PUBLIE LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ANNONCES rère insertion la ligne 1octs. Insertions subséquentes, 2ct Cartes d'affaires, $s par an À cr 2 © rt mpar tal, v F. J. Buote, | Editeur--Proprietaire. de “L'Union Sail la Force.” } Vol. IL. Tignish, Le Fa rires Edouard, Jeudi le 20 Septembre 1894 L'IMPARTTAL. Le seul journal français dans: 'Île du Prince Edouard. APONNEMENT : Un dt... 6 TD be 5 DEC De ue nue à 3 RL ons | | Abonnement: $1.00 Payable d'avance. No. 12 a CARTES D'AFFAIRES ‘NO J\ TE AI ] SEE THE PLANS OF | The Temperance and General MAGASIN. Life Ins. Co’y of North A uerica. FOR CHEAP RATE, | Je viens de m‘nstaller dans mon nouveau magasin. LIBERAL PULICIES, 600D RETURN. | FULL GOVERNMENT DEPOSIT. H, J. MeNEIL, | Suinmerside, | General agent for P, E Isiand. A | | Remerciant mes mombreuses pratiques pour Îeurs faveurs * Dr.J..J. Des snoyers, passées, je sollicite de nouveau leur patronnage. > \ | TIGNISH, LP. 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Frame, femme d’un|anx quatre points cardinaux, employé de la Crescent City |des flammes sortent par les on- Railroad Company, à la Nou- |vertures des clochetons placés velle-Orléans, a donné nais- | à droite et à gauche. Le Père sance ces jours derniers à un Eternel inoline la tête autour| de Jui, il fait signe qu'il va ju- iger le monde. Voici un âme |qui s'avance et qui vient com- | Le nouveau-né, qui est plein enfant qui passe pour être le [l . . . . plus petit que l'on ait jamais vu en vie aux Etats-Unis. ide vis et parfaitement coustiué, ne pèse que neufonces. La tail- Ile, de la tête aux pieds, est de dix pouces, ses bras et ses Jam- bes ne sont guère plus gros que le pouce d'un homme. L enfant est en aussi bonne), santé que possible et la mère ‘affirme qu'il crie aussi fort que n'importe quel autre bébé. Le père, M. Grerge Frame, est ‘âgé de quarante-cinqg ans, pèse 175 livres et est d’une constitu- | tion très vigoureuse. . La mère est âgée de quarante-quatre ans, pèse 124 livres et est d'une très bonne santé. Les époux: | Frame n’ont pas moins de dix- isept enfants dont deux sont! des nais et n'étaient guère plus gros que le dernier lorsqu'ils sont nés. aujourd'hui de seize ans, ne pèse que quarante livres, et s'exhibe comme curiosité dans un cirque. L'autre, qui est âgé: de douze ans, ne pèse pas tont à fatt seize livres. ce — LL HORLOGE DE BEAUVAIS | Bon nombre de personnes ent entendu parler du magnr: dique chœur de jeanvais. dont la proportations gigantesques | atteignent celles de la ceélèhre | cathédrale de Cologne, ia plus belle église du moude, dans notre style si religieux du | moyven-âge. Mais ce qui ses |beauc oup moins connu, et qui! |me semble de nature à intéres-! | ji k ser les lecteurs de la Semaine | Catholique, c'est un horloge grandiose, donnée à l’evêqué de Beauvais, et qui, provisoire- sent: occupe toute une cha- pelle située prés du transept nord de la cathédrale. | force du terme, que c’est un vrai chef d'œuvre de patience et de mécanisme. L'inventeur et habile constructeur de cette | . à | merveille est un enfant de | Beauvais, M. Vérité, ingénieur de la Compagnie des chemins ide fer du Nord, décédé en Cette horloge étonnante est | pourvue de cinquante-deux | icadrans destinés à marquer l'heure. le jour, la semaine, le mois, l’année, le lever et cou-! |cher du soleil, les phases de la ‘June, les marées, l'heure des principales villes de l'univers, |et toute une suite d’évolutions |astronomiques et terrestres. | lle se compose de quatre- vingt douze mille pièces, et c'est un petit poids de cin- quante g erammes qui donnent ii impulsion à tout ce prodigi- ‘eux assemblage, La monture, en bois de chêne très ouvragé, Let dans le style roman, peut at- ‘teindue sept a huit mètres de | haateur, sur quatre à cinq de :longeur. La plan à été douné |par un jésuite de Vaugirard, à | Paris. Quand l'heure sonne, il se produit un mouvement ex-| itrordinaire et tout (l'édifice semble s’animer L'artiste voulu donner une idée du ljagement derni L'un des naïns, Frank, âgé! | On peut dire, dans toute la paraitre devant le Souverain- Arbitre : c’est celle du pêcheur impénitent. Ses œuvres sont trouvées trop légères; elle est condamnée à l'Enfer. Un hi- deux démon, armée d'une four- che, vient s'en emparer et la précipite dans l’abime éternel. |! Puis, c’est le tour de l'âme dujjuste. Elle vient aussi pa- raitre devant son Dieu. Le bien qu'elle a fait l'emporte sur ses imperfections, elle reçoit un jugement favorable, elle va être admise dans la félicité éternelle. Les auges viennent ‘au devant d'elle pour lui faire uu cortége d'honneur, et ils la | conduisent en triomphe au Ciel en faisant entendre une douce | harmonie. | C’est véritanlement splendide et je doute fort qu'aucune des horloges les plus vantées pré- sente un ensemble aussi en rapport avec les données ac- tuelles de la science, Ou dit qu’- un Anglis en a offert trois mil- | Hons. | Si done jamais ami lecteur, {votre bon ange vous conduit du côté de Beauvais, la ville de l'intrépide Jeanne Hachette, allez admirer $a belle cathé- idrale, mais ne manquez pas Entiout de demander à voir |son horloge phénoménale. Semaine Catholique | me | UN TOURDE PHARMACIEN M. Frederick Windolph, un pharmacien de State street, à Brooklyn, vient de découvrir as moyen tout à fait nouveau de prendre les voleurs. | M. Windolph, qui couche dans son arrière-boutique, à été reveillé en sursaut pendant Ja nuit par deux malfaiteurs s’introduisant dans le magasin par le vasistas situé au-dessus de la porte. N'ayant pas d'arme chez lui, M. Windolph ne sa- | vait d'abord que faire; mais lune idée lumineuse luia tra- versé l'esprit et il l'a mise aus- sitôt en pratique. Se rendant à pas de loup derrière son comp- toir, le pharmacien a versé de l’aumoniaque concentré dans un verre et l'a lancé ensuite au visage du permier : maifaiteur qui ne le voyant pas, s’appro- chait du comptoir. Le malfai- teur a chancelé, demandant à son cemplice qui l'avait frappé, et est tombé presque aussitôt sans connaissance sur le par- quet. Pendant ce temps, le pharmacien remettait de l’au- moniaque dans le verre et le lançait également à la tête du second malfaiteur. Mais celui- ci, ayant été atteint au cou, n'a pas été étorudi et s’est élancé vers la porte en poussant un cri perçant. C'était une porte vitrée, ct, comme elle était fer- mée, le malfaiteur affolé n’a pas hésité à passer au travers de la glace qu'il a brisée d'un coup de ceude. Un policeman qui se trouvait dans le voisinage, attiré par le bruit du verre brisé, est arrivé juste à temps pour arrêter le malfaiteur évanout, au moment méme ou il commencait à re- Traduit depuis devant le tri- bunal de police ae. Butler sireet le prissonier a déclaré se nom- mer Joseph Phillips, être âgé de dix-neuf ans et demeurer dans Madison street à. New- York. On croit que le nom qu'il a donné est faux; mais il n'en pas moins été écroué en atten- dant son procès. _—- La CUISINE DES CORERNS. Le Pot au feu, une petite feuille spéciale fort estimée des ménagères françaises, publie sur la cuisine en Corée des dé- tails enrieux communiqués par le Colonel Chaillé Long, ancien chef d'état-major de Gordon Pacha, ancien consul général des Etats-T]nis : Le Coréen se couche en même temps que le soleil et se lève avant l'aube. Une immense cloche publique appelée In- Kiung donne le signal de fer- mer les boutiques ; “les'rues qui, durant la journée, fourmillent de monde, deviennent en un instant silencieuses et desertes. Avant de s'étendre sur la natte, le bon Coréen se bourre lesto- mac de “pap” (riz) ; après quoi il ingurgite tout en jouant nn jeu semblable au tric-trac, une quantité formidable de “sul” (eau-de-vie de riz fort emi- vrante). J'oubliais de vous dire que le Coréan est un bureur formidable, et 11 n’est pas rare de voir sa femme Jui tenir tête. Le “pap”, qui constitue la nourriture principale, est du riz lavé dans l’eau salée, puis boul- li. Cette préparation, usitée d'ailleurs au Japon, lui donne une blancheur de neige qui le rend fort appétissant. On le verse dans un grand seau au- tour duquel s'aceroupit la fa- mille. On mange, comme en Chine, avec des cuilliers et des bâton- nets ; assiettes, fourchettes et couteaux sont inconnus. Toute la vaisselle est en cuivre ; quel- ques rares mandarrins se ser- vent de bois en porcelaine gris pâle imitant la porcelaine an- vienne. Le Coréen a aussi son pot-an- feu qui s'appelle “Kimteh1” : bœuf bouilli avec navets, o1- gnons, radis et racines variées, fortement assaisonné de poivre et sel, et accompagné d’une sorte de choucroüte à l’odeur écœurante. Le poisson tient encore une grande piace dans la cuisine du pays. On le mange avancé et même pourri. L'indigène ne dédaigne pas, en outre, de la déguster cru; et l'on voit fréquemment les pé- cheurs à la ligne, accroupis au bord de la rivière, plonger le poisson qu'ils vienuent tirer de l’eau dans un vase de s0y— sauce très épiciée—puis le ero- quer tout vivant. Le ho-hoi, sa- lade d’arêtes de poisson, est une grande friaudise. Mais le régal suprême, aussi apprécié du coolie, quand il peut se procurer ce luxe, que du roi Li-Hi, c’est la viande de chien, Une soupe au chien est le ‘nec plus ultra” de tout Co- réen. Constable—On m'a dit, bou- cher, que vous vendez de la viande d'animaux malades. Est ce vrai ? Boucher— Vendre de la vi- ande d'animaux malades, serait déjà un cas pendable à vos yeux, eh bien ! je vais plus loin; je vends de la viande d’ani- maux morts. Le constable court encore. Chez le médecin : —Dites moi franchement, docteur ! dans quel état ai-je le poumon ? —Ï] est un peu atteint, c'est évident ! mais 1l tiendra tou- jours aussi :0ngtemps que vous vivrez !