Æ re | & ee ent a de PEN EC me LE GOUVERNEUR HOW-| LAN AU COLLEGE COMMERCIAL DE CHARLOTTE- TOWN 11 adresse la parole aux Eiu- diants. Je vais attirer vetre atten- tion pour quelques moments sur les occasions qui se présen- tent et sur les chances que vous avez par le temps qui court en comparaison de celles qui existaient il y a cinquante ans, lorsque j'étais jeune hoïm- me dans Charlottetown. L'ins- tructien que vous recevez icl vous sera de la plus grande u- tilité dans le sentier de la vie. Quelque soit le métier ou la profession que l'on embrasse. il est d'une grande importance d'avoir des connaissances pra- tiques sur les affaires du com- merce. Celui qui sait tenir, ex: aminer ou rapporter d'une ma- nière intelligente et correcte les comptes soit d’une compa- gnie, soit d’une corporation, où même, d’une affaire individuel- le, celui-là, dis-je, est une pré:i- euse acquisitien à l'Etat, quel- que soit son occupation. J'espè- re, cependant, qu’il n’en sera pas de vous comme du collec- teur de taxes sur la race ca- nine, que nous avions iciily a cinquante ans. On lui accordait 10 par cent sur toutes ses col- lections, mais il ne fit aucun retour pour plusieurs années. Enfin il eut à comparaitre de- vant la chambre d’assemblée pour rendre compte de sa né- gligence. 1l avoua qu’il avait reçu l'argent, mais lorsqu'oa lui ordonna de le remettre au bu- reau, il répondit qu'il ne le pou vait parceque sa commission était aussi haute que la somme reçue. Vous ne serez pas, non, plus, comme le secrétaire et le trésorier d’une compagnie in- corporée, qui fit son rapport montrant que la compagnie a- vait fait au delà de $1,000 de profit, mais, lorsque les action- naires furent le trouver pour leur argent, leur répondit qu'- il n’en avait pas à leur donner. Après beaucoup de recherches ou trouva qu’il avait couché les $1,000 sur la mauvaise page du livre. Maintenant, à l'entrée de la vie active, chacun doit se sou- venir de la devise : “Ce que l’homme a l'homme peut le faire”. La vieillesse est un guide au moyen duquel les hommes peu- vent envisager le passé et quoi-| qu’ils ne puissent se conseiller eux-mêmes, 1ls peuvent, trans- | mettre leur expérience à d’au- tres qui ne sont pas aussi a-| vancés qu'eux dans la journée de la vie. Vous jouissez d’un avantage dans ce cellège et. vous devriez faire le meilleur usage possible de votre temps. | Un bel avenir vous attend, et} je ne doute pas que plusieurs | d’entre vous qui m'écoutez at-| tentivement en ce moment se | distingueront plus tard dans le monde commercial de quel- ques unes des métropoles de ce. continent. Comme bien d’au-| tres qui ont embrassé la pro-| fession mercantile avant vous, fait, L'IMPARTIAL penche le roseau, l’arbre ponsse de même”. 1ly en a qui malgré tous leur eflorts, ne semblent jamais réussir. Eh bien, vous ne de- vez jamais mépriser ceux-là, mais vous souvenir de l’histoi- re des mineurs de l’ouest. 1ls voulaient avoir une danse, ct après s'être procuré une grange où ils auraient ja danse ils trou vèrent un piano et un homme pour le toucher. Cet homme ne jouait pas très-bien et les mi- neurs murmuraient. L'un d’eux écrivit sur le piano : “Ne tuez pas cet homme, il fait tout son possible.” Maintenant, pour les chances dans la vie. Dernièrement je relisais de vieilles lettres et j'en trouvai une d’un ancien ami, de Boston, 1854. 11 était al lé en cette ville pour y trouver uue position, et de là, s'était rendu à New-York, ctc. 11 don- ne un pauvre compte des chan- ces qu'il a. I] n'avait pas les à- vantages que vous avez. Pa bourse était mince, maisil était courageux et résolu. il éprouva bien des contre-temps, mais ja- mais sa persévérance ne lui fit défaut. 11 vit encore et nous le trouvons jun des marchands les plus prospères dans l’une des grandes villes du Canada, et le donateur d'un million de dollars au collège McGill. Je pourrais en nommer bien d'’au- tres, mais je ne veux pas taxer votre patience. Souvenez-vous que tout ce qui vaut la peine de se faire mérite d’être bien fait. Je dois maintenant attirer vo- tre attention sur la grande voie du commerce avec laquelle vous devez tôt ou tard, vous identifier et aussi sur la nou- velle vie de ce grand Dominion qui vous est échu comme héri- tage ; sur ses moyens de come merce, à présent et à l’avenir, a vec lesquels vous vous familia- riserez de plus em plus au furet à mesure que nous avance rons. Je vais vous parler du trafic et dn commerce de l’Angieterre, ‘des Etats-Unis et du Canada, de sorte que vous puissiez retirer de la vie pratique des leçons qui vous seront utiles. LE ROYAUME UNI Les importations du Royau- me-Uni de la Grande-Bre‘agne et de l’irlande pendant les cinq années finissant le 21 décembre 1894 étalent évaluées à dix billions cent quatre vingts six millions de piastres. Durant les mêmes cinq années ses expor- tations étaient de sept billions deux cent deux millions. Ces chiffres démontrent que pendant cette &é- poque les importations ont dé- passés les exportations de trois billions. Cependant en face de cette somme qui parait contre elle ou ne conteste pas que pauvre pendant Ces cinq an- nées. Au contraire, on prétend que les importations ayant ex- cédé les exportations, la diffé- rence apparente représente un profit de trois billions au peu- ple anglais durant cet interval- le; on un trafic international comprenant dix-sept billions trois cent quatre-vingts huit millions ou un commerce an- veus sentirez votre ambition se | puel en moyenne, de trois bil- réveiller lorsque l’occasion se lions quatre cent soixante et présentera. Un conseil que j'ai- quinze millions. me à vous donner: quique ce) En 1885, D. Robert Giflen soit que nous ayez pour mai-|qu “British Board of Trade” es- tre, servez-le fidèlement. Ayez|timait les richesses de la Gran-| ses intérêts à cœur, et n’atten-| e-Bretagne et de l'Irlande à. A | £50,000,000,000, on 1202 per- |capita. Vous devez vous souvenir que dez pas que le son de la cloche ou de l'horloge vous appelle. lorsque vous serez votre maitre vos habitudes seront telles que | 1ci,le gouverneur classifie | | les Cifférentes branches d'’in- dustrie selon leur valeur. vous les aurez formées pendant [LE COMMERCE Des Erars-UNIS que vous appreniez voire pPro- fession. Donc, accoutumez-vous | dès le commencement à être judustrieux. attentif, assidu et fidèle. N'oubliez pas le vieux Pendant l’année fiscale 1894, |ies Etats-Unis ont Iles marchés étrangers pour la valeur de $869,204,937 de pro- duits américains De cette som-| £ dicton : “de quelque gôté que me énorme les agriculteurs des vendu sur) =. Exats-Unis ont fourni six cent vingt huit millions trois cent soixante trois mille trente huit piastres des produits de Ja fer- me. LE COMMERCE CANADIEN Avant l'année 1867, toutes les provinces étaient éparses et il fallait alors autant de temps pour aller à Montréal qu'il en faut pour aller en Angleterre aujourd’hui. Nous avions .a- durs Mhle #2 8 ET terre, les Etats-Unis, l'Asie et l'Afrique. RicaEssEs MINÉRALES. | Les ressources minérales du Canada sont très grandes. Nous y trouvous le charbon de pré- mière qualité sur la côte de la Nourelle-Ecosse,au nord Ouest, dans les Montagnes Rocheuses et à Vancouver. En 1868.nouns retirions 623,392 tonnes de charbon de nos mines et l'an lors 2,250 milles de voies ferrées dans toutes les provinces, au- jourd’hui nous en avons 16,000 milles, dont le plus remarqua- ble est le C. P.R. qui comprend une distance de 3,836 milles d'Halifax à l'ile de Vancouver En outre, nous avons une com- mupication non interrompue par eau du détroit de Belle 1le à Port Arthur à i’extrimité du lac Supérieur, depuis que nous avons terminé la canal du Sauli Ste Marie, qui a coûté $4,000,- 000. Nous pouvons nous former une idée du trafic qui s’est fait sur les lacs durant les sept mois de navigation de 1892, par le fait que l’on a transporté on- ze millions deux cent quatorze mille trois cent cinquante trois tonneanx ; trois millions cinq cent deux milles six cent quatre de plus qu'il a pas- sé dans le canal de Suez pen- dant toute l’année. Le commerce du Canada s’é- lèva de $131,027,552 en 1868 à $240,999,889 en 1894. Quatre vingt-cinq par cent du com- merce du Canada se fait avec la Grande Bretagne, et les Etats- Unis en proportion à peu près égales, En considérant les im- portations pour 27 ans depuis la confédération, nous trouvons une moyenne annuelle de qua- rante quatre millions six cent soixante trois mille piastres de la Grande Bretague et quaran- te-quatre millions huit cent cinquanie sept mille piastres des Etats-Unis heroes soumet ss... one Maintenant, jetons un coup d'œil sur les avantages dont nous pouvons profiter pour participer à ce commerce, et voyous les moyens qui sont à notre portée. Prenons l'indus- trie laitière. En 1867, nous n’ex- pédions que 611,428 livres de fromage, mais l’année dernière nous envoyions cent cinquante quatre milllions neuf cent soi- xante et dix sept mille quatre vingts livres, ou environ 55 par cent de l'importation totale de l'Angleterre, tandis que nous n’envoyions en beurre que 2 par cent de ce qu'avait besoin l'Angleterre. Mais nous pro- gressons toujours. Je sais qu’il y en a qui disent que ce mou vement en faveur de l'indus- trie laitiére n’esi que spasmodi- que, mais je ne suis pas de leur avis. Dans une édition recente du “Dominion Vairyman” il l'Angleterre soit devenue plus est dit que dans la province d'Ontario, la valeur de cent millions de piastres est appro- priée en vaches, lerres, fa- briques. etc; à l’industrie lait- ière. Le produit annuel de lait est de trois cent cinquante mil- lions de gallons évalués à $36.- 000,000. Les statistiques de 1894 de- montrent que le nombre d'’ani- maux en Canada est pius grand par 1,000 âmes de la po- pulation, qu'il ne l’est en An- gleterre ou aux Etats-Uuis. | Ici, lé gouverneur en fait | l’éaumération. En 1874, le Canada exportait pieces de bétail en Angie- terre. En 1891, en en envoyait |107,689- Les forêts du Canada sont im- | ligne presque sans interruption de l'Atlantique au Paifique. L'an dernier nous en avons 1etiré une valeur de vingt six millions cing cent quatre mille pia:tres, donuant de l'ouvrage à des milliers d'hommes et créant un grand commerce avec l’Angle- Ÿ |menses, formant une dernier nous en retirions quatre millions de tonnes. Nous avons aussi, et à proxi- mité de nos mines de charbon tant du côté de l'Atlantique que du Pacifique, le fer rivaii- sant en qualité avec le meil- leur fer de la Suéde. Viennent ensuite nos mines d'or qui sont actuellement en opération dans différentes par ties de la Colombie Anglaise. On dit qu’il a été réalisé au dela de cinquante millions de piastres provenant des mines de cette province l’année der- nière. : Nous avens encore le grand Nord-Ouest qui nous a donné cette année trente-six millions de boisseaux dé blé. En 1881.Sir A. T. Galt parlant de ce grand héritage disait : “Permettez-moi de vous don- ner une faible idée de la gran- deur de Ja tâche des Canadiens en entreprenant la colonisation et le gouvernement de la par- tie septentrionale de Ja moi- tié du continent américain. Faites vous le tableau d'un domaine aussi vaste que l’Eu- rope s’éten lant de l'Atlantique au Pacifique, ayant pour limi- tes méridionales la même lati- tude que le sud de Ja France et ses bornes septentrionales sur l'océan Arctique ; possédant les plus belles forêts du monde avec ses immenses mines de charbon et ses pêcher:es ahon- dantes ; arrosé par plus la plus remarquable distribution natu- relle de laws et de rivières ; en- richi de toutes sortes de varié- tés de minéraux, et maintenant reconnu posséder une immense étendue de terre fertile destiné à devenir le grenier futur de l'Angleterre. Cette vaste con- trée a une étendue de 4,000 miles d’un océan à l'autre avec une superficie au sud de la la- titude de St Petersbourg de pas moins de 2,000,000 de mil- les carrés de terrain cultivable et dont la moitié produit toutes espèces de récoltes qui croiïs- sent la dans Grande-Bretagne. Toutes ces ressources sont à notre disposition.” Son Honneur le gouverneur Howlan termina sa magnifique adresse en citant une partie d’une adresse du poète Burns à un ami. YOU MAY BUY a watch or article of jewlery at a less price than we can supply you, but the is are they as good, and then having ordered and paid the duty it is not always easy to return and exchange— Not so with us as it's only a short dis- tance to Charlottetown if your order is not exactly as you wish. And mail orders to us can be answered the same day received. E. W. 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