Les pique-niques à Mont-Canne! M: avec Wagëm 92%": Cette entrevue a té faite en 1975. Monsieur Magloire GaZZant, fermier à Za retraite, ta r‘ Q ë it alors âgé de 82 ans. Quand j‘étais jeune, les piquewniques étaient quel— que chose de pas mal spécial. C'était le plus grand moyen de faire de l'argent pour la paroisse. J'ai 81 ans et les piquewniques ça c’est au "boute" de ma souvenance. Il me semble qu'on en a toujours eus. On attendait ce jourelä avec joie. Les paroissiens commençaient à tra- vailler à trois ou quatre heures du matin pour faire les préparatifs nécessaires pour ce grand jour. Le pique— nique était toujours dehors au bord de la mer alors on ne pouvait pas se préparer trop d'avance. On faisait tous les prêratifs â la salle paroissiale et le matin on trans- portait ça au bord de la mer. Il y avait une pompe au bord de la mer alors on avait pas besoin de haler l'eau. On installait un pôele et des grandes tables pour servir les repas. Le monde était pas ben riche, alors il y avait toujours 2 tables.e.la table de Viande où“il fallait payer 50C et la table de 25è où on mettait pas de viande dans les assiettes. La viande du piqueunique Pour avoir de la viande au pique—nique, la paroisse achetait une pièce de bête (boeuf). On la préparait toute la veille du pique—nique et la viande qui ne servait pas pour la table, on la vendait au monde la veille du pique— nique, ou s‘il en restait on la vendait à l'encan la journée du piquehnique. L'"apple eider" Pour faire de l'argent au pique—nique, on préparait toujours une grande quantité d'"apple eider". Ceci était préparé d‘avance et c‘était bien populaire ce jour" là.