Le mois de juin marqua le quarentiéme anniversaire du début de la Révolution Tranquille, nommé ainsi par le chef libéral Jean Lesage sous la banniére “un besoin de changement.” Cette devise fut vite ramplacée par “maitre chez nous” et le trés connu “je m’en souvien.” Les libéraux provinciaux, parti nationaliste a l’époque, mena a la création du Parti Québecois, et du Bloc Québecois, et du débat Boucharestesque qui commenga le débat au sujet de l’unité nationale. Aucun observateur informé pourrait vous convaincre que la bataille est gagnée, et nulle ne veut voir le passé se répéter. Il y a trente ans, le Front de Libération du Québec (FLQ), divisé et éclaté, kinappérent le diplomate britan- nique James Richard Cross et tua Pierre Laporte, ministre du Travail et de Il’ Immigration. Les actions du FLQ meneérent a l’application de la Loi sur les Mesures de Guerre au Québec. Le FLQ était constitué de plusieurs céllules, incluant une cél- lule dirigeante, militante qui fut responsable pour la mort de Laporte. Cross fut libéré en échange de leur exile 4 Cuba. Le FLQ fut une puissance anarchique, disjointe se retrouvant face 4 un governemnt qu’ils sous- estimérent; du moins, ils sous- estimérent la force du governement Trudeau. Trudeau ne se soucia pas des soldats qui envahirent les rues de Montréal. Si vous étes canadien, image de Trudeau a la Radio- Canada proclamant “regardez-moi faire,” quand on lui demanda jusqu’ow. il irait pour controler les menaces de la Crise d’octobre est marquant. Aux “Coeurs ensanglan- tés” il répondit, “qu’ils saignent.” Ce fut un des seul passages de notre histoire oli les citoyens de cette nation furent soustraient de leurs droits. La détention des cana- diens-japonais fut une autre facheuse example du genre (la détention de ces individus pendant la deuxiéme Guerre Mondiale est probablement |’un des €pisodes les plus ambigu de notre histoire cana- dienne, et sera réxaminé sous peu. Ce pays se devrait de ne pas repro- duire de telles horreurs). Le Cadre publia que ces mots (ci-dessous) au centre de son numéro lors de la Crise d’octobre. Lorsque je revois ces pages, ce numéro, je suis émus et transporté par la compassion éprovée par la presse universitaire 4a une époque ou tous sympatisant était arreté ou détenu sans explication ou mandat, et aussi par le partage d’histoires, ce qui semble si simple aujourd’hui, mais qui était si compliqué a l’époque. En rétrospective, les étu- diants des Canadian University Press (CUP) ont fait justice aux évenements. Prenez l’example de René Lévesque, le saint patron, fumeur du movement séparatist. Il fut un journalist 4 la Radio-Canada dans les années 1950, avant d’entrer dans Varéne politique. Lévesque fut probablement la seconde personal- ité-culte de |’histoire politique cana- dienne — et ses talents entant qu’ ora- teur, et la puissance de son message et de son discour ne seront proba- blement jamais égalés. Mais le personnage le plus remarqué de histoire politique canadienne, Pierre Trudeau, maudit les mots du Général Charles de Gaulle, un personnage si different de Lévesque, plain de suffisance, trait de charactére hait du chef du PQ, qui finit son discour sur le bal- con de hotel de ville de Montréal lors de Expo 67 en proclamant, “Vive le Québec libre.” De Gaulle agit ainsi non pas pour démontrer son hostilité envers le pays au complete (méme si il da annuler sa visite 4 Ottawa apres ce discour), mais plut6t pour contracter un sense d’unité avec le Québec. De Gaulle pardit gauche. Il fit que tison- ner un feu ardent qui n’était pas le sien, qu’il n’aurait pas di tisonner. Nous ne devrions pas oubli- er que notre pays est fait d’un tissue léger et fragile, et non pas de laine d’acier. Vive le Québec libre, mais aussi |’Ile-du-Prince-Edward, la Columbie-Britannique (et les autres). Bien sur il y a ceux qui penchent de lautre cdté de la bal- ance. Pies. -fard,. “en * 1967, Lévesque quitta les libéraux et fonda le movement Souveraineté- Association. Méme si son Parti Québecois fut élu le government au pouvoir au Québec, Lévesque mou- rut un homme abattu, ayant perdu le premier référendum par une majorité fracassante. Le boulevard René-Lévesque, dans le centre-ville de Montréal, est hanté par son fan- tome et la fumé de sa cigarette. [1 est de notre devoir entant que canadien d’examiner, ou du moins d’assimiler |’histoire du nationalism québecois. Il y a trente ans ce pays fit des prisonniers poli- tiques; je m’en souvien.)