“ 7 tn 0 ST mins-ant ae ou age x, À ER L''IMPARTIAL, JEUDI, LE ll FEV. 1904. Anthony ou le crucitix d'argent Suite de la 1ère page chargé sous le bras, et accompagné de son fils Ralph, tenant un autre fusil tout arñé. Un domestique, chargé de ra masser le gibier abattu par ses maï- tres, venait par derrière, portant ua renard, deux lapereaux et quel- ques oiseaux. Le comte, qui débusqnait d’un fourré, ne se doutait de rien ; il fit quelques pas sur la pelouse ; et, je- tant machinalement un regard vers le lac, il aperçut soudainement An- thony, à l'heure même où le jeune homme escaladait la palissade. A cet vue, le visage de lord Drummore devint livide ; un éclair terrible de haine et {de colère jaillit de ses noires prunelles. “Lui encore ! murmura-t-il d’une voix étranglée. C'est ainsi qu'il se joue de moi, qu'il viole audaci- cusement mon domicile, et qu’il vient infecter ma famille du poison de ses doctrines maudites !”? Le comte s'était arrêté. Aussitôt, jetant par terre son fu- sil déchargé, il saisit celui de Ralph, qu’il arracha violemment des mains du jeune homme. ‘““Malheur à toi, misérable ! s’é- cria-t-il en fixant son regard sur An- thony, qui ne le voyait pas; cette fois tu ne sortiras pas vivant d'ici ! ”’ Ralph, qui avait laissé prendre son fusil tout armé, recula, stupé- fait de voir son père dans cet état violent. Des flocons d'écume tom- la hête en travers de la nacelle cha- virée ; puis il replongea, laissant après lui une traînée du sang qui sortait de sa blessure. Il reparut presque aussitôt avec Dsgges, qu’il entraîna péniblement au rivage. Mais, ép'isé par ce dernier effort, iltomba près de l'enfant privé d: sentiment. Ralph, devenu assez habile na- geur, se jeta à l’eau, atteignit la nacelle sur laquelle se trouvait placé James toujours sans mouvement, et poussa doucement le canot vers le bord du lac. Lord Drummore, au désespoir et s'arrachant les cheveux, arriva bientôt auprès de ses fils ; il avait enfin compris le sublime dévoue- ment d’Anthony, et sa fureur était place à ne douleur iudicible. Un instant après, le précepteur des jeunes gens vint avec Mary, qui pleurait, mais qui cependant gardait son sang-froid. Elle or- donna au serviteur présent de cou- rir à Elanelly, et de ramener sur-le- champ le médecia. James et Digges avaient réussi à se soutenir sur l’eau près de la bat- que jusqu’au moment où Anthony l'abordait par la pointe. Ils ne tardèrent pas à donner signe de vie, et bientôt il ne resta plus au- cune inquiétude à leur sujet. Iln'en était pas de même de leur sauveur, autour de qui chacun s'empressait, le comte le premier. L'infortuné demeurait étendu sans vie, les yeux fermés, les lè- vres décolorées, les articulations rigides, comme sila mort se fût baient des lèvres blêmes de lord Drummore : ses yeux étaient injec- déjà emparée de lui. Une large tés de sang, ses mains crispées sur | blessure ouvrait sa poitrine, d'où le le canon de l’arme. Il proférait Sang coulait abondamment et rou- des mots incohérents dont son fils | gissait le gazon. ne pouvait saisir le sens. Mary, ôtant son écharpe, se hâta Armé du fusil de Ralph, le comte d’étancher le sang et de bander la se précipita vers le lac. courut le long du bord, vers l’en- droit où la nacelle avait chaviré. “Le scélérat m'a vu, et il fuit !| il veut se cacher! balbutia lord Drummore, dont la poitrine hale- tait. Par la cendre de mes pères, sa dernière heure a sonné.” En achevant ces paroles entre- coupées, il s'arrêta de nouveau, é- paula rapidement, et un éclair sui- vi d’une explosion sillonna l'air. Ralph, le serviteur immobile, Mary, Fanny, tous les témoins de cette scène terrible poussèrent un cri d'’effroi. Anthony chancela, porta la main à son sein en faisant entendre un gémissement de dou- leur et tomba sur ses genoux. Le courageux jeune homme se releva aussitôt, reprit sa course, mais d’un pa; incertain, et il étendait les bras en l'air comme pour se maintenir en équilibre. Aveuglé par la rage, lord Drum- more rechargea l'arme fatale, se préparant à achever sa victime ; mais avant qu'il fût prêt, Anthony disparaissait sous les eaux du lac où il venait de s’élancer. La nacelle, renversée, se présen- tait par le travers au comte et aux autres spectateurs, et leur dérobait la scène qui se passait de l’autre côté ; ils ne soupçonnaient point les dangers de James et de Digges. Ralph, lord Drummore, Mary et | le valet se précipitèrent vers le bord du lac, croyant qu' Anthony avait roulé de la rive. La colère du comte n'était point calmée, et il l’exhalait en affreuses imprécations. | Anthony | la plaie du jeune homme. Ensnite elle prescrivit aux domestiques, qui venaient d’accourir avec le révé- rend Wakeman, de transporter le ‘blessé etles deux naufragés au | château. Le comte de Drummore suivait, sombre et morne, ce triste convoi. Les deux frères étaient hors de danger et assez remis pour s’in- quiéter d’Anthony quand on arriva an manoir. Lord Drummore voulut qu’on portât l'élève de M Weelford dans sa propre chambre, et qu’on le dé- posât sur son lit. Le médecin, étant venu, exami- na longuement la’blessure, et la déclara très-grave ; les violents ef- forts qu'avait faits Anthony, après l’avoir reçue, pour sauver James et Digges, avaient provoqué une perte de sang considérable, de sorte qu’on ne pouvait plus répondre de rien. ‘“Docteur, s’écria le comte avec angoisse, guérissez-le, et tout ce que vovs me demanderez, je vous l’accorderai.”’ Le médecin secoua la tête en si- lence, et contempla un instant, les bras croisés, le blessé toujours sans | connaissance. Ensuite, se rapprochant, il essaya d'enlever tout à fait le kilt ou jus- taucorps d’Anthouy pour dégager entièrement la poitrine. La pres- sion qu'il fallut exercer sur le blessé le rappela à lui ; il jeta un cri de douleur, et regarda autour de lui d’un air étonné. Alors un crucifix d'argent tout semblable à celui qu'il possédait Anthony ne reparaissait point. Tout à coup Ralph, étant arrivé au | delà de l'esquif renversé, fut saisi | d'un pressentiment sinistre. Il re- marqua des houillonnements à la | surface de l'eau, et Anthcuy na- | geant de toutes ses forces. | Ralph appela son père, et lui | montra d’un geste effaré !: specta- | cle qui s’offrait à lui. ‘“Où sont mes fils? s'écria le. comte ; où sont James et Digges ?| —Je les ai vus s’embarquer il y | a une heure à peine, déclara le va- | let de chasse, | —Ciel ! ils sont perdus, dit lord | Drummore ; nons n’artiverons ja- mais à temps pour les secourir.’’ | I1 s'élançait déjà du bord du lac, | quoique sans espoir, quand Ralph le retint par son vêtement et lui montra Anthony ramenant à la sur- | face de l’eau James évanoui, que | l'intrépide jeune homme déposa à | | / t autrefois, et retenu à son cou par un cordou de soie, glissa sur sa poitrine. Le comte et Mary, qui le virent n même temps, se troublèrent, fi- rent un geste de surprise. Lord Drummore saisit le crucifix et l’en- leva. Anthony étendit les bras comme pour le retenir. ‘“Milord, dit-il, rendez-moi ce cher souvenir, ma seule consola- tion.’ Le comte ne l’entendait point, et retournait avidement le cruciùx. Il renfermait le médaillon et la miniature. ‘‘’Absolument le même que j'ai trouvé dans le parc, murmura-t-il : quel étrange mystère ! —Le même que j'ai si malheu- reusement perdu il y a trois ans !’’ balbutia Mary stupéfaite. Et la jeune fille, obéissant à son premier mouvement, s’avança vers brusquement tombée pour faire le blessé, et lui dit : trouvé ce crucifix? Pourquoi l’a- vez-vous gardé ?”” ajouta-t-elle avec un accent de doux reproche. Anthony fit signe qu’il ne com- prenait pas. “Ce crucifix que vous portiez, reprit Mary, est à moi ; je le perdis, { Dieu...’ “Est-ce donc vous qui à Enfin lord Drummore et sa fille revinrent vers le blessé ; tor-s d ux étaient extrêmement émus, et leurs larmes v_rsées. {Ah |! murmurait le «omte avec désespoir, combien je maudis c:tte fatale méprise ! Il était inn:ce nt, joues avaient gardé la trace pit (00 BARRELS CHOSE WINTER il y a trois ans, dans notre parc. Je l’ai cherché longtemps sans pou- voir le retrouver.’? Tandis que sa fille donnait cette explication, le comte ouvrait préci- pitamment le tiroir où il avait ren- fermé le crucifix ramassé par lui. En l’apercevant, quoique ce meu- ble fût fermé avec une clef qu’il portait toujonrs sur-lui, sa stupé- faction fut extrême. Il compara l’un à l'autre les deux objets pi- eux : ils étaient exactement sem- blables. Il retourna vers Anthony, nâle, déconcerté, ne sachant plus que penser. ‘‘Anthony, dit-il, je vous en conju1e, donnez-moi le mot de cette énigme. —Que désirez-vous savoir, Mi- loid ? —Comment vous êtes-vous pro: curé ce nouveau crucifix qui repo- sait tout à l'heure sur votre poi- trine ? —Je l’ai toujours possédé. — Vous n’aviez donc pas perdu celui-ci ? ajouta lord Drummore en désignant le crucifix qu'il avait saisi ‘dans le parc. — Non. —Aivsi vous ne vous êtes jamais séparé de celui que je viens de dé- tacher de votre cou ? —Pardonnez-moi, Milord. —Expliquez-vous. Le jour où vous m'accusâtes de m'être introduit dans votre de- meure, je n'avais pas sur moi le crucifix, je vous l’ai avoué ; je cro- yais l’avoir laissé sur mon bureau. A mon retour, je le cherchai, et ne le trouvai pas ; je ne pus alors me rendre compte de sa disparition. —Il n'était plus dans votre chambre ? —Il y était; mais, bouleversé, préoccupé, j'explorai mal la pièce. j'en ai eu la preuve depuis mon re- tour. Mes livres n'avaient pas été dérangés pendant ma longue ab- sence; je les examinai les uns a- près les autres, comme de vieux a- mis, et je découvris, égaré au mi- lieu d'eux, mon crucifix d'argent. Je le repris avec bonheur, et, pour qu’il ne me quittât plus, je l'ai fixé à mon cou avez ce cordon de soie. —En vérité, je n’y conçois plus rien,” fit le comte en se frappant le front. Et, présentant à Anthony le cru- cifix trouvé dans le parc, il de- manda : ‘D'où provient celui-ci ? —Je ne saurais vous l’apprendre, Milord ; jusqu'à ces derniers jours j'ignorais moi-même qu'il existât un crucifix semblable au mien. —I1 me sera facile de tout expli- quer, dit Mary, qui avait écouté en silence ce singulier dialogue, et qui n'avait pas détaché son regard des deux crucifix d’argent. — Parlez, éclairez-moi, mauda lord Drummore. —C'est moi qui ai perdu celui que vous possédez, mon ÿère, ré- pliqua la jeune fille d'un ton ferme. —Vous ? — À quelle époque ? —QOui, moi-même —]1 y a trois ans, près de la pi- èce d’eau. —C'est bien cela, balbutia le comte, Comment est-il tombé en- tre vos mains ? —Je l’ai reçu de lady Ashley. — Est-il possible ! —Rien de plus vrai. Mais ve- nez, Milord, il faut absolument que je vous entretienne en secret, ajouta la jeune fille en proie à une violente agitation ; ce crucifix renferme toute une révélation.’ En achevant ces 1nots, elle en- traîna son père au fond de la pièce, et lui parla longuement. De cette conversation on n’entendait que des exclamations telles que les suivan- tes, tombant des ièvres du comte : ‘Qui, c’est bien cela, je le sa- vais déjà...”’ Ou enzore : recom- elle !.,,: oh! mon ‘Quoi ! tes AT SEE D or ST UNE érg rridiféihslEs À * is à lg APM ARRRS à Cor a mn meme nmerene pe nd 5 et que j'ai été cruel !”” —Jl est catholique, Ô mon -père, lui répétait Mary tout bas à l'o- reille, et sa religion lui fait un de- voir de pardonner. Dieu a con- duit toutes choses ponr le plus graud bien de tous. Cousolez- vous donc.”” S'étant approchée du docteur, la noble enfant le prit à part, et lui dit : ‘Monsieur. je vous en prie, ne me cachez rien; que petisez-vous du blessé ? -.-]l est très-mal, Milady. —Croyez'vous qu’il en revienne ? —Dans vingt-quatre heures tout sera fini.” La jeune fille poussa un soupir douloureux ; et, s'adressant à son père : ‘{J'ai le temps nécessaire, décla- ra-t-elle. Veuillez, Milord, de- meurer ici. Ayez la bonté de re- commander aux témoins de l’acci- dent de se taire surce point. Je cours à Green-Rood chercher lady Ashley. Ensuite, s'approchant du malade, elle se pencha sur lui, et murmura ces mots à son orcille : ‘‘Patience et courage ! Dans quelques instants M. Weelford et lady Ashley seront près de vous.’’ Un rayon de joie et de bonheur illumina le visage pâle du blessé et, il remercia Mary par un geste. Celie-ci, se hatent de quitter la ichambre, appela la femme catho- ilique qui l'accompagnait d'habi- tude, et prit avec elle le chemin de Green-Rood. X ECLAIRCISSEMENTS Mary craignait de ne pas ren- contrer chez elle la marquise d’Ash- ley. A cette heure de la journée, lady Jane s’abeentait fré ;ueinment pour visiter ies pauvres et les ma- lades. Lady Ashley était sortie en effet ; par bonheur, on savait qu’elle était allée dans la montagne porter des secours à un malheureux tour- menté de la fièvre depuis quelques jours. M. Weelford l'avait accompa- gnée. Mary dépêcha aussitôt à la noble dame et au chapelain um jeune garçon alerte et diligent, à qui elle recommanda instawment de ne point revenir sans la marquise et le prêtre. les attendre lady Ashley, où elle avait ses en- trées libres. Elle y était venue souvent le matin ou le soir recevoir les instructions soit de la maîtresse de Green-Rood, soit de M. Weel- ford, alors se qu’elle préparait à embrasser la foi romaine, et elle connaissait tous les êtres de l’ap- partement. Il se composait d'une vaste pièce, précédée d’un petit salon d'attente, Au fond s’ouvraient un cabinet à coucher et un oratoire. Dans cet oratoire apparaissaient, au-dessus du prie-Dieu, un grand crucifix «n ivoire, une image de la sainte Vierge, quelqi.es livres de piété et un bénitier d’albâtre. Une nobie simplicité, une sévérité antique, régnaient dans l’apparte- ment. Néanmoins meubles, tapis- series, tentures, tout était d’un goût irréprochable. Quelques ta- bleaux complétaient la décoration. Mary, accablée de fatigue, se jeta d’abord dans un fauteuil, et demeura quelques instants la tête cachée dans ses mains, et absorbée dans de profondes et tristes réfle- xions. A la fin elle se leva et parcourut plusieurs fois la chambre avec agi- tation. Ses traits, ordinairement d'une teinte pâle lézèrement rosée, s'étaient empourprés, ses yeux brillaient de l'éclat de la fièvre, ses lèvres tremblaient. ” Elle s’arrêta devant un tableau, qu’elle contempla longuement, TE LÉ mg en der _ 7 1 La fille de lord Drummore alla'| dans la chambre de; \ } FOR SALE LEONARD KEEPING APPLES PRICES LOW MORRIN SUMMERSIDE now selling at try taken in trade Ÿ Great Cash ale à ALBERTON. During the next thirty days, we will give the people of West Priuct an opportunity to buy goods cheaper than they ever had. Our entire stocks except Groceries at the following discouufs : Dress goods, flannelettes, ginghams, shirting, men and boys ready made suits, ulsters, reefers and overcoats, ladies cloth coats and capes, men’s hats and caps, Boots an fhoes, carpets, oil cloths and matting Seventy cents on the dollar Men's raglan, duck and waterproof coats, men’s and boys under cioths, in fleece and rib, also all Xmas and fancy goods at Seventy five cents on the doilar All our stock of cloths one third off All partie sindebted to us will please call and make p:ompt settlement All kinds of farm produce and dressed poul Dyer Woodmans à Hunter Cette peinture, de grande dimer- sion, representait une exécution capital: L'échafaud se dressait garnis de spectateurs. fatale était tendue de draperies rou- ges, au milieu desquelles se déta- chait le billot. Le bourreau se promenait sur le devant, et sem” blait attendre la victime avec impa- tience. Des deux aides placés près du billot, l’un tenait la hache bril- lante, l'autre un bandeau. Le condamné arrivait au pied de l’échafaud, escorté d’une nom- breuse troupe de soldats de mine farouche, que repoussaient bruta- lement des spectateurs. Il avan- çait tête nue, à demi dépouillé, et |les mains liées derrière le dos. Son | port était noble, sa démarche tran- | quille et assurée. Un ministre anglican marchait à |ces côtés, essayant d'attirer ses re- |gards sur une Biôle qu'il portait louverte dans ses mains. Mais le | condamné, dédaignant de prêter |l’orcille aux exhortations de cet | homme, fixait obstinément les yeux vers l’un des baïcons qui se dessinaient à sa gauche. ! | Cettetoile, d'une réalité émou- | vante, et terrible, était signée, du | ñ - reste, d’un des maîtres illustres de | l’époque. (A Suivre) sur une place de Londr s, au cen | tre de hautes maisons dont tous les | HOE S promises vell for the new balcons et jusqu'aux troits étaient Y£AT: It contains a number of timely | L'estrade features, and is superbly i!lustra- 'ted. :Sifal and the Dream of Gerontius, ‘’ |by John Talbct Smith, is of deep DONAHOE'S MAGAZINE —— January. 1904. The current number of DOoNA- é , l'he opening number, ‘‘Par- interest; ‘‘After Five VYears—A Retrospect,’’ by P. C. Smyth, puts the reader ia possession of much information relative to na- tional events. ‘‘A Famous Old Turnpike’” is a fine sketch of an historic highway, by Moira L. Ray. The standing army at the Vatican is the subject of a lengthy description of the origin and dnties of the various companies of soldiers guarding the Vatican, The work of Don Bosco's institutes as seen by E. M. Lynch makes interesting reading, and the illustrations show to what a degree of perfection in arts and trades the boys have at- tained under the instruction of the Salesians. Seumas MacManus recalls the summer in his sketch of an Irish mountain trip in June: ‘Thomas F. O’Malley contributes an article ou Carleton and his work; and Rev. L. C. P. Fox, 0. M. I., conti- vues his delightfnl re minisceuces of Missionary Life. Among the poets of the number are such well-known writers as Rev. J. B. Dollad, Susan L. E- Ÿ mery, and Amadeus, oem rrserntent sanaretagees patte eraninenen meermnengen ete Men PRET RSS 4 PACE Ga, A Be ere EIRE SE em gp bn EE ci PE 2 on ms organe dore ses ile pm 2 gl Hs + 0e ent une sbnecs D. ET TRS RS &r ee + É dn in ÿ