ot engage 1 strass D Lu ee L'IMPARTIAL D die sua is) dos UNE ORANGE DE HUIT MILLE FRANCS On causait dans le hall d'un cercle parisien. Moi, dit le baron, je n'ai ja- - mais eu affaire qu’à un usurier. Voui êtes bien heureux, dit le colonel. Mes relations avec lui m'ont À jamais dégouté de l'institu- tion… Je vous vois venir, dit le doc- teur, vous allez nous narrer quelque histoire de perroquet empaillé...ou de lots de veille diligence, Vous n'y êtes pas du tout, re- prit le baron. L'anecdote est as- sez drôle. Voulez-vous que je vous la raconte ? Allez donc, ne vous gênez pas Il ÿ a quelque vingt ans de cela, j'avais besoin d'une petite somme : deux cents louis. Ce n'était pas précisément pour me sauver l'honneur, mais j'é- tais persuadé que c'était pour me sauver la vie, car je m'ima- ginais que je mourrais si Léona m'abandonnait, et il fallait deux cents louis pour satisfaire je ne sais plus quel caprice de Léona. Mon ami, le marquais de X.... à qui je comptai me: peines me tint à peu près c+ langage : Très cher ami, je vous préêterais volontiera deux cents louis si je les avais, mais je ne les ai pas : tout ce que je puis faire pour votre service c’est de vous adresser à un honnête usurier qui, sur ma recommandation, vous les prêtera, du moins, je l'espère, Un usurier honmète ? Pardon, j'ai dit un honnête usurier. À vous de faire la dif- férence Je n'étais pas assez versé en linguistique pour rechercher en quoi un honnête usurier peut différer d'un usuri-r honnête … et j'avais impérieus-m-nt besoin de mes deux cents louis. Je priai donc le marquis de m'é- crire une lettre de recomman- dation et il l’écrivit sur l'heure. Elle était ainsi conçue : “Mon cher monsieur Péquig- not. ‘Je vous adresse mon ami le baron de N..qui serait bien aise de faire une petite affaire avec vous. Traitez-le comme moi- même et même mieux, si cela vous est possible. Ii vous expli- quera ce dont il s’agit et je crois que. vous n'aurez pas à vous plaindre de lui, car c’est un très bon jeune homme. “Bien à vous, “Marquis de X....” Le soir même, je me présen- tai chez M. P‘quignot. J'avais toujours cru que les usuriers logeaient dans des quartiers sombres et habitaient des maisons au lugubre et mys- térieux aspect ; mais M. Péquig- not occupait un joli troisième en pleine rue Lafayette. Quand j'eus senné à la porte, une servante quinquagénaire. à l’air,provincial et au plus haut point respectable, m'introduisit dans une sorte de parloir confor- tablement mais modestement meublé. J'attendis à peine cinq minutes. Au bout de ce temps nne porte s'ouvrit et je vis apparaître le plus respectable vieux monsieur qu’il soit possible d'imaginer. Figurez-vous une sorte de Béranger sans sa pointe de scep- ticisme et de moquerie. Monsieur Péquignot ?.….deman- dai-je encouragé par cet aspect charmant. Lui-même, répondit le vieux monsieur. À qui ai-je l'honneur de parler ? Je me nommai. ‘l s'inclina, Qu: puis-je faire pour votre service ? 7 Je viens d'abord vous remet- tre une lettre de marquais de X. mon ami le Et je jui tendis la missive, qu'il lut sans souciller. Alors, dit-il, mon cher mon- sieur, vous auriez une affaire à me proposer ? Mais oui, monsieur, Quelle sorte d'affaire ? .. Dame ! Voyons, remettez-vous., Vous ne venez par, j'imagine, me de- mander de demarder de l’ar- gent. Mais. au contraire—je— La vénérable figure de M. Péquignot prit un arpect déso- lé, Hélas! mon cher monsieur, dit-il, votre ami le marquis de X—ne sait donc pas à quelle extrémité"m'a réduit ma manie de rendre service? j'avais une honnête petite fertune, elle a presque entièrement disparu — Pourquoi ?—parce que j'ai été trop bon- Mais, monsieur, Croyez.vous vous faire tort, dis-je, vraiment ému des plaintes du hon vieil- lard: si je m'adresse à vous, c'est que je subis une gêne mo- ne perdrez rien, je vous prie de le croire-bien au contraire, Ah ! mon cher monsieur, dit M. Péquinot, vous ne sayez pas combien j'aime la jeunesse. Je vois bien que je vais encore me laisser entrainer-Enfin, combien vous faudrait-il ? Une bagatelle! Mais, mon cher monsieur, si j'avais deux cents louis liquides je me regar- derais comme le plus heureux des hommes. Et le bon vieillard épongea ses yeux avec son foulard. Alors-je dois renoncer à— Non-je suis si bon !—ÿai tant de désir d’être agréable à la jeunesse—je ne puis vous don- ner deux cents louis, Je ne les ai pas-je ne les aurai jamais, seulement, je puis les demander pour vous à une tierce person- ne. Revenez demain, Je pris congé et revins le lendemain, Allons, me dit le bon viellard, j'ai pu faire quelque chose pour vous : mettez-vous la et écrivez : accépté pour la samme de cinq mille francs Mais. dis-je naïvement, ce m'est que de quatre mille francs que j'ai besoin Chut! chut !-mon jeune ami, dit le bon veillerd, c’est aussi quatre miile francs que je vais vous donner, meis vous compre- nez-les affaires- l'agio, le capi- taliste a qui j'ai dû emprunter- Enfin.— N'insistez pas-C’est signé. Je vous paierai cinq milles francs dans six semaines, Parfait, mon cher jeune ami, affaires, Alors vous allez me donner. Quatre mille francs-C'’est convenu. J’eus un tressaillement de joie. Léona allait être satisfaite. Le bon vieillard ouvrit un tiroir et, en gémissant, prit dix louis qu’il me mit dans La main— Dix louis ! m’écriai-je. Oui-dix louis tout neufs- Et puis, attendez, oh ! je vous gâte, mais je m'intéresse tant à la jeunesse! Veici un billet à ordre de trnis mille huit cent deux francs vingt eentimes, 11 écheoïit aujourd'hui, Touchez- donne Dieu ! Et le bon vieillard me poussa | doucement dehors. aux pauvres prête a Le billet était signé: Capi- taine Rambert, avenue de Clichy, 15. le capitaine Rambert soit bon Et prenant malgré moi la mine séyère d’un créancier qui | ne badine pas, je courus chez le capitaine Rambert. Re v - que je ne suis pas homme à mentanée, mais, ayec moi, vous | je vois que vous êtes rond en | en le montant-Quant aux deux | francs vingt centimes de sur- plus, je vous les abandonne. | donnez-les aux pauvres—Qui Diable ! pensai-je, prouvu que | Au cintième, concierge, Je sonnai au cintième, Une adorable jeune fille de quinze à seize ans, blonde, pale, les yeux rouges et gonflés de larmes, la gorge oppressée sous une mauvais Ccamisole mal at- tachée, vint m'ouvrir et me dire : | Que désirez-vous, monsieur ? Mademoiselle, je voudrais parler au capitaine Rambert. Monsieur, papa est bien ma- lade, je ne crois pas qu’il puisse vous recevoir. Pardon, mademoiselle, mais ça ne fait pas du tout mon af- faire, je suis porteur d’un billet de trois mille huit cent deux francs qui m'aété donné en me dit la paiement par M Péquignot. Lois Hélas, monsieur, nous ne sommes en mesure de rien vous donner et M. Péquignot le sait bien. Ce n’est pas notre faute, allez!........,Nous sommes bien malheureux! Maman est morte quand j'étais toute pe- tite... je suis restée seule avec | papa 6t mon frère... mon frère est mort aussi..,après a- voir fait des dettes... de gros- ses dettes... 1] jouait... il a em- prunté beaucoup à M. Pequi- not.….Papa n'avait que sa pen- sion... il à voulu tout de même payer les dettes de mon frère... alorsila fait des bil- lets à M. Péquignot il n'a pu les payer tous..……., il en fait encore..……, puis ilest tomber malade...,si malade que j'ai cru plusieurs fois qu'il allait mourir.……..illni faut des mèdes, et des re- bouiilons et du bon vin..….jai tout vendu....sauf les meubles les plus néces- saires... Ce n’est pas pour faire tort à nos créanciers. c’est pour que papa ait se qui lui faut. Je ne puis pourtant pas le Jais- ser mourir comme cela... C’est ce que je réponds quand on vient saisir Chez nous... Et la pauvre petite fondit en larmes, è On nous tourment tant pour ces billets, ajouta-t-elle, | On ne vous tourmentera pas | au moins pour celui-là, dis-je, et l je le déchirerai en mille mor- ceauxe La petite s'arrêta toute confuse. Oh! monsieur, dit-elle, je ne vous disais pas ça pour ça ! Allons, calmez-vous, repris-je vous dites que monsieur votre père est bien malade ? Oh, oui ! bien malade. Eu danger ? Le médecin dit qu'ila une maladie de consomption és | qu'il guérirait sans doute, s’il avait moins de chagrin et si on pouvait lui donner ce qui lui est nécessaire. Et vous ne pouvez pas le lui donner ? Hélas, monsieur, reprit la pauvre petite dont les sanglots redoublaient, nous n'avons plus un sou à la maison... Oh! parlons tout bas, s’il vous plait papa ne veut pas que je dise ce- la, il est trop fier..…...mais tont à l'heure il avait envie d'une orange et je n'ai pu la lui ache- ter... Mon Dieu, mon Dieu, je | ne sais pas ce que j'aurais don- | né pour une petite orange de | deux sous! Une pensée amère me trayer- sa l’esprit. Oh! Léona, dis-je tout haut. Pardon, monsieur, reprit la petite tout étonnée, pardon, je m'appelle Henriette, Mademoiselle Henriette, lui dis-je, voulez-vous m'’accorder une grâce ? Une grâce ? BEL, NM Que dois-je faire, monsieur ? Allez acheter une orange pour M. votre père... ee | | | { | | Et ouvrant doucement la , main tremblante de la jeune | fille, j'y glissai les dix iouis que au ar ons ( : ; à ce coquin de Péquignot m'avait donnés... en échange d’un ! billet de cinq mille francs- La surprise de la pauvre en- fant étaittrop grande pour qu’- elle ne me laissat pasle temps de dégringoler les escaliers et de filer sur le boulevard de Clichy. Jene l'ai pas revue depuis, mais je pense que le capitaine aura eu Son orange. Mi siie vailà + tout ? deman- da le colonel, Mon Dieu oui. Et votre billet de cinq mille francs ? demanda le docteur. Je l’ai remboursé avec le temps. il avait grossi... L’'o- rang du capitaine m'a coûté huit mille francs environ. Et Léona ? Léona ?— Elle était parti pour le Caire la veille de non entre- vue avec Péquignot, SIMON BOUBEE RECIT ACADIEN LE TRESOR DE L'EGLISE DE GRAND PRHK ee À sise L'auwbition avide égare les mortvls qui la prennent pour guide Avant que ‘Acadie fu le théatre des déprédations des anglais, plu sieurs phénomènes étranges s’y mani- festérent. Une crçix luminsus as parut dans le firmament ; des trem- blements de terre remplirent d’ ffroi s pusibies populatio:s, et lor qu'ux orage venat fond e sur a contrée, des bruits sinistres se faisaient en- tendre Les habitants, terrifiés, ap- préhendaient queiques ma heurs tous s’entouraient de précautions m!- nutieuses, et ion cachait dans iles souterrains ies objets précieux. Les craiites furent bientôt confir- Ang ais, ces nou- :0sé leur nées, lorsque le veaux cannibaes eurent dJed sacrilège sur le sol de la fertile Acadie. Ils excercèrent une cruauté nouls sur toutes les personnes ; cru- fastes de ‘histoire la16; auté dont les nus offrent quelques pes A Grand Pré, les vases sacrés à la cloche furent déposés avec vénération dans le, caveaux de l'église. Une épaisse couche de terre devait dissi muier l'existence de ces caveaux à toutes les recherches, selon :es pieuses espérances de la population quicomp tait aussi sur une fin prochaine des calamités présentes Mais on igno rait le raffinement de 4 maiice d.s Anglais, bien décidés à profiter de d'nne - manière aussi nouve.ie que barbare. Ces laches envahisse.rs, sous a comman- dement des infames Lawrence ct Winslow,se ruèrent comme des betês fauves sur les Aeadiens ;ils assié gé ent eurs maisons, les enfoncèrent, pillèrent tout, et lorsqu'ils eurent p. einement satisfa't ‘eur haine et leur basse avarice, is embarquérent les vaincus sur des vaisseaux. Ces ma heureux fa saient retentir l'air de leurs cri: : la mêre éxplorée appetait l'enfaut arrashé de ses bras ; ai leurs, un époux cherchait avec anxiété son épouse chérie ; chacun se voyait sé- paré de ses proches. Pour comb e d’infortune,les Ang ais les dispersé- €exen- eur facile victoire | bres : rent dans teurs différentes colonies depuis Boston jusqu’à ia Caroline, :es abandonnant inhumainement. ag mi loeu d’une oation dont ils ne coim- renaient pas la langue. Que d’ava- nies is eurent à essuyer de ces hommes sans foi ni honneur ! Que de pères eurent à pleurer l’éloignem:nt de leur fils alors que brisés par les 408, 1s ne pouvaient plus se procu- rer les aliments indispensables à leur existence ; nul ami peut-être n'enfendra leurs plaintes et leurs prières ! Pen.ant ce tempsla, ceux qui avaient échappé à la dépsorta ion vèé- naient pieurer sur :es ruines encore fumantes de leurs habitations et de leu1s églises que Dieu remplissait jadis de sa majesté sainte. - ‘“° Helas ! s’écriaient-ils dans leur douleur quel triste aspect présen- tent nos champs dévastés ; nos yeux ne rencontrent que :a solitude et les dé vestiges d'une nation à demi disparue, Nous n'avous même plus de temples pour retremper notre cou- rage abattu. Di u juste, procurez quelque soulegxient à notre mi- sère | ” endant de on gues années, en proie aux privations «s plus dou oureuses. Les vi-llaras Lis gémirent ainsi souvenir de cette éçoque néfaste, et “die | | Large Fashion En designs in Ladies and the latest information on F MT bons e u rent toujours d:ns ‘eur mémoire le | —— LA pendant les soirées «’hiver voiei la légende de Grand-Pré, qu’ils racon- taient à leurs petits fils : Peu de temps aprés la déportation de 1755, un vaisseau étranger vint moui'er dans le bass n des Mines. Les im iginations, encore frapées des missacres récents, furent vivement gurex sité:s par cette arrivée. La nuit suivante se pas a dans une anx- iété fiévreuse. Vers deux heures du matin, on ape:çut une chaloupe rem- plie d'hommes se diriger ve:s a terre ferme Les que ques Acadiens qüi en furent témoins ne savaient trop que penser de cette étrange conduite, et les yeux fixés sur la chaloupe ‘ls tentaient en vain de sonder leg inten tions de ceux qui cherchaient ainsi 1 8 cénébres pour venir au miieu | d'eux L'obscurité de la nuit ne leur permit pas toutefois de voir eur dé- barquement Le lendemain, tout avait disparu. Le vaisseau” à c> qu'on cru d’abord, aval quitté e bassin dans ‘a crainte de se L:iser sur ‘es récifs, car un vio- lent ora.e sétait abattu gur la con- trée vers a fin de la nuit Quelqu'un affirma qui: avait entendu le tinte- ment d'ane cloche, alors que ‘es vents déchaînés sou evaient es flots et les précipi aient avec violence sur e ri, On se ; orte sans p us tar- dr vers le caveau qui renfermait ‘e trésor de Grand Pré, ou la première chose à fra per leur regard fut ‘a age pièce “le bois employée à soutenir a | c oche : le mystère dont s'était entou- ré le vaisseau commençait à s’exp i- quer A rês avoir quvert ‘e caveau, ©: habitants constatèrent que tout avait dis aru, depuis lesçvases sacrés jus qu’à la cloche bénie dont les appe a avaient si souvent réuni jeurs Co pa- roissiens et amis. C'était une nouvelle affliction pour es Acadiens Cependant, ils ne maudirent point eur sort, im is is demandèrent à Dieu un sr croit de courage. Trois jours après sacri êge, is appr:r nt qu'un send nt -equel effets .auvres ce vo vaisseau avait fait naufrag a tempête ce ui là mème sur avaient été trausportée les enlevés, En toutes ci constances i eat vrai de dire qu'un bien mal acquis ne profite jamais, comme i es vrai de | rapt d'un ; eu le innocent partout de ‘hum .- dire q e s'appe e et s’appellera car à con cience de nité ne parle qu'une angue. même, Geo, Avia Marsan Le Monde 1 lus LE CAPTURE DUNE MAI. S'RESSE D'ECOLE Oui, dit Jacques, en se jetant aux pieds de la jolie maîtresse d'école, Je vous aime et j'irais au bout dn moude peur vous. Vous ne pouvez pas aller au bout du monde pour moi, Jacques. Le monde ou la terre, comme on est convenu de l'appeler. est ronde çamme une boule et légerement aplatie vers les deux pôles. L'une des premières leçons des éléments de la geographie est con- sacrée à la ferme du globe. Vous devez avoir étudié la géographie quand vous alliez à l’école. Sans doute, mais...... Et ce n’est plus une théorie. Les na- vigateurs qui ont fait le tour du monde out établi cela comme un fait. Mon Dieu, je le sais bien, Mais je voulais vous dire que je ferais n’im- porte quoi pour vous plaire. Ah ! chère Félicité, si vous saviez le vide douloureux ...... Le vid= n’existe pas, Jacques. La nature a horreur du vide ; mais en admettant qu’il y eut une chose sem- blable, comment se fait-il qu'il y ait une douleur dans le vide dant vous parlez. Je voulais dire que ma vie sera triste sans vous ; que vous êtes ma pensée de tous les jours et mon rêve de toutes les nuits. J’irais partout pour être avec vous. Si vous étiez en Australie eu au pôle nerd, je volerais vers vous. de io Voler ! Il s’écoulera encore un siècle avaut que l’homme trouve les moyens de voler, Eu supposant qu’il fut pessible de triompher des lois de la gravitation, il resterait toujours la difficulté de maintenir l'équilibre. Eh ! bien tant qu’à l'équilibre, je doisévous dire que j'ai à la banque une somme suffisante pour le maintenir— sans voler, et queje veux vous aveir pour ma fename, la ! — Oh ! alors, Jacques, c’est une autre affaire et je. .. Laissous tomber le rideau, GLS Furnishing ; RIGATE ST: FE Issued Monthly. Illustrates in s pe the very latest a: PTT ee Misses’ and cer s eve Le Millinery, Trimmings, Cooking and reste RS copier, écription price, only 50 cents ares taudard Faslio | | { | | d'Europe et LES AILES D'UN ANGE MELODIE, O blanche jeune fille, Dans ton œil radieux Puisque le désir brille, Comme une éioile aux cieux, Penses-tu que ton ame Puisse entendre sans peur Un doux mot dont la flamme Pourra bruler ten cœur ? Ah ? c'est un mot étrange. Que l'homme apprend le jour Ou dans un réve un ange Vient lui parler d’am our. C'est en vain, jeune fille, Que ta virginié Comme une perle brille, Pour parer ta beauté ! Car ta lèvre palie, O pauvre enfant du ciel ! Parfois déjà s'oublie A savourer le miel... Le miel que recueille De doux baisers...un jour, Sur la plus belle feuiile De l’arbre de l'amour. Dépeuiil: donc, à fename ! Ta céieste candeur : Cache au fond de ton ame Cette divine fleur. Voici l'instant suprême Ou l'amour, ton vainqueur, Avec Le mot “ Je t’aime’* Fra battre ten cœur,., D:vant ce mot étrange, Soupire par l’amour, Tes ailes, 6 mn ange, Vont tomber sans retour. Le: Scentific American pablis ur tablsau de 11 mortalité c rmparé: dins une vingtaine de grandes villes des Etats-Unis. Vingt morts pour mille habitants et par an peut pass2r pour un chiffre moyen, Londres s2 tient au-dessous de c: c éfficient de mortaliié, avec 19.11 | dé. ès Ojoe. Paris, en:evanche, le dé- passe sensiblement et va jusqu'à 23.61 Mais la motaliié de N:w-Y.rk est plus forte encore et atteiat le gros chiffre de 26 47 ojoo. Seules, Dablin (27.65) Reims (23.02(. et la Neuvell: Q léans [28 72] entre les villes mentionnées, dépassent N:w York comme chiffre de mortalité, Dins les autres villes, nous trouvons les chiffres suivants : Visane, 25 ; Bzlin 20 57 ; Bruxell.s, 18 ; Sin-Francisc , 13.2 , Denver, 11 61 ; Minneap'is et Saint-Pau, 9.60 ; Suiat-Lous et Chicage, 185, Quand l’hon)rable M. Mack:nzie B weli est par:i pour l'Australie, il 4 empor.é avec lui une quaatié de | reuseigzements, circulaises, prix co1- rants, etc., relatifs aux prix des mar- chandises canadiennes, C:s dccu- ments ont éié distribués jadicieuse- ment dans toutes le: parties de i‘Au,- tralie qu'il a visi:é:s. L+ résultat de cette œuvre de propagande com- mence à sefair: sentir. Des corres- respondances se sont é-ablies enr: des marchands aus‘raliens et des manufacturies canadiens et plusieurs de ces derniers ont 1eç1 des com- mandes. D'autres industriels cana- diens préparent en même temps des envois de marchandises qu'ils es- pérent placer avantageusèment sur ls marché australien. IL y a eu ces jours-ci, à la Grande Chartreuse, une cé:émonie rare. Mgr Fava, évèque de Grenoble, a coaféré la prêtrise à un chartr:ux qui est de- puis plusieurs anné:s déjà dans ce monastére, et qui est agé de plus de soixante dix ans, dom Féiix Faure, Dom Faure est le fils de M. Félix Faure, premier président de l1 ceur de Grenoble et paire de France sous Louis-Philippe. Il a éte lti-même maître des requêtes au conseil d É:at ‘eta publié plusieurs ouvrages de mérite, entre autres une Histoire de saint Louis. C‘est après la mort ds: sa femme qu'il s'est retiré à la Graude Chartreuse, ouil visent de terminer ses études théologiques et son novi. ciat, et ouila céébré sa prém ère messe. Il a plusieurs enfants et petits enfants. Qaaü1 ils vont Le voir, il lui faut une permission spêciale pour les embrasser, mais ses supérieurs ne la jui refusent pas. Muzeder et Poilopate sont dans le salon de jeu d'un cercle parisien. Poilopate, triste et morose, reste dans un coin. Muz)dor est à latable de jeu et risque des sommes folle. Tout à coup, il voit son amiainsi soucieux et s'approche. —Et-tu malade ? lui demande:t- il ? —Moi, non, répond Poilopate : je fais des pensées, —Tiens, c’est bizarre, réplique Muzodor, moi aussi je ne fais que ’dépenser”,