» … » Tignish P, E, | 8 à ads Les + en = NOUVELLE SERIE 1915 UN BON SOUHAIT POUR 1915 Je vous souhaite la santé, le bon- heur, le travail, le pain sur la plan- che, la joie au foyer....et de plus, pour le bien de tous et le vôtre, un esprit juste jet raisonnable. — Quel drôle de souhait Attendez, n'’al. lez pas trop vite. Assey-vous une minute et expli- quons-nous. Ne peut on pas vous le deman- der'saus injure ? Avez-vous tou- jours un esprit vraiment juste et vraiment raisonuable ? Un ‘homme qui avait un grand coeur et qui fja- mais n'’injuria personne, disait : Nous ne sommes hommes que par la raison, et il est cependant rare de tro‘wer des hommes véritable- ment raisonnables. Car, ajoutait-il, l'amour propre, ce tendre fils de l'orgueil, trouble souvent notre raison et nous conduit peu à peu à mille injustices.”’ Que de souffrar- ces sont endurées chaque année qui proviennent uniquement de ce que, si on a de l'esprit, on manque d’un esprit juste et raisonnable. Unes- prit juste et raisonnable est une des premières conditions du bonheur. Dieudovné. ne mena se nn EXPLOITS D'UNE COMPA GNIE DE 150 SOLDATS FRAN CAIS QUE L'ENNEMI NE PEUT PRENDRE Tignish, 5 Janvier La guerre actuelle est fertile en nombreuses ‘actions héroïques. L'épisode suivant qui vient d’être mis à jeur est peut être un des plus surprenants. Depuis le 23 août, soit quatre mois, une compagnie de 150 soldats français vivent dans les provinces belges de Luxembourg et de Na mur entièrement entourés par les Allemands qui occupent ia Belgi que. Cette troupe a jusqu'ici é chappé à l'ennemi. Elle a fait une guerre de guérillas constante en in rigeant aux Boches des pertes sé rieuses plus considérables que ne l'aurait pu faire tout un régiment en rase campagne. Et toute tenta tive de la part dès Allemands pour les déloger des forêts dans les mon tagues ont complètement failli. Ce récit est appuyé par des per sounes d'autorité indiscutable. La cachette [de ces soldais se trouve, dit on, entre les villages de St Hu bert et de Givet, dausla partie belge des Ardennes. Des éclaireurs obtinrent l’aide des villageois des environs qui de puis ont fui devant la colère teu tonne. Des femmes et des ‘enfants ont fouillé les cartouchières du champ de bataille Liesse Semois et ont ainsi recueiili sur les soldats morts 17,000 cartouches ‘'Lebel qui ont été soigneusement cachées dans la forêt. Les Teutons, croyant la région débarrassée de troupes ennemies, continuaient d'envoyer des convois de provisions avec une petite es corte seulement. I,es Français tuè rent les gardes d’un train de yprovi sions et purent se ravitalller ainsi, Les Allemands ont placé partout dans les deux provinces belges de Luxembourg et de Namur l’affiche suivante à l'adresse des soldats fu gitifs :d'‘Soldats français, nous sa vous où vous êtes. Nous vous couseillons de vous rendre et nous vous promettons la vie suave, si vous refusez vous serez tous fusil lés.'' Le lendemain matin les Alle mands ont pu lire sur plusieurs des affiches la ligre suivante : ‘‘Si vous pavez où nous sommes, pourquoi ne jde l'A. C. J. C., de le lire. venez vous pas nous prendre ?’’ Telephne 030 P. ©. BOX 37 R. H. Rogers ELLE Barrister, Solicitor Notary Public Money ‘to loan ALBERTON P. E. ISLAND Bernard Hotel Theo Bernard, Prop. Convenientiy located and con ducted on the ‘‘Comfort Principal' Rates moderate Livery Stables in connection l'apathie de notre jeunesse et l'a-! expressions menaçantes de ceux qui, rane, Rogers et Reid, ont prévalu d nous allons avoir la Session. Alors, i! faut lire les organes d tée ; que senl, le rajustement du ta brève échéance, et si M. Borden ne côté là, il n’y aura pas d’unanimit rière lequel le parti au pouvoir devia qui précèderont les élections. son argent ; si les gros contracteurs faveur populaire. Laurier a déclaré que tant qu'il y querait rien laissant la responsabilit wa qui dirige les forces de ce p&ys. servateurs et libéraux ; lorsque la d'étudier la conduite des chefs et de ont fait. S'imaginent-ils, ces bon conservat tout ce qu'ils feront de mal ? Que M. Borden fasse de son mieu ee L'IMPARTIAL TIGNISH,:1. ” Pet MARDI 5 JANVIER 115 La Session On l'annonce pour le 4 de février, qui saura les cris de colère et les parmi les Ministres, voulaient avoi les élections, tout de suite, afin de ne pas se voir cloués au pilori par les {scandales de Valcartier et le gaspillage desideuiers du peuple. Mais les têtes les plus sages du parti, qui ne sônt pas celles de Coch aus la discussion et voilà pourquoi u parti, pour comprendre toute la frousse qu’ils ont de se voir daus l'obligation de faire face à la musique. Iis ont soin d’avertir le public que la session va être courte, que tout se ra terminée à Pâques ; qu'aucune législation importante ne sera présen- rif, et de nouvelles taxes attireront l'attention des députés, et que tout passera comme une lettre à la malle. | Nous serions bien surpris si tout allait comme sur des roulettes. D'abord, 8ir Wilfrid {‘aimera à savoir si nous aurous des élections à veut pas satisfaire l'opposition de ce é comme on le croit ou comme les bleus semblent l'espérer. Car la guerre ne saurait être le paravant der- se cacher jusqu'au'dernières heures Le public à le droit de savoir ce qui s'est passé ; ce que l’on a fait de se sont enrichis, même aux dépens de la'‘santé de nos pauvres soldats ; et si les ministres méritent encore la aurait danger au front, il ne criti- é de tout au ministère ; mais il n’a pas fermé la porte, et i! se réserve pour l'heure venue de démontrer au peuple de ce pays, que le Canada n’a rien gâgué à changer de gouverne ment. mais qu'au contraire il a eu tout à y perdre. Et l’on entend des conservateurs qui disent, pour pallier les méfaits de leurs chefs, que tout se fait à l'unauimité, essayant par là, de laisser en- tendre que le parti libéral est solidaire de toute la politique bleue ! Qu'on se détrompe ! quaud la $maison brûle, ce n’est pas le temps de crier : sus à l’incendie terminé, si les chefs ont commis des erreurs de jugement ou de tactique dans la direction des forces pour opérer le sau- vetage, c'est alors le temps de faire la part de chacun. Nous sommes au feu, c’est le cas de le dire. C'est le ministère d'Otta- Tout le monde y met la main, con- guerre sera finie, ce sera le temps leur faire 1endre compte de ce qu'ils eurs qu’en les secondant daus leurs efforts à cette heure d’épreuve, uous endossons ‘es responsabilités de Allous ! donc, il n’y a que les imbéciles pour se leurrer ainsi. x, nous n’avous rien à dire, et qu'ils fasse de son pire, avec les meilleures intentions du monde, ce n'est pas [le temps de le critiquer qu'il faut, c'est un front uui devant l'ennemi commun. unis ; au pouvoir des erreurs commises set Il en sera aiusi, au Canada, pour En France et en Angleterre, à {l'heure présente, tous les partis sont mais la guerre terminée croyez vous que les oppositivnuiste, en France comme en Augleierre, ne tiendront pas compte à ceux qui sont de leur mal administration des an- nées de pouvoir avant, pendant et même après le conflit ? Poser la question, c'est la résoudre. les bleus dû pouvoir : les élections venues, nous leur dirons : redderationem, Caesari | jet le peuple jugera. ARGUS, daus le St. Laurent. Un Apotre Du ‘‘Bien Public’’ M. l'abbé Joseph Gélinas, l’ami des jeunes vient de publier la vie d’un jeune apôtre, qui doit être lue par tous les jeunes, mais surtout par les membres de l'A. C. J. C. Ce jeune apôtre, c'est Arthur Beau- lac qui fut un membre de notre as- sociation. Rien de plus édifiant que la vie de ce jeune homme qui fut si hum- ble et si caché que, pour bien dire, seules les personnes de sou entou- rage immédiat se souviennent de lui. J'ai dit que cette vie doit être lue. J'ajouterai qu'elle mérite d’être méditée. Elle doit être lue parce qu'ellene manquera pas de faire beaucoup de bien et parce qu'elle édifiera ceux qui liront ces quel ques pages. Elle mérite d'être méditée parce qu’elle renferme des enseignements précieux. C’est vraiment la vie d’un saint, et l’on trouvera dans la médita‘iou de cette vie de salutaires exemples De plus, ce livre est écrit dans un style clair et concis simple mais uoble, qui en rend la leciure facile à tous les jeunes sans distinction. Ce livre il est dédié: ’‘Aux jeunes] apôtres, à tous ceux qui souffrent ,’’ et c’est pourquoi nous devons nous faïre un devoir, nous Eu ef- fet, nous voulons être des apôtres et déjà il y en a plusieurs dans nos raugs. Or pour le devenir et pour persévérer, il fait bon avoir un mo- dèle devant nous, qui nous aidera dans les moments de décourage- ment quand notre ciel sembiera s’obscurcir. C'est au contact des nobles exemples que nous donnent toutes les actions de la vie du jeu ue Arthur Beaulac que nous de viendrons véritablement des apô- tres. Kt puis, nous avonstant be soin d’apôtres de nos jours. C’est pourquoi il ne faudra {pas se cou- teuter ie lirefce livre, mais il fau- dra le faire lire à_nos amis et à nos connaissances. Nous sommes aussi de ceux qui souffrent. Nous souffrons de voir l'état lamentable de notre société, les sommes qu’on voudra bien ver- ser dans la caisse de secours qu'elle a ouverte pour venir eu Cavadiens-Frauçais de dent de fairé usage de chèque et de mandat-postes. ‘baissement de la santé morale de nos populations. Nous souffrons aussi de ne pouvoir faire davan tage pour la jeunesse, nous souf- frons de la voir refuser l’aide que veut lui donner l'A, C. J. C. Et ! bien, c’est à l’école d'Arthur Beau- lac que nous apprendrons ’souffrir chrétiennement. Il nous montre. ra le prix de la souffrance et com- ment il faut accepter ‘la sainte vo- lonté de Dieu. Ce livre nous devons encore le lire parce que ‘Arthur Beaulac fut un membre de l'A." C, J. C, Il fut un des premiers membres du Cer: cle Laflèche et ceux qui l’ont con- au se rappellent son ardeur à l’étu- deet à l’action. Et tous, nous nous souvenons de ses beaux ar- ticles qu'il écrivit dans le ‘‘Coin des , Jeunes’, sous le pseudonyme de Jean-Baptiste. Sachons nous montrer reconnaissants envers les nôtres, Ilest de notre devoir de faire connaître ceux quiont tra: vaillé pour notre association. Donc, camarades, lisons et fai- sons lire la vie de ce [jeune apotre. Faisons-en cadeau à nos amis à l’occasion des fêtes. Nous ferons là cadeau utile et nous aurons accom- pli netre devoir envers l'A. C. J. C. et rendu hommage à un de ses membres les plus distir gués. ———.—.. ss AIDE AUX CANADIENS- FRANCAIS D'ONTARIO Que tous les pères de familles qui ont l'avantage de faire instruire leursenfants suivent leurs légiti- mes désirs, se souviennent de ceux à qui on refuse injustement cette liberté nécessaire. Toutes les souscriptions, même les plus ! modestes, sont accueillis avec reconnaissance. L,' Association Catholiqne de la Jeunesse Canadien- ne- Française accusera réception, par l'entremise ües journaux, de toutes aide aux l'Ontario. Pour'éviter les fraudes, il est pru- Nous venons de passer l'epoque des réjouissances et des cadeaux; s'accréditer davantage. vernement de l'Ontario. que bilingue. cette première rebuffade. juste circulaire 17. tion s’organisa- race française, Caïselmatest ! avec soin et conserver jalousement. neur de la race loyale qui est nôtre, et elle ajoute à la légi timité de sa vuillante résistance dans l'Ontario. (De l'Action Socisle) Les D. de nos frères de l'Ontario, exaspérés et à bout d'arguments, reprochent parfois à leurs victimes de s'être jetées dans la lutte et d'avoir organisé la résistance, sans avoir, au préalable, épuisé les moyens de conciliation. C’est un men‘onge grossier, qu’il importait de ne pas laisser Au congrès régional de l’Asso: ciation d'Education, tenu à Casselman, le 11 décembre éer- nier, M. A. T. Charronu, président de l'Association, a donc | élevé la voix surce sujet, et il a su faire bonne justice de | cette fable odieuse et injuste, que l’on s'est étonné de voir répétée par des bouches canadiennes françaises. Nous inspirant de M. Charron, nous allons rappeler les démarches faites par la minorité ontarienne auprès du gou- vernement local, au sujet de la question bilingue, avant et après l'adoption du néfaste règlement 17. Le R. P. David, O. M. I., feu M. G. W. Séguin, prési- dent de l’Uniou St Josepä, et M. J.-U. Vincent. deux chefs conservateurs bien connus, composaient la première déléga- tion envoyée par l’ Association d'Education auprès du gou- Ces délégués demandèrent d:s inspecteurs canadiens français, Longtemps après, le gouvernement ontarien répondit que l’on ne pouvait pas créer d'écoles bilingues. L'association d’Educatiou ne se laissa pas éuouvoir par Le 11 juin 1972, Boudrault, son président, et M. Napoléon Ghampagne, dé- puté, deux autres chefs conservateurs, furent délégués au- près de Sir James Whitney. Le premier ministre se répan- dit en protestation de bienveillance à l'égard des Canadieus français, et le 19 juin, huit jours après, étaient émise l'in- AVANT LA RESISTANCE TL une école normale catholi- M €. 6. O. Le 15 octobre 1912, sir James Whitney faisait publier que si les Canadiens français n’acceptaient pas le règlement 17, c'est qu'il n’en comprenaient ni la teneur ni la portée. Pnis- que les Canadiens français ne comprenaient point, il fallait donc leur fournir des exvlications. Une troisième déléga- Le président de la Commission des écoles séparées d'Ottawa,iM. S. Genest, et M. le docteur Freeland, auxquels se joiguirent 62 délégués de diverses commissions de la province et à qui 280 autres commissaires envoyèrent des procurations, allèrent auprès du ministère, en quête d’éclaircissements. On leur expliqua que donuer des écoles bilingues aux (Canadiens-français, l'obligation d'en donner aux Ontariens des autres races, par exemple, aux Allemands et aux Autrichiens. Cette explication, qui faisait f de la Constitution et qui mettait eu oubli la prise de possession de l'Ontario par la n'était évidemment ui complète ni satisfai- sante. Kn juin 1914, à la veille des élections provinciales et à la demande de piusieurs chefs conservateurs, de l’hono rable M. Cochrane entre autres, S. G. Mgr Latulippe, vicai re apostolique du &Témiscamingue, se rendit en personne auprès de $#ir James Whitney, pour lui soumettre les récla mations des Canadiens français. rien lut le mémoire préparé par le vaillant évêque mission naire. fit des observotions sur quelques points Ge détail, et promit de répondre par écrit, La répouse ? Elle ne fut pas nouvelle. Et l’objection ? Toujours la même: l’inflexible rè glement 17 ne permertait de rien adoucir. M. Charron a été bien inspiré de raconter ces démarches discrètes, dont pas une seule n’a réussi, et son discours de uue importante page d'histoire, qu’il faut lire c'était se mettre dans Le premier winistre onta Elle est tout à l'hon | français les plus populaires de la Le premier de Pan Au milieu des clameurs que jette la rafale Triste, près du foyer, j'entends le dernier râÂle De l’an qui fuit, Et l'horloge de bronze, au vieux mur suspendue, Précipitant sans bruit son aiguille éperdue, Souue minuit. Un an de plus sonné sur le cadrau des âges, Et l'aiguille fatale au milieu des orages Marche toujours, Emportant sans pitié dans sa folle vitesse Tous ceux là gu’on aimait, la joie et la tristesse Avec nos jours. Ce projet ébauché, cette espérance morte, Ce regret que l'oubli rapidement emporte Tout ce passé Peuplé de visions si charmantes, si belles, Est tombé comme tombe, en battant des deux ailes L'oiseau blessé. Et l’an aouveau qui vient pour un jour nous console De l’an vécu si vite et qui sitôt s'envole, ._ Eu nous laissant Un peu moins de fierté dans l'Âme et plus de honte Plus de cheveux blanchis que sur sa tempe on compte En frémissant ! ALOLPHE POISSON ceux qui luttent héroïiquement pour la défense de la jangue française se- ront ils les seuls auxquels nous re- fuserons de penser ? Nous leur de- vogs pourtaut sympathie et secours puisqu'ils sont privés du plus pré- cieux des bonheurs: LA LIBERTE. On est prié de faire ,parvenir les souscriptions dès aujourd'hui à M. Ewile Girard, trésorier général de l'A, C. J.C. 160, rue Saint- Jacques, Montréal. es MORT SUBITE DE L'HON. T. BERTHIAUME PROPRIE- TAIRE DE ‘‘LA PRESSE" Montréal 4.—L'Hon Trefflé Berthiaume. Conseiller Législatif, propriéraire de ‘‘La Presse’” et l’un des hommes d'affaires Canadiens- Province de Québec-est décédé subitement avant-hier matin, à sa résidencs No 203 Route Ste Cathe- rines, ‘Outremont, succombant à une maladie de coeur. Il naquità St Hugues, compte ——— d: Bagot, P. Q. le 4 aout 1848. Il s'élèva de la position de simple im- primeur à celle de propriétaire de ‘‘La Presse, C'était un homme bien counu daus les clubs sociaux. F. J. Bernard, MARCHAND--TAILLEUR À toujours en mains un assort ment dedrap, {weed et étoffe de dermière qualité PRIX RAISONNABI.ES ET OUVRAGE GARANTI Tignish, PEI W. P. Mcbride, M. D Bureau: Pharmacie Gallant Résidence: J. Albert Brennan Covsultations nuit et jours Après CR pi uante ÂÀns peut nd maintenue en adoptant unencurriturecon- : ni par Ja Nature même dans L'EMULSION SCOTT a donné à des milliers d'hommes et de femmes la vigueur nécessaire pour conti- nuer à travailler et se rendre utile. 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I! avait fait part de la chose aux officiers de la Cie Gs- nérale Transatlantique. Ceux ci confèrent l'affaire à l'agence Pink- erton qui mit quelques uns de ses limiers aux trousses de Halles. Un des détectives dans un hôtel fit, comme par hasard, connaissan- ce l'Allemand, fit parade de senti ments germauophiles très ayancés, capta la confiance de l’autre qui fi- nalement lui dévoila ses plans, lui moutia sa machine en construction et même emprunta de luila somme de $10.00 poar la terminer. Sa machine se composait d’une caisse contenant une très forte char- ge de dynamite à 60 p. c., quatre piles sèches et une horloge dont le mécanisme en marche, au bout de trois où quatre jours, fermait Je circuit électrique et causait une ex plosion dont la force suffisait pour détruire le vaisseau. Halles se proposait d'expédier, sous l'étiquette de caisses de livres et adressées à des personnes de Lon- dres onu de Paris, plusieurs de ces machines par des navires mar- chauds, ou par des vavires à passa gers anglais ou français qu'il eut aiusi détruits. Il voulait de cette manière servir sa patrie, Quand sa machine fut prête à être embarqué à bord du ‘‘Rocham- beau‘‘, son pseudo-ami, le détective, sous un prétexte ou sous un autre, l'emimena sur la rue où les autres détectives et des hommes de la po- lice municipale l‘'attendaient ct l’arrêtèrent. Pour l'arrêter on l'avait fait sor tir de la maison car on craignait que, se voyant découvert, il ne touchât à quelque mécanisme qui fit éciater la caisse et le lançÂt dans l'éternité avec tous ceux qui venaient l’arrè ter, les p2nsiounaires de l'hôtel et les habitants des maisons voisines. Avec lui on arrêta le propriétaire de l'hôtel, un Allemaud également, qui a trempé dans toute l'affaire, Au poste de police Halles, voyant sou plan bien déjoué, avoua tous ces projets. Il avoua aussi que se trouvant dans l'impossibilité de se rendre en Allemagne pour prendre sou poste dans l'armée, ;il avait choisi ce moyen de servir sa patrie. Il ne manifesta aucun regret de sa tentative: maisau contraire il s'en vauta comme d'un haut fait qui lui aurait valu pius tard de grandes récompens2:s de Ja part de l‘'Alle- magne s'il avait réussi. Le résultat immédiat de cette ar- restation c'est que les officers des navires anglais et français vont faire visiter rigoureusemert et minutieu- sement tous les colis qui seront em barqués à bord de leurs vaisseaux, LA LEGISLATURE DE QUE. BEC ADOPTERAITUNE RE SOLUTION DEMANDANT JUSTICE POUR LA MI NORITE D'ONTARIO Il est rumeur que suivant la sug gestion de l’hon. Ph. Landry, pré | #4 venable, et l'aliment gras four- Montmagny, qui fut toujours l'un à ——@ 21 ANNÉE ——— _ — ” semblée publi que tenue à Montréal MT sous fes auspices de l'Association | de la Jeunesse Catholique, ie 21 du ‘courant, la Législature de Quebec s-1a appelée à la proïhaine session à adopter une résolvtion dant justice pour la minorité canua dienne française d'Outario. M. Armand Lavergne député de des plus zélés défenseurs es droits du français en notre pays serait, d'après la rumeur, le proposeur de | | l a — sident du Sénat, à la grande as | la résolution. MORTGAGE SALE To be sold by public auction iu front of the Court House in Summerside in Prince County, Prince Euward Island on Saturday January 91h, A. D. 1915.at the hour of 12 O'Clock noon. All and sivgular that certain parcel or tract of lan 1 and premises, situate lying and being on lot or town ship number twenty in Queen's County in said Island bounded and described as follows:—that is to say Commencing on the shore of the Gulf of Saint Lawrence in the bounday line between the eastern and western moities of seid town- ship number twent,y thence running south aloug said line to land now ot formeiy in possession of Kenneth McLeod, thence east to land in pos- session of William Campbell, thence uorth parallel to the first mentioned boundary to the shore aforesaid, and thence along the same northwest- wardly to the place of commen- cement containiug seventy acres Of land be the same a little more ot less, agreably to a plan ofthe same onthe margin of a Government Deeu there of to Archibald Brander bearing date the 261h day of December, A. D. 1577. Also that other tract, piece or parcel of land and premises, situate, lyiog and being of lot or townuship pumber twenty in (Queen’s County aforesaid bounded and described as follows:--that is to say, on the east by land held by the heirs ofa Patrick Duggan, on the west by land first above described formerly held in Archibald Brander and on the south by the rear.of the Irish Towu Farms containing by estiuwa: tiou fifty acres of laud be th2 same a little more or less agreably to a plan of the same on the margin of Government Deed ihereof William Campbell bearing date the gth day of Apiil, À. D. 1892, Together with the mills and mill site upon the said lastiy described farm and all the miil frivileges rights, easements and advantages held ani enjoyed by the said Mortgage in connection therewith including the right 1o raise and dam up the water and of overflowing the adjoining lands iu as full and ample a mauner as has heretofore for many years past been enjoyei by the said Mortgagor. The above will be made under and by virtue of a power of sale coutained in a'certuin indenture of mortgage bearing date the 12th day of September, A. [). 1901 and mace between William Campbell of Sea View lot 20 in Queen's County, aforesaid and Elizabeth L. Camp bell his wife in favor of Marie KE. Dodäd of Charlottetown and which said mortgage has been duly as signe d to the undersigned. Default having been made in payment of principal and said mortgage, interest secured in For further particulars apply to Bell & Tauton, Sollicitors &c. Summerside, P. K. I. Johu £. Cousins SE à Assignee of said mortgage. TRILBY SHOE CRE pr PRESS SIDES T0 OPEN BOX, PUT ur SELF. OPENING HINGED COVER TIN Just press the sides and the cover IN springs open like the cover cf a match case, Only 10 cents every where, EVERETT & BARRON CO. AMHERS/', N.S8. Also makers of the famous deman | +- + «