M pres ——— NOUVELLE SERIE fluer sur l’éclosion des malaises. @ N'oublions pas que nous vivons dans un pays où le changement de saison à une autre est excessive- ment brusque et où le passage des jours froids de l'hiver aux ‘journées d’une chaleur tropicale s'opère sans presque de transition. Il n’est pas rare de se sentir la tè- te lourde, les oreilles bourdonnan- tes, la vue troublée, Ce sont quelquefois les signes précurseurs de la facheuse congestion qui ris- e de se traduire au bout de peu e temps par les éblouissements, les syncopes, les coups de sang et les attaques d’apoplexie. Quant aux personnes qui, de- puis longtemps, connaissent l’état de santé précaire de leur appareil circulatoire, à celles qui ve . soignées pour une maladie de cœur, ui : présentent ordinaire- ment des palpitations, des essouf- fiements, des vertiges, des signes de congestions, comme la coupe- rose, les varices, ies hémorroïdes, celles-là sont instruites par l’ex- rience. € C’est cette catégorie de person- Les qui ont besoin le plus de con- seils ; dans l’intérêt de leur santé, qu’elles évitent avec soin, autant que le perinet leur état social, les fatigues, soit du travail, soit du sport, le travail de bureau pen- dant la digestion, qu’elles veillent avec soin à faire usage d’une ali- mentation à la fois nutritive et et légère ; qu’elles se préoccupent du bon$ fonctionnement de leur intestin et surtout qu’elless’effor- cent d’abaisser la tension sanguine trop élevée, en utilisant les pro- priétés des médicaments toniques. “ É E rs — : ’ um in ï Pr “HN à x dar & + > ag om Me sé ù _…— pi Vo POUR TE A Sn a" “ RCE nt sait "> nr”, M. Jos. LECOURTOIS : St-Godfroi, Qné. Les Pilules Moro sont pour ces malades nn élexir de longue vie ; elles mettent leur organisme en état de défense et de résistance par l’action combinée qu’exercent sur le tube digestif et sur tout le système arterioso-veineux les mé- dicaments de choix qui les com- posent. € Les hémorroïdes, sans être la plus grave des affections que nous venons de signaler, n’en sont pas moins peut-être la plus doulou- reuse et la plus désagréable. Leur traitement est médical ou chirurgical, mais, comme nous avons eu l’occasion de le dire pour beaucoup d’autres maladies, on ne doit recourir à l’intervention chi- rurgicale que dans les cas où l’on ne peut pas faire autrement ; et, grâce aux Pilules Moro, les cas où l’on ne peut pas faire autre- ment sont devenus excessivement rares et l’on peut même dire qu’ils ont disparu complètement. Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro gnérissent les hé- morrides presque aussi sûrement, avec leurs traitements, que les instruments de chirurgie les plus tranchants. Les Pilules Moro préviennent l’inflammation des tumeurs, elles régularisent, atté- nuent et finalement suppriment les poussées fluxionnaires. En- fin, elles ont la propriété qui ne saurait appartenir à aucun degré à l'intervention chirurgicale, de purifier le sang et de neutraliser ce qu’on pourrait appeler le ‘‘vice hémorroïdal.”? Les Pilules Moro agissent dans les périodes silencieuses de la ma- ladie, celle où se fait le travail lent de désorganisation de la paroi vei- neuse et de la viciation du sang. Intervenant à ce moment, les Pilu- les Moro constituent une sorte de 2=— tumiques m elles consolident et c’est sinsf que l'effort de la nature, ti tend À Ia soustraction 2" ts certaine quantité de sang, est ren- dit à la fois inutile et impossible. Voici d’ailleurs un intéressant! certificat de la part d’un des nom breux malades que nous avons trai— tés avec succès et qui doit aux PI lules Morosa guérison comp d’hémorroïdes qui le faisaient souf= frir depuis cinq ans: F Saint-Godfroi, Marcil Office, ‘| 28 décembre 1908. Messieurs les Spécialistes de la Compagnie Médicale Moro, Messieurs, Montréal. J'ai le plaisir de vous faire savoir que je suis heureusement grâce aux Pilules Moro, de tous les tualaises dont je souffrais à l’esto- mac et aux jambes et surtout des: hémorroïdes qui, depuis cinq ans, me torturaient sans relâche. Sur les avis d’un ami qui avait été gué- ri du même par les Pilules Moro, je vous ai écrit pour avoir vos conseils et pour recevoir de vos bonnes pilules. A bout de trois boîtes, je me suis trouvé soulagéet avec cinq boîtes j'ai été parfaite- ment guéri. Depuis je-n’ai plus souffert ; je metrouveabsolument bien et mes hémorroïdes n’ont plus Je recommande instamment les Pilutes Moro à tous les hommes qui redoutent cette douloureuse eë débilitante affection. Les hémor= roïdes ne résistent pasaux Pilules Moro. Votre tout dévoué, JOSEPH LECOURTOISà CONSULTATIONS GRATUITES —Les consultations gratuites des Médecins de la Compagnie Médi- cale Moro se donnent tous les jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin, à 6 heures du soir, au No: 272 rue Saint-Denis, Montréal Les hommes malades qui ne peu- vent venir voir ees médecins sont invités à leur envoyer par lettre une description de tout ce qgwils souffrent. pe Be Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remè— des. Nos les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats- Unis, sur réception du prix, 5oc: une boîte, $2.50, six boîtes. Toutes les lettres doivent être: adressées : COMPAGNIE-MÉDI- contre-mine détruisant à mesure CALE MORO, 272, rue Saint- Denis, Montréal. 3 Dans sa hauteur d'âme et sa su- périorité intellectuelle, c'était là tout ce que la vénérable Dame avait pris des idées qui commençaient à prévaloir en France. Et Robert pouvait lire encore dans le testament de son père : — Prends une épouse qui soit di- gue de la longue lignée sans tache des aieux.... Qui en était plus digne que la jeune fille, au coeur loyal, prête à dépouiller sans un regret pour ac- complir une oeuvre de justice, com- me son père avait accepté la misère et ia mort pour rester fidèle à la probité ! Tout doucement, Blanche, qui tisait dans l’âme de sa mère, lui représenta ces choses, et le léger malaise intérieur disparut, sans que Robert ni Alice en eussent aperçu l'ombre sur leur horizon de ten- dresse et de joie. PROJETS DE MARIES Le château d’Albères, tourelles veltes montant vers le ciel, bijou archaïque savamment ciselé, a pris l’air triomphant des demeuree heu- reuses, Dass les coffres gardés par l’aïeu- le en sa chambre funéraire, Robert a trouvé de l’oren quantité suffi- sante pour arracher aux créanciers du banquier l'antique manoir fami- lial et y vivre lui-même avec ses chères aimées, dans ce rayonnement de puissance et de luxe que donnent les grandes fortunes. Alice et lui se sont mariés ce ma- tin, ageñouillés sur le parvis de la chapelle, au-dessus de la crppte où l’aieule, après une si iongue atten- te, s'en est allée dormir avec ses pères, satisfaite de l’oeuvre accom- plie. Ils se sont mariés ce matin, et Jeur bonheur revêt une apparence grave et pensive, car ce bonheur est un fruit qu’ils ont cueilli sur les épines des douleurs humaines. Accoudés tous deux au balcon de pierre brodé de scultures, ils regar- dent le parc empli de 1a jeune splen- deur des floraisons printannières. il y a eu en ce lieu du sang et des larmes, si un drame sombre s’y est déroulé, les primevères et les roses, le lilas rustique et les lys ro- yaux, les fleurs d’arbres à corolles de rêve ne s’en doutent point. La nature, oubliant les récentes funérailles, s’est mise en fraîche jette de noces pour fêter la nou- velle épousée. Les pelouses semées de reines- marguerites et de violettes blanches semblent de larges bouquets offerts par le jardin sympathique à la jeu- ne dame d’Albères, et un parfum monte d'en bas, fait de l’odeur douce de la terre et des mille sen- teurs des fleurs de mai. ss... ...... ....... Ils regardent "à travers l’atmos- phère étonnamment claire et pure, tout le pays environnant, au milieu duquel la vieille demeure ancestra- le, debout, semble commander. — Alors ce sera là-bas l’école des filles tenue par les bonnes Soeurs, avec la crèche attenante pour les tout petits...ici, plus près, l’huspice des vieillards, où l’on recevra aussi, n'est-ce pas? des mendiants de passage, en mémoire de ma mère, dit-elle, la voix trôublée, qui passa ici, errante et pauvre. -- Oui, chérie, on fera tout com- me vous l’avez désiré....Vous me demandiez à quoi cela sert d'être riche : vous voyez bien ! Il fallait que Dieu les eût fait des êtres d'élite et que l'épreuve eût perfectionvé en eux l’oeuvre initia- le, pour que, en cette heure où ils atteignaient le sommet des félécités humaines, ce ne fût ni une pensée d’égoisme, ni une pensée d’orgueil, qui monta en eux, mais un grand élan d'amour bienfaisant pour les hommes, leurs frères. Alice reprit : — Vous me l'avez expliqué, en effet, mon Robert : la richesse est aujourd’hui la plus haute puissan- ce, la royauté unique ; il faut en user pour faire beaucoup de bien. Elle est encore le privilège dont une providence mystérieuse gratifie un petit nombre, parmi la foule des laborieux peinant pour le pain de chaque jour, et la tourbe lamenta- ble des miséreux, sans nourriture et sans asile. Ce privilège, il faut se le faire aardonner en quelque sorte et par les hommes et par Dieu, à force de fraternelle compassion, de justice, d’aumôûônes, de fervente tendresse pour les déshérités. —-La leçon était déjà faite dans votre coeur, mignonne, et vous a- vez compris mieux que je n’ai ex- pliqué, —C'est que Dieu nous donne en- core quelque chose de bien meilleur que la fortune... —$Sans doute, amie, il te done à moi, il me donne à toi. —]l nous fait heureux, Robert, et quand on est heureux, comme on doit être bon ! Elle reprit : | —Oui, notre vie sera douce et belle : soulager des souffrances, sécher des larmes, changer en pain pour les affamés la riche moisson d'or mise en réserve par les aieux. Instruire les enfants, soigner les malades, consoler les vieillards. Mais j'y songe, Robert, avez- vous vu Brutus Bonin, ces jours derniers ? — Oui, chérie, hier encore, quand vous étiez en conférence avec ma mère et Blanche, au sujet des pré- paratifs de l’intime cérémonie de ce matin, j'ai poussé jusqu'à sa mai- sonnette. Jel’ai trouvé installé dans son fauteuii, en bonne voie de guérison, toujours ravi de m'avoir aidé à découvrir la chambre de l'aieule et le trésor d’Aïbères. — Vous lui donnerez sa part de tout ce que nous possédons, n’'est- ce pas, Robert ? — Je l'iriiterais eu lui faisant seu- lement une proposition semblable, Cet homme, dont tous s’éloignaient en l'appelant avec mépris ‘‘le vieux jacobin”’, est un coeur d’or et une âme très haute, S'il a erré dans sa vie, ce fut par la déviation des sen- timents les plus généreux. Ilest resté honnête, étant pauvre, il a su garder un serment ; ce n’était pas, décidément, le premier jacobin venu ! Maintenant, sa visillesse a retrouvé Dieu, et l'estime publique lui est revenu ; il est en paix et content, Ce qu'il préfère à notre or, c'est notre amitié venant ani- mer Sa longue solitude. Il nous faut l'entourer de ces témoignages d’affectian ; nuant au bien-être ma- tériel, c'est d'une main légère et très discrète que nous devons de plus en plus l’étab'ir autour de lui. Il a formeilement refusé de quitter sa cabane étroite et incommode pour venir s'installer au château. | —C'est comme Mageutte, qui veut rester dans son petit pavillon, au lieu de s'établir ici, tout près L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARD nes de moi, dans une chambre confor- table où je me serais fait une joie de la soigner comme une amie, comme une parente.,..Et n'’est- elle pas encore plus que cela pour nous ? Avez vous vu, Robert, com- me elle pleurait, ce matin, quand nous sommes sortis de la chapelle ? —C'était la joie de vous voir heureuse et dame d’Albères, ma chère petite Alice ! Alice se tourna vers la vieille femme, qui était arrivée tout près d’eux sans qu’on l’entendit, et lui serra les mains avec effusion. —Je puis moutir, dit solennelle- ment Maguette, puisque j'ai vu le château d’Albères et le trésor re- touraer à leur héritier légitime. Cependant, l'air fraîchissait et le tardif crépuscule de mai com- mençait à répandre un peu d'om- bre sur les floraisons diaprée du parc. — Vous n'avez pas froid, mes en- fants ? dit une voix pleine de solli- citude, et deux nouvelles venues apparurent sur le balcon. La mère de Robert paraissait plus jeune dans son deuil, légère- ment mitigé pour ce jour de fête. Un rayonnement de bonheur, gra- ve et contenu, remplaçait, sur son visage fin et distingué, la tristesse ancienne, Blanche, à côté d'elle, semblait l’'incarnation de la joie. —Mère, lui dit-elle à mi-voix, je vous l'avais bien dit que la France, notre vraie patrie, nous gardait un grand bonheur ! Ils rentrèrent ensemble dans le petit salon, où Alice, à certains moments, croyait voir encore, plus émue qu’elle ne le laissait paraître, l’ombre de Rémandier et de Lu- crèce. Mais c’étaient le beau vi- sage aristocratique de Mme d’Al- |bères et le cher visage de Blanche qui lui souriaient. —Je vous dois tout, Robert, dit- elle à son mari, et j'avais encore aublié de vous le dire. Mais je vous remercie surtout de m'avoir donné une mère et une soerr. eee 0 À cette même heure, au ‘‘Merle- Bleu’’, pendant que le petit auber- giste malingre desservait la table avec des mouvements humbles et silencieux, les sept ou huit touris- tes qui venaient de prendre leur repas attachaient des yeux allumés de curiosité sur la planturerse hô-|\ tesse, qui, debout devant eux, hau- t:en couleur et pénétrée de son importance, disait : — Ah ! oui, c’est une bien ex- traordinaire histoire que celle de ‘Mystère d’Outre towbe’”’...Une histoire vieille de soixante ans, Messieurs...et qui s’est dénouée ce matin par un mariage, après des |) aventures effrayantes qui se sont château et les Grottes-Perdues, que ces Messieurs ont visitées ce matin. mauvais rêves... mes au contraire tout oreilles pour vous entendre. Asseyez-vous là, ma bonne dame, et contez-nous vite votre histoire de ‘‘Mystère d’'Outre- tombe’’. —Il faut prendie la chose par le commencement. (C'était donc au temps de la Révolution... JEANNE DE LiAs FIN TENDERS CURRAN BAN BRIDGE | —— Departement of Public Works, Charlottetown, P. E. I., July 21st, 1910 Sealed Tenders will be received at this office until noon Monday, August 15th, 1910, from any person or petsons willing to contract for the repairing of Corran Ban Bridge according to specification to be seen at the residence of Michael Ready Corran Ban, and at this office. The names of two responsible persons willing to become bound for the faithful performance of the contract must accompany each ten- der. Face tender must be accompa- nied by a certified cheque on any chartered bank, payable to the or- der of the Commissioner of Public Works for the sum of teu per cent of the amount of tender. Cheque will be returred if tender is not accepted. The Department does not bind itself to accept the lowest or any tender. Tenders to be addressed to the for Corran Ban Bridge”? . L. B. MCMILLAN Sec’y Public Works passées dans les souterrains dus Mais ce récit est bien long, et sis ces Messieurs craignent de faire de} — Mais point du tout ; nous som- |" mn I 9 AOÛT 1910 À VALUABLE SUGGESTION FOR RHEUMATISM, KIDNEY AND BLADDER TROUBLES CAN BE MADE AT HOME We are pleased to be able to publish for the benefit of our readers the prescription of a celebrated specialist. of years of scientific investigation and experience, and is taken from a reliable publication. Ganre ana Urinary Troubles. out and save it. This is the result This is an exact copy of the original: A poe Bbeuss ons las AC ss poses EC caod The ingredients are vegetable and have a gentle and natural action, giving à distinct tonic effect to the entire system. It is a wonderful mixture in the treatment of Lame Back and It cures Rheumatic Pains in a few hours. ingredients ean be bought separately and mixed at home, or any druggist can fill the prescription. If not in need of it now we would advise our readers ta eut this The l poultry of all kinds. C000000007000000000000700000 CO00096555209 Mammoth poultry yards, fine catalogue of pure bred poultry for 1910, 50 pages handsomely illustrated, 25 engravings, photos describe 65 lsading varieties of land and water fowls. prices of stock, eggs, incubators, poultry supplies. for poultry and feed chickens and fatten fowls and marketing This book is given away FREE. Send {wo cent stamp to pay postage, only a limited supply of these books. The J. P. Tanton Co, 900007000000 0000007000 2220000000 A) ’ Gives low How to care SEND TO DAY as we have Box 16, Summerside C0 00000 00 SSD 0 0 0 0 ee 0 ee Aux renouvellement il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé. Le Vindes Carmes est un tonique recoustituant qui a fait ses preuves. personnes faibles, cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST CERTAIN. À. Toussaint & Cie, Depositaire Generaux BÉSSEESEC SEesOSS de saison Il est prescrit aux aux convales- RAPIDE ET Quebec, P. Q. 4 Hettoie toute f nant ” C0SC sens Si votre épicier ne vend pas la poudre à laver GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi ques Ja vôtre à THE N. K. -FarmBanx CompPan£, Muntréal, et ils vous enverront un échartillon d’un + de livre, FAIRBANK CoMPaNY, Montréal, Chicago, New-York, Nouvelle-Orléans, St-Louis, San-Francisco, Londres, Ang. D é THE N. K. PRES AS AE FANS, PS Le Pain Benit (De l’Evénement.) elle existait aussi dans nos villes) de donner aux fidèles, le dimanche, j la graud’messe de l’église parois Il y avait autrefois une coutume undersigned and marked, ‘‘Tender | dans nos campagnes (je ne sais si | . siale, des pains, bénits solennelle- ment par le prêtre, avant l'office et, que le bedeau, aidé de ses fils, cou- pait en menus morceaux pour la distribution qui commençaient avec le : “‘Credo in unum deum’’. J'eus la bonne fortune un beau dimanche de l’an des grâces et des joies eufantines 18? ?—de me fau- filer daus la sacristie après l'entrée nn en r8 ANNÉE de Monsieur le curé au choeur, au moment où les grands cou- teaux bien aiguisés commen- çaient l’oeuvre servile dominical. J'avais juré qu’à mes risques et périls, j'irais voir couper le pain bénit. J'avais bien quantité de pe- | tits frères qui servaient, à leur tour, à la grand'messe— mais ces gar- cons, même tout jeunes, étaient des | gran | onne peut rien savoir d'eux—Iis trouvaient bien beaux et bien bons les pains sucré dont ils avaient une bonne part ; mais iis ne s’occupaient guère du ‘‘décor et de la mise en scène””’......... Après le prône, donc, commen- çait le partage : tradition religieuse et symbolique. Touchante figure de l'esprit de fraternité qui prési- dait aux agapes des premiers chré- tiens ! : L'officier de l'église, alors tout à la fois bedeau et sacristain servait d’abord, si j'ai bonne mémoire, les dames Religieuses et Messieurs les Marguillers—Ces derniers rece- vaient, ainsi que les chantres, pa- rents, amis, ‘‘pratiques’’ du pro- priétaires des pains, des ‘‘cousins"”. (Dans les campagnes pauvres,. c'é- tait des gros morceaux.'’) Le ‘‘château’’ (chanteau) était donné à celui qui devait reudre le pain bénit le dimanche, ou le jour de fête d'obligation, suivant. Puis chaque fidèle recevait sa part. L'occupant du bord de chaque banc prenait autant de petits morceaux qu'il y avait de personnes avec lui. Son missel ouvert lui servait de plateau. Ily avait parfois quel- que petit lercin...... Ainsi: j'ai vu des ‘‘papas’”, pourtant bien hon- nêtes, se tromper pour deux, le ‘“petit’’ pas encore en Âge d'aller à la grand’messe mais qu'on atmenait une fois pour voir les grosses ga- lettes renflées’’ Le bedemu, qui a- vait beaucoup d'enfants, compre- nait et pardonnait en souriant. Il avait un nom si évangéliqne ; il s'appelait : Monsieur Paradis..... Puisque je suis en frais de mettre les points sur les i et de rapporter les faits véridiquement, je dois dire que le jubé n’était pas oublié ; surtout les chantres qui aidaient de leur mieux le vieil harmonium à : | rendre plus justes les notes grégo- riennes, et partant plus grande la {| solennité des offices. Pauvre précurseur des grandes orgues d'aujourd'hui ! qu'est tu devenu ?....On t'a sans doute ou- blié quelque part, dans nn coin obs- cur de l’église ! N'est-ce pas que \ | tes vieilles touches jaunies pleurent en silence, comme les petits enfants & | de ton temps, l'abolition de la cou- tume du pain bénit ?.... Pour eux, c'était la manne dorée |les dimanches SG | village n’a pas de commères) ? d’a- Gp | ou blanche qui tombait du ciel tous !,... Quélques-uns ont soupçonne les commères (quel voir été un peu la cause que la manne du dimanche, ne tomba plus. ‘‘Les riches pouvaient don- ner de plus beaux pains que les pauvres’” etc....De tout temps, les potins ont existé ; et ce sera tou- jouis que les petits, comme a dit le bonhomme, ‘‘pâtiront des sottises des grands.’ [a fête quoiqu'il en soit, était aussi la fête des vieux qui rappor- taient, aux marmots et à leurs gar- dienues, les petits carrés toujours bien blancs au-dedans de la farine du bon Dieu !.... Pour le ‘‘mignon’’ était réservé le morceau à un côté de croûte, do- rée par le four, ou blanchie avec de la crême épaissie de fine fleur de sucie. Puis le sermon de Monsieur le curé était continué à la maison par la maman qui disait, en pre- nant la menotte du bébé : ‘‘fais au nom du Père’’....C'est le petit Jé- sus qui t'envoie du pain bérit. J'entends encore un papa—l’appé- tit ouvert par le rude travail de la semaine et le fumet dela bonne Sonpe—traduisant à sa manière que ‘‘l'homme ne vit pas seulement de pain’””’....A table, les enfants ; c’est le dîner du dimanche. C'est votre mère qui fait le meilleur pain—La famille nombreuse et bruyante mangeait de joyeuse h‘1- meur. Aujourd’hui : plus de pain bénit, plus même de paia de ‘ chez-nous'’. A la ville, toutes sortes de peti's four alléchants, frais, spongieux, qui flattent le palais, mais qui ne disent rien quand on les mange... Oh ! les beaux dimanches ! Les bons repas de jadis, aux foyers de nos pères !...... ‘Mes larmes montent quend j'y nse””.....e Fe PAYSE, ‘Le Touriste”, Ÿ e 1 ! | 4 { 1 Î nent dé Os 6 ls, ia D nn M ie 4e 0e re mn mn en nn moe ts ". : VU, y ‘ ÿ ° mar à a ae MÉRNERR E MDE ges rer De Did ess. emmener g'#a ss din 00 st nie mt à er ameere