"*? Prey? «St. à FE" + mepaan , 1" e- FN + ” CRC #4 LE 1, UT PRE ta a | L'IMPARTIAL, TIGNISH, L P. K, MARDI 6 AVRIL LOIS 20 ANNÉE = = mm — s gs 6 Avril LES DEUX LANGUES SONT NECESSAIRES Sir Charles Fitzpatrick, juge en chef de la Cour Suprême, a fait un vigoureux plaidoyer en faveur du bi-linguisme, alors qu’il a adressé la parole, le 17 du courant à un audi- toire considérable d’Irlandais, pre- nant part au 59èmes réjouissances annuelles de l'institut littéraire St- Patrice au théâtre Auditorium, à Québec. Sir Charles a insisté pour que tous les jeunes Irlandais apprissent la langue française, vu que person- ne ne peut occuper une position pu- blique en ce pays sans avoir la con- naissance de l'anglais et du fran- çais. Les deux langues sont efficie les en ce pays, a t-il déclaré, et le jeune homme qui ne possède qu’une langue n’est qn’'à demi protégé cen- tre les misères de l'existence. Il a aussi insisté sur la connaissance du français, qui est une autre source de culture intellectuelle et il a fait un vigoureux appel, demandant l’u niou et la bonne volenté entre les Tignisb, 1915 descendants des deux races au Ca- nada. ne ee caries eee Le discours du Senateur Poi- rier au senat La semaine prochaine nous pub- lierons le ; discours magistral, pre- noncé au Sénat, par l’hon. Pascal Poirier, notre vaillant sénateur aca- dien. Les paroles de l’henorable sénateur Poirier sont telles qu'elles méritent l'attention de tous, plus partieulièrement des Acadiens. ; Le sénateur Poirier n’est point un que- relleur, mais ilne se gêne'pas lors qu'ilest nécessaire de taper; et il tape fert, surtout les ennemis etles ad- versaires de sa langue et de sa race; mais aussi, en homme prudent et é- clairé il n’est pas teujours À faire la critique de celui-ci ou celui-là. Il donne ses convictions, en plein sé- nat et ne crains pas de blamer ceux des nôtres qui sont trop ‘portés à la chicane et a vouloir s’arreger le droit de défenseurs d’une cause, tout en agissant eux-mêmes d’une manière peu louable, peur y arriver. Le sénateur Poirier a fortement raison et uous manquerions à notre devoir de journaliste cathelique et acadien, de ne pas publier son dis- cours—ce que nous allons faire la semaine prochaine. dois era connue die med Lettre de Monseigneur M. F, Richard Rogersville, 24 mars 1915. Monsieur le Rédacteur, Le ministre de l’agriculture, dans son rapport sur l’agriculture à la chambre d’assemblée, à Frédéric ton, a parlé !sur le bonus accordé aux provinces de la confédération qui est fort considérable. Le Nou veau-Brunswick reçoit une portion élevée de ce bonus. Le but de cet octroi est d’instruire le peuple dans la noble profession de l’agriculture et de l’attacher au sol, à la culture de la terre. Le miuistre a eppris au public que son département avait établi trois écoles agricoles dans la province dans des centres anglais, et qu’on se proposait {d'en établir une autre dans ie nord de la provin- ce. Est-ce que le gouvernement va songer qu’il y a dans la province une population française de 100,000 âmes, presque tous cultivateurs ? Que cette population augmente par le rapatriement et l'immigration de 10.000 par déeade ? Que les Aca- diens sont les seuls qui ouvrent la forêt vierge pour agrandir le de- maine public ? Que e’est cette popu lation qui garde la représentation au fédéral dans le Nouveau Bruns- wick ? Ne serait-il pas bonne politique, justice et patriotique d'encourager les cultivateurs de langueffrançaise en établissant la quatrième école agricole dans un ceutre français et facile d'accès ? Cette école devrait être bien outillée et dirigée par un personwel compétent et connaissant la iangue française de manière à en geigner dans la langue française cette école. Rogersville je pense, rables. D'abord, cette”paroisse se- rait une leçon pratique et démon- trerait à la jeunefgénération ce que peut faire notre jeunesse courageuse Ensuite Rogersville est admirable- ment située pour répondre au be- soin—centrale et sur le chemin de fer Intercolonial, de manière qu’il ne serait pas nécessaire de changer de train pour y arriver. Il est facile de trouver, près dela station du chemin de fer, une ferme de 150 ar pents eu plus, en bonne culture et arrosée par un ruisseau d'eau qui la traverse. Sile gouvernement veut encoura ger la population française, sons le rapport de l’agriculture, comme il encourage la population anglaise, et c'est son devoir de le faire, je ré- clame, au nom de cette population fort méritanie, une part des octrois destinés à l’agriculture. Je demande, au nom des 100,000 Acadiens de cette province, une part'des argents publics et une école agricole dans leur intérêt. Je compte sur la députation française dans l’intérêt de leurs compatriotes, d’insister auprès du ‘gouvernement pour obtenir justice dans la présente circonstance. Personne ne saurait s'opposer à cette demande légitime de citoyens loyaux qui ont si efhica cement contribué à la, prospérité de la province. M. F. Richard. Les journaux acadiens sont priés de reproduire cette lettre: M. F.R,. Dangers des grandes villes Nos enquêteurs fournissent des aperçus nouveaux sut la cause des mariages mixtes si fréquents aux Etats Unis. Ils ont examiné, un à un, plusieurs de ces cas et il ont re cherché quelle sorte de cacholiques épousent plus volontiers et plus souvent une partie protestante; ce sont, sans contredit, ceux qui viven À la ville. De prime abord, en inclinerait à croire que s’il a parmi la jeunesse catholique des sujets qui doivent plus facilement se trouver dans l’oc casion de conclure de tels mariages, ce sont les jeunes gens et les jeunes gens et les jeunes filles récemment arrivés en ville et qui connaissent peu les familles catholiqnes déjà anciennes; c‘est tout le contraire qui est vrai; les mariages mixtes sont plutôt tares dans la population d’o rigine rurale; ils sont loin de l'être parmi les enfants des familles qui sont établies en ville depuis seule- ment une couple de générations, tellement est pernicieuse poux l’es- prit de foi l'ambiance des grandes villes où le progrès matériel évoque le veau d’or des Hébreux qui l’ado. raient pendant que justeinent le Seigneur édictait sa loi sur le Sinaï. Et du reste, on peut se demander, puisque cette question se rattache à ce qu on vient dire, d'où viennent la plupart des prêtres et des reli- gieuses. D’excellentes familles catho liques quittent les centres ruraux pour s'établir à la ville; les enfants de tels parents devraient faire mer veille pour l’Eglise; ils fréquentent une bonne école paroissiale; ils re- çoivent presque tous, leur éducation de religieux ou de religieuses dé- voués; leur instruction chrétienne est suivie de près; ils ont très facil ment accès aux sacrements, et : ont à leur disposition des collèges et des académies; n’est-ce pas parmi cette jeunesse étudiantes des gran: des ville qui devraient se recruter le clergé et les communautés religieu ses ? Et pourtant, encore ici, c'est le contraire qui est lamentablement qui éclosent à la campagne | Ainsi on donne New York comme grand mi son nombreux clergé sont issus à la ville, prêtres dent les parents sont nés et d'Amérique ! tical Review‘’ pendant les dix an nées qu'a duré leur enquête n'ont rencontré qu’un cas saisant excep- tion à ce qu'ils ont portout invaria vrai. Sans doute qu'il y a un cer-| tain nombre de vocations chez les! gens de la ville, de la grande vilie, | mais rares, en comparaison de celles | catholique. Eh bien, combien par-| de la seconde génération ayant vécu | Le lecteur connaît-il beaucoup de | ont été élevés dans une grande ville | Les collaborateurs de l’‘‘Hcciesia: | blement constaté: celui de parents ! nés dans la grande ville de Glasgow | glaise les élèves qui fréquenteraient | On le voit, la fleur de la vocatien | ine s’épanouit pas àson aie dans offriraitftous les avantages dési- l'atmosphère enfiévrée et matéria- | lisante des grandes cités. us A LA FOIRE Cette année là, le marché du chef lieu de canton ‘coïncidait avec ja conférence ecclésiastique. Comme le presbytère était attenant à la place où se tenait la foire, il fut dé- cidé que, pour plus de tranquillité, la conférence aurait lieu à la sacris- tie. Aussitôt tous les ecciésiastiques se dirigent par groupes vers l'église en traversant l'unique route du gros bourg. La fouleest si com- pacte que les prêtres ont de la peine | à se frayer un“passage. Tandis que le dernier groupe pas sait devant l'étalage d’un marchand ambulant, celui-ci, d’une voix érail lée, s'écrie. — Décidément, on ne voit aujour d'hui à la foire que des ânes et des curés ! Aussitôt, le plus jeune, un an- cien soläat, se détache ;du groupe, il va droit au marchand et lui dit : Etes-vous un curé ? — Ah ! pour ça, “non ! reprend le marchand. — Eh bien ! alors vous êtes âne ! Notre homme, interloqué, regar- de le prêtre s'éloigner, en promet tant sans doute, pour l'avenir, de laisser Dasser les curés tranquilles, Ji ee memnnn caen nee Le francais, langue interna- nationale Il y a” d'intéressantes choses à cueillir dans les discours de nes sé- uateurs sur la question bilingue. M. le sénateurs Choquette pour sa part a fait revivre l'incident sui- vant en rappeiant que le français est la langue internationale : Il y a peu d'années, un congrès scientifique international se tenait à Toronto. Il avait été statué que la langue française en serait la lan- gue officielle comme’elle l’est d’or- dinaire vous le savez dans les assem b'ées internationales. L'ouverture en fut faite très solennellement par le représentant du Canada, Sir Charles Fitzpatrick qui se fit gloire, et je l'en félicite, de montrer la maîtrise parfaite avec laquelle il ma uie'la langue française et la langue anglaise M. Adams, du McGill par a ensuite et pareillement en fran- çais. Ces deux hommes, je le dis avec fierté, appartiennent à la {pro- vince de Québec. :Cependant, les représentants de la ‘province d’On- tario, M. Hearst, M. Falconer, M. Church n’ont pas ,cette ignorance du français ne,vous humilie pas ainsi que tous les Anglais de la Puissance ? Des délégués anglais, autrichiens, russes, suédois, ont {parlé en fran- çais. Seuls, à l'exception des mem- bres de ma province, les Améri- cains—tant au dessus gu’au-dessous de la 45ème ligne—n’ont pas su parler la langue offcielle française. Ne trouvez-vous en en ce fait un rapetiseement du Canada fondé par des Français ? | La Canada est notre patrie EST-IL LAYLEUR ? Il n’est Ipas de meilleurs Cana- diens que les Canadiens français, «a déclaré M. leSSénateur Beique, ils à | n’ont pas d’autre patrie que le Ca. 0 _|nada. Kt tandis i- tous les secours de la religion; ils| Et tandis que leur compatri te «le langue anglaise fconserve le | désir de se rendre en Angleterre, en Irlande ou en Ecosse, pour ailer [af home comme il dit, le { Canadien | lui ne songe pas à d’autres pays que le sien, et ceux à jui la fortune permet d'aller visiter [la Frauce, ne disent pas alors qu’ils s'en vont af home, ils n’ent pas d'autre patrie que la Canada. | français, } P. O. BOX 37 7 R. H. 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Des dépêches de Siedlce dé- clarent {que les Moscovites avec beaucoup de vigueur, s'avançant jusqu'aux enchevêtrements de fil de fer, mais que comme ils se tiennent oujours en rangs serrés, les hom- mes du grand duc Nicolas, avce jeurs mitrailleuses, en font un horrible carnage. Bernard Hotel Tec terard, Prop. Conveniently located and con ducted on the ‘‘Comfort Principal’ Rates moderate Livery Stables in connection Tignish P, E, | TRILBY SHOE CREAM 7 \PRESS SIDES TO OPEN 80X, PUT UP IN SELF, OPENING HINGED COVER TIN Just press the sides and the cover prings open like the cover of a match case. Only 10 cents everywhere. EVERETT & BARRON CO. AMHERST, N.S. Also makers of the famous NOTICE Notice is hereby given that all parties who trespass on my woo and at Palmer Road, causing destruction to the young trees by cutting and hacking for sap, will be prosecuted to the full extent of the law. Many of the miscreats who already caused greit damage are known and will be dealt with accordingly. 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TOUSSAINT et Cie, FABRICANTS DU VIN DE MESSE SAINT NAZAIRE IMPORTATEURS DE VINS ET SPIRITUEUX EKETRANGERS DEPOSITAIRES GENERAUX DU VIN DES CARMES 181 Rue $t. Paul QUEBEC. ". — » Russes, de nouveau, sur le sol allemmand Pétrogradee, 25 mars.—Les Rus- ses, de nouveau, batail'ent sur le sol La capture de Przemysl est le plus grand coup pour les alliés depuis que les Allemands furent arrrêtés dars leur poussée sur Paris en sep- tembre dernier, lors de fameuse vic- toire de la Marne, Conséquemment l’aunonce ofhcielle de Pétrograde a soulevé le plus grand enthousiasme parmi le public et dans les cercles officiels. Cette capture donne aux Russes une ligne interrompue de Tarnow à travers la Calicie le long des Carpathes jusques dans Ja Bukovine. —__—_——— 4 4 OVER 665 YEARS Sy EXPERIENCE . Traaoe Marks Desiens CorPvRIGHTS &c.\ Anyone sending a sketch ar 4 desertption m quickly ascertain Our opinion free hotes invention is probably patentuble. Communion. tionsstrictiy confidential. 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