é # + mn Vra Gr sur ON ter malo A ©: À 7 tas Lion NS En s ba tx sis ST gi PR TE PR ne de 0. ip mien Le +. PEN IT RS ARE + + ee 4 s + DRE ME mt die bios [ Union à à GE ELAT TEA a PART Forcez E LA ps CZE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. : G. BUOTE, RÉDACTEUR. "0.. 2, NO. 10 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 10 AVRIL 1902. Legende, Le Juif-Errant ——— X —- — Eu ce temps-là Jésus, étant condamné, sortait du prétoire pour monter au Calvaire. La multitude, fanatisée par les prêtres et les pherisiens, roulait à la suite du sinistre cortège par las rues étroites et tortu- euses de Jérusalem. Jésus, entouré de soldats ro-| mains, qui avaient peine à Je protéger contre la fureur de la popnlace, marchait péniblement, tout courbé sous le poids de Ja crelx. L'injure aux lévres,ces mêmes Juifs, qui naguère encore le portaient er triomphe dans cet te même Jérusalem, deman- daient à ‘grand cris la perpé- tration du déicide. Déjà on avait trop attendu. Elle ac- cusait Pilate de faiblesse et Jaïphe de couardise. Les di gnitaires romains même &@e- mandaient au gouverneur d'en finir ; et l'esprit de révolte fer mentait au sein des foules. On ne repoudait plus du lendemain Or Jésus, chargé de sa pe- sante croix, meartri par une cruelle flagellation, la téte toute sanglante sous sa cou- ronne dérisoire, venait de tom- ber, pour la troisième fois au seuil de la demeure d'un riche marchand juif. C'était la fin assurement, si on n’al'égeait un peu les snuffrances da divin supplicié. Un centurion romain, pris d'une immense pitié pour la douce résignation de cet Hom- me vraiment extraordinaire, qui pardonnait à ses oourreaux et priait pour ses juges, et surtout craignant de provoquer inutile ment la patience da peuple. s’il ne leur montrait le Roi des Juifs c'oué vivant sur le gibei infâme, ordonna qu'on lui en- levât la croix des épaules, «t permit à Jéaus de se reposer un moment. Et la foule voyant cela mur- marait :”’ ‘Quoi, ce centurion romain nons privera, par Ses lenteurs, de la mort du Gali- léen. Qu'on le porte, s’il ne peut marzher; mais qu'on le crucifie.” Etun long murmure s’éle vait : “A mort le Galiléen.” Et le marchand juif, qui a yait uom Ahasvérus, étant sorti de sa demeure, vtt le Sauvear assis au seu:l de sa porte. Quelques jours avant, il é- tait de ceuxquiavait cru à la royauté terrestre du Roi des Juifs; il était de ceux, qui, sans toutefois se mettre aux premiers rangs, Car il fallait ménager les romains, en avait fait jaste assez pour se montrer bon patriote et en mème temps flagorneur convaincu du pour voir établi. Un des premiers, il avait su avertir les prêtres du pouvoir surhumain de set Hom- me sur les foules, en même temps qu'il dénongçait au gou verneur cet nouveau genre. Et le peuple jours, disait ; agitateur d'un marmuraDé tou- ‘Pourquoi un jaif permet il au Galiléen de s'asseoir a sa porte. Assuré- men il sera puni dans sa pos- térité pour cet acte de pitié blasphématoire. Point de re- pos pour celui qui a voulu tromper le peuple de Dieu. Le Galiléen marchera.” Or Ahasvérus sentit la peur envahir iout son être; mais ayant jeté un regard sur le Sauveur, ills vit si faible, si meurtri, si abandonné, que de pitié son cœur hésita. Et des pharisiens le voyant se dirent : Serait.il l'un des disci ples du Galiléen?” Alors le erainte fnt plus forte et le marchand de Jérusalem, se croyant déjà réduit à l’état dn Galiléen, s'ecrie: ‘“ Non, en vérité, je ne le suis pas” Et s'adressant à Jésus. ‘Toi qui guéris Les malades ; toi qui res suseites les morts, pourquoi ne marches-tn pas ?” Et il le reponssa si rudement que Jésus chancela. Alors le Maître le regardant longuement dit : “Toi aussi,tu marcheras’”” Et ïl reprit le chemin du Golgoth».…. Un trouble profoad envahit subitement Ahasvérns ; une las- s'empara de tous Ses membres, et, sans s'en rendre compte, il partit à la suite du sinistre cortège. Or, on approchait du terme. Béjà les soldats avaient dé- pouillé Jésus de sa pourpre dérisoire et à grands coups de maillet achevaient leur œvvre de bourreau. Ahasvérus, comme mû par uu désir iutense, qu'il ne cher- ohait même pas à s'expliquer, tepait ardemment à recevoir le Gaiiléen, A travers une foule sn délire, au milieu de vieil- iards déjà mürs pour la tombe, de femmes portant des enfants a la mamelle, qui tous récla- maient avec rage le sang du juste, il se glissait, jouant du ooud», bouseulant tout sur son passage, pour le revoir de plus près. Et des vicillards le voyant se disaient entre eux : ‘Quoi, Ahasvérus semble done bien empressé à voir mourir le Gaii- iéen, lui qui toute à l'heure le laissait s'asseoir à sa porte.” Et des pharisiens, les enten dant répondirent : ‘’1l fait du zèle.” Àiors Ahasvérus étant au pre. mir rang de la foule, quelques condées à peine ie séparait du groupe ‘es soldats. Tout à coup un silence de mort plaua sur ces foules inhu- maines. La croix s'élevant len- tement, glissa ax fond de la fosse et rendit un son sourd en le touchant. Et tout le corps du maître retomba lourdement sur ses extrémités clouées au bois. Un long cri de vengeance sa. tisfaite salua ie parachèvement de l'œuvre fatale... Et l'ago nie commenga. Or le Juif Ahasvérus ne pou- vait détacherses ye 1x du situde écrasante £gan- ONLY ’ j 30 cents per ROD. | FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Co. Limited. PICTON, ONT. FARM FENCINCG Frrsr-CLAss | | 1 glant gibet. A le voir, on eût dit qu'il voulait regarder cette scène pour ne plus jamais jl'ou- blier de sa vie. Et lui seul, au milieu de cette multitude repue de sang, semb'ait triste et abat- | tu. Et des Juifs, le remarquart, se dirent : ‘Quoi, le Dieu d'Is- rael l’aurait il déjà puni.” Et ie Juif Ahasvérus regar dait tovjours Jésus. Or ie solail qui n'était encore que dans la seconde maitié de sa course, se déroba subitement derrière un nuage; un voile sombre enveloppa tout l'hori zou et le tonuerre gronda sur !a montagne. Les Jnifs enrent penret des vieillards se parlaut bas dirent : ‘‘Serait-ce vraiment 1e fils de Dieu que nous avons crucifié ?. Et ia finappro“hait Jésus, re. levant quelque pen Ja tête, em brassa une dornière fois d'un ri- gard de profonde mtié tonte }a multitude. rns ne cessait de regarder Et comune Ahasré. fixe— ment ja croix, pendant une se- surement onveit, rencontra je regard doux et douioureasement triste du Nanvenr. Ht jiltres- saillit ; car üicrut vres du Craiiiéen s'entr'ouvrir et murmurer encore: ‘To marcherïas...…. Alors Jésus, ayan: levé les yeux au ci}, poussa uu long soupir et rendit son âme: à son Père. Et le tonnerre les rochers et la terre tremhlait ; et uue nuée épaisse répaudait les téné. bres sur la ville ;et le voile da temple se déchirait…. … Et les fi s d’'Israel l'arent sai- :sis d'une grande crainte; car tuls crarent véritablement qu'is avaient crucifié Île fiis de Divu. Or Ahasvéraus, ayant jeté nn dernier et long regard sur Île corps ensauglanté du Graliléen, nona étroitement sa cein:ure au- tour de ses reins, prit son bâton de voyage et partit... Et, depais oe jour, Ahasvérus est devenu le Juif-errant. 1: marche par toute laterre ; ja- mais il ne s’ariête ; jamais il voir les je grondait ; et APCE > éciats ; volaient en jours. Et lorsque le sommeil, appe- santissant £a paupière, semble vouloir le retenir en un lieu, une voix sans cesse lul répète : “Toi aussi, tu marcheras.”? Et toujours le Juif marchera ! Max DES CHAMPS. NE CRAIGNEZ Pas Si vous n'avez jamais tait l'épreuve de la qualité du Linimont de Kin- drick. ne craignez pas de la faire ; des milliers de personnes en fout usage. À vendre chez tows les marchands de médeci nes. Prix 25 cents. conde son œil hagard et déme- | | | n'a de repos ; il va,il va...toa- ——— ——— time taitestnteetenen ncananemereertrenéflhenmmqne nn Gnome” SE ——…— éme — _— LE or bowl complications whatever. Suspended Bow Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, SHARPLES TUBULAR. Dairy Cream Separator, The closest skimming'and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. NO DISC £1 the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. 1, Bottom Fecd, adapteu to HaAxD TUBULAR. FACTORY TUBULAR. 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