} .. VP de mn NOUVELLE SERIE à wi à md tit mem L'IMPARTIAL, TIGNISH, IL. P. E., MARDI 19 SEPTEMBRE 1911 19 ANNÉE Pas d'Excuses! Les Forcesde l'Homme sontLimitées AVEC LES ILULES MORO Cependant,les Forces se Doublent et se Maintiennent Il y a bien des manières d'ou-| trepasser ses capacités physi- ques. La plus répandue parmi la classe ouvrière surtout, con- siste à faire des ouvrages trop forts ou à travailler outre me- sure. Si la chose, en elle-même, n'est pas, à vrai dire, un mal, c'est, du moins un tort repré- hensible d'autant plus condam- nable que, dans certains cas, il n'est pas justement motivé C'est alors du simple abus de force que l'on peut aussi appeler mauvais traitement. Nous en voyons la preuve en considérant tous ces pauvres dé- bilités qui ont à se plaindre qui d’un mal, qui d’un autre. Chez quelques-uns, c'est le foie, les reins ou le coeur qui sont en mauvais ordre: chez d’autres, c’est l'estomac qui fait défaut. Tous ces troubles que l'on rencontre s1 souvent chez les hommes, jeunes ou vieux, proviennent du surmenage, d’un surcroît de travani, d'un excès. quelconque. Rien ne peut remédier à pa- reille situation si ce n’est les fa- meuses Pilules Moro préparées tout spécialement pour les hom- mes malades. Dans tous les cas où elles ont été employées, les Pilules Moro ont amplement prouvé leur effi- cacité. Bien des fois elles ont fait beaucoup mieux que les soins et traitements combinés de plusieurs médecins avec des remèdes ordinaires. Aussi les Pilules Moro jouis- sent-elles à bon droit d'une ré- putation universelle que leur M. R. FAGNAN, Sorel, Qué. “ Je souffrais depuis plusieurs années d’une maladie de ro- gnons qui m'’affaiblissait beau- coup. Il y a un an mon état em- pira. Je ne pouvais plus avoir de repos et le travail me devint presque impossible, Alors seu- lement je songeai à me traiter et j’employai pour cela les Pilu- les Moro. Je puis aujourd’hui publier l’effiracité de ce remède, car le mal est complètement disparu et je me sens fort et courageux.” ont valu des cures répétées dans imaintes circonstances : Les Médecins de la Compagn R. FAGNAN, 46 rue Elisabeth, Sorel, Qué. ie Médicale Moro donnent des consultations gratuites à tous les hommes malades qui s'a@essent, à eux. Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Denis, Montréal, sont - ouverts tous les jours, excepté le . à 8 heures du soir. Les hommes malades qui ne peuvent s'y rendre, sont invités à écrire à ces médecins. dimanche, de 9 heures du matin Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux. ŒEtats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: + COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal. Sous les Pommiers J1 se nommait Javert, grand, gros, ventru, avec deux yeux bleus à fleur de têteet ure langue verheuse. de vastes étables, un troupeau de vaches laitières aux traînantes ma- melles. Ses celliers et ses caves regor- geaient, même dans les plus noires disettes, de pommes, et l’on disait ses greniers toujours pleins, sans doute parce qu’il avait fait un pac- te avec le diable. Ce qu'il y a de bien certain, c'est que, quand le soleil avait, durant de longues se maines, brûlé et fendillé la terre, que les dernières touffes d'herbe, qu’on appelle des refus, avaient été broutées et dévorées jusqu'aux ra- cines par les pauvres bêtes mugis- sant la faim sous les grands chênes, Javert arborait malicieusement à sa une petite botte de foin bien odo rante et bien ifaite. Il en avait toujours à vendre de ce foin, et il ne le cédait jamais, en Normand qui connaît son monde, que contre de beaux deniers trébuchants et sonnants. C'était l’homme heureux, qui faisait envie à beaucoup avec ses bagues d’or aux doigts de chaque main. Il aimait le jaune métal tel- lement qu'il s’en fût laissé mettre dans les cloisons du nez : un enfant l'eût conduit par là ; sa vieille gou- veruante le conduisait sans cela. C'était un contre-pied de Javert que la Jeannett2. Jamais le Ciel m'avait rapproché deux êtres plus dissemblables. Petite, maigre, os- seuse, et des yeux enfoncés bril- lants comme des diamants noirs, uue langue souple déliée, qui sa- vait devenir impérieuse et—chose rare—se taire à propos, bonne à | Lourdes, répétaient les mois- k } Il avait des blés| sur les coteaux, des chevaux lui-!t sants dans les prairies, et, au fond | |toutes gens, pitoyable particulière- mentaux petits et aux faibles, tou- jours debout la première, le las souvent la dernière à table, veillant il était !5a0S relâche sur tout, comme si cette belie fortune qu’elle savait ar- rondir eût été la sienne. Et, sans une dévotion très déclarée qui en- assait des tracts ou des journaux religieux sur sa table à ouvrage et qui remplissait ses dimanches de prières interminables, Javert l’eût tenue pour ia première gouver nante du mondie. Telle quelle, lui, l'esprit fort, pé- tri de lourde indifférence, il la res- {pectait. Il eût été à la messe, un livre à la main, rien fque pour lui plaire ; car quand il y allait c'était simplement pour étaler le plastron de fine batiste que Jeannette avait repassé%plus dextrement que les ouvrières de ville et qui surtendait, gilet vert d'eau, garni de breloques noires depuis la mort successive de ces deux femmes ; c'était la seule prière qu’il eût jamais ‘commandée pour les pauvres chères défuntes. Heureusement que Jeannette avait réparé cette Ânerie ; et, grâce à elle il y avait feu des messes de Re quiem, des messes de la Vierge, des obits, des services de trentaine et de bout de l’an. Or, depuis fsix semaines, Javert était devenu songeur, d’épanoui qu’il était d'ordinaire, et de rouge comme pomme d’api, il passait à vue d'oeil au jaune citron : et cela, tout uniquement parce qu’il était poursuivi, vexé, tracassé, persécu- té, littéralement obsédé par un mot. Oui, un mot, un seul, toujours le même, depuis six semaines, bour- donnait sourdement à ses oreilles : Lourdes ! Lourdes ! —Lourdes, disait Jeannette, j'y étais il y a dix ans : il me semble que c'était hier ; de vraies fêtes du Ciel ! comme un ballon d'hydrogène, son | sonneuses en retournant les foins, maines que vous souffrez sans que secs, oh ! comme cela fait envie !|j’y prenne garde. la | Votre mal vient d'ignorance, non Nous voudrions aller voir Vierge. C'est trop. de malice ; je tiens le remède ; — Pourquoi ? interrogea brusque-! prenez ! ment Javert qui passait. — Parce qu'elle le désire, maître; parce qu’elle l’a demandé. —Ah ! et comment le savez-vous? parlant à Bernadette, —Q ui ça, Bernadette ? Les gracieuses jeunes filies ré- rire. Javert connaissait le prix du blé à Odessa, :elui du lard à Chica- go, il savait par coeur le stud book normand, et il ne connaissait pas même de nom de l’humble et 1ouce enfant dont la renommée avai:, de- puis quarante ans, le tout du globe. Il se sentit moqué, se redressa, et toussant haut et sec,—ce qui était sa maaière de se donner coutenan ce.—Il reprit : —Moi, je ne comprends pas les pèlerinages ! La prière doit être bonne partout, ce me semble ; par- tout le ciel doit être ouvert. Pour moi, la Vierge de Folleville-les- Blés, dont je suis conseiller munici- pal, vaut celle de Lourdes. Ce doit être la même, parbleu ! —]] y a quelque apparence, Maî. tre, riposta la plus jeune de ia ban- de, qui avait été première au caté- chisme ; mais la Vierge semble préférer Lourdes à Folleville, car, à Lourdes, elle fait des mitacles. —Des miracles au XXe siècle ! Il n'y en a plus ; ilu’y en a jamais eu ! Fini, mes enfauts, le miracle ! lle fermier l’ouvrit. Piquées au feu, les taneuses, lui jetant un regard de travers et de Lourdes, dans les Pyrénées.”’ Javert se sauva rageur, battu par l’innocente gaîté de ces hum- bles. Un mot, le mot fatidiqne, l'avait encore une fois mis en fuite. Et songez qu'il le rencontrait à chaque détour du chemin : aux porches des églises, sous les mar- quises des gares, dans tous les jour- naux honnêtes et dans tous les pé- riodiques de la région. De l’angle iuoffensif d’un vieux mur, du coin d’une page, de derrière une colonne d'annonces, le mot sortait à l’im. proviste ; il s'était embusqué par- tout, grâce à la propagande du Di- recteur des pèlerinages. Un samedi de juillet, la chose faillit tourner autragique. Le fac- teur apportait la Semaine Religieu- se à Jeannette. En son absence, Javert la reçut, l'ouvrit. Or, jus: te au milieu, en belle page, en gros- ses lettres, 11 lut : Pèlerinage de Lourdes....ire classe...... ,2me classe...., 3me classe....Puis la réclame suggestive : Offrandes pour * dédain, se mirent à fredonner : ‘‘A | les-malades pauvres. , li était depuis trop longtemps à lbont de patience. Ce fut spontané Let rapide comme un coup de fusil : il déchira la page du haut en bas, la jeta froirsée, tordue, sur la table de travail de sa gouvernante, et lui | qui, au fond n'était pas méchant, | qui ne disait jamais de gros mots, {se prit à rugir : ‘‘Cléricaux, char- lJatans, tartufes !’’ bref, tout le ré- } | pertoire de la Lanterne ; puis com- : me il fallait se douner de j’air sous | peine d’apoplexie, le voilà parcou- | rant ses moissons jaunissantes sans l'égrener un épi, passant sous les ar- bres des vergers sans regarder aux branches. La course folle dura trois heures. Quand il rentra Jeannette était as- sise à la table de travail ; elle avait recollé les pages déchirées, et elle tenait, déplié sur,son genou, Un Journal de la Grotte de Lourdes. Javert fit semblant de ne rien voir ; il avait honte de lui depuis une demi heure : et puissi la vieille gouvernante était souple, docile en tout ce qui regardait la besogne, il la savait irrénuctible au point de ‘religieux, personne ne s’entendait | comme elle, à revendiquer sa libet- té de conscience. Et déjà Jeannet te était levée ; elle braquait ses yeux uoirs et vifs sur la figure gê- née de son maître, comme le faucon sur une proie ; puis lentement, doucement, d’une voix caressante | qui arrivait aux oreilles basses de | Javert, brève et redoutable comme un ordre : — Maître, dit'elle, il y a dix 5e- Et elle lui tendit l'Histoire cri- tique des Evénements de Lourdes par Georges Bertrin. Javert n’osa refuser. En pré- — Mais de la Vierge, elle-même, sence de cette simple chrétienne, sincère et dévouée comme une mère, il était souveut, lui le colosse bruyant, muet comme une Carpe et pondirert par un immense éclat de docile comme un enfant. Le livre de Georges Bertrin resta huit jours sur son bureau. SUn ma- tin qu’il était de loisir et sans bile, Il lut dix, vingt, cent pages ; tout y passa, même les appendices. Puis il le feuilleta de nouveau, comme un homme qui veut raison- ser sa lecture. La douce image de Bernadette le retenait. Impossible de le nier, cette enfant ne mentait pas. De plus, ses visions étaient nettes, précises, elles lui laissaient toute la possession d'elle-même ; et c'était merveille de voir cimme elle avait répondu à mille questions, à des perpétuelles objections, avec une tranquillité, un à-propos, une patience inlassable. Assurément son cas ne relevait point de l’hallu- ciuation. Puis. il! y avait des faits pour garantir ses visions, des faits étourdissants : guérisons instanta: nées de cancers et de lupus: re- dressement de pieds et de jambes difformes : disparition subite de plaies purulentes et profondes ; re- constitution de poumons dans des poitrines À moitié détruites ; réap- parition de la vision au fond d’or- bitres aveugles et incurables. Sous ces faits multiples, s’ali- guaient des nomsde miraculés, des certificats de médecins, des attest a- tions de témoins oculaires et dignes de foi, Javert feuilletait, il feuille- tait encore : —C'’est stupéfant ! pensait-il. Puis tout à coup l’émotions l’em- poignant, voilà qu'il se prend à lire tout haut, comme s’il avait un pu- blic. ‘‘James Tombridge vint à Lour- des le 20 août 1879, couché dans un wagon, incapable de tout mouve- - ment ; il toussait continuellement, et des abcès lui couvraient le corps. ‘“’est ainsi qu'on le piongea dans la Piscine ; et ilen sortit un autre homme. ; ‘“‘Ils’habilla lui-même, matcha d’un pas ferme ; et, quand il se reudit à la gare, le jour de son dé- part, il portait lui-même son sac et sa couverture. ‘A sa vue, sa femme s’évanouit. ‘Dans l'avenue de la Reine Hor- tense, à Paris, les personnes qui l'avaient vu partir mourant, cou- raient sur ses pas pour s'assurer que c'était bien lui : elles n’en pou: vaient croire leurs yeux. ‘“Tlse montra à deux médecins protestants qui l’avaient soigné, les docteurs Thorens et MacGeven : ils constatèrent sa guérison, et ils l’en félicitèrent. ‘“Un troisième, au contraire, en parut aussi mécontent qu’'étonné : Que vous aton fait pour vous guérir ?—Rien, M. le docteur ; c’est la Sainte Vierge qui m'a guéri.—Ce n’est pas possible ; il n’y a pas de miracles, ce sont des sottises, Avouez donc qu’on fvous a donné quelques remèdes.—Non, je ne prenais plus aucun remède de- puis longtemps, et vous le savez bien, M. le docteur. Je vous ré- pète que je dois ma guérison à la Sainte Vierge.—Allez vous piome- ner avec votre Sainte Vierge : ce n’est pas possible, vous êtes un im- posteur.” A ce mot, Javert eut un trem- blement nerveux ; il laissa tomber le livre en criant : —Un âne à préjugés, malgré ses parchemins, que ce docteur-là ! Comment ! mais on est poli d'a bord ; puis on examine avait de uier ; on pèse le pour et le contre ; on discute ! Car, enfin, ces abcès de Tombridge, c'était facile à voir. Leur disparition est inattendue, in- vraisemblable, soit ; mais encore, ça se connaît, une peau saine ! Et cette guérison, pas plus que les autres, d'ailleurs, ne s'explique ni par l’eau de la Grotte, qui est de me fait conclure, M. le l’eau naturelle, fraîche, très agréa- ble à boire, et voilà tout, ni par la suggestion, car la suggestion, quand elle opère, le fait lentement, progressivement, tandis qu'ici ça marche en coup sde foudre. Mais alors quoi ? Cela dépasse la méde- cins ; cela fait la nique à notre courte science, car cela, eufin, c'est le miracle du Bou Dieu ! La vieille gouvernante était sur le seuil pendant toute cette tirade. favert l’aperçoit souriante ; il se ressaisit, saute à son sectétaire. —Tenez, ditil en tendant à Jeannette un billet de cent francs, je me suis conduit comme cette brute de médecin anglais, ily a huit jours ; voilà pour vos oeuvres. Et la bonne vieille, de sa main déliée, écrivait, le soir même, au Directeur du ‘pèlerinage : ‘‘La Sainte Vierge m'envoie cent francs; ayez donc la bonté de les recevoir, pour bhospitaliser deux malades pauvres. Votre souscription en leur faveur marche bien lentement: je le remarque avec un véritable chagrin. On aime pourtant bien l’Immaculée Conception, chez nous:;.et il y a encore tant de bra- ves gens qui ont du coeur ! Cela Directeur en vous disant : Courage et bon espoir ! ‘*Jeannette’’ RS MONTRES WALTHAM ET REGINA. DE TOUTES GRANDEUR ET DE TOUS PRIX. CHAQUE MONTRE GARANTIE Anneaux de toutes sortes et faits sur commande, avec [nitial ou Embleme, en Or on Argent. E W. TAYLOR, BIJOUTIER ET OPTICIEN Charlottetown. BISMARCK LACHE SON EPEE Stuttgart, 12.—Le 2 septembre dernier, jour anniversaire de la ba- taille de Sedan, un événement é- trange a marqué les fêtes qui a- vaient lieu à Asterd, dans la Saxe, Des centaines d'habitants célé- braient l'anniversaire de la victoire sur une place où se dresse une sta- tue de Bismarck. Comme les douze coups de midi s’égrenaient lentement à une hor- loge de la place, l'épée que le ‘chancelier de ....bronze'’ tient à la main, tomba sur le pavé avec un bruit de ferraille. Le bras se dé- tacha et suivit l'épée. Cet événement a produit une grande sensation dans ia popula- tion. Les gens superstiticux y voient un signe de guerre et peut-être de désastre ! Rs P. C. MURPHY, M.D. Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P. E, Le divorce, du moins en Amérique, devient de plus en plus facile. Mme Gaylord, pour divorcer, accu- sait son mari d'aimer une autre femme. Elle n'avait de cet amour au- cune preuve matérielle, mais elle pro- duisit certains ‘“sympt'mes” Par exemple: son mari ne sortait qu'av2c cette dame; son orgeuil, qui est grand, ne s'abalsse que devant elle; il de- venait alors humble comme une four- mi. Enfin le mari, qui se faisait ac- compagner d'ordinaire par des détec- tives privés, y renoncait dès qu'il se trouvait avec la dame incriminée. Le tribunal de New-York a estimé qu'il ne pouva't baser une décision sur chacun de ces symptômes pris isolément, mais que, envisagés collec- tivement, ils constituaient un fatsceau de preuves d'une évidence criante. Et le tribunal a prononcé le di- vorce... Dans quelques années, les époux d'Amérique devront surveîller et compter même leurs regards!... L'ILE DES REVOLUTIONS La révolution en Haïti appelle l'at- tention sur cette Île, la plus vaste du groupe des Antilles après Cuba. Son- mise aux ouragans, aux tremblements de terre, elle est également soumise aux révolutions intérieures. Chris- tophe Colomb la découvrit en 1492: après avor aprartenu aux Espagnols jusqu'en 1697, le traité de Ryswick la fit colonie française. Notre Révolu- tion de 1789 entraîna en Haïti une lutte acarnée entre les différentes clas'es, rlsnteurs aristocrates, petits blancs bourgeois, artisans, mulôtres et esclave. Ta dominntion Au fa- meux cheî nègre Toussaint Louver- ture est restée présente à la mémoire de tous. En 1864, les Haïtiens se ré- voltèrent et proclamèrent leur indé- pendance, qui ne fut reconnue par la France que beaucoup plus tard, en 1825, et ce en échange d'une indemnité *e 22 miil.cns pour les anciens plan- teurs. En 1844, les districts se séparèrent et l'Île se divisa en deux parties: la République d'Haïti, celle de Saint-Do- mingue. Haïti, qui compte près d’un million d'habitants et 28,000 kilo- mètres carrés, est partagé entre cinq départements dont la capitale est Port- au-Prince. La langue française est la langue officielle, le catholicisme la religion d'Etat, maïs tous les cultes sont admis. La Constitution date de 1889; la Chambre des communes 8e compose de 95 uéputés, élus pour trois ans au suffrage direct, le Sénat a 39 membres, élus par le Chambre sur une liste composée en partie per le président de la République, en partie par les électeurs. Les sénateurs sont élus pour six ans, renouvelables par tiers chaque deux ans. Les deux Chambres élisent pour sept ans le président de la République, qui @oit avoir quarante ans, comme nos stna- teurs. L'armée comprend 7,000 +om- mes, la flotte possède sept vapeurs comportant quarante canons. Ce qu'il y a de plus curieux, dans ce pays, c'est qu'on a constaté qu'à mesure que les révolutions se pro- duisaient la production du sucre di- minuait et celle du café augmentait. LA COIFFURE Les chignons, les chichis et les tire- bouchons tendent à disparaitre, eum- me le montre cette tête qui n’est surchargée par aucun postiche, L'agriculture dans nos terres à blé. vinces des prairies et si nous y fai- sons une courte enquête dans les comptes publics, nous trouvons d'abord que la province de Manitoba a dépensé pour promouvoir les inté- rêts de l'agriculture, en 1910, Ja somme de $143,215. La plus grande partie de cette somme a été dépencée pour le collège agricole dont le maïin- tien coûte chaque anne un minimum de $68,000. Une somme de $47,871 a été distribuée entre différeutes asso- clations et cercles agricoles. La part des cultivateurs de l'Alberta et de la Saskatchewan, On peut se faire une idée de la Mbéralité de la législature de la Sas- katchewan pour les cultivateurs en considrant seulement les chiffres de l’année 1911 qui sont une indication de la voie dans laquelle est entrée cette jeune et progressive province. Le total des estimés agricoles ac- cepté par la députation est de $289,870 dont $47,100 pour culture générale, #17,358 pour l'élevage et $177,300 pour l'industrie laitière L'Alberta a voté pour l’agriculture une somme de $284,840 répartie en vingt-quatre items différents. De ces items, le plus considérable est une dépense de $200,000 pour l'affermis- sement de l’industrie de la fabrication du beurre que le gouvernement :eut développer dans cette province. Une somme de $20,000 est consacrée à la destruction des mauvaises herbes. Sur la côte du Pacifique, Dans le cours de l'année fiscale 1910-11, la Colombie Britannique a dépassé une somme de $74,065 pour l'agriculture et pour l’année courante elle a voté un budget agricole de 8200,000. De ce budget, $78,500 iront aux associations agricoles, $15,000 se- ront employées au développement de la pomiculture et ses dérivés; une pomme égale sera consacrée aux cerches agricoles et $10,000 en aide pux expositions agricoles. CES