PAII 3‘ nom commun pour les espèces du l’t‘eeo (la plus ancienne attestation écrite date de leur}. En France. les noms pmsre et épinene n‘ont jattmis atteint un usage répandu ou bien se sont perdus très tôt et furent remplacés par un nouveau nom, épicea, un nom d’abord cité en I765, qui dérive directement du nom latin donné à l’espèce (Pit‘ealm. Hérteot Le genre lïs‘ugo, auquel le tsugn du Canada appartient, n'était pas connu en Europe. Puisque c’était un arbre inconnu aux explorateurs, ils ont du lui trouver un nom. C’est peut-être cette espèce que Jacques Cartier a nomme l/jè dans une liste d'arbres qu'il a aperçus sur la côte ouest de l'Île—du- Prince-Èdouard en l534”. Ses aiguilles ressemblent légèrement à celles de l’if d’Europe, mais puisqu'il n'a ni note sapin ni pmss‘r, il est possible que ce qu'il a vu, était en vérité le sapin baumier. Vent lit lin du dix-septième siècle (la première attestation e‘critc date de l684‘2), le tsugn a reçu un nom d'origine inconnue spécifique à l’Acndie. héricot, (également écrit éricul ou haricot. et habituellement prononcé oricol). Ce nom est encore en usage aujourd'hui chez. les Acadiens mais non pas chez les Québécois qui. comme j'ai déjà noté, pour tout compliquer, ont adopté pruche pour désigner le tsuga. lncidemmcnt, le mot haricot a prescrite un problème aux traducteurs anglais. L'exemple le plus amusant doit se trouver dans la Î Mamignon, p. l68. signon, pp. 167-168. ” Bideaux. p. ms. u Massignon, p. l73. J. Nourrie. 1760. p. 86. " Masaignon, p. l66. LA PITI'I IOHVINAÜGI publication Lettres et Mémoirer de Thonmr Pichon ou l’expression u les haricots n fut traduite a Prend: bruns n" (ce qui serait logique pour quelqu‘un éduqué en français de France). Ainsi, le document a etc traduit pour dire qu‘il y avait u a prodigious quomily of Freneh—beans and o kind of pin: Iree n le long du portage entre les baies Malpeque et Bédèque au lieu de u a prodigious quantily of ltemloclt, a kind ofpine rree ». [12 portage en question inclut une partie du tracé de la route actuelle entre Travellers Rest et Reads Corner. Violon En raison de son caractère à feuilles caduques et l'arrangement peu commun des aiguilles en verticilles, le Lan'x laricina est un des conifères les plus distincts de l'Île. Une espèce équivalente se trouve en Europe. Cependant en France on le trouve seulement le long de la frontière orientale alpestre. Ainsi il aurait été peu connu des Français durant la période coloniale. Le nom standard de l‘espèce en France est le mélèze, un nom qui n'a jamais apparu ni dans aucun document historique du Nouveau Monde ni dans la langue vernaculaire. Au Québec, on l'a toujours connu comme l'épinette rouge, nom en usage depuis au moins 1664”, terme qui est aussi employé pour Picea rubens - la confusion étant presque inévitable. Toutefois, en acadien, le Larix laricina a acquis le nom violon (comme l'instrument de musique) à une époque indéterminée. Dans la région Evangéline à l'Île—du-PrinceÈdouard ce nom est toujours m Le Grand Robert de la langue française (deuxième édition), Paris, 2001. Voir aussi Mas— " [Pichon, Thomas] Genw‘ne Leuers and Memoirs, Relating lo the Narural, Civil. and Com- mercial History ofthe Islandx of Cape Breton. and Saint John by an impartial Frencltman. London;