“fusil sur l'épaule, avec un tre mbie- AMAR Hniimer ie NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 27 DECEMBRE 1910 18 ANNÉE eu Le Chasseur de Casquettes ... Donc, tous les dimanches ma- tin, Tarascon prend les armes et ! sort de ses murs, le sac au dos, le ment de chiens, de furets, de trom- pes, de cors de chasse. C'est su perbe à voir. Par malheur le gi- bier manque, il manque absolu- ment. Si bêtes que soient les bêtes, | vous pensez bien qu'à la longue, elles ont fini par se méfier. | À ciugq lieues autour de Taras- cou, les terriert sont vides, les nids abandcnnés. Pas une merle, pas une caille, pas le moindre lapereau, pas le plus petit pétrel. EU s sont cependant Lien tentan tes ces juites cullineties tara: conuai- les, toutes pirfumées de myrte, de avande, de romarin :+t c:s b aux raisins muscats, gonflés Ce sucr qui S'éch= onnent au bord du Rhôue : ont diabl-ment a :pétissants aussi.. Qui, mais Il y a Tarascon, derrière et dans le petit mcnde du poil et de la plume, Tarascon se très mal uoté. sage enx mêmes l’ont marqué d’une grande croix sur leurs feuilles de route, et quand les canards sauva-, ges—descendant de la Camargue en longs triangles—aperçoivent de loin les clochers de la ville, celui qui est en tête se met à crier bien fort : ‘‘Voilà Tarascon !... voilà Tarascon !'’ et toute la bande fait un crochet. Bref, en fait de gibier, il ne res- te pius dans ‘e pays qu’un vieux coquin de liève échappé, comme par miracle aux septembrisades ta- rasconnaises et qui s'entête à vivre là ! A Tarascon, ce liève est très connu. On lui a donné un nomw.| II s'appelle le ‘‘Rapide’”’. On sait qu’il a son gîte dans la terre de M. Bompard,—c®: qui, par parenthèse, a doublé et même triplé le prix de cette terre— mais on n'a pas encore | pu l’attaindre. | A l'heute qu'ilest même, il n’y a plus que deux ou trois enragés qui s'acharuent après lui. Les autres en ont fait leur deuil et le ‘‘Rapid:’’ est passé depuis fort longtemps à l’état de superstition locale, bien que le Tarasconnais | soit très peu superstitieux de sal nature et qu’il mange les hirondel- | les en salmis, quand il en trouve. Ah ça, me direz-vous, puisque le gibier est si rara à Tarascon, qu'est ce que les chasseurs tarasconnais font donc tous les dimanches ? Ce qu'ils font ? Eh mon Dieu ! ils s'en vont eu pleine campagne, à deux ou trois lieues de la ville. Ils se réunissent par petits groupes de cinq ou six s'allongent tranquillement à l’om- bre d'ur puits, d’un vieux mur, d’un olivier, tirent de ieurs caruiers un bou morceau de boeuf en daube, des oignons crus, un ‘‘saucissot’”, quelqu:s anchois, et commencent un déjeuner interminable arrosé d'un de ces jolis vins du Rhôue qui font rire et chanter. Après quoi, quand on est bien lesté, on se lève, on siffle les chiens ou arm les fusilset on se met en chasse. C'est-à dire que chacun de ces messieurs 9rend sa casquette, la jette en l’air de toutes ses forc:s, et la tire au vol uvec du 5, du 6 ou du 2, selon les ccuventions. Celui qui met le plrs souvent dans sa casquette est proclamé :oi de la chasse et rentrer le soir, en triomphateur à Tarascon, la cas- quette criblée au bout Gu fusil, au milieu des aboierments et de fanfa- Les oiseaux de pat res. Inutile de vous dire qu’il se fait dans la ville un grand commerce de casquettes de chasse. Il y a même des chapeliers qui vendent des cas- quettes trouées et déchirées d’a- vance 4 l’usage des maiadroits. TERRIBLE EX PLOSION DE GAZ — — 20. -Une violente jeté l'alarme, hier New York, détouation a matin, dans les environs du termi- nus du New York Centrai, au coin de l'avenue du Parcet de la cin- quantième rue. Une des plus grosses chaudières de l'usinz: fouruissant la force mo à l'établissement venait de personnes et trice sauter, tuant en blessant une trentaine d'autres. L’alarme fut grande paræi les résidents du voisinsge, particuliè ment dans les grands hôtels, dont toutes les vitres avaient volé en é- douze clats. On se précipita, victim.s et les ouvriers travaillant à la constiuction du terminus quittè reut leur ouvrage débiayer les dé au secours des Conte de Noel Le froid est rigoureux. La nature en deuil se drape fri- leusement dans son blanc manteau de neige, et audessus, le ciel parsemé d'étoiles brillantes étend sa voûte bleu clair. C’est la nuit de Noël, nuit bénie et bien chère à tons les coeurs chrétiens. Dans le village, on s'aprprête à célébrer dignement cette belle fête. Déjà les cloches de la petite église sonnent à toutes volées et jettent dans l'air glacé leur notes joyeuses, qu semblent aopeler tors les fidèles, riches et pauvres, aux pieds du doux Jésus naissant. De tous les points de la pa- rois-e, même ds maisons les plus éloignées, sortent 1e lon- gues files de personnes aui, toutes, se dirigent vers l'église étiucelante de lumière et remplie de parfums d'encens. Mais l'office a commencé ....Sur la route plus per:onne., Cependant, dans l'onbre, quelque fidèle attardé aurait pu apercevoir une voiture qui avançait péniblement. Une voi- ture !....non plu‘ôt, une sorte de baraque roulante, traînée par une haridefle aux flancs creusés par la faim....Tans le minable véhicule, un homme au teint basané, une femrne hâve et pâle, et, près d'elle, deux enfants, un garçon et une fille, grelottent sous leurs haïllons. A l'entrée du village, la ‘‘roulotte’' s'arrête. Tavélis que l'homme donne au cheval une maire pitance, la fem- me et les enfants se dispersent pour chercher dans la neige quelques menues brindilles de bois destinés à allumer du feu. Eu dépit du froid, le petit garçon serre, sous sa ves- te rapiécé, quelque chose de brun ; c’est son violon, son gague-pain. Il l’a mis là, sous son bras, par habitude, et, quoique ses doigts bleuis et engourdis lui refusent tout ser- vice, il cherche à terre de rares débris de bois. Sans s'en apercevoir, le pauvre petit s'est approché de l’intérieur du village....Un murmure, lointain d’abord, puis plus distinct, se fait entendre. On chante dans l’égli- se. Curieux, l'eufant s’avance. Le voilà sous le porche. Il hésite un moment. Puis, tout ému, il pousse la porte, La lumière des cierges l’éblouit, tandis qu’une atmosphère chaude et parfumée pénètre tout son être. Tout le monde est prosterné, et nul ne remarque l'enfant qui, tout douce- ment se blottit dans un coin obscur, où personne ne le pour- ra voir. La messe continue. Le bon curé, vieillaid vénérable, aux regards pleins de bonté, adresse à ses paroissiens quel- ques paroles de foi vive et d'ardente charité. Il leur parle de Jésus enfant, naquit qui jadis à Bethléem, dan: une crèche, et se fit pauvre et humble pour mieux attirer à lui les pau- vres et les humbles de la terre. Il leur parle de ce Jésus si doux qui, dans uu excès d'amour, consentit à demeurer dans le saint Tabernacle, pour rester encore parmi les hom- mes qu'il a tant aimés. Et le saint prêtre conclut par ces mots émus : ‘Venez tous aux pieds du doux Sauveur, mes chers frères, et ren- dez-lui de tout coeur les hommeges d'amour et de respect qu'il désire. Il vous a tout donné, donnez-lui tout, offrez- lui vos coeurs et vos vies.”” Le petit bohémien a écouté sans trop comprendre, Pen- dant toute ia suite de la messe, de multiples pensées s'agi- tent dans sa téte. Cependant, l'office se termine, la foule sort de l’église, les cierges s’éteignent peu à peu, et le pau- vre petit est toujours dans son coin....Il s’enhardit sort de sa cachette, s'approche de l'autel, et s'agenouillant simple- ment, il dit à mi-voix : ‘‘Jésus je ne vous connais pas, tnais le bon monsieur aux cheveux blancs a dit que vous étiez bon et que vous aimiez les humbles et les pauvres, moi, je suis pauvre et je vous prie de m'aimer un peu et de dire à mon maître de ne plus me battre pour les moindres fautes. , Je n'ai pas osé venir tout à l’heure, il y avait trop de monie. Mais maintenant, je ne crains plus, et pour bien montrer que je vous aime, je veux vous jouer un petit air sur mon violon.’’ Et l'enfant, tirant son instrument, se met à chanter une mélodie populaire, plaintive et simple, —celle qui lui paraît la plus jolie de son court répertoire. Soudain il s'arrête, il rougit, il trenble....Une main s'est posée sur son épaule....Est-ce le farouch2 bohémien, son maître, qui l’a retrouvé et qui vient l'arracher à sa prière pour le fustiger ?....Non, c'est je vénérable curé qui est là, tout près de lui....Dn choeur où il est resté en prière après la messe, il a tout vu et tout entendu, et main- tenant il dit : ‘Ne crains rien, mon enfant, ce Jésus, que tu aimes sans le connaître, a exaucé ton humble et fervente prière, et c'est lui qui m’inspire de te recueillir si tu le veux bien.’’ —Oh ! mon bon monsieur, s'écrie l'enfant, serait-ce pos- sible ? Mais, ajoute-t-il, en soupirant, le maître ne le vou- dra pes, il ne me laissera pas partir et me battra. — N'aie pas peur, mou cher petit, poursuit le nrêtre avec bonté : demain, tu me conduiras chez ton maître, et je te promets de lui parler de telle sorte qu'il me permettra de t'emmener si tu veux rester avec moi. —Ah ! de tout coeur, dit l'enfant, en baisant avec effu- sion les mains du prêtre, je veux toujours vivre avec vous, et je vous aimerai bien et le bon Jésus aussi !..., [Le lendemain, le prêtre conclut, sans trop de difficulté, un marché avec le bohémien ; il obtint de garder l'enfant à sa charge, moyennant une somme d'argent qu'il donna vo- lontiers. Le petit grandit en piété et en sagesse sous les yeux du adoptif. Et, tard, quand le vénérable prêtre mourut, chargé d'ans et de ver- vieux pasteur devenu son père plus tus, le petit bohémien qui, grâce à son protecteur, avait re- trouvé sa famille, mais s'était douué tout entier au bon Dieu devenu à son tour un savant et saint prêtre, le rem- plaça dans son modeste presbytère et y continua l'oeuvre de grâce et de charité du ‘‘bon monsieur aux cheveux blancs”? qu'il avait recueilli, une nuit;ide Noël. --L'Jicho Paroissial de S.- Aubiu-de-Baubigné. | combres. proche, { davres à la station de police la plus |et plusieurs voyageurs blessés. | A l'hôpital situé sur la a mais tu ne ris pas. La force de j’explosion fut telle Les blessés furent transportés en | qu’un tramway bondé, passant sur toute hâte aux hôpitaux et les ca- | l'avenue Lexiugton, fut renversé rue, des enfants ont été blessés par les éclats de vitre. Le trafic, le long de la ligue New-Vork Centrai a dû être iut:r- rompu pendant quelques heures. ès pompiers ont dû intervenir pour éteindre le comm2ncement d'incendie qu'avait allumi l’explo. sion, nn... LES FERMIERS DE L'OUEST Ottawa, 22.—Les membres de la t L délégation des ferniers de l'Ouest qui sont eucore en cette ville decla- rent que ce n'est pas leur intention d'avoir des candidats aux prochai nes élections ginérales. Ils se pro- posent cependant de demander aux 1iveis candidats conservateurs ou libéraux, de s'eugager à appuyer leur deinaude au sujet du libre é- change. Ils croient qu'en procé dant de cette façon ils arriveront p'us facile ment et plus sûrement à leur but déterminant uu mouvement politique. Ils se remettent neu à peu du désappointement que leur a fait é- prouver la réponse du p'emier mi- nistre à leur mémoire, mais ils soit bien décilés de revenir à Ottawa l'an prochain, et en uombre beau coup plus grand, pour insister de nouveau auprès des autorités fédé: rales. Les officiers de leur Association ont eu hier une entrevue avec le premier ministre et Sir Richard Cartwright au sujet des élévateurs à grain aux terminus des chemins de fer. On croit que le ministre du Com- qu'en ce sujet au cours de la session fé- dérale. — LA FARMER'S BANK Toronto, 20—Après une existen- ce de moins de qautre ans dans le monde de la finance, Bank, dont le bureau chef est à Toronto, et qui compte une tren taine de succursales dans 1 Ontario, pu satisfaire à la loi des banques qui exige qu'une banque soit en é- tat d'accomplir ses obligations. Le gérant de la Farmers Bank) tion aux commentaires des jour- | Lindsay. genes UN CRIME DE LA Rome, 18.—Uue lettre anonyme chés de sang, de lames de couteaux brisées et de dagues qui avaient été enfouis sur la plage de Bellaio. Cette découverte a été suivie de] l’arrestation d’un membre de la Main-Noire, nommé Aitina. Ilest accusé d'avoir assassiné en septem- bre dernier, dans une forêt, le gar- de Rugelino, sa femme et ses six enfants. La police avait abandonné ses re- cherches convaincue de son impuis- sance en face de la Main-Noire. La lettre anonyme qui dénonce plusieurs membres de la Maiu-Noi- re a été écrite, sembiet il, par un membre de cette société désireux de se venger pour un motif quel- couque, de ses acolytes. La police recherche les individus nommés dans la lettre. LE FROID A NEW-YORK New-Vork, 19.—Le froida fait deux victimes en cette ville. William Abrams. âgé de 55 ans- a été trouvé mort gelé, au pied d'un escalier extérieur, dans la sixième avenue et Jacob Armour, d’Astoria, a été ramassé dans la 1o8e rue et Columbus avenue, souffrent attrocement du froid. Il | a été transporté à l'hôpital ; son é- tat est désespéré. Un autre homme a été trouvé dans le même état à Park Place et Church street, Enfin un autre mal: heureux a été trouvé gelé à mort sous un camion dans la parc de la Batterie. ————— . — Petite soeur, d'où vient que tu souris toujours, dans la tristesse comme dans le bonheur, aux heu- | res calmes comme aux heures d’en- nui? Par-dessus ros cris de souf- france, tu jettes ton chant de fau- vette ; quand nous pleurons, ta vue | seule est un rayon d'espoir, —C'est que je suis joyeuse, mon frère. | —Et cependant, jamais je ne t'ai ententu rire à haute voix ; tu sou-| souvent, merce présentera un projet de loi à soeur morte, mais tes yeux sou- riaient quand même. nous les garde là-haut. la Farmers | fois. pour Dieu est une récompense. a fermé ses portes ce matin, n'ayant | Heuieux qui peut la mériter ! attribue la chute de cette insticu- ; si la Croix est trop lourde !..., vaux sur un procès de la banque à | porter. Cyrénéen. MAIN NOÏRE |bre !.. a amené la découverte d'’effeis 1a- que Dieu voudra. | empêché de partir. Rév. —La gaîté bruyante n'est pas la joie. Elle vient du dehors ; la joie c’est ‘'Dieu’” qui parle en nous. — Petite soeur, pourquoi est-tu toujours joyeuse ? Tu souffres cependant. Je t'ai vue qui pleurais auprès du Itt de notre —Dieu fait bien ce qu’il fait. Les dons qu'il nous reprend. Il Toujours. Il reste pour nous le ‘‘bon Dieu’. — Mais souffrir est bien dur par- —Souffrir u’est rien ; ce qu’on souifre est déjà passé. Souffrir — Pourquoi bénistu Dieu lors- qu’Il te fais souffrir ? —C'est que je l’aime. —Et si nous tombons en chemin: —Dieu sait ce que nous pouvons Ilest pour nous le Bon — Petite soeur, et que sera de- main ? Si demain est trop som- —Demain sera ce que le ‘Bon Dieu’’ voudra : il re sera que ce Espère, espère ! Si le bonheur est une rose. L'espérance en est le bouton. —Quelle est donc ta recette pour conserver Ja joie ? —Aimer, prier et travailler. --Et quelle est ta devise ? —‘‘Vouloir ce que Dieu veut'’. André Besson Inondations en Angleterre Londres, 18—Cette nuit, le vent s’est élevé en tempête dans la Man- che, soufflant à !a vitesse de 70 mil les à l'heure. Le trafic entre la France et Douvres a été suspendu. A Douvres, où la force du vent s’est fait surtout sentir, on signale des ravages tout le long de la côté, tant aux proyriétés qu'aux ba teaux. Cependant, aucun désastre sé- rieux en mer ni aucune vie perdue n’a été signalée. Les hôtels de Douvres sont com- blés de voyageurs que l’ouragan a Un imposant détachement de troupes a été envoyé à Douvres pour protéger contre les tracsports du vent, un certain nombre d’aéro- planes qui attondaient le moment favorable de prendre part à un vol au-dessus du détroit. Il y a trente ans que l’ Angleterre n'a pas vu de pluies aussi dévasta- trices que celles qui s’abattent ac tuellement sur tout le pays. Le déluge dure depuis le rer dé: cembre : il y aeu à peine quarante- huit heures d’accalmie, Les fermiers ont éprouvé de grosses pertes. Une grande partie du territoire est inondé : en certains endroits la campagne est recouverte de douze pieis d’eau. En maints villages les maisons sont inondées et leurs habitants ont dû se réfugier aux étages supé- rieurs. Dans la vallée de la Tamise la si. tuation est grave. Le fleuve a augmenté en l'espace » D. M. McDonald de trente-six heures, de dix pouces et inonde une grande surface du district de Henley. Beaucoup de maisons sont dé- truites. Aujourd’hui un vent violent a soufflé sur les côtes, causant des ravages dans les villes de Worthing, Hastings, Cowes et Douvres. La mer passent pardessus les je- tées est allée déposer des tonnes de sable dans les rues. Les maisons situées en face de la mer ont été inondées. Des yatchs ont été jetés à la cô- te. Au dessus de Sheernes, un a- viso anglais qne montaient cent marins a chaviré et cinq d’entre eux ont péri. On signale : des ravages à Ports- mouth. SERVICE NAVAL DU CANADA Avis cincernant l'achat d'une goé lette par le Département du Ser- vice Naval, pour l'usage du Service Hydrographique Des Soumissions sous pli cacheté adressées au soussigné et marquées ‘‘Soumissions pour Goélette’’, se- ront reçues au ministère du Service Naval, à Ottawa, jnsqu'à midi, le mercredi, 21 décembre prochain, pour la fourniture d’ane goélette d'après les spécifications suivantes : La goélette fournie d'après ce contract devra avoir une jauge de 100 tonneaux ou à peu prés ; ne devra pas avoir plus de trois ans d'existence, être forte et construite en chêne dans le genre des goélet - tes dont se servent les pêcheurs sur les côtes de Terreneuve, être par- faitement navigable sous tous rap ports et exempte de tensions ou de toute autre détérioration. Doit avoir un mécanisme qui est en parfait ordre afin de rendre sua- ve la navigation du vaisseau. De plus la goélette requise devrait être doublée én bois de greenheart et devrait être munie d’une machi- ne auxiliaire d'un modèle perfec- tionué bien connu. (Ces deux item sont facultatifs. ) Les soumissionnaires devront mentionner le prix de la goélette livrée à leurs frais à Halifax ; en donner le tonnage, l’âge ; en faire une description générale, dire où elle a été construite et le nom de son propriétaire actuel, le nom et la force de l'engin, s’il y en a un, où il a été construit et par qui, l’en- droit où se trouve actuellement le vaisseau, la date approximative de la livraison à Halifax, si la soumis- sion est acceptée. Les journaux qui publieront cet avis sans l’autorisation du dévar- tement ne seront pas payés. G. J. Desbarats Sous-ministre du Service Naval Département du Service Naval | Ottawa, le 25 novembre 1910 J. H, Myrick & Co IMPORTERT . ND DEALERS DRY GOODS HARDWARE BOOTS &SHOES FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just openedia full and complete stock ot NEW GUUDS We are prepare@ to supply thé wisiité of the farmer fish erman and mecha-: nic We invite in. tending purchasers to give us a cali and they will fiud we can meet all competiters, and save them the trouble and expen- se of going to Summerside or Charlottetown. OVER 95 YEARS? EXPERIENCE {