Défenseur intrépide de la vie acadienne" J. Henri Blanchard fut un des plus grands patriotes acadiens de l'lle-du—Prince—Edouard. Cécile Gallant l'a bien dit dans son article intitule «L‘Oeuvre de J.-Henri Blanchard»: Professeur. historien et animateur des plus dynamiques pendant plus d'un demi-siècle. Blanchard a contribue defacnn significative à la survivance acadienne dans l 'Île.“ En l9l6. au congrès de l'Association des instituteurs et institutrices acadiens de l‘lle-du-Prince—Édouard. M. Blanchard présenta pour la première fois une étude sur la situation des Acadiens dans la province. C'est ainsi que commença son engagement extraordinaire pour la survivance acadienne dans l'Île-du-Prince-Edouard. Fierté — Fidélité — Action JOSEPH—HENRI BLANCHARD Rustico, Île—du—Prince—Édouard 16 juin 1881 0€ Professeur — Conférencier — Historien -— Mutualiste Défenseur intrépide de la vie acadienne M. Blanchard comprenait. tout comme les autres chefs de file de l’époque. que la survivance du fait français sur l'Île—du-Prince-Edouard se trouvait chez les jeunes Acadiennes et Acadiens qui s‘instruisaient dans les petites écoles. Comme l'a si bien dit LAPEUTEQXWBVWCE' Apôtre infatigable de la persévérance française en Amérique langue française au Canada. Le professeur Blanchard avait été invité à y exposer la situation des écoles acadiennes et de l'enseignement du français à l'Ile—du-Prince-Edouard. Dans une conférence très bien préparée. il a profité de la chance unique qu’on lui donnait afin de décrire de façon très claire la situation précaire des Acadiens et de l'éduca- tion dans sa province. C'est l'occasion du discours dans lequel on trouve le fameux passage qui débute avec «Nous souffrons d’une pénurie extrême...»50 Ayant insisté sur les difficultés que les élèves acadiens éprouvaient à poursuivre leurs études dans la langue fran- çaise après leur sortie des petites écoles de l'lle. il expliqua que. sans plus d'instruction formelle dans la langue fran- çaise. la cause acadienne parmi les Acadiens de l'lle serait bientôt perdue. Apres discours émouvant. ses confrères congressistes l'encou— ragèrent a aller frapper aux portes des institutions d'ensei- gnement du Québec afin de leur demander d'accorder des bourses ’ _ 1 8septembre 1967 d'études pour les Acadiens de Jeremte Pineau: La nonne ]'[_-P._E_ c'est ce qu‘il fit au ""“Yel/L’ ‘IW _’€ Yem’nfhlf’ courant des quelques années pro/assem- [trac/tait. c etutt fi ’ _ suivantes_ [véducwùm du "m. icmws (.etteplaquc en bronzesc trouve auMusee acadien Acadiens.” Il fallait donc dCf'Î.‘R’Êo;àAIfSCOHC’JC(t'otrp37nifrai. On l'accueillit à bras ouverts. Smnujcr en aux un intérêt Le Collège Sainte—Anne-de—La- plus grand et un amour pour le français, car autrement. on risquait de les perdre. C’est ainsi qu’en congres annuel a ’almer—Road en IOZ‘). les institutrices et instituteurs acadiens décidèrent d‘organiser un premier concours de français qui devait avoir lieu au printemps de l93tl dans chacune des écoles acadiennes. L'organisation même du concours lut laissée aux soins de M. Blanchard. assisté de Marin (iallant. inspecteur des écoles acadiennes, et de l'abbé Nn/uire Poirier. professeur au Collège Saint-Dunstmr (‘eux'ci devaient préparer et administrer le projet. Surtout. ils auraient la tache de faire la correction de toutes les copies des elevcs qui y participeruienl. Ce premier concours l'nt tellement bien réussi qu’on décida de le continuer. t‘es examens étaient bases sur un programme d'études détermine: grammaire ii‘unçuisc. composition ti'nnçnisc et un peu d‘histoire acadienne. Grâce au travail ardu de Henri Blanchard et autres per- sonnes intércssées. ces concours se continuèrent pendant plusieurs années. lls jouèrent un rôle important pour l’avancement des jeunes et la survivance acadienne dans notre province. En l937 avait lieu a Québec le deuxième Congres de la Pocatière. le Collège de Lévis. le Petit Séminaire de Québec. l'Académie commerciale de Québec. les collèges de Trois-Rivières. de Nicolet. de Joliette. de l'Assomption. de Saint-Lament. de Sainte—Therèse. et de .lean-de-Brebenf _ont accepte d'oti'rir. des l937. des bourses aux jeunes de l‘lle—du—Prince—Édouard. M. Blanchard revint à l'lle le cœur débordant de joie. Immédiatement. il se mit à la recherche de candidats intéressés a aller au Québec poursuivre leurs études. An début. il n'en trouva que sept. Ces sept premiers boursiers furent Ennuanuel Richard. Joseph l.cClair et Sylvere (ittiltlni. tous trois devenus prêtres. et Albert (iallant. Nazaire Poirier. François Arsenault et ‘l‘heodore (iallnnt. L'année suivante. douze boursiers s'en allaient étudier au Québec. lin MW. grâce a la détermination et à la persévé— rance du professeur Blanchard. vingt-deux jeunes de notre province avaient choisi d'aller suivre des cours classiques dans des maisons d‘enseignement québécoises. l..‘appui généreux de celles—ci allait se continuer au cours des trois décennies suivantes. Aussi. a chaque année après “>38. plusieurs couvents et autres institutions ont également accepte des tilles aca- diennes de l‘lle. Ainsi. grâce à cet appui généreux. un bon nombre d‘entre elles sont devenues religieuses. Dans ces maisons d‘enseignement québécoises. HflÆIS —a1m:*p me mn<CH0fi 'ub>zoæ>na Hmin—<W>n 11:57!