F- FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE AUTRES UN Vol. : 2. No 51. ABONNEMENT : UNAN 5100 SIX MOIS 50€ Ed. BUOTE, a TIGNISH mn eme à 22ieme Annee. Organe, dans la langue FR du Ë ——_—_—_—_——— Liberal des Provinces Maritimes. La langue franc Le ‘‘News'’, de SToronto, prend| la ‘‘Presse’’ à partie pour avoir dit que le français est persécuté dans sa province. ‘‘C'est le contraire, uous répond il, nous voulons pour- voir à l'enseignement parfait du français.”" Voici ca qu'il dit, autres choses : ‘L'esprit qui inspire ce commen taire est regrettable et l'emploi du mot ‘‘persécution'’ est tout à fait iujustifiable. Iln'a jamais existé le moindre désir, de la part de Sir James Whitney, ni d'aucan de ses collègues, d'être autrement que justes envers la population d'ori give française de cette province. Les règlements scolatirs pourvoient eutièremeut à l'euseignement du français dans chaque école biiingue. Le seul but que se procosent les nouveaux règlements est de corri- ger l'ignorance, dans les deux laugues—que n'ort pu prévenir des écoles bilingues inférieures. Ce n'est pas persécuüter la langue fran- çaise que de procurer de meilleurs professeurs, d'exiger un enseigne- went parfait de l'anglais et du français et d'enseigner à chaque en- fant à converse#dans les deux lan- gues. C'est un plaidoyer fde partisan ; mais, ce n‘est pas un argument ho- uorable, et l’on sent que son auteur est disposé d'avance à n’entendre aucune raison. Le ‘‘News’’ était plus franc, le 2 juin dernier, quand ilrepoussait par un plaidoyer de chose vieille et usée la réclamation que les Canadiens Français d'Onta- rio sont protégés dans leurs droits par l'engagement da la Grande- Bretague, et quand il affirmait qu'on ue consentira jamais à changer l'or- entre | ganisation d'Ontario, qui est pre vince avglaise, pour leur apprendre le frauçais. Voici ses paroles mêmes : Il n’est pas certain que l’argu ment (la loi des traités) serait sup- :orté par aucun juge, même si le texte était clair et sans équivoque. La lettre de la ioi est constamment aidée par le Banc pour qu'elle soit adaptée aux circonstances impié- vueé. Les traités vieux de cent ans doivent être interprétés à la lumière des circoustances nouvelle.... Il y a une chose certaine, c'est qu’on ne changera pas le sentiment d’Onta rio, C'est une province anglaise ; elle restera comme elle l'a toujours été depuis le commencement. fes Canadiens Français qui viennent ici devraient savoir cela. Ils doivent compren dre que toute l’organisation et le! système de cette proviüce ne peut! pas et ne sera pas chargé pour leur Le fiançais sera en- province anglaise, être agréable. seigaé dans les écoles secondaires, comme est l'allemand, c'est-à dire un sujet de culture. Il ne formera p*s partie de l’Ecole Publique, ex- avec l'enseignement de l'an giais. Dans les écoles de la pro vince, l’anglais sera la langue communication comme la chose se cepté de ptatique dans la section allemande de la province et comme la chose devra être dans la section française, Ou voit que lorsque votre con frère nous ouvie franchement sa, pensée, il est loin de vouloir que le français soit amplement (fully) en seigné dans les écoles bilingues d'Ontario ; et son but u’est pas de corriger les imperfections (1he.only devons faire remarquer que si le jn'a jamais aboli ou diminué, en | quoi que ce soit, les privilèges é- province du Haut Canada, |impériales et de se créer un nid! object was to correct the illiterary) français. Le ‘‘News'’ feint de croire que les Canadiens Français sont des in- trus dans la Province d'Ontario. ‘French Canadian people coming here would upderstand that fact.” Ce n'est pas pour ceux-là que nous parlons ; c'est pour ceux qui étaient lcs maîtres d’'Ontario avant que les Anglais y fussent allés, et que la Grande-Bretagne pria de rester avec | bien changé une, 1i d'avoir de meilleurs professeurs | diins Français, à laquelle il n’a se dans Ontario Au risque de nous répéter, nous Parlement anglais a du changer les limites de la province de Québec, il tendus au territoire converti en la par l’acte constitutionnel de 1791. Cet acte donnait À ‘‘tcut sujet de Sa Majesté devenu tel par la conquête ‘‘et cession de la province du Cana- da, (articles IV et XXII et XXIX L'art. XXXIII dit qui ‘‘toutes les ‘lois, statuts et ordonnances alors en force continueront à:l'être dans chaque province comme sila pro: vince de Québec n’avait pas été di- visée.’’ L'art. XXV confirme ‘‘les droits du clergé catholique à la dîme et autres dûs, pour le Haut comme pour le Bas Canada.'’ £ L'acte impérial de r792, qui in troduit les lois anglaises dans le Haut Cauads, a le soin de dire (art. IV) que ‘‘rien dans cet acte ne doit être interprété comme abolissant ou amendant aucune des ordonnances passées par le Conseil Législatif de la province de Québec.’ L'Acte de 1830 confirme les mêmes droits aux sujets devenus tels par la conquête ou la ‘‘cession.”’ | L'Acte d'union de 1840 n'abolit | l’usage du français que pour les do- cuments imprimés de la Législa ture et déclare (art. 46 que toutes les autres lois, statuts et ordon- nances restent en force. Mais l’Acte de 1848, restitue complète-|- ment l’ancien état de choses en ce qui concerne le français. Dureste, il était permis, de 1761 à 1848, de parler français dans les débats ; et, dès la première session da 1761, on adopia la règle 29 que ‘‘copie du journal de la Chambre, du discours du trône, des adresses, des mes- sages soient déposées ex français sur la table,’ la règle 38 ‘‘que toutes les motions soient lues en en 1774). Or, Grotius, dont les maximes sont acceptées comme la loi des na- tions, déclare que ‘‘lorsqu'un peu: ple a obtenu, par traité, le droit d'exister, il a obtenu, en même temps, les corollaires et les acci- dents nécessaires à cette existence, entre autres, ie droit de parler sa langue’; droit d'otdre tout à fait métaphysique, qui est inséparable de la vie même et qui se retrouve ‘intact dans toutes les phases de : Histoire Universelle, On ne prétendra pas que les Ca nadiens Francais d'Ontario ont, par la nouvelle législation, le droit de parler leur langue à l'école, puisqu'il leur est défendu de com muniquer dans cette langue. C'est uue proscription en tègle. Ils n'ont pas même le droit de l'apprendre ; puisqu'ayrès les deux premières années, c’est à dire après l’alphabet et les rudiments grossiers enseignés à la tendre enfance, le français est défendu dans toutes les autres classes. Est ce cela que le ‘‘News”” appelle des règlements qui ‘provide fully for the teaching."” Notre coufrère prétend qne le rè glement 17 ‘‘provide batter tea chers'’, quand, par cette disposition même, pas -uu Cauadien Français u’est capable d'entrer dans une école modèle et de se qualifier dans sa propre langue. Il faut qu’il s'exile pour l’apprendre. Si tout cela n’est pas de la persé cution, les mots u’out plus de si guification. Le règlement qui force nn Canadien Français de payer pour une école qui n'a pas le droit de lui enseigner sa langue, c'est purement et simplement de la persécution. Voilà pourquoi nous déplorons l'esprit étroit qui entre dans la po litique d’Ontario et cui lui Ôôte ce cachet de virilité et de loyauté que tout le monde admire chez un peu ple éclairé. Persécuter :son coucito yen qui a des droits égaux, mais un anglais et en français’ soit par l’o.| rateur, soit par le greffier. La! Chambre décréta, également, que | les statuts seraient imprimés aussi en français, ainsi que les bills et les | documents. | Nous énonçous ces statute, qui! | sont la base de notre organisation | politique, pour prouver au delà de tout doute que le français, n’est pas entré par tolérance dans Ontario, mais qu’il y était avant la cession, | et que la Grande Bretagne l'y a | maintenu sur le même pied que] l'anglais depuis la cession. | Est ce qu’Ontario, par le fait. | qu'il est deveuu ‘une ‘majorité an- glaise, a le droit de changer les lois | pour elle toute seule, à l'existence | ie cette majorité, et qui, acceptant | la parole de l’Angleterre, ont con-| senti à y tester ? L'Acte de 1792| dit bien formellement qu'ilne doit | pas être interprété comins abolis | sant quelques droits concédés aux Canadiens Français. | Où sont les traités, les lois et les | faits qui donnent les mêmes droits | aux Allemands ? Où les‘‘News’’, a t il pris le pou voir de rayer d‘un trait de plume des droits sacrés qui ne sont pas] dans sa juridiction, quand même il en aurait l'extrême désir décrit | | cès intelligent et éclairé. par notre confrère ? Ontario ne veut pas Rage son | organisation, dites vous. celle S Cane pas le droit de toucher. Depuis quand des circonstances | nouvelles changent elles, excepté en Allemague, la saiuteté des trai | tés respectés depuis un siècle et de mi ; car ‘‘les articles de capitulation en vertu fdesquels un pays s'est! rendu et les traités de paix par les quels ii est cédé sont sacrés et in viclables, d’après leur esprit et leur | vraie signification.” (Décision du | | elle, par les articles de capitulation. Conseil Privé— Campbell vs Hal\ | it | | pouvoir numérique moindre, c'est (Je retour à la barbarie. Ontario aura honte, un jour, de ce fanatis me calculé qui veut tromper les masses pour obtenir quelques a vantages futiles de parti. Ce fut uve politique que Georges Brown | regretta plus tard, qui enteira l’an cien propriétaire du Mail’ et qui réduisi® McCarthy à l'impuissance Au lieu de dépenser leur énergie à trouver les moyers ‘d'empêcher |leur voisin £de donner toute son utilité à l'Etat, pourquoi ue diri : gent ils pas cette énergie à produire quelquel chose d’efficace ? Les choses iront ainsi dans Onta rio, tent qu'il ne surgira pas uu homme d'Etat, éclairé par les lu mières de la civilisation, il'étaient Sir John Macdonald, |Sandfield McDonald, Mowat et Ross. Les éteignoirs sont arrivés avec l'alliancz du Dr Pyneet de|. | Mgr Fallon. Ils continueront à triompher tant que ce sera le. tour |des petits hommes. Quelquefois, ces tours sont longs, et quelquefois très courts. Nous ue savons pas quels sont les | pouvoirs de l'honorable M. Hearst à ce sujet. Lui seul pourra écrire sa propre histoire, Danus-tous les | cas, notës ve lui voulons que du | bien et nous lui souhaitons uri suc 2 ARRVES AFTER J YEAR IN ARCTIC (Nome Weekly Nugget, Sept. 26) Captain Joe Bernard arrived here this morning with the power srhoo uer Teddy Bear owned by the U. S. Mercantile Company after a cruise extending over a period of five years in the Arctic Ocean. Captain Bernard has an interest in the boat and has had charge of an expedition which promises te be of Ï comme |. great value to all pi rties concerned in the venture as Well as of value to the world at 1e fge, by reason of|8 the collection ofrs . and valuable ed. Chat à gone from Nome f le years and one month and durftig@that time has cruised about the Ærctic Ocean. During the first-#inter ot the ex- pedition Captain Bérnard's partner was lost in a blizzf rc and has never . © Bernard con tinned his cruisévisiting many points aud native Willages where white men were ugknown by a vast majority and his slip was the first one ever seen. The natives were extremely pritmitiÿe and Bernard secured many curi@s in the form of L had hammeied out of the native copper of the h ty, and stone implements and ves. ls, many of which are specimetis. Bernard has secured about two/fons of these cu- rios besides many rare eggs and birds. The collection is beyond doubt the largest aud most valuable ever made in Al aud will am- ply repay the prof roters of the ex- pedition. Bernard ne “the successiv: winters on Barter Island, at the mouth of Coppetriver on Cornation guif ;fBally Island and at Cockburn point on Lolfard and Union - straights. Since. ‘Asgust 4th he has come over 1809 miles under sail reaching Note at 5 a. m. this Bernard has ta- morning. Capta ken ! his vess brough many dan- years and has snccollelts brought ber to port with au exceedingly valuable cargo. ie Dlfferend entre le duc de Connarght et le colonel Hughes LES CONSEQUENCES Québec, 17.—Nous apprenons de routrce digne de foi les causes du différend quis'est élevé entre son Altesse Royale le duc de Con- uaught, goùverneur général et le colonel l'honorable Hughes, minis tre de la milice, différend qui aura probablement pour résultat la dé- mission du ministre de la milice. 11 s'agit des réservistes Fanglais qui étaient au Canada lorsque la guerre a éclaté. Le gouvernement caua- dien venait d'offrir à l’Angleterre de lui envoyer un corps expédition naire, Le 8-août dernier, le gou- verneur euvoya à-M. Harcourt, se- crétaire d'Etat pour les colonies, le télégrammc suivant : Le gouvernement canadien désire connaître la nature des mesures que. gouvernement de Sa Majesté vou drait voir adopter.au sujet des ré. servistes de l’armée au Canada, qui se trouveut au nombre-de plusieurs milliers dans ce pays et dont les noms appat£issent au régistre du bureau des peusions impériales à Ottawa. Faudia t-il les. rapatrier ciois compreudrelgque. . chargé de verser ici leur pension aux hommes porteurs d’uve pension impériale ainsi qu’ aux réservistes, se trouve à pouvoir assurer le trans port de ces ‘hommes en ‘ même temps que le versement des fonds, si cette dernière mesure est néces aaire. Le lendemain, 9 te. avatit d'a voir reçu une réponse à ce télé gramme, le gouverneur général en envoya uu autre aitisi conçu à M. Harccurt : ou ‘Aucun ordre n'étant parvenu ici au sujet du rapatriement des ré servistes de l’armée, le bureau de la guerre permettrait il aces der péditionnaire canadien, ce qu'ils désirent vivement faire.”’ Le 12 août, M. Harçourt répon mi mm mener LR TT en Augleterre immédiatement ? Je. L'ermployé. niers de s'enrôler dans le corps ex dit par le télégrammc suivant : "’Télégrammes reçus de vous, le 8 août et le g août. [Le conseil de l'armée verrait avec plaisir que tous les réservistes de l’armée fus sent rapatriés dans le plus court délai possible. S'il est impossible d'assurer leur transport immédiat, ils devront revenir ‘‘avec’’ le corps expéditionnaire canadien. '’ C'est l'interprétation de cette dernière dépêche qui a donné lieu à un différend entrele gouverneur général, et le ministre de la milice. Ce dernier a cru comprendre qu’il pouvais enrûler les réservistes an glais daus le contingent canadien et c'est ce qui a été fait, puisque, sur les 32,000 hommes du premier contingent cana lien, il y en a plus de la moitié qui sont des réservistes anglais. D'un autre côté, paraît il, le gou verneur général interprétait cette dépêche comme signifiant que les réservistes anglais devraient revenir ‘avec’ le corps ex péditionnaire fca nadien c'est à dire en même temps mais qu'ils ne devaient pas être en rÔlés avec ce corps. C'est à la suite dece différend que le gouverneur aurait exigé la démission du ministre de la milice et c'est pour cela que l'honorable Sam Hughes est allé chercher des explications à Londresr Pourquoi nous Fe devons tenir Lorsqu'il y a quelques jours on put craindre de voir Paris brusque- ment assailli par un ennemi décidé à faire les sacrifices nécessaires pour y entrer à tout prix, il fant avouer qu'un peu de découragement se montra dans certains milieux. Cet état d'esprit est bien explicable, wais il contraste singulièrement a- vec celui qui règne aux armées. Tous ceux qui reviennent du front, officiers et soldats, conservent un excellent moral et s'étonnent fdes craintes parfois exprimée devant cux' ‘‘Nous reculions, disént-ils, mais 1ous n'avons jamais été battus C'était une manoeuvre.’ Ils ont raison. La preuveen est, qu'après les durs combats qui furent tivrés presque chaque jour, jamais les Allemands ne nous ont poursui- daus un ordre parfait, Cette retraite était nécessaire, pour éloigner l'eunemi le plus pos- sible de ses bases d'opération. Né- cessité bien dure, puisqu'elle entra ne l'occupation de notre territoire, avec son cortège de ruines. Mais elles’imposait. militaires qui inspire le plus de con- fiance était accoutumé, quand il professait à l'Ecole de guerre, de; toujours commencé l'exposé d’une question ou la discussion d'un pro blème tactique par la formnle: ‘De quoi's'agit il ?’’ Suivons sa métho- de, et voyous de quoi il s’agit pour uous. D'abord, de tenir l'ennemi coustamment accroché, pour qu'il ns puisse pas se dégager, et trans- porter ses corps sur uu autre théà tre d’ opération. Ensuite, de le combattre le plus vigoureusement possible afin de l'épuiser. Mais, en même temps, nous devons manoeu-: vrer de telle sorte que nous ne nous laissions pas accrocher nous mêmes; car notre défaite aurait pour consé quence de libérer la plus grande partie de ses forces, qui se porte- raient aussitôt contre les Russes. Les Allemands disposent de plus de quinze voies ferrées dirigées de l'Ouest à l'Est. Ce mouvement leur serait donc relativement facile. Il sie faut pas perdre de vue que les Russes sout obligés de prendre l'offensive rur deux théâtres d’opé- rations ; leur supériorité numérique se trouve donc assez diminuée. ! Même après l'écrasante défaite \qu' ‘ils viennent d’'infliger aux Au itrichiens et la prise de, Lemberg, ils sont obligés de laisser en Galicie de nombreux corps d'armée, qui leur feront défaut en Prusse. Leur marche sur Berlin, retardée par deux larges fleuves ‘que défendent des places fo:tes, ne sera pas la promenade facile dont on a ‘entrete- nu le public français d'une manière assez inconsidérée. Leur succès final ne fait pas de doute, mais si les Allemands avaient le temps de rameuer de ce côté le grns de leuis i’ Albanie et ont même aiusi sacrifié leurs intérêts pour ne pas violer l@ neutralité ee ce pays. Soldats deserteurs Une dépêche, envoyée de Ris mouski, annonce que le chef de po- lice Penaut a arrêté, hier matin, à bord d'1steamer ‘‘Ausonia’’ deux jeunes soldats de Toronto, Walsk et Hall, qui faisaient du service à Québec, et qui auraient déserté parce qu'ils désiraient ‘aller au few plutôt que de rester en garnison. forces, nous pourriors attendre ce succès plusieurs mois. On voit donc l'importance de la tâche qui incombe à nos armées ; jusqu'à présent, elles l'ont parfaite- ment remplie. D'ailleurs, »râce à ses premiers succès, la Russie va bénéficier dti tracé de sa frontière. La russe s‘enfonce comme une pres- qu’ile entre la Pologne allemande] et la Galicie autrichienne ; situation dangereuse, Parce qu'elle permet- trait à l'ennemi d’envolopper les troupes russes de couverture. Il l'a tenté en vain. La Russie n’a plus alors qu’a tirer parti de cette avan- cée en territoire ennemi, et l’inva sion moscovite va menacer directe- ment le coeur de l'empire alle- mand : Berlin d'abord, peut-être même la Ssxe et Dresde, sa capitale Du côté de l’Antriche, la poussée sera plus facile. La place ie Pize- mysl, moins forte que Lemberg, tiendra moins encore ; cette place une fois tombée, la route de Vienne par Cracovie se trouve ouverte sans obstacles sérieux. Mais pour que cette marche des Russes soit rapide, il faut que nous retenions le gros des forces alle mandes. Iln'y a pas de manoeu vre plus difficile et plus ingrate que celle là. Les pessimistes eux-mêmes doivent reconnaître que, jusqu'ici, le haut commandement et les trou: pes s'en sont bien tirés. X. ‘‘La Croix.'’ La Bonne Presse Combien en Comprennent la né- cessité ? Combien encore font pour elle quelques sacrifices !.. ! vis, et nos troupes se sont retirées | Un de ceux denos grands chefs | Pantera eux mêmes. Les membres de l’Apostolat ont reçu de leurs directeurs l'invitation e prier durant le mois d'octobre pour la diffusion de la borne presse. Jamais peut-être invitation ue fut plus opportune- Car, sous le prétexte le plus fu- tile, uon seulement les catholiques ue travaillent pas pour la diffusion des bons journaux, mais ils s’en L'Europe se meurt de cette inso:- c‘ence, prenons garde que le Cana- |4a n'eu soit aussi gravement at teint ! | J. A. DOLLARD. EE | Roma, 21.—La ‘‘Giornale d'Ita- lia'” dit que les Jeunes Turcs actu- ellement en Albanie, font une cam- pague pour engager les habitants de cètte province à combattre les Ser- bes.et qu’ils violent ainsi la nentra- lité de l’Albanie,f qui est garantie par la conférence de Londres. Le même journ:l ajoute que le seul pays qui sait actuellement en mwesu- re de faire respecter lés- conventions de la conférence de Londres est l'I talie, précisément parce qu'elle est neutre, et il demande au gouverne- ment italien de prendre les moyens nécessaires pour empêcher, à l’ave nir, toute violation de la neutralité de l’Albartie, La ‘‘Tribuua’‘, traitant du même sujet, foit remarquer que le France et l'Angleterre n’ont voulu en aucu- Turcs contre Serber On avait essayé d'arrêter Walsh à la | Pointe au-Père' mais il n'a pas été possible de le faire car il s'était dé- guisé en chaufleur. Walsh est aussi accusé de vol, Les deux désertears seront rame- nés à Québec par des militaires. | IL'assassinat du P. Nupierreux Un jeune Jésuita de Louvein, le P. Dupierreux, a été fusilié par de Tervuerain, parce qu’ou’avait trou- vé sur lui un carnet de notes sur le sac de Louvain Un soldat avait mis la main sur ce carnet, et le remit à l’ofhicier. ‘‘Lisez cela, dit celui ci, au jeu- ue Père. Le Père obéit, et lut à haute voix, 11 était dit dans ce carnet que les Allemands avaient détruit par le feu l’ég'ise de Saint Pierre et le trésor de l’université de Louvain. Et que de tels actes sont inconnus daus l'histoire, même parmi les peuples barbares. gnons, ainsi qu'un Père plus âgé, qu’on chargea de le surveiller pour qu'il ne s’échappât pas. Le P. Dupierreux s'agenouilla et joignit les mains L’'officier ordonna à quatre autres Pères de suivre le peloton d'exécution, IL commanda le feu. Le Pèie Dupierreux tomba. “Ah ! ii r:mue encore, dit l’Of- cier !‘ Et il l'acheva d’uu coup de révolver. Les Pères, qui avaient assisté à cet asssasinat furent ensuite con- duits à Bruxelles, à la caserde, où on les accueillit avec des outrages et des malédictions et où ils furent eufermés avec d'autres prêtres, no- tamment Mgr Ladeuze. Pour sou- per, on leur apporta un sceau de café abondamment allongé d'eau. Ils passèrent la nuit, la tête repo- sant Sur un sac. Le lendemain matin durant une heure et demie, ils furent encore ex- posés aux avavies, aux sarcasmes et aux menaces de la soliatesque. Puis on les renvoya Gansla chambre où il avaient passé la nuit, Aa bout d'uu: demi heure, un ofhicier supériew, suivi de son aide de camp, apparut. ‘Mgr Ladeuze ? demenda t il.’ Mgr Ladeuze se nomma. L’officier présenta ses excuses et Hdéclaia que, si les faits au sujet des- quels on lui avait fait rapport étaient exacts, l'officier qui avait ordonné l'exécution du P. DuPierseux au- rait à en répondre devant la justice. Puis il rendit la liberté aux Jé- suites. Ceux ci repassèrent dans la cour de la caserne, au milieu des cris de fureur des soldats qui voyaient leur p'oie s'écnapper, et se rendirens gans leur couvent de Bruxelles. Bernard Hotel Theo Bernard, Prop. Ccouveniently located and con pucted on the ‘‘Comfort Principal? Rates moderate Livery Stables in connection .ne manière occuper le territoire de Tignish P, E| Le sort du jeune Jésuite était dé: È cidé. On le :épara de ses compa- ” ? à +R, nds l