dos de + 2 LI'IMPARTIATI, JEUDI LE 9 JUIN, Cavour et Laurier LES GRANDS HOMMES DE SIR WILFRID “Le Courrier du Canada.” Sir Wilfrid Laurier, notre premier minisire, vient de pro- noncer un éloge funèbre de M. Gladstone, que ses thuriféraires portent aux nues., C’est un chef d'œuvre, s'écrient en chœur les! chauffeurs da l'enthousiasme ministériel, jamais l’éloquence canadienne ne s'est élevée aussi haut. Au risque de passer pour un fàcheux, nous voulons remetire un peu les choses au point. Nous avons lu et relu attentivement le dernier morceau oratoire de sir Wilfrid. Ce n'est point une pièce sans valeur ; elle est tra- vaillée, trop travailiée peut-être, elle est sonore, elle brille par la variété et le choix des épithèe- tes, elle a du mouvement et de l'éclat. Mais il lui manque qua-| lité essentielle, la mesure, et une autre non moins importau- te, la simplicité. A mon gré, M. Laurier à déjà fait beaucoup mieux. Son mémorable éloge de sir John Macdonald, er 1893, l'emporte de beauco7p sur cet éloge de Gladstone. Mais nous n'avons pas pris la plume pour écrire un article de critique littéraire. Nous l'avons prise pour faire entendre une protestation indignée contre l'insolente admiration que sir Wilfrid Laurier n'a pas eu hon- te de professer envers l’un des plus grands malfaiteurs politi- ques que notre âge ait connus. Le premier ministre a voulu maganifier son héros en le com- parant à trois grandes figures contemporaines ; et pour com- pagnons de gloire il est allé lui choisir Bismarck, Liacoln et Ca- vour ! Ne disons rien de Bismarck et de Lincoln, qnoique ie pre- mier ait bien des tares dans re- pommée que lui a valu son bru- tai génie, et qu'il ait manqué au second bien des eléments de nrandeur. Arrivons à Cavour, et disons sans ambages à M. Lau- rier, ce que nous avons sur le cœur. Voici ses paroies : “Ce dernier demi-siècle dane lequel nous vivons, a produit bien des hommes fortement doués, qui, dans différentes sphères, ont attiré sur eux l'at- teution du monde. Mais parmi eux il me semble qu'aux veux de la postérité, quatre vont sur- vivre à tous les autres et les éclipser. Cavour, Lincoln, Bis- marck et Gladstone. Si nous considérons simplement la gran- deur des résultats obtenus com- parée l’exiguité des moyens, si nous nous rappelons que du pe- tit royaume de Sardaigne est sortie l'Italie une, nous devons en couclure que le comte de Cavour était incontestablement un homme d'Etat d'une habile té et d'une prescience merveil- leuses.” Ainsi, M. de Cavour, m'nis- tre de Victor-Emmanuel, aux yeux de M. Laurier, l’un des quatre plus grands hommes de notre âge ! Eh bien, cette au- dacieuse et mensongère apo- théose ne passera pas, sans que nous ayons au moins fait en- tendre un cri de réprobation. Ouavrons l'histoire de notre temps. Le nom de Cavour est inscr t en sombres caractères sur queiques-unes de ses pages les plus honteuses. Ce premier- ministre du Piémont a eu pour suprême habileté la déloyauté et la perfidie. Fourbe, intrigant, calomniateur, spoliateur sans scrupule et sans foi, il a édifié sur le mensonge, sur le vol et sur l’iniquité un édifice politi- que dont les assises sont déjà chancelantes. RES IN STAYING: UALITIES REQUISITE OFHil CONSTRUCTION WIUILE. + CLEVZZ ADD, OM1O. TRE WAITE SEMING MACRIME @. DEN YORK = BOSTON SAP RAI = LONDON PARIS." Deaiers’ or Middiemen’s profits add SAVE rhFtr “Ayoney FRÈE! FREE! under our special warrant for twenty-flve years. No money required in ac to purchaser guaranteed. REFERENCES, -— Qur bank, your bank, any bank, the editor of this paper, or of any of the muititude of patrons who have pur- chased millions of dollars worth of instru-"f ments from us during nearly 50 Jeans. 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À bas les prêtres !” La Ah !si le premier ministre a- loi sur le mariage civil voteé|vait le sens catholique, jamais le 5 juin 1852, malgré le Pape, |unne telle parole ne serait venue malgré le condordat, maigré les|se placer sur ses lèvres. Cavour évêques... a été, dans notre siècle, un des! “M. de cavour s'abouchait a-|plus malhonnêtes, un des plus ves les chefs des sociétés secré- perfides et un des plus pervers tes, et traçalt de concert avec! ennemis de l'Eglise. Durant sa La Farina. président de ja So- campagne pour l'unification de ciété Nationale, tous les 5lans|};,lie et contre le Pape, il à | des futures révolutions. en pre-|iniroduit dans la diplomatic des nant soin toutefeis de lui dire :|,cédés et des tactiques misé- “Vous, vous n'étes pas ministre, |. vous pouvez agir librement ; mais sachez que si je suis inter- pellé à la chambre ou molesté . . . ° 7 Ar œ 1 / par la diplomatie, je vous renie- Ce que vous avez glorifié rai”. Tels sont les “moyens mo dans la personne de Cavour, sir raux” que M. de Cavour mit au Wilfrid, c'est le mensonge, la service de ‘‘ses aspirations na- déloyauté, la mauvaise foi, l’hy- tionales” :et le droit nouveau’ |crisie, la violence et la rapine.| qu'il inventa. Ce sont les Légations et la Ro | “Après les ‘“Révolutions” st|magne, les Marches et l'Ombrie | les ‘“Annexions” vinrent les|volées au Saint-Siège. C'est Ga. “Invasions.” Tous les voiles ont | “ibaldi soutenu dans ses inva-| été levés snr l'expédition de |sions de bandit contre les Etats-| Garibaldi. Tout le monde sait catholiques. C’est Castelfiaardo que M. de Cavour désaioua Ga-let Lorette, Lamoricière écrasé! ribaldi devant la France et de-|dans un guet-à-»ens Pimodan | vant l'Europe ; i! écrivit même |tué à la fleur de l’âge et de l’hé- au roi de Naples que des vais-|roïisme, les soldats du Pare é- seaux sardes partaient pour ar-|gorgés, Ancône bombardé, les | rêter l'aventurier. Et c'est luil| Etats de l'Eglise inondés de! qui l'envoyait.… | } notre époque. Et M: Laurier re dresse un piédestal. i sang ct couverts de ruines, en) “Alors M. de Cavour, triomp- | pleine paix, au mépris du droit hant, déclara du haut de la tri- naturel et du droit interuation-| bune piémontaise, que ces mé-|al. | morables événements étaient! Voilà l'oeuvre dont sir Wil-| C'est Cavour qui s’est servi] douze ans : ” et enivré de ses avec une scélératesse consom-|succès, s'écria enfin, jetant ve | Si le premier ministre voulait j “la conséquence nécessaire de|frid Laurier a osé célébrer le) la politique piémontaise depuis |souvenir dans le parlement ca nadien. | | | | | | rables qui feront la honte de 'l'homme veritable se démasqu: grands hommes. Et son apothé- entrer dans la voie, toujours é- pineuse, des comparaisons, que n’a-t-1l choisi ses modèles dans des sphères plus hautes et plus pures. Dieu merci, notre âge a counu des grands hommes d'une autre stature et d’un» au- tre valeur morale que celle du piemontais Cavour. Sir Wilfrid aurait pu choisir entre les O”. Connell, ies Manning, les Dono- so Cortes, ‘es Windthors ou les Garcia Moreno, qui tous ont mieux servi que Cavour la soci- été, la vérité et l'humanité. II aurait pu surtout faire rayonner la pure et éclatante figure de cet homme au génie profond et lumineux, à la vaste science, maitre dans les lettres et dans la diplomati: la pius haute, pensenr, écrivain et politique saus supérienr, qui, de l’aven, des incroyants comme des cro- yants, s'il n’était pas le vicaire de Jésus-christ sur la terre, se- rait enco e le plus grands des contemporains. Nous avons nom- mé Léon X111. Léon X111 et cavour! Et, aux yeux de sir Wilfrid, cavour plus grand que LéonX111! Pauivre-M. La-rier ! comme souvent chez lui ! Et comme le fond du cœur parait .vite. lors- qu’il oublie son rôle ! Nous connaissons depuis; longtemps les admiratjiens, les prédilsctions de M. Laurier. Nous savous de rvieiile date quelle est ia galerie de ses ose de Cavour n’est qu'une illus- tration nouvelles de ses ten- aances et de sa formation intel. lectuelle et politique. ANTED-TRUSTWORTHY AND active gentlemen or Jadies to travel for responsible, esta-! 1898. A MOTHER'S VALUABLE ASSISTANT Home Occupations_for : Little Children ‘Et By KATHERINE BEBBE. @@4 Î be’s “First School Year” is to the mg nerve this little volume is inten to be to mothers. Miss Beebe believes that the ceaseless activity of children calls for employment, and ‘ Home Oc- cupations ” is full of ways and means for mothers. = ue Enthusiastically endorsed by the press and leading kin- dergartners. 16mo, 144 pages ; bound in linen, gilt top. FROM THE NEW YORK WORLD. “ Home Occupations will be welcomed ‘2 weary mothers, for it is very clever and ful of hints and suggestions they Can Carry out. +" FROM THE PHILADELPHIA PRESS. 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She simply takes for granted the child's eg met I, will be welcomed by many ceaseless activity and the mother’s desire to mothers, who will find it ae (1 Le .. ne à : : : : i id in rear their un him with material and opportunity for por ecable children would be mn pue 0 ily restored to good nature if their mother € The occupations here considered nurse knew enough to guide the immature are of three kinds. The first are mind to some pleasant occupation without 108 those which require the active par- great interference with its own nn ticipation of an older person; the | FROM THE KIN DO a seco i occa- “* Any mother with the problem o 1 econd, those for which only ; little soie to lead into the paths of happiness sional direction or assistance is ne- and usefulness, can find much assistance in Miss cessary; the third, those in which ñ the child can engage by himself. 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