À - , . nn RE | Lu L’'IIMPARTIAIL 1908 UN JOURNAL CATHOLIQUE Dans | UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE,. /-£ON X7/2 su ne FONDÉ EN 1#93 PugLi# LE JEUDI D: CHAQUE SKMAINE ABONNEMENT Un AN..coooussr... se °°$1.00 Six MOIS... sevs.e.ee 50 Les abonnements sont payable d'avance. Puur cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l’expiration de son a- bonaement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Aïlressez toutes lcttres, corres pondances, etc., à L'IMPARYIAE Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIAT, Tignish, Jeudi 29 Nov., 1906. DEUX NOUVELLES SOUSCRIP- TIONS La liste de souscription pour le collège acadien augmente. Bravo. me SOUSCRIPTION POUR LE COLLEGE ACADIEN Cette liste restera enverte dans nos colonnes et chaque sous:ription nouvelle sera ajoutée avec le nom du donateur. Voici la liste jusqu'à present : “Sylvain””.......0.0 + + + :$50.00 Pan soc e 50.00 CURE ir see oct ST O0 ‘‘Ernestine'’..…. 10,00 VAR aude) doc LR à suivre. Le Discours du Trone Le discours du trône, tout en n'étant pas uue pièce parfaite, est moins inusipide cette année, que les années précédentes. Laissons de côté les alinéas sté- réotypés, ceux qui se rapçortent aux compliments d'usage, à la prospérité toujours grandissaute du pays et à l'espoir que la Provi- dence continuera à prodiguer ses bienfaits ;: abordous, sans autre préambule, le discours du trône dans sa substance même, c’est-à- dire la somme de iravail qu'il ré- serve aux députés. Il y a d’abord un amendement à l'acte des élec- tions. Disons-le franrhement, un parti au pouvoir depuis un certain nombre d'année, doit avoir une certaine dose de courage pour modi fier un système auquel il doit son salut. Nous ne voulons pas dire que le parti libéral n’a pas besoin de cer- taines réformes. Il a ses côtés fai- bles qu'il faut renforcer. étayer même ; ila des brèches dans ses flancs que le chef, jusqu'ici, mal- gré tout son ascendant, n'a pas réussi à réparer. Mais, ne nous immisçons pas dans les affaires d'un parti ou un autre, restons-en aux faits, et re- venons au programme de la session qui vient de s'ouvrir. Donc, le gouvernement veut mo- difier l'acte des élections. L'idée est bonue, excellente, si el'e a pour but, ce qu'il faut toujours croire, à moins de preuves du contraire, la pureté électorale. Nous savons qu'il avait été nom- mé un comité spécial charge d'é tudier les meillenrs moyens de remé dier à la corruption électerale. Ce comité a fait rapport la semaiue deruière ; de là, une clause dans le discours du trône, —électorale asep- tique. Pourvu qu'on réussisse ! Un autre projet que nous aimons à voir figurer daus le nombre a rap- port à la fabrication et la vente des remèdes brevetés. Il n’y a peut-être pas de pays au moude—à moins de fouiller dans les recoins d'Asie où nichent les prêtres hindous-où le charlata- nisme est autant pratiqué que daus le Cauada. nb È, Voyez combien d'enfants ont bo la mo:t, d’après les rapports, off ciels, aux sirops calmants ;combien d'adultes sont descendus dans la tombe pour s'être confiés aux bra- conuiers de la médecine. Il ne mau- que pas de médecins diplômés au Canada, pour envoyer à la lune les charlatans et leurs fieles. Une troisième et dernière clause | | pour laquelle nous devrions félici ter le gouvernement est celle d’un- contrôle plus effectif des produits alimentaire canadiens, des viandes et poissons. Il est d'une importauce capitale que le public reçoive une bonne nourriture, exempte de toutes frau- des. On est devenu très sévère sur la qualité du lait à Montréal, par exemple, après que le bureau de l'hygiène ait démontré combien de centaines de bébés meurent à cause dn Jait adultéré qu'on leur don- nait. Ce quiest bon, nécessaire, indis- pensable sous le rapport de la nour- riture des nourrisens, jour une lo- calité, devrait l'être pour tout le pays. Aussi lorsqu'on veut protéger un produit alimentaire, ne peut-on pas aussi bien [étenire la protection à tout ce que le public consomme ! Si, à la prèsente session, le par- lement sait trouver une bonne lé- gislation au sujet des trois clauses dont nous venons parler ainsi qu’à celle du tarif, on pourra facile- ment le dispenser de tout le reste du programme sessionnel. Mieux vaut faire peu et bien que beaucoup et mai. LA FRATERNITE DANS SOCIETES On se plaint quelquefois de cer laines disputes le plus souvent acer- bes au sein de nos sociétés de se- cours mutuel qui pourtant, ont été essentiellement basées sur ces deux grands leviers du monde qui accom- plissent des merveilles; l'amour de fraternité. Chaque fois que la haine, la ja- lousie, la médisance et les autres réchantes passions de l’homme se déchaînent, il faut de toute néces- sité leur écraser la tête sous un ta- lon impitoyable. L'amour a sa source dans le Dieu tout puissant fqui {a crée le moude et l'humanité par le seul effet de sa volonté et de son amour. La frater- nité est en quelque sorte la mise en pratique de cette loi d'amour impo- sée aux hommes par la Joi naturel- le. Elle consiste à aider son pro- chain dans lesfcirconstances diffici- les de la vie et à prendre soin des orphelins si la mort vient frapper prématurément. La vraie fraternité enseignée aux hommes par le Christ ne trouve pas de meilieure manifestation que dans la société secours mutuel ou frater- nelle, pénétrée des doctrines catho- liques, respectueuse des autorités civiles et religieuses légitimes et poursuivant uniquement un but de dévoument envers son semblab'e. Un grand penseur et un graué é- crivain, Lamennais, dont le génie a malheureus:ment fait fausse route par un orgueil findomptable, a ce- pendant écrit des pages immortelles que l’on cite aujourd’hui comme des modèles du genre. En parlant du sujet de la fraternité dans les li- gnes qui suivent, ne semblent-ils pas que l'auteur ait formulé une déclaration de principes qui s’adap- te merveilleusement à nos sociétés nationals? Vous n’avez qu’un jour à passer sur la terre ; faites eu sorte de le passer en paix. Ja paix est le fruit de l'amour, car pour vivre en paix, il faut sa- voir supporter bien les chos:s. Nul n'est parfait ; tous ont leurs défauts. Chaque homme pèse sur les autres [et l'amour seul rend ce) poids léger. L'amour est infatigable : il ne se lasse jamais ; l'amour est inépuisa- ble, il vit et renaît de lui-même, et plus il s’épanche, plus il surabon- de. Celui qui s’aime plus que son frères n’est pas frère du Christ, mort pour ses frères. Avez-vous donné vos biens, donnez vot@ vie, NOS Je vons dis en v'rité : celui qui aime son coeur est un paradis sur la terre. L'homme vieux n'aime point, il convoite : il a fain et soif de tout. Son oeil tel que l'oeil du serpent, fascine et attire, mais pour dévo- rer , Une Prise d'habit en. Angleterre M. René Bazin, de l'Académie Française, publie c tte page émou- d'une vieille filie'”: Je viens d'assister à une prise L'amour repose au fond des âmes pures commes une goutte de rosée dans le calice d'une fleur. Oh ! si vous saviez ce qu'aimer ! Vous dites qué vous aimez, et beaucoup de vos frères manquent de paiu pour soutenir leur vie de vêtements pour couvrir leurs mem- bres nus, d'un toit pour s'abriter, d'une poignée de paille pour der- mir dessus, taudis que vous avez toutes choses en abondance. Vous dites que vous aimez et il que c'est qui languissent, privés de secours sur leurs pauvres couches, des mal- heureux qui pleurent saus que per- sonne ne pleure avec eux, de petits enfants qi s'en vont, tout transis| de froid, de porte eu porte, de man- der aux riches une miett: de leur table et qui ne l’obtiennent pas. Vous dites que vous aimez vos frères ! Et que feriez-vous donc si! vous les haïssez. Et moi j2 vous le dis : quiconque le ponvant, ne soulage pas son frè frère. PARLEMENT FEDERAL CHAMBRE DES COMMUNE LE DEBAT SUR L'ADKESSE Ottawa, 24. —M. Pardce, de Lambton, a inauguré, hier, le dé- bat sur l'adresse. Il a posé en ptin- cipe que tout ce que le gouverne. ment fait et fera est et sera cerrect. Il a été question de la prospérité du pays et de la sagesse ju gouvcr- nement. Le secondeur, M. Demers, le. nouveau député de St-Jean, a parlé en frauçais et a été très bien reçu. M. K. L. Borden a répondu au uom de l’eppositionu, et il a fait res- sortir les torts du gouvernement | que les deux orateurs venaient de vanter. Farlaut de la corruption électora- | le, M. Borden dit £qu'à la iernière. session il a introduit un bill amen- dant la loi électorale, et dit que l’op- position est en faveur de la suppres- sion du mai. Parlant de M. Hymau, M. Bor- den dit qu’en 1905, lors de l'elec tion du député de London, un far ceur avait suspendn un crèpe, à la den. Qui porte le crèpe, aujourd’hui, demanda M. Borden et l'opposition | de rire. Référant à M. Fieldiug, M. Bor- deu, dit qu’en payant deux ans a- près son élection des comptes pour | ouvrages faits en sa faveur, il était en contravention ‘avec la loi. Quant au tarif, M. Borden réfé- | ra au discours de M. Fieldiny, à Montréal, et dit que cette partie éa. discours traitant de la protection et | de 12 nécessié d'abaisser le tarif en faveur des cultivateurs était copiée du programme conservateur de 1893 Quant aux dépenses du gouver- neinent,- il s'en apporte à M, Courtney, fu i expert, qui a démon- tré publiquement que le Canada dé- | peuse trop. Il critique ensuite la politique du gouveruement dans l'Ouest. En réponse à M. Borden, sir Wilfred Laurier s’est montré poète | notre pays et disant que si l'opposi- tion veut aider le gouvernement, la tard que le printemps, lors du re- tour des rossignols. Il dit encore que nos produits se vendent bien et que le commerce du (Canada était florissant. Parlant de M. Hyman, le premier sion du ministre et que si le député a démissioné, c'est son affaire. M. Foster srivit, critiquant sévè- vernement comme le firent ensuite MM. MacLeau et Sproule. M. Bourassa a demandé l'ajour- et l'amour vous rendra tout. | voile d’un vieil y a un grand nombre de malades | re quisouffre, est l'ennemi de son. | porte de sa chambre à jui, M. Bor- et sentimental, vautant le climat de! session ne se prolongera par plus ministre dit qu’il a refusé la démis- nement. | vante qu'il extrait des ‘Mémoires : La Voix du ra 3 d'habit : je viens de voir deux jeunes filles françaises prendre le ordre religieux français, dans cette petite ville d'Angleterre Klles avaient vingt aus et vingt et un ans. C'était un spectacle non seule- ment émouvant, mais plein d’un seps tragique. Les religieuses des Oiseaux, chas- sées par les lois qui enlèvent aux Congréganistes le droit d'enseigner, se sont réfugiées ici. Je les connais | de longue date. J'ai bien des fois pénétré dans ce grand couvent. de la rue de Sèvres qui, depuis un siècle, avec ses hauts étages, ses salles de parloir lambrissées de chêne, ses jardins, sa chapelle, | faisait un si noble cadre à leur vie | monastique. On leur a pris leurs biens, en même temps qu'on les |privait du droit de parleret d’in- Struire ; on ena pris du moins | tout ce qu’on a pu. Moins mal | heureuses que (d’autres, elles ont | maintenu, cependant, Ja règle de leurs voeux. Elles font acheté, à Ja lisière de Westgate, un château nr: en briques rouges, qui s’appel- e ‘‘Tower House’’ et un enclos tail- ue tout autour dans les champs, et ab. en prolongement des murs se bâtissent des salles d'étude, des dortoirs, des galeries pour les élèves d'à présent qui seroit mieux ainsi, et pour les autres qui viendront. Mais la première construction a été la chapelle, on le devine, un abri démontable comme on en voit dans les pays de missions, comme on en verra plus d'un en France, après'la | Séparation, cloisons ae sapin verni et | toit en tôle gaufrée. | C'est daus cette chapel'e provi- | soire que les deux jeunes novices ont pris l'habit. L’autel n'était | décoré que de quelque palmiers l'actietés à des herticulteurs du Kent, per les grands parents qui n'avaient pu veuir. Les belles décorations | d'autrefois ont dû être laissées 1à- | bas, au pays. Mais des voix jeunes let pures chanutaient les mêmes |hymnes et les mêmes cantiques: ISelon le cérémonial traditionnel, Fe religieuses fiancées sont entrées par la porte du fond de l’église, vêtues d'une robe de soie blanche, | parées, charmantes, Elles ont de- “3 mandé à être reçues dans la congré- gation exilée et appauvrie, Une #\ robe noire, un voile blanc, une guimpe pour chacune, étaient pliés à gauche de l'autel, et sur le petit paquet carré il y avait une couron ne de roses blanches. Kllesse sont retirées bientôt, emportant ce cos- bn qui ne changera plus sauf la couronne, ni avec les saisous, ni avec les années. Quand elles sont rentrées dans la chapelle, légères enccre et jeunes dans leur vête. |ment nouveau, quand elles ont bé- |nies par l’officiant, quand elles ont | fait le tour du choeur, embrassant — [avec quelle tendresse vraie !—cha- leuus des religieuses et des soeurs | converses, quand elles ont retri [versé la nef, j'ai vu pleurer pres- ee tous les assistants, Ils n'étaient pas bien nombreux, | une soixantaine peut-être : | deux. pères, les denx mères, | frères ; jeunes, des soeurs, nes amies de pension, des compa- |gnes de ‘‘Blanche,'’ qui avait fait le voyage pour être là, quelques catholiques de Westgate, protestants dont la les des d’ancien- et des tenue et le vis- age disaieut assez l'émotion res- pectuense je songeais,—et d’autres sûre- ment songeaient en même temps | que moi : Voici le sang le plus pur | de Franee, des enfants de familles honorables. laburieuses, que tout | | pays dans le monde envierait à la | France; elles ont voulu suivre voie parfaite, s’abriter sous le! | même toit que leurs amies et leurs | |odètés: apprendre Dieu aux en- rement la politique fiscale du gou- fants et le prier en commun : et, pour avoir la liberté d’une telle vo cation, il leur a fallu s’exiler !‘* Je suis sortie la dernière, La vi. la | NOIR, M ELANG E OÙ VERT NATUREL Demande le The — Les Duveurs € de e Japon : 9 Ca s Ü re E ” ”. CE rs De ÉeriE de et le » SA LADA seulement d En Paquets cachet£s seulement, $ 6ce, soc, 4oc, 30, 25 Îa livre, ne devrai’ nt boire que Thé Vert, ‘‘Salada’’ Ceylon. Il est délicieux sion survivait. Je Naodt voir, je Léoyais les deux couronnes de reses sur le voile plié, à gauche, près de la cloison de bois. Et puis, que j'aime tant chantait encore à la tribune, la voix qui disait avec toute sa jeunes$e, toute sa foi, avec une espérance qui dépasse de tant de coudées la nôtre : ‘‘Laudate Dominum..."*" Correspondence Moxsieur le Rédacteur : — Pemettez-moi d'occuper un petit espace dans votre estimable jour- ual, pour vous témoigner toute la satisfaction que j'ai à lire votre vaillante feuille qui ne cesse d semer le bien parmi vos lecteurs. - Si vous dire comment j'admire votre (ravail, tout a fait évangeli- que, que vous et votre uoble com- pagne c'est imposé, peut vous ser- vir de consolation, vous en avez plein mon coeur. Que j'ai éprouvé du bouheur en li. sait les causeries ou les ‘‘coups de plume de ce gentil Sylvain ainsi que les très intéressantes correspon- dances d’Acadien et de M. Paul, (Paul, notre romancier acadien,) concernant l’idée de fonder um col- iège franÇais sur l'ile. J'admire leur patriotisme qu'on ne peut plus désormais conteiter. J'ose espérer que no isen verrens surgir beaucoup d’autres patiietes qui ont l'esprit et le coeur faits sur ce moule, Oui je suis certaine qu’un grand nombre de personnes, mêuc parmi les indifférentes vont se ranger du côté de ces amis de l'éducation et feront inscrire leur nom sur votre liste de souscrip- tion. Pour ma part, M. le rédacteur, je vous autorise d'inscrire mon nom pour la somme de $10.00, somme trè ; minime, mais que voulez vous, nous femmes nous n'avous pas le uiauiement de l'argent, mais je puis vous dire que nous avons le secret de faire délier le cordon des bourses, et nous en userons quand le collège sera devenu un fat assuré : mais une triste pensée vient se mêler à ma joie ; c'est l'indifférence qui existe parmi nos nationaux lor:qu'il s a. git del'éducation surtout des jeu nes filles. Nous avons des maisons d’éducatious supérieures : de pre- mier ordre, sur l'ile, Je veux par- |ler de nos couvents. Sont-ils pa- tronnés par nos jeunes dé moiselles acadiennes comme ils devraient être ? Malheureusement non, et pour prouver ce que j'avance je puis dire, avec connaissance de cause, qu'un de nos couvents, si- tué dans une paroisse acadienne, a été sur le point de fermer ses por- tes faute d'élèves. Est-ce que le col- lège n'encourait pas le même dan- ger, si toutefois nous réusissions, un jour d'élever ce imonument na- tional ? |Ces derniè es n'‘out pas besoin d'é 1 | ducation pour faire le menage et | soigner les enfants ; que nos mères |acadiennes n'avaient pas d‘édrca- ‘on et qu’elles se sont trés bien ti- | rées d'affaire, Oui nos mères étaient, en géné- ral, d'excellentes édite chrétien- | nes et ont su par leur courage et | leur dévouement se * «tirer d'affaire, |Inais S0yez en convaincu que si [elles avaient possedé une éducation | telle que uos filles ont le bonheur de puisser dans nos couvents au- jourd'hui, les mères d'autrefois au- la voix raient su doublement mieux accom- plir leur mission ; et puisque le de- voir no13 incombe 1e soigner les enfants ct veiller à leur éducation première ainsi que de voir au eomfort de la famille, etc., plus la mère sera instruite plus sa- gement elle remplira ses devoirs ; plus elle contribura au bienêtre de la famille. C'est souvent que j'ai enten- du cette malheureuse expression : Que mes eufsnts fassent comme moi. Je ue suis pas instruit et je puis cultiver ma terre et remplir mes devoirs envers mes semblables et l'état. Heureusement que tous ne pensent pas ainsi. J'ai eu le bonheur de conmaître un excellent acadien, père d'une nombreuse famiile, qui souvent dé- plorait son manque d'éducation, Il ne savaitpas même lire. Un jour, en ma présence, un voisin lui dit. Comuent ce fait-il que tu-es si auxieux pour faire instruire tes enfants ? Tu réusis pourtant asssez bien ettu n'es pas instruit’’. ‘C'est justement pour cette rai- son, répondit-ii : Je ne veux pas que mes enfants renconirent les mêmes difficultées que j'ai eues à surmonter, Tuædis que je réussis assez bien saus éducation. Et bien si je possédais une bonne éducation je suis persua lé que je ruéssirais d'avantage. Si ce brave homme vivait aujour- d'hui, je suis cettainne que son nom figurait au premier rang fsur votre liste, M. le rédacteur, pour un montant assez respectable, Je m'arrête car je crains qu’on va me traitée de bavarie. “ERNESIINE"” re mars vo Chappad hands are quickly ceured by applying Chamberlain’s Salve. Price, 25 ceuts, For sale dy B. R. McFa tyen Sen E eee 2 ne can tm amener 51 Compositions Musicales pour 256 Envoyez 25 cts au Passx-TEmps, 16 Craig-Est, Montréal, pour rece- voir franco 51 compositions musi- cales, ainsi réparties : 29 morceaux de chant : 19 morceaux de piano ; 3 MOrCeaux pour violon ou man- doline ; c'est-à-dire tous les numé- ros paraissaut du 1er juillet au 15 novembre 1906, y compris nn cata- ogue de musique et de librairie. D — mr + De MRORTRNES TTUCIE AT THE TOP: Burdock Blood Bitters HEARTBURN, Q 1elque un dit qu'il est plus | sentiel de faire instruire les | garçous que Îles filles de Vétiugs inaîtresses 4e maison holds a position unrivalled by any othef blood medicine ag a cure for DYSPEPSIA, BILIOUSNESS, CONSTIPATION, HEADACHE, SALT RHEUM, SCROFULA, SOUR STOMACH, DIZZINESS, DROPSY, RHEUMATISM, BOILS, _ PIMPLES, RINGWORM, or any diseast arising from a disordered state of th Stomach, Liver, Bowels or Blood. Whex you require & good blood medicine get > McQuarrie & Arsenault AVOCATS NOTAIRES & C», Summerside. (Bureau au dessous du Royal Ban of Canada) ARGENT À PRreTeR Neil McQuarrie, K. S. Aubin E, Arsenault Summerside te a tone em ht ie __ BURDOCK BLOOD BITTERS. 4 P: LEA ss