L'IMPARTIAL (Du Foyer Domestiq"v ) a — UNE AVENTURE AU BRANDY-POT Un soir qu’il faisait bien mauvais, que ies churs (tait ar- retés, je descendais en voiture pour aecompagner les malles. La neige tombant à gros flo- cons et poussée par l'affreux vent de nord, encombra les chevaux qui voulurent plus | avancer. Nous ‘tions à l’isle ferte et 1i fallut s trouver Ver au Shui genieré Mlle. ungite. Nous dirigeames nos trois voitures. moi sans misère, vers une assez joli. maisonnette située à peu de distance du chemiv. On frappa et comme si on semblait nous «attendre ce soir-là, la porte s'ouvrit pres- qu'aussitot. Je deinandai à lo- ger pour la nuit, et sur la ré- ponse affirmative d- l'hôte, je m'approchai vivewent du poele. On ranima i: feu, et une douce chaleur me remit bientôt des fatigues du voyage. La conversation s’engagea et elle devint bientot très-intéres- sante. Je vis que mon homme était un deces vieux qui, bien que sans instruction, possèdent au parfait le talent de narrateur. De récits en récits, 1l finit par me raconter celui qui suit, et qui ne manque pas compléte- ment d'intérêt. Laissons main- tenant parler |. vieux : 1ly à de cela, dit-il, vingt- cinq ans. Je demeurais alors à la Rivière-du-Loup. M. H..……. dont j'étais le f-riuier, re com- blait chaque jour de dons con- sidérables. J'étais confus de tant de-bontés, et je n'avais qu’ une crainte, c'/tait de mourir sans pouvoir les !ui rendre. Bien dis fois, je disais à Mlle Hélène, la jeune ot «ligne fille, qui venait chaque jour neus visiter, ah! que fraije donc, ma chère petite demoiselle, pour vous rendre tout ve qu: je vous dois. Bah} répondait la noble enfant, on ne sait l'avenir, peut être en trouverez-roux l’ocas- sion, et elle riait. Tout en riant elle dtsait bi-n la vérite, et l’oc- casien que je cherchais depuis si longtemps, s'ofirit dans le moment que je m'y attendais le moins. la cabane, pour chercher et éveiller mon fils, qui dormait Pierre, dis-je tout bas, viens vite, suis moi. Qu'est-ce ?...…… demanda-t-il. Chut! répondis-je, tu sauras tout, viens, c’est tout, En un in- stant la chaloupe fut à l’eau, et | . nous partimes à force de rames. On ne voyait qu'une faiple In- mière, car déjà l'autre chaloupe était loin. Vois cette Iumière, dis-je à mon fils.c’est celle d'une | | chaloupe, et cette chaloupe est | mette sur le mur. etle rayonne- ceile du capitaine du capitaine Hé- | Jène. | ces paroles, ce Un capitaine Anglais, ami de | M. H....... rich. et joli, mais homme débauché et adenné au vice si pernicieux de l’ivrogne- rie, sut, dans une visite qu'il fit | à mon bienfaiteur, capter sa eeufiance et celle de Mlle. Hé- lène. [1 demanda la main de celle-ci à son père, qui allait peut-être consentir, lorsque heu reusement il recut une lettre l’informant de la conduite du | sailles. Ils se tenaient à, capitaine 1] changea d'idée, et : l’éconduisit avec toute la déli- catesse possible, Bless: de ce réfus, le capitaine partit, mais il jura dese ven- ger. Un meis s: passa sans que l’on entendit parler de rien. On On commen.ait à oublier ses menaces, lorsqu'une nuit, que j étais avec mon fils, sur la grève attendant la marée basse pour voir à° nos pêches, j'entendis tout-à-coup des cris de détressé J'écoutai, c'était ecux d’une femme. ‘Laissez-moi disait la: pire hd | voix ; oh! pitié, de grâce, me- nez-moi chez mon père...” Cette voix me frappa, j'écoutai encore, 1l n’y avait pas à s’y tromper, c'était bien Mlle. Hé- ienc! Au secours! aux assassins criait-elle toujours, mais le bruit des rames couvrit sa voix ! rien. Je m.:jetai à terre pour ne pas être et je n’attendis plus aper u, et bientôt une chaloupe | passa : peu de distance du hein. Je n’enter:dis qu'un f: : cri; au secouis! et :a cha- l.pe s’' ioiyna. Un instant je vouliis me jeter à la nage, mais à «quoi bon? La cha:oup.. con- duite par deux marins vigou- reux, ghixsait sur leon avec a yiiusse de l’ojseag. Je cœurus à 7 © Les misérables! murmura-t- Ris. à Sauvons-là au prix de notre vie, répondis-je et nous redou blâmes d'ardeur. I] faut devenir leur course, et les devancer m'écriai-je. Tiens, dit mon fils, il gag- nent le nord, ils vont an Bran- dy- Pot; ah! mes coquins, nous vous... et tout en parlant ainsi, nous fllions. En peu d’in- stant on les déyança, et je les vis derrière nous. Courage, dis- je à mon fils que je voyais fai- blir, c’est Hélène, notre mai- tresse, il fant la sauver. Oui. répondait mon fils, et nom. semblait lui donner la force d'Hercule. On passe bientôt près d’un grand navire mouillé, un peu en haut du Brandy-Pet. On passe inapperçus. et un quart- d'heure après, on était sur le rivage, armée de mon fusil, et suivi de mon fils. Je me diri- geai alors vers une petite mai- son, la seule habitation qu'il y eut alors, et qui servait d'au- berge. Cetie maison était bien connue de tous 16: marins, qui passaient bien rarement sans y arrêter. J’allay me poster près d'un chasis, et je vis deux hommes assis près d’une table. Je reconnus de suite le capi- taine $....... et l'autre je le | voyais pour la première fois. Ils réussiront, disait le capi- taine, car Dick est un de ces hommes qui ne manque jamais leur coup. Pauvre H...tu as méprisé ton ami, on rira bien! que des larmes tu verseras… Le misérable, murmura mon fils, en faisant un pas en avant. Patience, lui dis-je, ce n’est pas encore le temps Mais continua le capitaine, en regardent à sa montre, mes loups retardant lauraient-ils été pris au piège ? allons voir, et il sortit. ‘ Je m'enfonçai dans les brous- ‘tous deux, à dix pas de moi- Je mis joue, mais je me ravisai, je n'’a- vais quun coup à tirer,et je jugeai plus à propos d’'atten- dre, Les vojei, s’écria le capi- R.. Et de fait on commençait à voir la chaloupe, Ils ont l’oiseau, dit-il, joyeuse- ment, en se frottant les mains. A moi la partie, (... de H! tu maudiras le jour outu m'as réfusé ta fille, Qui, ta fille sera mon esclave car je hais trop ton nom pour en faire mon épouse, et il entra à la maison, prit un yerre d’eau-de-vie etse rassit trau juitlement. Pendant ce temps la cha- loupe était arrivée. Les deux marins attachèrent solidement la chaloupe, et l’un se dirigea vers l'auberge, l’autre resta près de l’embarcation. (C'était le temps, je sortis de ma cachette et me ruant sur le matelot, d’un coup de cresse de fusil, je l’é- tendis à terre sans qu’ii proféra une seule plainte. Détachant la chaloupe, je la poussai au large et m’éloignai en tout hâte. La jeune fille se levant, s’écria : ah! pitié, pité, tue-moi plutôt... Pas un mot, m'écriai-je, c’est moi, c’est Pierre, le fermier... Ah | Grand Dieu, s’écria-t-elle seriés-aous donc du complot ? mana ges, Eile avança les deux mains peur les prendre : l'allumette s’étejgnit encore. Et dans le ciel des lumières montaient plus haut plus haut. une d’elles tom ba en traçant nne longne trainée de. eu. est quelqu'un qui meurt! petite fille, car sa grand re lui avait raconté que lors qu’une étoile tombe c’est qu’une âme remonte à Dieu. Elle frotta encore une allu- ment reparut ayec tonie sa splendeur, et dans le vestibule de la maison, la grand'mère, la bonne grand'mère morte l'hiver dernier, était là, rewardant la petite fille avec douceur, bonté. Grand'mère, prends-moi, s’6- cria l'enfant Oh prends-moi; emmène-moi!Je sais, tu vas disparaitre, quand l’allumette sera éteinte, tu vas disparaitre, comme le poèle chaud, comme l’oie appétissante, eomme le bel arbre de Noel. Et d’un seul coup elle mit le feu à tont le paquet d’allu- mettes car elle voulait reteyir la grand'mère. Et les allumettes brillèrent d'un tel éclat qu'on y voyait mieux qu’en plein jour: jamais la grand'mêre ne Jui parut plus belle, plus grand; elle prit la petite fille par la main, et toutes deux s’envoièrent rayonnantes de joie, dans l’espace infini, ou il n’y avaic ni froid ni fann, ni souffrance. Et quand vint le matin, on vit dans un coin, accroupie, a- dossie au mur, la petite pauve- resse, jes joues roses, le sourire aux lèvres; elle était morte, gé- lée, la veille de l'an nouveau. Son corps était raidi, et dans son tabelier elle avait des pa- quets d'ailumettes. Celui qu’- eile tenait dans la main était presque entièrement brulé ! Elle aura vou:iu se réchauffer! dit quelqu'un. Mais personne ne se doutait de toutes les belles choses qu'’el le avait vues et du voyage qu'elle fait avec sa grand'mère. ANDERSEN. avec RE DES LA PE TE DE M AR- CHANDE D'ALLU- METTES I1 faisait affreusement froid il neigeait et la nuit tom- bait, la dernière nuit de l‘an. Dans-ia nuit marchait par les rues une pauvre pe- tite fille, nu-tête, pieds nus. Elle avait, il est vrai, au sortir de la maison, des pantoufles, mais trop gran- des, trop larges : c‘étaient celles de sa mère qui était morte. La petite les avait perdues, en traversant la rue au moment ou deux voitu- res passaient, lancées à toute vitesse. Elle n‘avait plus retrouvé l‘une des pantou- fles : un gamin l‘avait em- portée ; la petite pauvresse s'en allait donc les pieds nus, rougis et bleuis par le froid. Dans son tablier rouge elle portait des paquets d‘allumettes et elle en te- nait une dans la main. Elle n‘avait rien vendu de la journée, perssenne ne lui avait donné un petit sou. La neige tembait à fio- cons sur ses longs cheveux blonds qni eondoyaient en belles boucles sur son cou ; mais elle n'y pensait point. À toutes les fenêtres bril- laient des lumières ; on sentait un fumet d'aie rôtie, c’é- tait la nuit de la Saint Sylvestre et c'est à cela qu’elle songeait. Dans un angle formé par deux maisons, dont l’une faisait saillie sur l’autre elle s’assit et se pelotonna. Elle avait ramené ses petit pieds sous elle, mais les sentait ainsi plus glacés. Elle ne voulait pas rentrer à la maison elle n'avait pas rencontré un seul acheteur, pas reçu un seuj sou, Son père la battrait, bien , en approcher les doigts ? \ la tira, Frrt ! Qu'elle belle étin- ve ur sur, et puis, à la sue il ti T3 sait froid aussi, on vivait sous | les toits, et le vent entrait en sifHant dans la mansarde, quoi- qu'on eut bouché les trous avec de la paille et des chiffons. Ses pauvres petites mains étaient toutes raïdies par le froid La flamme d’une allumette au- rait pu les réchauffer un peu ; mais oserait elle en tirer une du paquet, la frotter sur le mur, et Elle celle ! Quel flambeiement ! C’é- tait une flamme chaude, vive, comme celle d’une chandelle : et elle promena tour à tour cha- cune de ses mains au-dessus. Ah ! quelle jolie, quelle bonne et merveilleuse petite flamme ! L'enfant crut vraiment être as- sise devant un grand poêle en fer avec des pieds de cuivre poli et une plaque de cuivre. Quel braiser, et comme ce feu était bienfaisant ! Elle étendit les pieds, pour les réchauffer aussi mais l'ailumette s’éteiguit, le poêle disparut : elle n'avait plus dans la main que le petit bout de bois tout noircl. Elle frotta une seconde allu- mette sur le mur : la flamm illumina la façade, blanche qui devint tout à ceup transparente la petite fille voyait maintenant? l'intérieur de la maison. Nur la table était étendue une nappe blanche et sur cette nappe étai- ent rangées des assiettes de por- celaine autour du plat où fumait l’oie rotie, farcie de pommes et de raisins s66s. Et, spectacle encore plus beau à voir, lois se levait du plat et venait cahin caha, la fourchette et le couteau dans la poitrine, vers la pauvre petite marchande. Puis, tout à coup, l’allumette s'éteignit et il ne resta plus que le mur épais, humide, Elle recommencça un troisième frottement : et voiel qu'elle se trouvait sous un ar- bre de Noël, plus beau, plus grand encore que celui qu’elle avait vu chez le marchand. Des milliers de petites chandelies étincelaient dans les branches verles auxquelles étaient sus- pendus des jouets comme ceux qu'elle avait aperçus aux étala- Non, répondis-je, presque blessé de ce soupçon; je veux VOUS Sauver, vous ramener à votre père. Ah! pardon, Pierre, pu soupçonner......... N'’en parions plus, noble en- fant, vous êtes pardonnée. Tout en parlant, ainsi nous nous éloignions du rivage, et je vis bientôt l’attre marin sortir un fanal à la main, et suivi du capitaine, By..…...s’écria ce dernier, eu apercevant le matelat gisant à terre, le diable se serait-il mé- lé de la partie, Yes, criai-je, alors, mettant en joue, je lâchai le coup. J’entendis un corps tomber lourdement à terre et que ces seules paroles : Poor Jack. On perdit le Brandy-Pot de vue, et deux heures après Mile Hélène était chez nous. Elle me raconta comment les matelots étaient entrés. En dé- fonçant une fenêtre, l'avaient baillonnée, et l'avaient portée dans leur chaloupe, placée sous le vieux pont: elle fut dange- reusement malade, mais nos d'avoir vie.” *y* Et, qu’est-elle devenue ? de- mandai-je au bonhomme quai s'était arrêté pour allumer sa pipe. . Vous la voyez ici avec nous continua-t-il, c’est l'épouse de mon fils! Malgré la différence de position, Hélène n’a voulut jamais consentir à en épouser d'autre que mon fils. C’est à cette bonne action que je dois, outre Ja fortune, d’avoir une brue qui fait Je bonheur de mes vieux jours. 1l y à quel- bons soins la ramenèrent à la ques années, nn jeune homme de Cacouna, quis'occupait alors de ia maison. du. Arandy-Pot, trouva, en crepsant à sa porte, deux cadayres! c'étaient ceux des deux marins, qui avaient ainsi trouvé leur juste châti- ment, , J. G, BOURGET. ATTRAPE ! PRET roi de France Henri IV, avait une vilaine barbe rousse ‘Etant à sa maison de cain- pagne, ou le roi s'était rendu pour une partie de chasse, ii crut divertir ce prince, en demandant à son jardinier, qui était imberbe, pourquoi il n'avait pas de barbe. Monsieur, répondit le jar- dinier, quand le Bon Dieu fit la distribution des barbes, j‘arrivai tard. Les blondes, les brunes et les noires étai- ent données, et il n‘en restait | plus que des rousses. J'ai mieux aïmé rester imberbe sue d‘en avoir une de cette couleur. Le roi rit de grand cœur |imais Île cowrtisan fit une e | laide grimace. PENSE#FS. us Un phi osophe indien à qui on demanrait queile 6 aient, -uivant lui les deux p us belles cho es de luni Aer , répondit : Le Cie: étoilé sûr nos tétes et le *entiment du devoi: dans nos cœurs, Si tu choisis un ami, que ce sois comme une épouse, pour la vie. Et ne passe jamais ies borues de la vertu pour obliger un ami autrement ce se ra.t, un plus ne amitié, mais une confédération yicieuse. Il y a deux choses à craindre en ce mo de ; l'envie d:s amiset à haine des ennelnis. L'age et le sommeil nous euseis” nent pen à peu le chemin de ia mort. Un impression suffit pour fair. à l'ame de l'enfant une irrépaiable Lbles- sure et pour iuj donner dans le bién u -e assiette qu’ii ne quittera pas sans remords Rien ne ressemble à un sot mis avec gout comme un livré i utile mai bien relié Travaiil-, c'est à la fois gagner de ” rgenf et n'avoir ;as ie temps d'en dépenser Un seigneur "de la cour du; M'enverres vous en-prison pour me pun r de m'être conformé aux en- seignements paternels ? Maigré ce p'aidoyer original, Jim fut couùdamré à cinq années de péni- tenci r, Nous n'avons ri n à ajouter à cette triste histoire ; ceux de nos lecteurs qui ont des enfants comprendront combien il est nécessaire de leur donner de bons enseignements et de bons exemples L' {mprimerie Eur L'IMPARTIAL. L'IMPARTIAL est ie seui journal frarçais dans l‘Ile du Prince E { :u+rd Ayant trois bonngs Presses à notre dispositios, nous srmmes en mesure d,exécute:, en fr:nçais et en anglais, dans les derniers gonts, et à des prix m: dérés, toutes sortes d,ouvrages ie]s que Tete de Comptes, ‘J'e de Lettres. Afliches. ‘Brochures, Cartes d'Affaires, rtes de Visites, Envelopes, Blaucs ponr Magistrats, Blancs pour Avocats, Cireulaires, Placards, Billets, Memerancums commandes Envoyez nous vos nous garantissons satisfaction. F. J. Duore. Editeur-Propretaire. * Blog Cha sson, LP. E, Tignish, Hotel "Rire WATER ST., CHARL'TO : N Voiïu:e gratis pour re: Comt! &=8 l:s chars ei les ba eaux à v'pe. Prix modérés. Table de pre- miere Classe, C, A. BENOIT-PROPRIETAIRE DETECTIVE We want à man in every lo- cality te act as private Detective under our instructions. Expe- rience unnecessary. Stamp lor partieulars. NATION AL DETECTIVE BUREAU, Indianapolis, ind. LE PERE Eï LE FILS Une jeune homme de vingt-six ans, e nominé Jim Godsey,entrait, il y a quelques jours, dans là boîte des accu sé, à l4 oour criminelle de lerre- Haute Indiana. I s'était r ndu cou pable de faux en écriture, Elsvé par un père -ans foi au mie lieu d'un quartier mal famé, entouré de voleurs de -vagabonds et dassas- sins, il n'avait jamais eu un bon ex- emple sous ; s yeux. Son dérnier délit avait été d imiter la signarure de son père pour se pro curer différents objets d habillement. Après l'audition des témoins, Jim Godsey, invité à se défendr., s’expri ma Comme su.t : “Messieurs les Jurês, on m'accu:e de faux en écriture et le paignant est mon père, Au moment où je com- mis ma ‘aute j étais sous l'influence de la boisson. Et maintenant, me voici sans un ami sur terre, mon gère lui-même se décjaraut contre moi.” Pendant qu'il prononçait ces pa- roles, l’accusé tremblait d'émotion et les jurés eux mêmes’ éprouvaient un sentiment de malaise indescriptible. Le misérable continua en ces termes pendant que tout l’auditoire retenait son haleine pour ne perdre aucune de ses pargles : “Comment pourrais-je être autro chose qu’un malfaiteur et un fau: saire ? Dans la maison paternelle, je n'ai vu que des ivrognes, d s joueurs et de: scélérats ; on me fhissait sur une chaise ou upe caisse, pour me permettre de guivre le jeu et m’ap prendre à tricher. La première sei- eece que mon dère m'ait inculquée, fut de faire des’ dupes au jeu d+ ear- tes Plus j- grandissai:, plus on exi- geait de moi de ruses et d'adresse, |} | pour faire passer, n’importe comment l'argent des cliants dans la ca sse pa ternelle. Voilà, messieurs les jurés, quel'e fut mon école, A. POIRIER, Marchand de Marchandises Sèches, Epiceries Quincailleries, Chaussurss Farine, Thé, Tabac, ete, Depuis qu» j'ai ouvert mon nouveau magasin, je suis dans un+ position de satisfaire le public mieux que jamais. Produits de toutes sortes pris» en échange pour marchandises J'ai aussi dans mon magasin uu Téléphone pour la commodi- té du public. ST. LOUR, Nov 9.1 93 IL. P. E. AUX SECRETAIRES DES COMMISSAIRES D'ECOLES Nous avens en mains uns quaxtité “d’Assessement Bills” peur Taxes Prix modérés. CAVEATS, TRADE MARks à COPYRIGHTS. CAN E OBTAIN À PA PATENT © ni « pe answer UN & C0, who Rave be Ban BY 7 2e Slons strictiy nr S- A Handboo ‘ot ne tain them sent free. A DUR me ical and scientifo Loue books sent free. Ë are : out cost to the inventor ia s spjendid paper, issued »olegantiy illustrated, n ge a _ Lo. - Ts executed latest and newest = En — us s in Ladies’, Minses and Idren iaiget : Information non a le Rae Do WVauer sic ue + usehold Deporauon and ro ee