mg eng sen CU x ED | s MORE AR <“ È ù = Lans nn eem rt Ent ee mr pr tuée Dtaninenners ARRETE PET TERRA ET RE PRE RE me ” PR ie LT TU ‘ : der : 2 - #Y Monclcr FATTTEMREL EN EE ERCEX TT Fi EE _— F—— nr | EC CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | ms, te Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | 2 PORN US NT ee PT ep Er A, É AIS % re RCE : ge nr mm ST DELE TE T RSR" tnt ———— jte tm VOL. 6. NO. 9 Le TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 30 AOUT 1906. 14 ANNEE Le Congres des Acadiens a NewBediord. Mass. Sermon du Rev. M. Ph. L. Belliveau, de Grande Digue, N. B.---- L’Acadien ne saurait etre rien qui vaille, s’il ne reste acadien et le meilleur moyen d'etre catholique-francais est d’avoir une - Nous publions in extenso le ser-! mon ée M. l'abbé Ph. L. Béliveau, | curé de Grande Digue, N. B.,àla| fête patronale des Acadiens, à | New Bedford. C’est une pièce so- lide d'éloquence que tons nos lec- teurs liront avec intérêt. ‘‘Ave Maria’’—Je vous Marie. Mes frères.—Quoique le but im- médiat de cette réunion soit plutôt de demander la bénédiction de l'ieu ‘sur les délibérations de la convention de notre société natio- nale ‘‘l’Assompticn’’, il n’en reste pas moins {vrai que la coincidence de date me porte à croire que vous avez voulu en même temps fêter votre fête nationale, l’ Assomption de la Très-Sainte Vierge. Hon-! neur à vous d'en avoir agi ainsi | C'est pourquoi j'ai voulu que le premier cri de mon coeur dans cet- te circonstance, et au début devette allocution que grâce à votre bien- veillance, j'ai à vous faire aujour: d hui, fût !’écho humble mais sin- cère de la salutation angélique | ‘Ave Maria'’. Je vous salue Ma- rie, Cette parole de l'Ange Ga- briel à Marie, toutes les bouches a- ca liennes la rediront daus ces jours bénis. Ce cri d'amour envers la | Ste-Vierge, toutes les poitrines a-| cadiennes le chanteront bien haut, avec cet accent de foiet de piété qui caractérise votre petit peuple, et nos auges tutélaires en transpor- teront, à travers l'espace, les pieux échos jusqu’au pied du trône de notre Reine céleste et de notre pa- troune nationale. Nous lui deman- derons de protéger ses enfants, de veiller sur nos intérêts, de faire mrir nos projets et réussir nos en- | treprises, surtout de nous conserver toujours catholiques ct français. [1 a toujours existé en Acadie— il existe encore aujourd'hui par- tout où il y a des Acadiens—un grand amour envers la Ste-Vierge, une confiance illimitée dans sa bonté, une piété, une dévotion, un culte remar qués de tous cetix qui nous connaissent. Aussi bien lors- que, à notre premier congrès aca- dien, it s'est agi de nous choisir un patron national ; Acadie toute en- tière, par la bouche de ses repré- emanda la Ste-Vierge,et 1 salue ! sentants, d , e fête nationale | Assomption, co tu ; nationale : qui fut autrefois la fê e de la France catholique. Ce choix a été critiqué en certains quartiers | et ce n'est pas ici le lisu de le! disc ater. Qu'il me sufhce de dire | que depuis le jour «lu "au ner) de'’. c'est-à-dire depuis un siècle et quart, nous avions été à peu près oubliés des hommes. Un morne silence s'était fait sur NON. Fe) vagries de l'Atlantique seules, ” avaient emporté nos pÈres €n exil dan: la rafale de 1755: venaient | chaque jour nous ch unter le refrain de cette sanglante épopée et en} rpétuer Je souvenir à nos coeurs | ‘eut: biens terrestres, ils avaient ‘que nous étions pendant 130 aus de | Acadien. | d'emblée sur tous ses concurrents au mileux d'un enthousiasme indes |jamais—que l'Acadien ne saurait fete nationale endoloris. FApparemment, Dieu tres, il oubliera leurs malleurs et seul et la Sts-Vierge nous étaient | les sacrifices qu'ils ont faits pour la restés fidèles. Nos pères et nos |conservatien de leur foi, et en ruères s'étaient vus dépouiller de ‘oubliant cela il perdra pet! à peu sa longtemps erré à travers les solitu- fierté nationnale, abandonnera sa des de l'exil, pauvres et dénués de ati, prendra les habitudes de tout excepté de leur foi inébranla-|l’ Anglais qu’il a coudoyé tous les ble et du chapelet de la Ste-Vierge | jours de sa vie, et finira par laisser qui en était l’une des manifesta- \affaiblir sa foi s'il ne la perd toute tions. Lorsque se fit le décompte entière. Au contraire, qu'on lui de nos forces en 1881 et que l’on |laisse sa fierté nationale, qu'on lui constata avec joie et surprise que | parle dans des jo::rs comme celui-ci malgré des malheurs inouis, mal- |de sa noble origine, des vertus de gré les dangers de l'assimilation et ses pères, de la beauté de la langue du prosélitisme nous étions tous |française, des grandeurs de sa foi restés Acadiens et catholiques, les {catholique, il se ncurrira de ces têtes dirigeantes crurent voir là le | pensées, s’efforcera de se rendre di- doigt de Dieu et la protection visi- | gre de ses ancêtres, et avec leurs ble de la Ste-Vierge, et ils se dirent |exemples sous les yeux, il restera que le ciel qui nous avait gardés ce |français et catholique en restant Après tout, mes frères, malheurs, de persécutions et d'exil ic'est là le but que se proposent nos avait évidemment des desseins sur frères les Canadiens-Frauçais en nous et nous voulait tels que nous | fêtant avec tant d’entrain, la St étions. À ce congrès, où et c’est en fin de pour la première fois le clairon de compte, le seul but qui doive nous Sachent donc que se conserver sonna | Jean-Baptiste, notre réveil national, il s'agissait l occuper. d’asseoir, sur des bases solides, no- {l'unique moyen de tre orgauisation—et l'une des prin- |cathoiïiques et français était de res- et que le meilleur Acadiens cipales questions en jeu était na-|ter Acadiens turellement de nous trouver un cri moyen de se conserver de ralliement, un jour où nous | était d'avoir une fête nationale qui pourrions nous réunir, nous COMpP- | fut agréable à tout le peuple et sus ter et discuter les intéréts de ‘notre | ceptible de le tenir uni, les Acadiens nationalité. On repassa la liste des |se sont donués cette fête, qui, de ne souleva d'en-|l'aveu de tous, était une ‘‘nécessité thousiasme. Un était dans |nationale’’. tous les coeurs et c’est à peine s’il! Or, mes bien chers frères, vou- avait été proncncé, lorsque tout à |lons-nous progresser comme race, coup <’éleva une clameur au milies |voulons-nous réchauffer notre des représentants du peuple, où / patriotisme, accroître notre amour nous saisissions à peu près ces paro- | pour la patrie et travailier à sot dé- les ‘ C'est Marie qui nous a visible- | veloppment, réunissons nous tous ment protégés jusqu'ici, c’est en |les ans à pareille époque, piessons- elle que nous avons mis toute notre | nous autour de l'autel e:1 vrais en- confiance, c’est elle que nous vou-|fants de l'Eglise demandons à lons pour patronne; Nous sentous | Dieu ses bénédictions et à Marie sa que vu notre histoire bien à nous, | protection. Celle qui a veillé sur vu nos malheurs et les circonstances | nous dans les jours de détresse ne exceptionnelles dans lesquelles|manquera pas de nous secourir nous nous trouvons sans relatious | dans les efforts que nous faisons extérieures avec qui que & soit, |pour reprentre notre place au sol- aucun autre nom que celui de Marie | eil. Celle qui a triomphé de la mort ne saurait nous servir de cri de ral- | ans sa glorieuse Assomption, nous liement. Nous avons été le peuple | aidera, nous aussi, à triompher des le pius malheureux de la terre, | suites de la persécution, de l’exil vous voulons pour patronue la plus et de l'oubli, puisque nous nous puissante protectrice qui soit au)so.nmes consacrés à elle, nous et La Ste-Vierge l'emportait | notre patrie, et que nous avons ['la- cé tous nos iutérêts nationaux sous sa protection spéciale. Chantonus donc avec amour ce chant national que nous nous sommes dou: | ‘‘J’'Ave Maris Stella,’ saluons qu'il 'j'Etoile de la Mer qui brille à notre drapeau et à tous les instants de uctre vie ayons sur les lèvres ce sa- lut filial, ce cri d'amour par lequel je commençais ce discours : ‘‘Âre Maria,’’ je vous salue Marie. Dans cette allocution qui, par la force des circonstauces, ne peut avoir l'allure d'un sermon ordinai- re, il me faut toucher à plusieurs sujets et après vous avoir parlé de notre fête nationale il me faut maintenant vous entretenir quel- (suite à la 4ième page) saiuts—-aucun nom ciel. et le choix de l’Assomption était, peu après, ratifié par tout le peuple criptible. En tout ceci, mes frères, soit bien compris que nous ne voulions nous séparer de personne, mais LOous voulions simplement nous rallier plus étroitement ensem ble dans un esprit de conservation. Les esprits dirigeants de cette épo-| que étaient persuadés—et nous le sommes tous aujourd'hui plus que être rien qui vaille s’il ne reste Acadien. Qu'on lui enlève son nom, sou identité, il cessera de se nourrir du souvenir de ses nel _ EN VOS MOMENTS DE LOISIR. Si vous pouviez aujourd’hui établir) un commerce qui ajouterait une jolie ronde somme à vos revenus actue qu'il ne vues en coûte un dollar—ne le feriez-vous pas Eh bien, nous sommes prêts à vous établir dans un négoce PES e et nous ne vous demandons pas de dépenser un seul dollar. Notre proposition est celle-ci: Nous vous expédierons un Appareil Incubateur Cha- tham etCouveuse, transport payé, et Vous ne payez nul Argent qu'après la Recolte 1906. L'élevage de volailles paie. Ceux qui vous disent qu'il n'y à pan d'argent dans l'élevage de poulets ont dû essayer faire de l'argent dans ce commerce en employant des poules comme couveuses, et ils auraient pu tout aussi bien essayer de découvrir une mine d’or dans ,e jardin aux choux, La mission de la poule est de pon- dre des oeufs Comme appareil incubateur ou couveuse, elle n'yest pas. C'est l'affaire des Appareils Incubateurs Chatham et Cou- veuses, et ils — * salé de leur tâche avec un su Le commerce de volailles, conduit comme il doit l'être, paye beaucoup plus que tout autre négoce proportionnément au tem qu'il exige et A capital requis. . NS Des milliers d'éleveurs de volailles—hôm- mes et femmes par tout le Canada et les Etats-Unis-se sont convaincus qu'il est avantageux d'élever des poulets avec L'Appareil Incubateur Chatham et Couveuse 7 ier À Incubateur ue j'aie employé est le vôtre, et je désire attester que j'ai obtenu 52 poulets de 52 oeufs. (C'était mon remier lot; en rèalité, une couvée à 100 pour cent. Jesuis bien satis- fait de mon ue incubateur et couveuse. 08 MCNAUGHTON, Chilliwack, B.C.” k “Ma première couvée est arrivée. J'ai obtenu 170 jolis poulets de 190 oeufs. Qui peut battre cela pour le premier essai, et si à bonne heure le printemps. Je suis bien satisfait de mon appareil incubateur, et si je ne pouvais m'en procurer un autre, aucun argent ne pourrait acheter le mien. ‘Tous f ersdevraientavoir un Appareil Incubateur Chatham No P F, W. Ramsay, Dunnville, n “L'Appareïl Incubateur que vous m'avez vendu fonctionne - rablement bien. Il est facile à opérer et n'exige purs 10 minutes d'attention © DER à R. Mo- Gurrix, Moose Jaw, Assa. L'Appareil Incabateur Chatham et Con- veuse est construit honnêtement. Point de blague, Chaque pouce de matériel est scrupuleusement éprouvé; l'appareil est construit d'après les vrais principes, l'iso- lement est parfait, le thermomètre est précis, et la main-d'œuvre excellente. L'Appareil Incubateur Chatham et Cou- veuse est d'une construction simple aussi bien que scientifique—une femme ou une fille peut opérer l'appareil dans leurs moments de loisir. Vous ne nous per aucun argent avant la fin de la récolte de 1906. Envoyez-nous votre nom et adressé au- jourd’hui sur une carte postale. Nous sommes en position de vous servir romptement de nos magasins de distribu- Fon à C rÿ, Brandon, Régina, Winni- g, New Westminster, B.C., Montréal, alifax, Chatham. Addressez toute corres- pondance à Chatham. The Manson Campbell Co., Limited Dept. 179,CHATHAM, CANADA, ., Usines à CHATHAM, ONT., eb DÉTROIT. Demandez nos prix sur un bon crible t une bonne balance de ferme. s4F Le Langer des Cigarettes Après les conserves américaines, voici qu'on parle des cigarettes yan- kees. Nous ne saurons p:s plus avec quoi elles sont faites. Mais tous les soupçons sont permis. Une personne qui se prétend ren- seignée a hrinait temps que les américains mettent dans le papier le moins de tabac possible et que pour reniire ce tabac élastique, ils itrempent tout dans un mélange de glycérine et d'opium. Nous ne savons pas ce qu'il y a de vrai dans cette accusation. Tou- jours est il que l'Angleterre a ivter- dit l'importation dansses frontières des cigarettes de provenance amé- ricaine. John Bull ne se soucie que médiocrement d’être empoison- né par l’oncle Sam, i Méfous-nous, nous aussi | pour les unes que pour les autres| il y a quelaue| GAGNEZ DE L'ARGEN |Valparaiso Completemert De: | {ruite $250,000,000 de Pertes 1,000 À 4,090 PERSONNES TUEES Le tremblement de terre, jeudi dernier, est arrivé à Valparaiso le 19 sans le moindre avertissement, tuant sur le coup, des centaines de personnes, en blessant, en empri- sonnant nombre d'autres, sous les : ruines des maisons écroulées. Le feu a éclaté aussitôt après le premier choc et tous les services de la ville ont :té paralysés. Une pa- nique et une consternation indes- criptibles s'ensuivirent. Ceux qui échappèrent à la inort devinient fous de frayeur de sorte qu'ils ne vurent rendre beaucoup de servi ces aux victimes. Le quartier des affaires est pres- que entièremeut détruit et perdant toute la journée d'hier le feu y a exercé ses dégâts. Nous avons ici la répétition des horreurs de San Francisco. La nuit a été terrible, la ville offrant le spectacle de tou- tes les désolations. La population était dans les plus indicibles alar- mes. On estime les pertes matérielles à quelque $250,000,000 ; le nombre de morts est de 1000 à 4000, on me saurait préciser le nombre. L'on |sait seulement que la mort et la destruction ont fait des victimes en | tous sens. Les communications télégraphi- |ques sont interrompues dans toutes les directions et l’on est trop atter- | ré ici par la calamité pour s'enqué- ir de ce qui a pu arriver en d’au- tres places. Aucun train n’est arrivé dans la ville ou n’en est parti, depuis le premier choc de tremblement de terre. Tous les tunnels sont blo- qués et des milles de voies ferrées sont tordus et impraticables. Il y{a eu deux choss dictincts terribles, le second suivant pres- | plétant l’oeuvre de destruction. La | journée avait été exceptionnelle- ment calme et agrésble. A 8 heu- res, toute la ville sembia osciller en arrière puis en avant, puis se pro- duisit un choc d'une violence ex- bases et les renversa en miettes sur le sol. Des blocs entiers s'effron- drèrent en quelques secondes. Peu après le second choc, la nou- |velle se répandit partout que le quartier des affaires était détruit. | La plus grande terreur s'empara alors de la popuiation. Plusieurs éboulements se produi- | sirent en même temps autour de la ville ensevelissant nombre de per- sonnes. Le capitaine du navire allemand |‘“Vran’”” qui est arrivé à Coquimbo, {dit qu’à 20 milles au large de Val: | paraiso, ji: a pu voir les flammes | consumant la ville. | Les habitants craignent de nou- | veaux chocs et le travail de sauve- |tage s'opère avec lenteur. | Une dépêche de Valparaiso dit | qu’il y a eu 82 secousses, jeudi soir et depuis ce temps il y en a encore jeu plus de 300. 100,000 personnes sont sur_le pa- |vé. Des villes environnantes on été détruites, notamment Vibrog, |Casabianca, San Félipa, Rengo, |San Fernardo Quillota, San An itouio, etc, J. H. Myxrick & Cu MPORTERS ANDÆDEALERS IN DR Y GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE IGHKOCERIES And Fishing Supp'ies AT TIGNISH and ALBERTON We have iust opened a full and complete stock of NEW GUDDS We are prepared tosupply the wants of the farmer fisb- reman and mecha- n C qu’'immédiatement le premier com- trême qui sapa les édifices à leurs! We invite inten ding purchagers to give us à ca)}, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going to Summerside or Charlottetown Mechanics, Farmers, Sportsman To heal and soften the skin and remove grease, oil aud rust stains, paint and earth, etc. use The Master Mechanic’s'' Tar Soap, | Albert Toilet Soap Co., Mfrs,