traaspa- raît, des sociétés destinées à répan- miasmes qui sortent, comme une fumée empestée, du puits de l’abi- me. Toujours aussi, pour mieux tromper et faire pius de dupes, il a groupé autour de as synagogue principale d’autres sectes qui en différaient plus ou moins, mais qui, généralement, en recevaient ‘‘l’ins- piration et le mouvement’’. Qui veut comprendre comprenne! Ainsi son règne s’étendait et s’af- fermissait. Aujourd'hui—nous ne pouvons trop le répéter —l'EgKse du Diable, ç’est la Frana-Maçon- nerie. Et la question qui s’est toujours posée devant l'humanité, si elle o- béirait à Dieu ou à Béliai, se for- mule à notre époque sous cette for- me concrète : Qui vaincra ? De l'Eglise catholique ou la Franc Maçonnerie. Quoiqu’on en pense, d'aprés les apparences vaines et trompeuses, ii u’y a pas de nom- breuses question actuellement po- sées ; il n’y en a ni dix, ni cinq’ ni deux. IL N'Y EN A QU'UNE Et c’est celle-là. Quand cette vérité sera bien com- prise ; quand les catholiques et les honnêtes gens sauront, verront, avec cette évidence qui ne permet ui l'illusion, ni le doute, qui secoue les plus indifférents, qui frappe les plus inattentifs, fulgurante comme l'éclair, terrifiante comme l’oura- gan ; quand tous verront aussi où est l’ennemi et ce qu'ilest’; quand, d’un bout à l’autre du monde, les peuples, à la fois consternés, indi- gués et révoltés, imploreront le se- cours du ciel et s’armeront pour briser la domination maçonnique ; quand aux litanies des saints la foi des masses dans un élan spontoné d'horreur et de supplication, ajou- tera cette invocation : ‘‘De la perf: die et de la tyrannie des francs-ma- çons, délivrez-nous Seigneur !”’ Alots,—mais alors seulement— l'heure du salut sonnera. Alors les catholiques ne seront plus opprimés, outragés, traités en ilotes. Nous voudriont faire entrer dans les esprits la claire perception que nous avons de ce mal vraimest uni- que, de ce danger, dont les autres ne sont que les conséquences logi- ques et les fruits naturels. Daus le Congrês antimaçonnique de France, tenu à Paris, les 8 et 9 juin derniers l’Archevêque de Pa- ris Mgr. Amette disait :—'‘C'est l’archange révolté qui a introduit dans le monde la guerre contre Dieu. Cette guerre durera jusqu’à la fin des temps. Dans notre lutte suprême contre la Secte des Ténè- bres, quelle arme faut-il employer ? La Lumière, rien que la Lumière ! Qui male agit odit lucem. Celui qui fait le mal fuit la lumière. Ceux qui font du bien n’ont rien à craindre de la publicité. Travail- lez, travaillez encore contre la Ma- connerie, Vous mériterez bien de l'Eglise et de la Patrie !”? Ët à Venise, en 1896, la Cardinal Sarto—aujourd'hui Pie X-—-pro- Aonçait ces paroles : ‘“Luttez toujours contre la Ma- çonnerie ! Démasquez cette secte infâme ; jadis j'ai cru, moi aussi, exagéré ce qu'on afhrmait d'elle ; mais depuis, par mon ministère mê- mé, j'ai eu l’occasiou de toucher du doigt les plaies qu’elle ouvre ; de- puis, j'ai été convaincu que tout ce qui a été publié au sujet de cette association infarnale n’a pas dévoi- lé la vérité entière...Vous voyez l'Eglise opprimée, le Pape, prison- nier de la Maçonnerie, entravé par elle dans l’accomplissement de sa mission divine. La Maçonuerie lui a arraché Rome, cette Rome que le Christ des hauteurs de Jérusalem désigna comme siège intaugible de son Vicaire, sur la tête duquel, Lui, le divin Maître, a placé le trirégne sacré, parcequ'il est notre Souve- rain. Luttez donc, luttez contre la maçonnerie ! Vous avez toute mon approbation, parce que, par là, vous mériterez bien de l'Eglise, de la Famille, de la Patrie et de l’Huma- uité.’’ Le 15 Chez-Nous —Q —— Six jours d'aujourd'hui, le 15 août, fête de l’ Assomption, est le jour choisi per les acadiens pour lenr fête nationale. Chaque Acadien doit tressaillir de joie lorsqu'il voit arriver ce beau jour. Partout dans les centres acadiens, le 15 août est fêté avec éclat, et cette année, Tignish n'est pas en ar- rière des années passées, car le 15 sera fêté d'une manière qui restera mémorable dans tous les coeurs. Monsieur Fir- min Picard, zouave pontifical, homme de lettres, a été invité pour donner une conférence, à la salle Ste, Marie. Ce dis- tingué monsieur, qui depuis quinze ans se dévoue pour la cause acadienne, a bien voulu agréer à nos désirs, et sera ici, dimancha. Amis acadien:, rendez-vous en foule à la salle Ste. Marie, dimanche prochain, à 3 heures de l'après-midi. 11 y aura musique vocale et instrumentale avant et après la conférence. N'oublions pas notre fête nationale. Le dimanche suivant, M. Picard, est invité, (l'invitation ayant été donnée à M. Buote, président général de l’As- somption, par le révérend docteur Gauthier,) à donner une conférence à Palmer Road, sous les auspices de l’Assomption, et lundi soir, le 16 du mois, M. Picard donnera une con fé- rence à Ste. Antoine, Bloomfeld. L'amour est dans la Souffrance Aimer, c’est souffrir ! Le Fils d'un Dieu fait l’homme pour la restauration de l'humanité coupable et déchue, nous en offre un sublime exemple. Dieu le Fils s'immolant à Son Père Céleste pour le salut du monde ; c’est bien là, n'est-ce pas, la plus frap- pante image et à la fois le plus incompréhensible témoigna- . ge de l'amour souffrant. ‘‘Le Christ est un don fait à l'humanité, un don ineffable de l'amour divin.’ Et ailleurs j'ai vu : Dieu a aimé le monde à ce point, qu'il lui a donné son Fils unique. Aimer, c'est souffrir ! Mais il ne faudrait pas davantage s'attarder à l’oeuvre grande et immortelle de la rédemption pour voir démontrer ce theme simple et frivole. Allons au but ! allons au point ! et commençons par bien définir : l’amour dans son acception la plus générale et la plus simple est une passion, uu penchant vers quelque chose que l’ou désire, une appétition, une volitiou. J'ai- me, je désire, je souffre. Aimer, c'est souffrir ! J'aspire à possé ler : Je n’ai pas, je souffre donc ; mais aspirer, c'est aimer. J'aspire à posséder les bonnes grâces d'autrui ; j'aspire à posséder des richesses ; j’aspire à possé- der des honneurs ; j'aspire à posséder la santé n'est-ce pas la autant de souffrances ? Aspiration ! Souffrance ! Mais avant que notre verve nous entraîne trop loin, dans les bras du jenne Cupidon, divisons. Nous pouvons cousi- dérer l'amour à bien des points de vue. D’abord en rai son du sujet ; au point de vue de la fin ; au point de vue de l’objet formel. Kt combien d'autres ? Ici nous ne vou- lous envisager notre thème ue sous quelques rapports. Amour de concupiscence ou amour d'intérêt et amour sensuel ou amour des sens. Avec l’amour de concupiscence il nous faut concéder et infailliblement avouer qu'aimer c’est souffrir, mais que tout amour n'est pas directement, ni même indirectement, souf- france. Et par amour de concupiscence nous entendons : ‘tendre au bien d'autrui dans la mésure où il est le nôtre :’? nous aimons nos enfants parce qu’ils vont être nos bâtons de vieillesse”. C’est une assez pauvre illustration puisque l'amour paternel, et j'entends maternel, n’est pas toujours, j'oserais dire, n’est rarement daus ce but ; C'est un amour plutôt né, naturel. Pour être plus clair : Aimer Dieu parce qu'un jour au ciel il sera notre récompense. C'est là n'est-ce pas, un amour d'intérêt ? intérêt hien- Veillant et généreux si vous le voulez ; mais ce n’est pas un amour désintéressé, c'est aimer et viser. Et cet amour est seul sans souffrance. Nour arrivons douc à l'amour souffrant proprement dit : amour des sens. Aimer, c'est souffrir ! Avons-nous dit et prouvons : J'aimerais manger ; je désire manger ; j'ai donc faim. La faim, vous le dites avec moi c'est un besoin, c’est une souffrance quand elle n'est pas satisfaite. Filons, j’aime- rai être riche ; j'ai un amour pour les richesses non acqui- ses, sans toutefois être dans une complète négligence, je manque, je désire ce que je vois aux autres, je souffre donc pour avoir aimé. Continuons. J'aimerais vois un ami ; ce désir est en moi et quand ce besoin n’aura pas été satisfait, je désirerai, c'est dire ; Je souffrirai. Allons. J'aime mes amis et les vois-je dans une situation difficile, sans me lais- ser à désirer ; je me rends à eux ; je les secours ; je me dérange ; je me déplace ; je me porte au mal en me donnant du mal ; en un mot je souffre et c'est tout pour avoir aimé, Aimer c'est souffrir ! Ilest maintenant vrai dele dire. Et en sens pratique définissions l’imour comme l’anticipatin du bonhenr ; c'est le bonheur rêvé. Je rêve, je vis aux illusions ; je souffre. C’est là l'humanité, martyre de l’hallucination. J'ai reçu, j'ai aimé, j'ai souffert, L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., M \ ARDI 10 AOÛT 1909 mm La Fete Nationale Il est bon d'appeler un peuple, une nation à des réjouissances. Et chaque peuple, chaque nation se ré- jouit à sa façon. Pour nous Aca- diens c’est solennellement, chrétien- nement, qu'il faut fêter. Et c’est ainsi que l'on fête. D'abord la Sainte-Messe, Sermon et Discours voilà comment on se propose de commencer les grandes fêtes du 15. r16, et 17 août cette année à Shé- diac, lieu que l’on a choisi pour célébrer notre grande et belle fête l’Assomption. Shédiac comme lieu de réjouissancesest charmant des pieds à latête. Puissions-nots dire le 17 août ou soir sans arrière pen- sée : Shédiac on l’a trouvé excellent. } J. REz mime Opinions LE 15 AOÛT C'est le seize cette année et une grande partie du dix-sept. - Et c'est à Shédiac que j’on célèbre. Les Batturiens s'en promettent : ‘visiteurs, tant nombreux que vous soyez, tous vous trouverez, chez nous, hospitalité généreuse et accuillante.’” Vous allez bien voir qu'à Shédiac l’on sait faire les choses. ‘““J. Verrons.’’ ts L'Asomption CELEBRATION EXTRAORDI- NAIRE A SHEDIAC ! Il est vrai de le dire, il est même vrai de l’affirmer : Shédiac est le centre des gros ‘‘Canons Acadiens.’ Alors auraît-on pû mieux choisir pour chômer notre grande fête na- tionale ? Le lieu fut idéalement choisi, à nous paroissiens de le bien démontrer. Kt comment ? par une joyeuse hospitalité ; c'est en quoi réside le succès d'une aussi mous treuse entreprise. UN PAROISSIEN. SE Procurez vous pour 25 sous une boîte de Davis’ Menthol Salve. ("The D. & L.’') et soyez préparé à combattre cent maux qui peuvent n'être pas dangereux mais qui sont très ennuyants et pénibles, tels que la névralgie,mauxd'’oreils, foulures. brûlures, contusions, piqûres d'in- sectes, hémorroides, (C’est un re- mède de famille toujours utile pour combattre un mal quelconque et doit être conservé parmi les médica- ments de la pharmacie de la maison. Croissance assurée des cheveux IBEARINE | Préparée avec de la graisse de l'Ours du Canada, Délicatement parfumée, La Pommade modéle | durant 40 ans. En Vente chez tous les marchands de produits de toilette 50 sous le pot. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal. Hommage Au Canada Le ‘‘Post”’, un dos grands jour- naux de Washington, parle comme il suit du Canada et du brillant ave- nir qui lui est réservé. ‘Nous devons féliciter le Canada sur le chiffre de son immigration durant les dernières années. Ja- qe dans l’histoire du monde, ex- pté, peut-être dans celle des E- tats-Unis, il y a vingt-cinq ans, a- lors que des centaines de mille E:1- ropéens sont venus s'établir dans notre nord ouest, un pays n’a vu, ) cormime le Canada, un courant aussi puissant de saine immigration péné- trer chez lui. ‘‘Pendant la dernière année fis- cale, plus de deux cent mille ner- les âmes et l'humanité. Aussi le mot d'ordre qui doit préséder à tous nos actes, inspirer nos résolutions, notre mot d'ordre social, politique et religieux, doit être celui : Plus de francs-maçons. A. L. | LA CHALEUR A CHICAGO : Da trottoirs. Chicago, 31 juillet—La popula-!lje public sera autorisé à transformer tion de Chicago souffre beaucoup | en dortoirs tous les parcs de la ville. L'ennemi, cest le franc-maçon. ‘de la grande chaleur et de l’humi- Le mal dont nous périssons, c’est 'dité. tants ont vu le thermomètre s’éle- ver à y1 degrés dès 9 heures du matin. Le maximum officiel de la jour- née a été 94 degrés, mais dans cer- tains endroits, notamment dans les rez de-chaussée, on a noté jusqu'à 98 degrés. Dans les quartiers populeux de Chicago, des milliers de personnes ont passé la nuit couchées sur les Si la chaleur continne, Le bureau météorologique de Trois personnes ont déjà | cette ville aunonce que la vague de C’est l'Esprit-Saint ou le Malin-|1a haine maçonnique, identique à la 'succombé et les cas d’insolation se | chaleur se dirige vers New-York et Esprit ; c'est Jésus-Christ ou Satan. | haine diabolique, dont elle émane, | comptent par centaines. Après | que Chicago aura samedi un temps Dieu sauve les Âmes ei les nations !contre Dieu, l'Eglise, la Reiigion, re nuit fort désagréable, les habi- | idéal. … ties du monde, se sont établies dans le nord-ouest canadien. Nous a- |vous fourni à nous seuls au moins un tiers de ces immigrants, La Grande-Bretagne en a fourni un autre tiers, et le reste est venu des autres parties de l’Europe. Les lois canadiennes sont faites de manière à surtout engager les é- trangers à devenir des agriculteurs. Et à ce point de vue le Cavada doit se féliciter d’avoir vu durant la der nière année fiscale, un aussi grand nombre de nouveaux colons s’éta- blir sur les terres incultes de son nord ouest. ‘‘Les impérialistes de Londres, connaissant peu les choses du Cana- da, ont cru que l'établissement dans l’ouest canadien d’un grand nom- ie da venant de toutes les par- eqmpes RO On æ: * publique. bre de colons venant des Etats-Unis nuirait à l'entité nationale de nos voisins Rien de plus faux. “Les Américains qui s’établis- ment citoyens de ce pays, et se font naturaliser sujets britanniques, et augmentent, par conséquent, non seulement la richesse nationale du pays, mais aussi, son influence po- litique. ‘Le colon américain porte beau- coup d'attention, une fois établi bliques, que celles ci soient du do- maine local; provincial ou fédéral. Il donne aux institutions de son pays d'adoption l'appui loyal, sin- cère et patriotique qu'il donnait na- guère à la constitution des Etats- Unis, ‘Il en est de même de la popula- tion canadienne qui est venue s’é- tablir dans notre territoire, Plus d’un ruillion de Canadiens habitent permanemment notre pays depuis un grand nombre d'années. (Cela représente nn sixième de la popu- lation du, Canada. ‘Ces nouveaux venus se sont fait naturaliser, ont grossi notre popu- lation, et, par conséquent, aug- menté l’action nationale de la Ré- L'arrivée chez nous de cette population, comme l'émigra” tion chez nos voisins des agricul- teurs du nord-ouest américain, a eu {pour effet de rapprocher les deux peuples. ‘Bien que vivant sous des dra- peaux différents, la nation du sud et celle du nord vivent aujourd’hui dans l’harmonie et la concorde, qui n’excluent pas une rivalité légiti- me, sans désir de conquête, ni d’un côté ni de l’autre.’” Le Congres de Montreal Mentréal, 30.—Le congrès eu- charistique qui se tiendra au mois de septembre 1910 sera présidé par Sa Grandeur Mgr Bruchési, arche- vêque de Montréal. Les séances du congrès auront lieu dans les salles de l’Université- Laval. La composition des com- missions d'études n’a pas encore été préparée mais elle le sera au mois de septembre prochain. A l'Université Laval on tiendra les séances du jour, tandis que les démonstrations du soir auront lieu dans l’église Notre-Dame. Les Sul piciens ont graciensement offert leur église aux membres du congrès. On érigera une grande platefor- me dans le sanctuaire de Notre-Da- me, d’uù on enlèvera le Saint-Sa- crement et c'est là que prendront place les membres de l’épiscopat canadien et les dignitaires du con- grès. Un des événements du congrès sera la grand'messe célébrée en que les fidèles pourront assister à une messe solennelle qui sera chan- tée le soir à Notre-Dame. La procession du Saint-Sacre- ment aura lieu dimanche dans les rues de Montréal. On sait que cette question à« soulevé une foule de discussions lois du congrès eu- charistique de Londres, la pruces- {sion qu’on fera à Montréal sera donc une leçon de tolérance pour les autres pays. La question du logement de tous les membres du congrès a fort oc- cupée les officiers du congrès. Ceux qui ne pourront trouver place au palais archiépiscopal seront logés dans les collèges qui n'ouvriront leurs portes aux élèves qu’à la fin du congrès eucharistique. Sa Grandeur Mgr Bruché ii espè- re aussi que les citoyens de Mon- tréal donneront ï’hospitalité aux membres du congrès, comme Ja chose s’est faite à Londres. C'est l’évêque de Neymur, Fran- ce, qui présidera le comité interna- tioual du congrès. C’est Jui qui a présidé ce comité au congrès de Londres. Une des causes du suc- cès du congrès eucharistique de Londres fut le dévouement de l’u- nion catholique de la Grande-Breta. gue. Lr ducde Norfolk est le président de cette union, qui aide- ra à l'organisation du congrès du mois de septembre prochain. L'aichevêque de Westminster a même écrit au duc dernièrement le remerciant de son aide lors du con- grès de Londres, mais le priant de bien aider le congrès de Montréal en 1910. Mgr Bruchési a reçu une copie de réponse l'union qui promet ses services au congrès de Mon- tréal. : C'est là une preuve du bon sonve. nir qu'ont laissé nos évêques cana- diens au dernier cougrès de Lon- dres, sent au Canada deviennent rapide- MPORTERS [DRY GOOÛS plein air et il est plus que probable | | eusttsthn dites r6 ANNÉE J. H. Myrick & Co AND DEALERS HARDWARE chez nos voisins, aux affaires pu- | BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishinh Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened a full and NEW GUUUS We are prepared to supply the wants of the farmer fish- eiman and mecha. nic We invite in. tendinge purchasers to give us a ail and they will find we can meet ai competiters,- and save to them the trouble and expen- se Of going to Summerside or Charlottetown. £ 4 a ar HE < HARAS Me & È 1» 1$ ns. «À Fr Fe ES à jé 5) a TA “