És. L'IMPARTIAL LE PRÊTRE ET LE COU- PABLE ll yaenviron trente ans, il se passa dans le Midi un drame affreux, aujcurd'hui oublie, mais qu'il est bon de rappeler Un paysan avait commis de. crimes horribles. Condamné à mort. il nia ses assassinats ; 11 iusulta même jusqu’à Ja dernière heure l'au- monier, qui venait pour le con- soler. Arrive le jour de l'éxécu- tion : pas d'aveu, point de re- pentir: toujours l'injure. Le condamné, un géant et un her cule, marche à l'échafaud, blasphème et le rire aux le- vres, repoussant avec brutalité le vénérable-prêtre que rien ne décourage. Maisune fois au-pied de la guillotine, le patient semble fléchir, se tourne vers l’aumo- nier, implore son pardon, mur- mure une prière demande à embrasser. Au même instant. le prétre jette un cri terrible et porte vivement la main sur son visage ensanglanté. Avec-ses-dents de bête fauve, l'assassin venait de lui arracher les chairs. La foule est terri fiée: partout l'indiguation é claté; les exécuteurs se préci- pitent sur le monstre. D'unigeste; le prêtre les ar- rête, essuie le sang qui coule à flots de son visage et présente, your l'embrasser, l’autre joue au condamné. Stupéfait, celui ci recule, puis tombe à genoux, les yeux remplis des premières larmes qu'il ait jamais versées Alors le malheureux avoue son crime et implore son par- don,-pâle, fremissant, courbé, comme anéanti sous la main de l'apôtre et du martyr qui s'é- tend, au nom du Ciel, pour l’absoudre de toutes ses fautes, de tons ses crimes. Une minute après, le couteau avait tranché la tête du con- damné, et le prêtre ee retiraït lentement une main sur sa joue pendante, calme et pri ant. Il mourut 3 jours après, en prononçant ces paroles de l'E: vangile : “Celui qui n'aime point ue connaît point Dieu car Dieu est tout amour.” Qu'elle est divine la reli- gion capable d’inspirer un tel amour, d'enfanter un tel héro- isme ! FuzBerT MOMTELL, GRAVE ACCIDENT Dorchester Station, N. B., 26 _— Le train No 25 venant d’'Haà- lifax a déraillé ce matin et est tombe, à l'exception de la locomotive, qui est restée sur la voie ferrée, dans l'étang Hol: mers. On ne connait pas encore exactement les résultats de l'ac- vident. Un seul cadavre, celui de Melle Pitriquin, modiste, de Bloomfield, comté de King, a été transporté ici. Le commis de Ja poste, dont le nom est in connu, a été tuë aussi. Le Dr Bordeu, le ministre de la milice, a, sans doute, reçu des blessures graves. Le docteur Borden a reçu une grave blessure à Ja tête mais il pense pouvoir continuer son voyage sans retard. Le sé- pateur Wood est aussi blessé, ainsi que MM. Ch. Fawcett, de Sackville, N. B, et KR. J.|- Smith. Le commis de la poste qui a péri se nommait Edgecombe. Parmi les blessés, sont le pré. posé aux bagages. M. Thomp son, le gserrefrain Linkletter, l'employé du Pullmsn, H. W. Caie, de St. John. GRANDS INCENDIES DANS LES PLANTATIONS Key West, Fle, 26—des dé- A. €. DOUGLAS, M, D. PHYSICIAN AND SURGEON D'LEARY STATION, P. E. ISLAND. pêches de la Havano disent que le conflit entre les plan- teurs de sucre et Weyler va toujours en s'aggravant. 11y « uné douzaine de plantations environ sur lesquelles on fait des iravaux; mais. sur un grand nombre d’autres on se )prépare à commencer les tra- vaux. Weyler a donné ordre à ses troupes de brûler sur leur mar- ché tous les champs de cannes à sucre qu'ils rencontreraient et spécialement ceux dont les propriétaires ont annoncé leur intention le presser en dépit de ses ordres Le district de Cienfuegos et ceux de Matanzas et de la Havanes sont en flam- mes. Dans l'incendie de la plan- tation Constanciea, les per- dants seront des Américains auquel un syndicat a prêté $150,000. MEUTRE Sar Francisco, Cal., 26—Le Chinois le plus en vue de San Francisco, connu seulement sous le sobriquet de Petit Pier- re, a été assassiné par trois de ses compatriotes. Petit Pierse, qui était une véritable célebrité sur la côte du Pacifique et probablement le Chinois qui a causé le plus d'embarras aux agents de la douane et à la police de San Francisco, s'était brouillé ré- cemment avec la plus terrible société secrète chinoïse de Ja ville, et c'est cette sociéié qui l'a fait assassiner. 1i était chez un barbier, lorsque trois de ses compatriotes ont fait irruption dans la boutique et l'ont tué à coups de revolver. Les trois assassins ont été arrêtés. Le défunt était pourtant très populaire dans la colonie chi- noise. Chaque fois qu'un de ses compatriotes avait maille à par- tir avec la justice, non seule- ment Petit Pierre fournissait caution pour lui ; mais encore, dit naivement une dépêches de San Francisco, “il n'avait pas de rival Amérique pour corrompre un jury !” Décidé- ment, soit dit entre parenthèse, les télégraphistes de San Fran: cisco ne paraissent pas avoir une bien belie opinion de la justice de leur pays. N'importe, Petit Pierre avait bien d'autres talents. Il parlait l'anglais, non comme un An- glais, mais comme un Améri- Cain, dit encore la dé pêche, tout en conservant soigneusement son costume nstional...par politique. Il se faisait une spécialité de l’im- pertation des Chinoïises pour les livrer à la débauche, et il était le propriètaire de la plu- part des maisons do jeu chinoi ses de San Francis :0. Dernière chinoïserie : Petit Pierre a eu une chance incro- yable pendant longtemps aux paris de courses. Las bookma- kers le redoutaient comme ja peste, et il en avait déjà ruiné plusieurs, dit-on, lorsqu'on dé- couvrit un beau jour qu'il cor- rompait les jockeys. tout comme de vulgaires jurés. Solentifio American AE SU F CAVEATS, ° TRADE MARKS, DESIQON PA Abe COPYRIQHTS, Scientific American Leger ere Rance No Le man Ha be witDout it. DRE alias qe, RO x pEntne A Sera MEN À 00 LA MODE. Par MME F.J. Buote La mode, qui n'est pas tou- jours polie, a admis qu'ou ne se lève pas pour saluer une nou- velle personne entrant dans le salon où l’on se trouve. Je n'ai pu approuverver un tel usage ; mais s’il est permis de s’y con- former, il y a une manière po- lie de s’incliner, de se lever légèrement, de même que la personne qui entre peut faire une sorte d'’inclinaison circa- Jaire, avoir au moins l'air de s'apercevoir qu'elle n’est pas seule avec la maitresse de Ja maison. À moins qu'un cerele de vi- siteurs ne soit nombreux, il vaut mieux avoir une Conver- sation générale, les aparté étant impolis lerequ'il y a peu de monde. La DUREE D'UNE VISITE La durée d'une visite dé- pend, naturellement, des termes où l'on est avec la personne que l'on va voir. Une femme sérieuse et occupée ne consacre aux visites que le temps exigé par les convenanses de posi- tion. Elle ne passe pas ses jour- nées daus tels ou teis salons pour le vain plaisir d'entendre des nouvelles on de voir défiler des toilettes, La moindre durée d’une vi- site, si l’on veut être polie, est de huit à dix minutes. À moins d’être dans des termes d'inti- mité, il serait de mauvais goût de dépasser vingt à trente mi- nutes. Une fois qu'on s’est levé, il est absuzde de rester à causer, tenant ainsi la maîtresse de maison debout. LES CARTES DE VISITE Les cartes de visite se font sur bristoi ou sur carton velin, gravées ou lithographiées, on simplement imprimécs - mais on doit choisir des caractères simples, sans enjolivement ni fioritures. L'adresse ne se met qu'aux cartes de messieurs ou à celles de Monsieur et Ma- dame. Les cartes qui sont à l'usage des femmes, portent pour toute suscription : Ma- dame X....…. ou avec le prénom du mari Madame Louis X....… Ÿ sans indication d'adresse tont au plus met-on son jour de ré- ception, tracé à gauche. PENDLETON'S PANACEA REPRISE Internally ©for Cramps. Païns, Colic. Coughs, Colds Chills, Night Sweats, Pal- pitation cf the Heart. Sure cure for SUMMER COMPLAINT, CHOLERA, DYSENTERTY, gxternally for Cuts, Burns, Lame back or Side, Rhumatism, Sprains, Headache. Tootache Best Family Medecine on earth Price 25 Cents —000X000— Ask for Pendletons’. Take other. BARBERSS- x SHOPS Should be up to the times. A]1 shops are now being fitted with the latest. 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