Et NOUVELLE SERIE nn UX JOURNAL CATHOLIQUE DANS LA LUTTH ANT IAI.COOLIQUE UNE PAROISSE C’EST UNE MIS. SION PERPETUELLE. LÉON XIIT PUrLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA Un MiTsssédonadre dt D Six MOIS. ....so.ssessseese + 50 Pour LES ETATS-UNIS Un an... sssvcccecseeese:$1:50 Six MO oc ccccccocceeee75 Pour L'EUROPE Un an.....cccoscosee eee :$1.50 Six MOIS... ...ossss.seeee + e 1:00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bier que ia nouvelle. Ad::=ssez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTTIAIT, Tignish, Mardi, 12 Avril 1910 LE PAPE ET LA PRESSE ‘C’est un fait qu'aujourd'hui le peuple chrétien est trompé, émpoi- sonné, perdu par les journaux im- pies. En vain vous bâtiriez des é- glises, vous prêcheriez des missions, fonderiez des écoles, tous vos ef- forts seraient détruits si vous ne saviez manier en même temps l’ar- me défensive de la presse catholi- que, loyale, sincère’’, ne Ecoles sans Diet: Nous avons déjà cité, dit l’excel- lente ‘‘Union’’, de Woonsocket, R. 1., une kyrielle de noms d'Améri cains et de protestants qui n’ont pas grands éloges à faire du système en vigueur dans les écoles neutres. A ceuz-là mous ajouterons celui du Rév. Dr Coftland Myers, pasteur duTremont Temple de Boston. Que ceux qui n’ont rien à re- prendre au système actuel et qui s’en vantent avec frénésie lisent les statisques éloquentes données par ce ministre. Statistiques étonnan- tes sans doute, car jamais un édu- cateur catholique n’était allé si loin, mais statistiques qui font bien voir la supériorité des écoles ca- tholiques quand il s’agit de la for- mation du citoyen honnête et bon, point qui, d’après nous, est bien le point capital. Disons d’abord que le Dr Myers a accusé les écoles sans Dieu d’être la cause de la grande majorité des crimes et des vices qui se commet- tent en ce pays. ‘“‘Il y a 600,000 filles perdues en Amérique, dit-il, et chaque mois, 12,000 autres s’en vont à la ruine. Au cours des dix dernières années 300,000 jeunes filles ont pris le sen- tier du péché. Et c’est précisé ment à cause du système politique le plus pourri qu’il y ait au monde que nous élevons des institutions qui damnent ceux et celles qui les fréquentent. ‘‘Quatre-vingt-dix pour cent de ces 600,000 filles ont reçu leur dé- plorable éducation dans les écoles pubiiques. Nous y élevons des garçons, de façon à en faire des es B PL 2 a names * L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 12 AVRIL Î a 1910 n 4 de AU LAC MEGANTIC La cause de la tempérauce vient de remporter une grande victoire au lac Mégantic, dans le comté de Compton, P. Q. Cette localité, dont la population n'est pas de trois | mille âmes, étaient affligée de six buvettes. Devant les ravages cau- sés par le fléau de l'alcoolisme, le | digne curé de l'endroit, M. l'abbé G. E. Choquette, aidé de plusieurs citoyens dévoués au bien public, a-! vait entrepris une campagne éner gique. Les difficultés étaient grau- des ; les préjugés, la passion, les intérêts coa!isés opposèrent une ré- sistance opiniâtre. La lutte a duré des années. Dans les derniets temps surtout, elle est devenue in- tense. M. le‘cuté et la ligue de tempérance ont redoublé d'efforts, et mis en oeuvre tous les moyens de persuation et de propagande. Des conférenciers ont exposer les méfaits de l’alcoo!l, des missionnai- res ont prêché contre l’ivrognerie’et les maux qui en découlent. Ily a une quinzaine de jours, Sa Gran- deur Mgr Roy a bien voulu aller faire entendre sa parole éloquente duit une impression profonde. Eañn. lundi soir, une grande as- semblée avait lieu dans l’église de l'endroit, Il s’agissait de tirer le dernier coup de canon de la camipa- gue, car le lendemain les électeurs étaient appelés à voter pour ou con- tre l'adoption d’un règlement sup- primant les licences d’auberge. Hommes, femmes et enfants a- vaient été invités a y assister, l’é- glise était bondée, et l’auditoire é- tait mixte ; les citoyens anglais et protestants de Mégantic avaient voulu se joindre aux canadiens- français et aux catholiques. La votation sur le règlement de tempérance a eu lieu, et le ré- sultat a dépassé toutes les espéran- ces. Les partisans de l'alcool dé- couragés, n’ont pas osé s'affirmer. Et le règlement a été adopté à l'hu- manité, moins une seule voix dissi- dente. C'est une immense victoire pour la cause anti-alcoolique, et un bien- fait pour toute la région. M- le curé et ses braves paroissien méri- tent les plus cordiales félicitations. re een La Fete de S. S. Pie X La Saint.Joseph a été fêtée au Vaticau par les réceptions du Sacré- Collège, du curps diplomatique, des prélats de la famille pontificale et et-de la secrétaireaie d'Etat, des cfiiciers supérieurs de la Garde no- ble, des gardes Palatine et Suisse et dela gendarmerie poutificale : des comités de la Jeunesse catholi- que, du cercle Saint-Pierre, du cer- cle Léonien, etc. La féte du Pape a été aussi célé- cipales associations catholiques. sicale et littéraire tenue à l’Acadé- nutelii. circonstance, la nombreuse assistan- poésie française de Mgr L. Jans- sens, secrétaire de la Congrégation des religieux. Les habitants du quartier du Borgo, au pied du Vatican, avaient voulu témoigner leur attachement au Pape. L’immense majorité des maisons étaient décorées avec les tentures d'usage ; le soir, ily eut une illumination d'autant plus si- guificative qu’elle était tout impro. visée et spontanée. ge 2 LA QUALITE DE NOTRE FROMAGE A la réouverture de la Chambre provinciale de Québec, mardi le 26 camateurs et des voleurs. Visitez les prisonset vous y rencontrerez un nomble étonnant d'anciens élè- ves de nos écoles publiques, parce que ces écoles sont sans Dieu.” L'orateur compare les écoles du pays avec celles du Japon et dit : ‘““Le Japon, pays paien, tire meil- leur parti de la bible que de tout autre livre, et c’est pourtant la bi- ble qu'on exclut de nos écoles en ce pays chrétien. Aussi faut-il re- connaître que Japon marche bien en avant des Etats-Unis dans la vole du progrès. Le prédicateur exprime le désir de voir le jour où il n’y aura dans les écoles que des institutrices ani- més du pins’ grand respect pour Dieu et la Bible. { mars, l’hon. M. Caron, ministre de l'Agriculture, a présenté deux a- mendements importants aux lois actuelles concernant l’organisation des sociétés d’agriculture et l’ius- pection des produits laitiers. La révision du texte de ces amen- dements n’est pas encore complète, mais on dit qu’ils vont contenir des changements radicaux dans le but d'élever le niveau des produits de la province de Québec à celui d'On- tario. Actuellement le fromage fabriqué dans la province de Québec se vend une demie à une cent de moins que ceux des fabriques d’Ontario. On dit également que les négociants de Montréal achètent les produits de Québec à des prix inférieurs et aux citoyens de Mégantic, et a pro- { brée dans Rome ; il y a eu des as- semblées solennelles dans les prin- Notons spésialementila séance mu- mie des Arcades, sous la présidence de S. E. le cardinal Vincent Vaa-| Parmi les morceaux de ce a particulièrement applaudi une es les assortissent et vendent les meil- leurs comme produits d’Ontario sur le marché anglais. Le ministre de l'Agriculture veut rendre possible, aux bonnts fabri- ques, de pouvoir séparer leurs pro- duits d'établissements inférieurs et obtenir un prix égal à ceux d'On- tario. Dans une convention laitière te- nue” detnièrement à Rigaud, une résolution a été adoptée à l'effet de favoriser l’orgauisation d’une socié- té composée uniquement des fabri- cants de meilleure qualité. C'est sur cette base que sont édictés les amendements. Le gouvernement se propose d'aider la formation d'une association de fabricants de première classe. L'amendement sur l'inspection des fabriques amènera des change- ments importasts et donnera de plus emples pouvoirs aux inspec- teurs. Une clause spéciale sera inclue relativement à la qualifica- tion propre des fabricants de froma- ge et de beurre. ss GRAND TAPAGE DU ‘'STAR' ET DU ‘NEWS"’ Le ‘‘News’’, de Toronto, et le page avec une prétendue conspira tion qu’ils accusent M. F. D, Monk d’avoir ourdie pour se subs- tituer au M. KR. L. Borden. M. Monk est absent, en voyage de re- pos et de distraction. Ses collè- gues, les députés conservateurs ca- nadiens-frauçais protestent avec in- dignation contre ce qu’ils qualifient une calomnie odieuse et soutien- nent que l’aîle française du parti conservatrur canadien exige simple- ment de ses alliés anglais le fespect des termes de l'alliance de 1854 et qu’à cela elle tiendra fermement. C'est à souhaiter, pour ce parti, mais surtout pour le pays. EE Mort de l'Eveque Cameron Mgr. Cameron, évêque d’Anti- gonish, est mort presque subitement mercredi’soir dernier. Il était l'6 vêque le plus âgé de l’ Amérique du Nord. Ilétait âgé de 85 ans. Le défunt évêque Cameron na- quit le 16 février, 1827 dans la pa- roisse St. André, Antigonish, de Cameron était un presbytérien, né en Ecosse. Sa mère était une Mac- Donald, née à Moldart, Ecosse. En 1844 aprês avoir suivi les clas- ses de l’école grammaire de St. An- dré, le jeune Cameron fut envoyé à Rome où il demeura environ neuf aus. Il fut ordonné prêtre le 26 juillet 1853. Il séjourna une an- née de plus à Rome et en 1854 il revient à la Nouvelle-Ecosse. L'année que le jeune prêtre Came- son revient daus'son pays natal, l’é. vêque MacKinnon fonda le collège St. François-Xavier. Le père Ca- meron prit charge du collège com- te recteur, positiom qu’il occupa pour quatre ans. En 1863 il fut transféré à Arichat. En 1870 du- rant une visite À Rome il fut consa- cré évêque de Titopolis et coajuteur du diocèse d’Arichat, mai 22. En 1877 il prit l'administration du dio- cèse d’Antigonish, qu'il a retenu jusqu’à sa mort, te L'Église de Tignish Frappe par la Foudre Vendredi matin un orage de pluie, vent et tonnerre éclata sur notre village. A six heures la fou- dre frappa le clocher de l’église causant des dommages considéra- bles. La croix, sur le sommet du clocher, a été brisée et de là le fluide électrique a parcouru le long du clocher jusqu’à la brique, qui se trouve envirous go pieds de la base, Jusqu'à présent il a été impossible de faire une estimation du domma- ge, Car personne peut faire un vrai calcul sans un examen minutieux. Il est dit, par quelques uns, que les dommages sont beaucoup plus con- sidérables qu’on le croit. Presque tous les clous sur le clocher ont été affeciés par le fluide électrique, a- lors, le dommage serait très grave. L'église de Tignish, dont nous donnons l'illustration, fut commen cée en 1859, sous la direction de P. C. Kielly de New-Verk. Mgr Mc- Kinuou en bénit la pierre auguiaire et Mgr Connoly en fit la consécra- tion le 19 ant, 1860. Cet édifice a une longueur de cent pieds sur soi- xaute-deux pieds de largeur et la muraille est haute de trente-deux pieds. La distance de la base du clocher au sommet de la croix est ‘“Stai’” de Montréal, font grand ta. & æ L'Eglise de Tignish, frappée par la foudre le 8 avril 1910 parents écossais. Son père, John: de cent cinquante,pieds. | CONTRE L'IMTEMPERANCE O—— Partout dans la province de Québec, il se fait un mouve- ment social de tempérance. Les évêques, les prétres, la presse catholique et tous les hommes bien pensants, sont groupés pour l'intention bien arrêtée, sinon de faire dispa- raître les buvettes d'au millieu d'eux, du moins d’en suppri- mer le nombre. Des sociétés de tempérance:se forment, se multiplient. Des licences sont supprimées et ce fait même, supprime une foule d'occasions d'intempérance. Nous applaudisons de tout coeur à cette initiative louable. Nous aimerions voir le même mouvement dans notre pro- vince. C'est un fait indéniable que notre province, quoique la loi de prohibition soit en force, devient de plus en plus, pas- sionnée pour l’intempérance. Nous regrettons de le dire, dans notre village même, le démon de l'intempérauce semble s'être emparé de la place. Pas un jour, depuis Jeudi-Saiut dernier, s'est passé sans que nous ayons été témoins de scèues désagréables, causées par la boisson, dans les rues de notre village. Des jeunes gar- gous, âgés de 16 et 17, ans hurlant, blasphémaut et se que- rellant ; des hommes plus âgés, sous l'influence d’alcool pataugeant dans la boue des rues, vociférant des impréca- tions contre toute décence ; il y a même eu des événements tragiq'ies, qui ont été étouffés de peur que celui-ci ou c:lui- là fût exposé ; en un mot pour nous servir des expres- sions de plusieurs personnes âgées de ce village : depuis trois semaines, l’enfer semble s'être emparé des buvettes et des buveurs. Nous sommes trop tolérants. Nnus nous eforçons pas assez pour mettre la loi en force et la faire respecter. Ne craiguons pas de faire exécuter la loi, nécessaire au bon ordre social et au bien-être, même: physique, des nôtres. Aux jeunes acadiens de notre paroisse, les conseils suivants leur sout suggérés, Ne buvez pas. Si de vos amis vous invitent à boire, dites-leur qu’ils sont vos ennemis et dites: leur que vous êtes les fils des décendants de ceux qui out été martyrisés pour leur foi et leur langue. Le moins que vous puissiez faire en leur mémoire c’est de vou: respecter. Montrez-vous francs, honnêtes et loyaux travaillez à faire revenir en pleine vigeur, cette belle so- ciété de tempérance : La Ligue de la Croix ; et vous en deviendrez des membres aetifs et millitants. Vous verrez que votre curé, qui nous croyous, ne cheiche que votre bien, se fera un plaisir pour vous être agréable et vous verrez les hommes âgés, se joindre à vous, pour faire de cette paroisse, ce qu'elle était i! y a bieu longtemps, une paroisse modèle, par sa sobriété. Les Plaintes de Monsieur Mathieson M. Mathieson, le chef de l'opposition daus la Législature Provinciale, se plaint de ce que les écoles acadiennes de cit- te province, n’ont pas justice ! ! Voyoas, ne soyez pas si partisan, M. Mathieson, et regar- dez avec vos lunettes d'impartialité. Nous avous les livres de l:cture de la séris Montpatit, livres qui se recomendent à tous les Acadiens. Ces livres sont approuvés par les instituteurs et les prêtres de c:tte province, réunis eu conventiou ; denc nous avons rien de mieux à demander Jersque nous avons l’approbation de nos prêtres. che Les membres de-la commission d'éducation ont recomman- dé l’histoire de Bourgeois pour nos écoles acadiennes ainsi que la géographie de la Cong. N. D., cours élémentaire. Nous nous servons de la grammaire française des écoles chrétiennes et de l’acaderaie, De quoi M. Mathieson se plaint-il ? Voudrait-il que les ouvrages de Hugo, Damas, Voltaire ou autres ouvrages impies fussent placés daus nos écoles pour l'usage de nos élèves acadiens ? Nos prêtres acadiens sont réjouis de ce que nous avons les privilèges d'avoir les livres que nous indiquons plus haut. Grâce à nos hommes publics et à la presse française et ca- tholique, nous avons obtenu des privilèges, que nous devons appréciés. Où le français n’est pas enseigné dans des dis- tricts scolaire, la faute est due aux contribuabl:s et non au Bureau u’ Education. Que M. Mathieson retienne ses pleurs de crocodile pour les siens, qui ne sont pas toujours bien disposé envers les acadiens, et qu'il laisse l'intérêt de nos compatriotes dans les mainsi.e ceux qui connaissent nos besoins. Nous avons notre timable compatriote, l’hon. B. Gallant, en chambre provi® l'aie, Manque-il à sou devoir envers les Acadieus de cette vince? Désignez-nous un cas où M. Gallant n’a pas agi pour l'intérêt de ses compatriotes ? Pas un. Donc M. Mathieson, vos pleurs pour les Acadiens, ne sont pas sincères. de “TER ee MERS ” «LE ‘‘NEWS'' ET M. MONK Le ‘‘News’”’ de Toronto est fu- rieux de voir que la convention conservatrice réclamée à grands cris par lui depuis un an et fixé au 15 juin prochain ne pourra pas a- voir lieu avant une date beaucoup plus reculée. La cause de se retard qui froisse les tories d'Ontario, c’est l& rupture de l'entente de 1854 en- tre le parti libéral conservateur de Québec et ie parti tory d'Ontario, alors commandé par John A. Mc- Donald. Des délégués conservateurs cana- diens-français de Montréal, repré- sentant l'élément conservateur de Québec, ont notifié nettement M. Borden, il y a quelques semaines, de l'intention bien arrêtée du parti dans Québec de ne pas assister à la convention général du 15 juin à moins que d'ici là, l'aile anglaise tory ne lui donne des garanti:s quaut aux dreits des ruinorités, méconnus par les tories en 1905 dans l'affaire des écoles du Nord- Ouest et à diverses reprises aupara- vant. L'élément conservateur canadien- français n'entend pas frayer plus longtemps avec des gens comme les Sproule, les Hughes, les Edwards, et tout un parti qui renfermes de telles gens, L'abstention des conservateurs de Québec fera rater la convention. ——— CONCOURS LIT /ERAIRE À LA GLOIRE DE JESUS-HOSTIE Le ‘‘Messager Canadien du Sa- cré Coeur'’ dirigé pat les RR. PP. Jésuites, de Montréal, ouvre un palpitant concours littéraire, prose et poésie, à la gloire de Jésus-Hos- tie. De superbes prix, en ouvrages caua liens, seront décernés aux lau- réats, dont les essais figureront au numéro spécial du ‘’Messager”’, en septembre, à l'occasion du Cougrès Eucharistique International, de Montréal. ee LA GUERISON DU CANCER- Le docteur Doyen a lu au con- grès international de physiothéra- pie à Paris une comuunicatson su: son traitement du cancer par la chaleur dégagée par une source é- lectrique, Cette méthode paraît amener de merveilleux résultats. Elle rend inutile l'usage du bistouri dans tous les cas de lésions accessibles à un courant électrique. Le secret de la découverte rési- derait dans ce fait que les cellules can<éreuses sont détruites par une chaleur de 50 à 55 degrés centigra- des qui n’a d'autre part aucune ac- tion sur les cellules saines. La guérison des tissus suit immédiate. ment la coagulation des cellules cancéreuses. nn P. C. MURPHY, M. D., Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E, r7 ANNÉE F. H Myrick & Co. IMPORTE S AND DEALERS DRY GOOnNS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have jut opened a full and complete stock ot NEW GÜUUS We are prepared to supply the wants fo the farmer fish- erman and mecha. nic We invite in. tendirg purchasers to give us a cail and they will find we can meet ali competiters, and save them the trouble and expen- se Of going to Summerside or Charlottetown. OVER 65 YEARS’ EXPERIENCE / RIGHTS &c. 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