” engage ae mar SERA AP PR apr ag CE +$ “an. tt à RS ta D 0 A ARR à or 7 0 RENE nr en mm res mere nt ét nom mr nes en D LE DUEL DE FULGENCE Ma foi, oui. dit Fulgence en allument un ‘“trabncos” ; moi aussi, J'aieu mon petit duel: un duel fort original, d'ailleurs et dont le récit vous fera, je crois, passer quelques bons mo- ments. Pourquoi je me battais? je ne me souviens plus guère mais ce que je puis vous afhr- mer, :’est que mon adversaire était dans son tort. Sans être d'une nature belliquesse, je n'aime pas qu'on me marche sur le pied: affaire de gout n'est ce pas. Attendez donc...voilà que ça me‘revient. C'était un soir, au concert, | autaut que je me rupelle. Un petit Mousieur, mis à la der- nière mode, tiré a quatre épin- gles, flurant à vingt pasle par- fum du jour, un parfait ‘bou- en nn end sa em pis te romanes da nn am mm, 7 ne = L'IMPARTIAL En « chers.” Vous coudoyez Jour- [dire à jamais ma mémoire si{ nellement ces caricatures au Bois, au café, sur les boule- nr)... Au moment où ces Mes- sieurs se mettaient en devoir d'exhiber les deux épées qu'ils avaient apportées roulées et | ficelées avec soin, je fis un si- gne : les frères Mathins bondi- rent, et, en un clin d'œil, les é- pées furent jetées à dix pas de là, tandis que les témoins de mon adversaire se voyaient ap- préhends au collet, tenus en respect par un bras plus rigide qu'une barre de fer, et mis dans l'impossibilité absolue d'exécuter aucun mouvement. En même temps, j'empoignais à la ceinture mon ‘“boudiné”, Je le posais délicatement dans la position horizontale, sous mon bras gauche, et de la main droite, après l'avoir toute- diné”, enfin, s'étant permi, au | fois.…..…...[r ous riez? eh bien sujet d'une jeune fiile qui se! Justement, vous avez compris trouvait là, des réflexions ab-!:---- ] je lui administrais la solument déplacées, je priais] poliment le quidan de changer de conversation. Ce rappel aux convenances lui déplut et il me le signifia en termes fort vifs. Je répliquai vertement. Bref, à bout de patience, je souflletai Je personnage. Sur ce, échange de cartes; nous sortons, et sur le champs, constituons de part et d'autre des témoins. 1ls s'a.} ei | bouchent ensemble, et décident | que nous devross le lendemain, ‘une parole !...… au point du jour, nous couper! la gorge, selon toutes les règles plus belle.…......eorrection qu’ ait jamaïs reçue galopin sur- pris par son père, le nez dans un pot de confitures. À peine remis de leur sur- prise, les témoins de mon ad- versalre poussérent des gla- pissements épileptiques et me- nifestèrent des velléités d’é- chapper à l’étau qui les tenait captifs. Si vous bougez ou proférez ” rugirent les frères Mathias... Un coup d'œil jeté sur mon infortuné de l’art, dans un bois, aux en- | antagonisi complèta éloquem- virons de Paris. ee ee une parenthèse pour vous pré- senter mes témoins. Plusieurs d’entre vous, d’ailleurs, les con- ! naissent. C'était les frères Ma- thias, deux grands diables haut de six pied, large et vigoureux en proportion, et dont le pas- se temps favori consiste à‘“‘tom- ber”’ le dimanche, les hercules ment leur »ensée. Les deux captifs se le tinrent 1ci, permettez moi d'ouvrir pour dit et se renfermèrent dès lors dans un mutisme plein de dignité. Quant au patient, 1: se livrait laux contorsions les plus effré- nées et se répandait en furi- | bandes protestations : | “C'est une abomination! Vous m'avez attiré dans un guet-apens ! Je me vengerai!” | des baraques foraines. ne etc. braves garçons au demeurant, | Je le laissai d’abord exhaler d’une franchise et d'un dévoue-| sa fureur, puis, quand mes ment à toute épreuve, des amis frictions énergiques eurent éta- qu’on en trouve peu aujourd’-|bli quelque calme dans ses es- hui. J'avais mon idée en les choisissant, comme vous le ver- rez tout à l'heure. Maintenant, je ferme la pi- renthèse et reprends mon récit. 11 était quatre heures du matin quand nous arrivâmes, les frères Mathias et moi, au rendez-vous désigné. À peine s’il faisait jour: une petite pluie fine tombait, glaciale, qui perçait jusqu'aux os. L’en- droit où nous nous trouvieons prêtait à la mélancolie; c'était une sorte de clairière où la mousse amortissait le bruit des pas et don’ le silence n'était troublé que par le frémisse- ment d'une cascade lointaine ou la chute d’une branche morte. Nous devions nous battre à l'épée, au premier sang, et, comme nos témoins étaient prits troublés, je lui adressai uu “Speech” bien senti, dont voici à peu près le sens, sinon les termes exacts : “Cher Monsieur, la petite pu- nition que je vous inflige a pour but de vous faire expier, du moins dans une certaine mesu- ‘re, vos grossièretés de l’autre jour. Vous étant permis sur le compte d’une personne parfai- temert honorable et qui pis est d'une jeune fille, des propos malscnnants, vous avez trouvé tout s'mple de répondre à mes observations polies, suivie d’un gifle en ‘“pesteriptum, par une provocation en duel. C'est- à-dire qu'après avoir essaye de ternir l'honneur d’une femme, vous comptiez vous payer le plaisir facile d’administrer un coup d'épée à l’honnête homme qui avait pris sa défense. Je n'étais pas assez naïf pour me convaineus que notre ren:0n- tre ne pouvait avoir aucune 1s- sue fatale coinme d'autre part, | et prêter à ce jeu. Je vous dirais bien aussi que je suis catholique que ma religion il importait qu’elle demeurait | m'interdit le duel, mais vous absolument secrète, ils avaient | ne compremiriez pas ça. décidé qu'on se passerait de médecin. Mon adversaire et ses acoiy-| Î tes arrivèrent quelques minu-| tes après nous : trois types ac- | complis de ‘“gommeux”, de! “petits crevés”, de ‘“pschrt-! teux”’, c’est-à-dire du crétinis- | me le plus indécrottable dou-! blé de la mergue la plus imper-| tinente, la plas ‘“exacerbante”, comme dirait Clarette. Tous, trois à la dernière mode d’au- jourd’hui, ou plutôt à celle de) demain: affreux sous leurs | | ussi à amasser une fortune qui vous donne, Croyez-vous, le droit de ne rien faire. Vos jloi- sirs vous permettent de fré- quenter les salles d'armes. Moi, je suis obligé de travailler peur vivre et mon labeur m'interdit de telles distractions. C'est as- sez vous dire qu'entre nous la partie eut été complètement inégale. bonne à rien, et vous pourriez “Vous êtes un oisif. Votre pè- | re par un travail obstiné, a ré- | “Puis, votre existence n’est #4 . Lo : chapeaux ronds à bords In- disparaitre sans que personne vraisembles, étriquées dans des jen souffrit. Moi, ce n’est pas la. pantalons qui dessinaient ridi- même chose; il est des êtres! culement leurs jambes cagneu-|chers pour lesquels ma mort erminées par des hoites à |serait une perte ir’éparable et, ses { . très |qui auraient le droit de man | violon....[Ne riez pas j'exposais à la légère une vie qui ne m’appertient pas. “J'aurais pu, par maiadresse, vous blesser grièvement. J'en eusse éprouvé un éternel re- mords. Grave ou léger. un coup d'épée n'eût point entamé vo- tré amour propre, et c'est là qu'il vous faut frapper pour que la blessure soit profitable. Voi- là pourquoi je me suis arrêté au projet très innocent, d’ail- leurs, convenez en, que, mes té- moins et moi, nous venons de mettre à exécutiou. “Maintenant, nous allons rendre de compagnie au caba- ret le plus proche. Vous vou- drez bien y consigner de votre wWain, sous ma dictée, le récit qui vient de se passer, et l'ap- puyer, vous et ces mesieurs, de votre signature. Je m'engag® sur l’honneur, et mes témoins prenneut le même engagement à ne jamais communiquer à qui ce soit ce procès verbal, à moins que vous m'y forciez. Si vous tentiez de regimber, je vous a- vertis charitablement que cela pourrait entrainer pour vous de fâcheuses conséquences.” … 11 parait, dit Fulgence en allument un autre cigare, que ma harangue, appuyée ou plu- tôt précédée d'arguments... frappants, produisit quelque ef- fet, car les ‘“gommeux” sans souffler mot, nous accompag- nèrent au cabaret, et signèrent le precès-rerbal, écrit tout en- tier de la main de mon adver- saire. Que pensez-vous de mon | duel? Vous n’estimez pas, sans doute, que mon procédé fut d'une irréprochable corection. Je suis un peu de votre avis, et, si je me retrouvais aujour- d’hui dans les mêmer circon- stances, j'avoue que...eh bien! tenez, franchement, je recom- mencerais! BUT QU'UN CULTIVATEUR DOIT ATTEINDRE Le cultivateur doit profiter de toutes les facilités que lui procure la situation dans la- quelle il s2 trouve pour tirer bon parti de ses récoltes. 11 ne doit rien laisser perdre, ni le temps, ni les produits, ni les engrais. C'est ainsi que dans une bonne année, un cultiva- teur a eu la chauce de gagner quelque cent piastres par la vente de son blé tandis que chez le cultivateur voisin le blé a été perdu. Si ia récolte du premier cultivateur a pu être moissonnée en bon état à quoi cela tient-il ? Cela tient à ce que dans une année humide une terre drainée fe sauve quand la terre voisine envahie par l’eau est fatalement per- due. C’est là un exemple sur mille de ce qui arrive sur une ferme, et c’est là aussi un ar- gument en faveur du progrès agricole après lequel tout bon cultivateur doit aspirer. En introduisant dans les campagnes des industries agri- coles &e toutes sortes vons em- ploierez un plus grand nombre d'ouvriers, et il vons sera pos- sible de leur payer un salaire plus élevé. Le cultivateur ré- pandra l’aisance autour de lui, en intéressant à son industrie agricole des ouvriers qui diff- cilement trouvent du travail pendant toute l'année. On signale qu’il y a progrès en agriculture, maïs il reste beaucoup à faire quoique cela soit possible, pour augmenter d'une manière régulière et constante la fertilité da sol, doubler pour ainsi dire le ren- dement des récoltes, et cela a- vec le moins de frais de culture possible. Vouloir tout d'un coup réali- ser toutes les améliorations, toutes les réformes, toutes les transformations et toutes les innovations qui constituent Je progrès agricole, serait impos-| sible ; mais il taut essayer d’at- teindre graduellement ce but. par tous les moyens possibles et selon que le permettra la position de chaque cultivateur, pour tirer profitahlement parti de sa culture, C'est ainsi que le cultivateur qui cultive avec soin et une entière connaissan- ce pratique de l'exploitation d’une ferme, fera produire à ses champs l:s plus fortes ré- coltes en produits de toutes sortes ; en s’enrichissant par les produits améliorés du sol, il enrichira son pays. NOUVELLES RELI- GIEUSES. Une des plus précieuses re- liques de la Bonne Ste Anne et une des plus censidérables qui existent maintenant au pays de la grande Thauima- turge du Canada a été reçue lice, à Québec, à i’adresse de son Eminence le cardinal Taschercan. Cette préciense relique vient de la ville d‘Apt en Provence où, comrac l'on sait, repose lc corps de la Bienheureuse mère de la Sainte-Vierge. Cette relique a êté envoyée à Québec par les soins de l’e- vêque d'Avignon. La chapelle du séminaire de Québec, œuvre de prédilec- tion de Mgr Laflamme, rec- teur de l'Université Laval, et qui contient déjà un des plus splendides écrins de reliques du Canada, s‘enrichira croy- ons-nous, de la nouvelle reli- que de Sainte-Anne; cette relique sera exposée à la vé- nération des fidèles lorsque le riche ïeiiquaire qui a été commandé pour la contenir sera arrivé, En police correctionnelle. — Accusé, pourquoi avez- vous volé cinquante livres de viande au plaignant ? —Mon président, je ne pouvais en prendre meins, je n'avais pas de couteau. M. X..cst sourd; il parta- ge son existence centre les soins qu'il reçoit de sa char- mante femme, et ceux qu'il prodigue à une petite chienne. —Dans un salen, on lui de mand des nouvelles de sa femme: “Oh! tiès gentille, surtout quand elle denne la patte.” Un pochard an ez rou- geoyant sort de la Morgue, ce merns édifice où les noyés trouvent un dernier refuge. Puis, comme se parlant à lui-même : -— Et dire qu'il y a des gens qui me reprochent de ne pas boire d’eau! À la Bourse. Un banquier véreux se dé- mêne au milieu d'un gronpe. — Oui, s'écrie-t-il avec un geste large, on peut dire ce qu’on voudra, mais ma cons- ciense est teujours vicrge! - —Je crois bien, murmure un confrère, il ne s'en est en- core jamais servi! Le moyen de se défaire mme me ne do um cr nc de 0 mieux que celle d'ur menteur. Ceux q'i ne s'inquiètent pas de la justice forcent Ja justice à s‘cccuper d'eux. COUPON DE PRIME: AUX LECTEURS DE CE JCURNAL Détachez ce coupon et re- nettez le avec 9cts, en timbres- postes, pour chaque volume désiré, ou 26cts pour 3 volumes au choix, parmi les ouvrages! nommés sur Ce Coupon, au bu- reau de ce journal! et vous re- cevrez les numérrs demandés franco par la y» ste daus Îles huit jours qui suivront votre envoie. Ecrivez votre nom et a- dresse très lisiblement, et dési- gnez les ouvrages desirés par numero seulement. NOM... 0 conne omnsteeue ADRESSE...... non oem OUVRAGES DESIRES : NOS......... La langue d’un muet vaut} YOU MAY BU a watch or article of jewlery at a less price than we can supply you, but the P is are they as good, and ‘hen having ordered and paid the duty it is not always easy (to return and exchange—Not so with us as it’s only a short dis- tance to Charlottetown 1f your order is not exactly as you wish. And mail orders to us can be answered the same day received. E. W. 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