ee reg PU mn 2e à . w da j À Sa | Saintete Pie X LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 15 JUIN, 1905. VOL. 5. NO. 5 TIGNISH, Fondé en 1893 par Gilbert Bnote et son fils, | itsttit at F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. pret I2 ANNEE. Sa Sainteté le pape Pie X a eu 70 ans vendredi dernier. | Le Pontife, à cette occasion, a re- çuet reçcit encore de toutes les parties du monde des temoignages d'estime et de profonde vénération. Les dépêches ous apprennent toutefois que, de son propre aveu, l'incident qui l’a le plusému, le jour de son anniversaire c'est le di- ner qu’il a pris dans l'intimité de la famille avec ses trois soeurs, qui lui ont, comme cadeau de fête, of- fert des fleurs. _ C'est tous les jours que le chef spirituel de tant de millions d’âmes se voit l’objet de démonstrations affectueuses, venant de partout, de toutes les classes de la société, mais rien x’approche le véritable culte que lui ont voué ses soeurs. Elles ont toutes trois quitté pour lui leur demeure et leurs amis de Venise, et sont allées s'établir à Rome, dans un ancien palais donnant vue sur le Vatican, et d’où elles peuvent cha- que jour l’entrevoir de loin, au moins un moment. Et toutes les fois qu’elles se met- tent à table seules ou avec des hôtes "nombreux, il reste toujours une place vacante,'à la tête des con vives, pour le Pontife, prisonnier là, de l’âttré côtédu chemin. Sans doute Pie X ne va pas s’as- seoir à ce siège qu'on lui réserve. —il y a 35 ans que le Pape n’a pas quitté le Vatican, —mais ses 30eurs disent qu’il est avee elles. DE COEUR ET L'ESPRIT À La chaise inoccupée reste donc inviolée. Depuis leur arrivée à Rome, les ‘“Signorinas Sarto’”’”, come ‘pa rentes du souverain spirituel des Catholiques, out attiré sur elles l'attention et la considération du public, mais c'est tout récemment qu'on a counu j'amour profond qu’elles portent à leur auguste frère à la suite de la publicité don- née par un vtsiteur à l'incident que nous venons de citer. Pour elles, Sa Sainteté est encore LE ‘‘PETIT BEPP1”’, cummme elles l’appelaient dans son enfance. Avant son élévation au trône de St Pierre, Pie X menait une vie modeste, simple, à Venise, gardant auprès de lui ces trois femmes qui avaient été antrefois les compagnes de ses joies, au foyer domestique. On devine leur bonheur, à ces dernières, lorsqu'elles apprirent la ‘graude nouvelle’” ; mais en méme, temps ce fut pour elles un certain sentiment de tristesse, quand elles songèrent qu'il leur faudrait se sé- parer de leut ‘‘Beppi.”” 4 iles connaissaient les ftraditions du Vaticanet n’ignoraient pas que désormais elles devraient vivre éloi- gnées du vieillard qu’elles chéris- saient. | C'est alors que, après des mois de séparation, elles se décidèrent à alter vivre à Rome, pour se TapPro- cher de sa prison. L andant quelque temps, elles lo- ”gérent à quelque distance du Vati- can, où ellesse rendaient aussi souvent que pouvaient leur permet- tre les absorbantes occupations de leur auguste frère, —pas auss1 sou- vent qu'elles l'auraient désiré, toutefois. Cette consolation ne leur saffisait pas : elles se sont rapprochées en- core et ont établi leurs quartiers at palais Rusticucci, qui fait face à la | Celebre [demeure des papes. -Là, du haut d'une terrasse, à ime heure déterminée, : chaque * mâtin, elles attendent l'apparition, à une des fenêtre du Vatican de qui leur L'‘‘HOMME VETU DE BLANC'’, jette de la main à travers l’es- pace un salut affectueux, pour dis: paraître ensuite. ® Cet homme, c’est Pie X, qui ac-; corde ainsi tous les jours une pen- sée à ces femmes qu’il aime, après celle qu’il a donnée à Dieu. Les chambres du palais Rusticuc- ci sont spacieuses, avec de larges fenêtres, d'où l’on peut jouir d’un des pius beaux coups d'oeil de Rome : la vaste place Saint-Pierre ; en face, la basilique et le Vatican, dans tout le décor des fontainnes, lançant des arcs-en-ciel à chacun de leurs jets d'eau. CHEZ LES SOEURS DU PAPE ee , la table était prête, il y avait On entre d’abord dans une gran- de salle, simplement meublée, avec | quelques chaises le long des mu-| railles et trois petites tables sur les: | quelles sont déposés des albums reliés en parchemin, aux armes] pontificales, où les visiteurs sont | invités à inscrire leurs noms. | A la fenêtre, un modeste rideau en cretonne, de couleur jaune, Le salonest un peu plus riche ;! le vert et le bleu y prévalent, et | sur les murailles et sut le parquet. | Les principaux ornements en sont des portraits du Pape. L'un, de grandeur naturelle, avec une dé-| dicace, est suspendu au-dessus d’un vaste divan : c'est un cadeau de! quelques amis. Un autre représente le cardinal Sarto quittant Venise pour la der- nière fois dans sa gondole, se ren- dant à Rome pour le Conclave. Sur uxe table ronde, au milieu de la pièce, ce sent des a:bums et ut plateau en cristal, destiné à re- cevoir les cartes des visiteurs, Dans un Coin, sur un support, un phono- graphe, dans lequel le Pontife a maintes fois parlé. La salle à diner est meublée en ébène et est tendue de rouge. La terrasse est bien l'endroit de prédilection des trois femmes qui habitent ces lieux, car c'est de là qu’ellés se rapprochent le plus du Vatican. On y parvient par un es- calier étroit, en avis, et les appar- tements du Pape apparaissent alors, en face, au foad de la place Saint- Pierre. AMOUR FRATERNEL —‘‘C'est pour cela que nous sommes venues vivre ici’, s’écerie l'une des trois soeurs : ‘‘c'est si près de Beppi !” Et Signorina Rosa d'ajouter, avec nn air de contentement évi- dent : “Nous allons faire surgir ici un véritable jardin de roses et de fleurs odorantes, et nous y passerons tous nos instants’”. Les sosurs Sarto ont continué à Rome une coutume de l'hospitalité qu'elles accordaient à leurs hôtes, à Veuise. Dans leur demeure, il reste tou- jours une chambre à coucher inoc- cupée, et la table du dîner est assez vaste pour recevoir de nombreux convives. —‘“Nous l'aimous ainsi, disent- elles. Si un amise présente, il ne peut jamais dire qu'il est de trop. Tous sont bienvenus'”’. Un soir, un étranger fut conduit par la salle à manger sur la terras- ses 70 ans quaté éouvert. - — ans ce"cas, je me hâte, dit- il à la bonne : mesdames, je le vois, ont un hôte à dîner”’. —‘‘Où donc? demanda la ser- vante : si cela est, elles ont dû el- les-mêmes lui ouvrir la porte”. —‘‘Non, non, ce n’est par ce que je veux dire: voyez plutôt ces quatre places prêtes pour le repas”. La réponse vint aussitôt : —‘‘Oh, cela ne signifie rien. Il y a toujours aiusi quatre couverts : trois pour elles: uêmes et l'autre pour Sa Sante Fou ne peut ve- uir, c'est vrai, mais qui est ici, di- set-elles, de coeur et d'esprit. Peu importe le nombre des convives, cette place reste toujours “’acante . elle est sacré 2”. AUX GENOUX DU PONTIFE A leur arrivée à Rome, les sœurs Sarto se rendaient au Vatican beau- coup plus sonvent qu'aujourd’hui : elles trouvent en effet bien difficile de reucontrer leur frère ‘‘en famil- le’’ ét toute l'étiqueite qu'il L:ur faut observer les ennuie. — Je suppose bien que c'est là la coutume, s'écrie Sigrorina Maria, mais à nous cela ne va pas, modes- tes gens que nous sommes. Je comprends que si on pouvait l'ap- procher, notre Beppi, aussi facile- meht que lorsqu'il était patriarche de Venise, il n'aurait jamais le: temps de vaquer à ses affaires. ‘‘Et il est si occupé. Bien sou- vent, après même qu'il nous a fixé uñe heure pour nous recevoir, nous | sommes là à attendre durant des heures, avant de pouvoir lui par-| ler ; et toujours il nons faut nous| hâter de par‘ir, car chaque minute | que nous lui dérobons signifie pour | lui un surcroit de travail quand) nous l’avons quitté. | ‘“Ilest bien toujours notre bon frère affectueux, —un peu plus sé- rieux peut-être, mais c'est tout. Nous ne manquons pas de le met- tre en garde contre tout surcroît de travail, à cause de sa santé, mais il se contente alors de rire d’un bon coeur. (Can Bat Anytning Now. How many Dyspeptics can say that ? Or perhaps you are dyspeptie and don't know it. Have you any of these Symptoms ? Variable appetite, a faint gnawing feel- ing at the pit of the stomach, unsatisfied hunger, a loathing of food, rising and souring of food, a painful load at the pit of the stomach, constipation, or are you gloomy and miserable? Then you are a dyspeptic. 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Il s'attendait à y retourner bientôt, lorsqu'il partit pour venir au Conclave, Son billet de retour était même acheté, et à son gondolier il avait promis des souvenirs du nouveau pape. ‘‘Je ne crois pas toutefois qu’il y ERROVIM IL FAIT DU SANG NOUVEAU IL DONNE DE LA VIGUEUR IL FORTIFIE IL PRODUIT | DES 05 ET DES MUSCLES Ecvployé avec le plus grand avantage par toutes les personnes faibles. Em- pêche les syncopes, donne une couleur rose aux joues pâles, Davis & Lawrence Co., Ltd, Montréal retourne jamais. Nous, par ex- habiter. ‘C’est à Rome que nous appar- tenons maintenant, car Venise n'est pas Venise sans notre ‘‘Bep- pi” vous l’appeler autrement. Ce n’est pas bien,'fpeut-être, mais, vous sa- vez, il est toujours Beppi, frère. | ‘“Un jour, dans une audience, au Vatican, je l’ai nommé aiusi, et un cardinal, tout prés de moi, s’est me mettre sur mes gardes. rougi jusqu'aux yeux, et ime suis | hâtée de me corriger, maisie ne] crois pas qu’il s’en soit aperçu. Du moins, il ne l’a pas laissé voir, Suite à la 8ème page) » | ‘Savez-vous que nous ne pou-| : emple, nous irons, mais nonfpeur y |: x e ÈS - A EL. £ : £ « (4 p- gs s s 6 É 1) ; OZ S | ES S 4 < CC? 7 2 " > à : L = PR . = fn p É : CAR pe) 2 - a" 277 en a s Pour Conduire surement À une peau blanche et douce, faites usage du 11 n'y en a pas de meïlleu?, 032 Ê ALERT TOILET SOAP CO., MONTREAL, ere x k CEE TS se RARES QE J. H. Myzick & Co IMPORTERS AN DEALERS ‘N | DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GHOCERIES And Fishinæ Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened a full and complete stock of NEW GDS We are prepared to supply the wants of the farmer fish- erman and mecha : nic We invite inten- ding purchagers to give us a call, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going to Sammerside or Charlottetown, mammé Mé lecin-— Cars ien TIGNISH, ILE DU P. J, À. Johnston, M. D.,C.M Médecn] Chirugren ILE DU P, K. Hotel Bernard TREO. 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