7 OUR AMERICAN LETTER FREEHOLD N. J. March 31st 197 Dear Mr Editor, lhave spent several days in this little town a very pretty place, but excee- dingly quiet. No one seems bu- sy but the farmer and he i: hard at work. On one farm near this place seventy-eight teams were ploughing prepa ring the ground for pease. Th largest and best Pea Canning Establishment is located here avd the proprietor sows six hundred acres of pease and ha: made a fortune out of the in- dustry. Freehold is the Seat of Mon mouth Couuty and is situated in the midstof a very fertile farming country. 1t has a po pulation of about five thousand chiefly made up of attornevs’ ex-office holders and retired farmers. 1t is considered a “Sa- cret Spot” in American History as the Battle of Monmouth, the turning point in the Revoiu- tionary War was fought here, and a beautiful monument, on- hundred feet high, marks the centre of battle. Here it was that Mollie Pitcher won fame. and her statue in marble «rowns the monument Mollie. as history tel!s was the wife oi a governor who was killed in the battle while Mollie was varrying Water to the troops, and nursing the wounded. See- 1ug the caunon about to be de- serted, she took command and her pluck stirred the soldiers to greater efforts and they won the day. Mollie fought through many hard battles and at the close of the war was male Bri. gadier General by Washington. The old Tennett church where the soldiers were nursed and where many died, still stands. aud the blood stains are plainly seen. The wars of 1776 have passed and if the stranger was not told of their history he would see notaing lo particularly at tract his attentiov. But the fac: that two armies fouzht here, one {or a home free from op pression, the other to hold for their country the “Brightest Jewel in her colonial Crown’. makes the place of particular historis interest. One hundred and twenty years have passed, and the changes that have taken place are indeed, wonderful. When the Battle was fought all the countiy around was a forest The State was on the edge oi an almost unknown country Al] the great West, stretching aWay to the Pacific, was a Wilderness where, today, great cities, centers of manufacture, aud fertile fields from which are raised the meat and bread supply of a great part of the world are found, were, in those days but the grazing field ot the buffalo and the home ol the Savage red man. There are no longer foreign soldiers on Jersey soil but there are still battles to be fought. The summer brings out an ar- my of well drilled mosquitoes, equipped with the latest blood- drawing uustruments, and with the training and determi- nation of “Jersey Skaters.” The potato bug is no mean adver- sary, but he can be conquered as the English were; not so the mosquite whose repntation is establish:d aud the sound of whise wings strikes terror in the hearts of the natives though their forefathers won the bat. tles for “Truthful George” Every country has its share L’IMPARTIAL Pennysylvania, the Switzer-| pour l'assassinat d'une famille land of America, and will meet indigène de quatre personnes. some of my school mates of) Les trois condamnés. qui a- Lang Syne. vaient passé une nuit très J. P.C. calme, ont été réveiliés à cinq heures précises par l'interprète POUR L'iIMPARTIAL Lsnilftaiie assisté d’un cadi. L’in- ; terprète a donné lecture du re- Monsieur l’Impartial, jet des recoursen grâce. Ali- Me 9e" }ben-Maklonfet Ali-beu-Belka- mettrez-Vous de remercier de! em ont accueilli cette lecture ‘out mon cœur celui qui nous|, ec calme : Ben-Djidel a de- parlait de la vache la semaine! 4e pourquoi le président de passée ? Je ne connais pas ù ce la République avait refusé d’ac monsieur Agricola. Toutetois | der grâce. i> tiens à lui dire que nous au-} {4 beieton d'exécution, four- ‘res Cultivateure, nous aimons |; par le 2 bataillon d'Afrique, bien lire ces choses là qui nous|éarance. Au commandement intéressent. C’est quelque cho-| 4, “feu”, un roulement éclate ; se que nous comprenons et qui|]les trois condamnés tombent. ous touche de près. Car vous|r, coup de grâce est donné par comprenez. M. l’IMPARTIAL que le plus vieux sergent du pelo- ce que vous nous dites, ou plu-|{ net Les troupes défilent. ‘ôt monsieur Agricola, au sujet| 1fn d'exercer une impres- de la vache est quelque chose} in salntaire dans ce pays. notre portée. Nous en avons|puntorité militaire avait fait tous, nous cultivateurs, de ces| Onduire surles lieux de l'ex. animaux—là. Quelques uns écution les consignés du bu- d'entre nous prétendent savoir |;ean arabe et une quarantaine tout ce qu'il faut au sujet des | je mauvais sujets choisis dans vaches. 11y en a même qui|{outes les tribus du cercle. poussent la présomption jus | Les corps des condamnés ont qu'à dire que ce ne sont pas|sté transportés à l'hôpital mili- ceux qui peuvent maui:r lal{aire aux fins d’autopsie. plume avec habileté qui soient! Le toit d'une briqueterie voi- eu mesure de leur apprendre sine du lieu de l'exécution sur- quoi que ce soit au sujet des chargé de curieux s’est effon vaches; mais moi, monsieur, dre. Fort heureusement, ce toit l’IMPARTIAL, je ne suis pas de . gite rt pd ce nombre-1à, Dieu merci. Je|Qquit. ue suis pas raffolé de moi même — au point de m'imaginer que je POUR L'IMPARTIA: le sais tout ce qu'un cultiva-|M Je Directeur de L'ImPar- teur doit savoir et que per-l" AL, sonne ne peut m'en montrer. Je coustate Celui qui prétend tout savoir avec plzisir que les’ colonnes de bien souvent ne sait rien du|votre journal sont à la disposi- tout, et le cultivateur qui mé- tion de tous ceux qui ont un prise les avis des autres et s’en-| ot d'encouragement et d'avis ferme dans le cercle étroit de|; donner à leurs concitoyens ses notions mesquines, ne sera! Le Rev. curé Burke dont qu'un cultivateur de routine et se contentera de copier ce qu'ont fait ceux qui l'ont précédé. Li m € semble avoir lu sur les gazet- tes que jies industries eussi bien que les métiers se periec-| nanière spéciale sur la néces- tionnent de jour en jour et|sité de récolter du fonrrage : mél celui q ine prend pas propre à tenir nos vaches dans connaissance de ces progrès et| une bonne c:ndition pendant de ces améliorstions en nos l'hiver, afin de retirer du profit jours où la rivalité est si gran-|Je ces annimanux même pen- de, ne gaguera pas de terrain, |qant cette saison rigoureuse, qu'au contraire sera laissé eun|11 nous a dit qu'au lieu de per- arrière. Je ne veux pas être de |4ye notre temps et appauvrir ce nombre, monsieur l'IMPAR-| ns terres à récolter de l'avoine, TIAL. C’est pourquoi lorsqu'on | ous devons nous pénetrer de me donne des conseils, je tâche | tte pensée, à savoir, qu'il de les suivre, étant persuadé | sant mieux donaer pius d'at que y gagnerai. Et d’ailleurs, |tention à la vache et celle-ci, supposé même que mopsieur|on retour, nous rendra au ceu- Agricola ne nous annonce rien tuple ce que nous lui donnons de nouveaa, est ce une raison | En effet, il faut se rappeier que de le jeter de côté ? S'il nous la vache n'est point u1 aniinal recommande instamment de égoiste. Plus elle reçoit, plus bien traiter nos vaches, ce n'est elle donne ; plus on est atten- la plume facile est toujours dé- vouée à l'intérêt public, a dé- montré la nécessité de modi- fier le système de culture en vogue dans ves parages jusqu'à nos jours. 1] a insiste d’une | de rappeler l'acte du cens élec- itoral pour lui substituer la .veur du principe da bili. travers toutes les fissures où CHEAPEST encore en me forçant à grelotter de froid et de faim sur le tas de fumier ; est-ce de cette manière là que vous attendez des fa- veurs de moi ? Allez donc, hommes sans cœur, allez ap- prendre à être plus humains. Coupez courtàa mon existence. Mieux vaut la mort que cette vie de misère et de souffrance”. Et ja pauvre bête aurait raison, car ce n’est pas là la fin de la vache laitière. En cffet une va- che laitière quine donne pas de profit pendant an moins dix, mois de l'année ne mérite pas ce nom ; mais pour qu'elle puisse réaliser les profits qu'on attend d'elle, il faut la nourrir en conséquence. Berger. LA FRANCHISE FEDERALE ON VEUT REVENIR A L'ANCIEN SYSTEME Le gouvernement Laurier a annoncé dans le discours du trône qu'une mesure à l’eflet franchisse provinciale, sera pré- sentée à nos législateurs pen- dant la présente session fédé- rale. L'acte du sens électoral qui est en vigueur depuis 1885, a- vait été très longuement étu: dié par les deux chambres fé. derales. 11 €tait l’œuvre du gouvernement Macdonald qui l'avait présenté six ou sept fois et cette loi fat l'objet d'uwe longue discussion chaque fois qu'elle fut soumise à la Cham- bre des Communes. : Jusqu'en 1885, la représenta- tioù fédéraie était soumise à la franchise provinciale, c'est-à- dire que les élections des dépu- tes du parlement *anadien sv faisaient sur les listes électo rales des diverses provinces de la confedération. Ce système €- tait loin G'être unitorme : il va “lait dans chacune des pro- vinces, et ia franchisse électo- rale ne s'ttendait pas égale- ment dans tout le pays. Et c’est à cet inconvénient que Jes hommes politiques fédéraux de 1885 ont voulu remédier, a doptant un système applicable à toutes les provinces et per- aettant au peuple canadien d'envoyer à Ottawa des dépu tés représentant les intérêts du Canada en général Le parti cons-rvateunr à favo- risé l'adoption de cette loi. Le parti Hbéral qui formait alors ia loyale opposition de Sa Ma jesté l'a énergiquement com- battu. Cependant l'an de ses membres distingués, l'hon. Pe ter Mitchell, se prononcça en fa- “Ili'est Das logique, disait M. Miichell, que ce parlement, ie premier pouvoir du pays, soit soumis aux idées et aux vues, aux préjugés et aux exi- genes politiques des différen pas qu'il se flatte de nous an-\{if à son égard, plns elle s2) noncer des merveilles ; mais 1! subbse généreuse en noise | veut tout simplement rappeler Nous devons donc fournir à la! à notre souvenir des choses que vache cette nourriture suceu- | nous devrions mettre en pra-|jente qui lui permettra de rem- tique. 11 veut nous inspirer un | légitime orgueil pour ces ani- maux que plusieurs d’entre nous semblent réleguer au der- | source féconde. Ah ! si Ja Pro. nier plan. Autant que je puis vidence avait doué la vache de. voir il voudrait que nous don-|]a faculté de parler, quels re-. nerions à nos vaches cette at- (proches ne pourrait-elle pas tention que nous prodiguons à ladresser, avec raison, à sec nos chevaux. Quant à moi, j'a-| maîtres ? “Quoi, pourrait-elle | voue bien que monsieur Agri- Jeur dire : vous venez à moi cola dit la vérité. Ce n’est que pour recevoir ce breuvage que: trop vrai que nos vaches sovt | vous aimez tant. Vous trouvez. maltraitées, et que s'il y a une|vos repas insipides lorsqu'il n’y riche et abondant chaque fois que nous irons puiser à cette. 4 tes provinces ; que les provin ces aleut le droit de dicter des o-dres à ce parlement, de déci- devront être les qualifi-ations de ceux qui éli- der qu:l'es les qualifications de ceux quil serout élus à ce parlement.” Si cotte loi électorale a fait encourir au pays une dépense additionnelle, 11 est difficile d'un autre côté, de ne pas ad- mettre qu'elle avait pour base un pribuipe Parlutement jasie et raisonnable, Nous dirions comme l'hon. VP. Mitchell qu'il n'est pas logique que Je parl:nent cana- M ake _. WRITE bonne bouchée à avoir c'est le cheval qui est le privilégié. Tout pour le cheval ; rien pour la vache, Désormais mon parti est pris. Je vais changer de tactique et me conformer aux conseils de monsieur Agricola. cé ei me condamnant à voya- Cultivateur. ALGERIE | donc que vous ne me donnez à doptant le système provincial a pas sur votre tble cette dien, le premier pouvoir du crème délicieuse que je pour- | pays soit sofmis aux exigences rais vous fournir ; mais songez politiques des provinces. En à- peine assez de nourriture pour les provinces se trouvent à a- maintenir mon existence. Est- voir la hante main sur la repré- | où À | sentation fédérale ; elles sont | | ù : Le S ger du matin au soir pour trou- libres d'étendre ou de restrein- |ver quelques brins d'herbes ; dre la franchise fédéra!'e selon | TRIPLE EXECUTION EN | . FE : est-ce en me laissant sur les leurs preJugés contre Je parti AND BEST CHAIRS P. E. I. —-\— th:m ourselves Le 2 For Curs AND PRICES. SCHOOL FURNITURE Good, Strong & Cheap MARK WRIGHT & CO. Ghariottetown &æ WRITE FOR PRICES. Jan. 16 96. YOU A LEARY ROOF? Îlave you a roof that you have tried all kinds of Roofing on and cannot get tight and waterproof? If you have such à roof, you should try Canvas Roofing and then you will be happy. CANVAS READY ROOFING 1s cheaper and better than Shingles for a pitch or pitroof ch and gravel for a flat roof. Will Turn The Water Every Time And is the Cheapest and best Roofing in the Market Cas be seen in nse on Scburman, Lefurgey & Co's drying house at the rear of their New Mill, or on D. Rogers’ dweling plir nos chaudières d'un lait/sont les représentants, et aussi | house, or W. P. Rogers’ dwelling house on Church Street. For Sale by 2). ROGERS © SON Summiside, June 10, 1895. One of the most useful things You CAN HAvE 18 A 43 OF FULL SIZE OPEN. Blair Security Fountain Pen, They being always reudy at any tim: or place to writr, They save the las of tiine and labor required in reachirg for ink. Th» writn ; is more unifo m, the tr:in of thought is not inte rupted. They improve the h ind, and give trier cost in a short tiine in the outlay oi ste2l pens and pencils, as they fake the p'ace of either and wiil last alifetime. À THIRTY DAY'S TRIAL WILL COST YOU NOTBIXG PRICES No 1 Gold Pen, fine point, at $1.75. No. 2 Gold Pen, fine or £tah poist. 2 00. No 3 Go.d Pen, fine er stub poiut, 2,50. No 4 Gold Per, fine or stub point 3 09. Hands5mely Cha sed and G il Mounted, 75 cents extra, Sd all orders to BLAIRS FOUNTAINE PEN CO, 141 Broadway, bords des chemins à disputer politique régnant à Ottawa. of annoying things. 1f there! laux bêtes à longs museaux | Nous croyons qu'un système | were no mosquitoes in Jersey,| On vient de fusiller à Djelfa | quelques mauvaises herbes ; uniforme pour toutes les pro- no Tammany Hall in New les trois indigènes Ali-ben-Mak | est-ce en me tenant à l'étable vinces est plus juste et plus de N NEw York. (JT ESRECEIPTS, Envelopes | #P at 2 Q Ep £ York, and no Grits in Canada, louf, Abd el-Kader-ben-Cijide] | du commencement à la fin de | nature à former une représen- what a glorious world this/et Ali-ben-Belkacem condam- l'hiter avec quelques poignées tation conforme aux intérêts would be. !!! nés à mort le 9 janvier dernier, |d'une paille sèche et coriace, | généraux du Canada—La Mi-|: Next week, I will be in par le conseil de guerre d'Alger avec un vent de nord ouest à nerve. # LPRATARTIETÉENERY CR €, CSA 67/6