à 2 …— B ess, FE * L’'IMPARTIAL JEUDI LE 14 AOUT, 1902 r se . Un Poeme Acadi en VILLAGE DE RICHIBOUCTOU UN NOUVEL ORDRE IBERGER’S P ARIS GREEN — RELIGIEUX x (De notre Correspondant Spéoial) M Re semer | Mais c'est en re nee ne La Frevinee de Qrélec ressède- IN TINS veau poème acadien, dont le mo [0e la gloire viendra te: dos son sos M G Re EE _—. 4 ete M. ARE | le meet . L. »,Ce trappitines, Ces religienses nileur, l'aîné de nos journaux, au-|! a la primeur. C’est une tragédie en vers, inti- tulée SUBERCASE, Tous les Acadiens savent que Subercase était gouverneur de Port | re PREPERTE ON que Le Royal, en 1710, lorsque notre belle | Le droit de rester fiers, capitale tomba pour toujours au | La défense de cette ville, qu'il fallut trois ex- | Si l'épreuve est bien lourde et l'hori- péditions successives pour abattre, | reste le plus glorieux fait d'armes | pouvoir des Anglais. de la France—aidée des Acadie: en Amérique. C'est joliment contre le gré de | l’auteur, que cette tragédie af- fronte les feux de la publicité. Je! confesse être vis-À-vis de lui cou- pable de lèse modestie. L'ouvrage, écrit depuis quelque | temps déjà, dormirait encore dans ses cartons, si, par des procédés sa- vants autant que perfides, je n’a- vais réussi à m'en faire passer le fut toujours Ja perte de toute chose désirable, Le manuscrit une fois tombé en- tre mes mains, je trouvai pas le remettre, autant de diverses que Pénélope en inventa pour ne pas terminer son homérique tapisserie. C’est donc un peu en dépit protestations de l’auteur, le Révé- rend Père Braud, Eudiste, au col- lège Sainte-Anne, que je livre aux raisons 1S—— | | ll ., à | pinsons, manuscrit, ‘‘rien que pour jeter les : reux dessus.’ 3 a possession tendre et pour ne| des ! typographes le manuscrit de la tra- | gédie de SUBERCASE. La pièce est en trois actes et en vers alexandrins. A vraidire c’est plutôt un poème héroïque qu’une tragédie proprement dite, l’action dramatique, les situations théâtra. it ces autres : | | uttant pour Ja justice et ne crai- ; gnant que Dieu... jeu nous importe a nous pougru que | nous sauvions nous ayons même après la d fuite. Ou ceux-ci encore : : zon bien noir, Nons espérons en Dieu qui garde | l'Aoadie. | Le troisième acte, intitulé ‘‘Red- |dition, ” s'ouvre avec Joanno, seul en scène, et modulant un ‘‘récita- Itif” Àla manière du chœur anti- rappelant tout particulière- ment l’un des chœurs d’EÉschyle. La ville va tomber au pouvoir des ennemis, et l'enfant, les pru- neiles inondées d’une lumière pro- |phétique, chante sur le mode mi- que, | —— partis pour Memrancook lun- Lien an Canada sur l'invita- di. De là, ils doivent Res spéciale que Mgr Bégin, ar- pour leurs anciens amours :—St. cherèque de Guébec, leur a faite, Hyacinthe. | lors: Ge scn Cernier voyage en Eu- Baptêmes—Le 30 juillet, Mme | Tüpe. Max, P. Babineau, une fille, bap-! Les religieuses arriveront à Qué- tisée sous les noms de Marie Au-!bec ou à Moerntrésl samedi cu lundi rore. Parrains M. Fabien Babi- prechair. Peux erdroits différents neau ; marraine Melle Marie ans la province ont été offerts à Jeanne Maillet. ices rclgieuses pour étatlir leur Le 31 juillet, Mume Fabien Bab:i- micrastère. Elles n'auront donc neau, une fille, baptiste sous les que l'crmbarres du choix. noms de Marie Clodia. Parrain M.! Curieuse coïncidence, c'est le Phelias Babineau ; marraine, elle lendemain de l'incendie du inonas- Eugénie Casey. |tère d'OEa que les lrappistines se Le 1er acût, Mine Joseph C1. sent embarquées à Liverpool pour Richard, un fils, baptisé sous les venir au Carada jeter les bases noms de Jean Baptiste Théodore. d'une maison du même erdre cue Parrain M. Leonard Richard; mar- !2 Trajpe. Ta fondatrice de ce raine Melle Régina Richard. ‘rouvel cidre religieux se nomme ja | S .. Mère Jucegerde : elle a une assis- Mardi dernier le 5 courant, MA. . . ’ ; : , tante avec elle. Marc Bourgeois et P. Melanson é-, neur, ses adieux touchants aux aux hirondelles, aux fleurs, à tout ce qu’il a déjà aimé en la terre d’'Acadie. Fleurs s’é- ! .Crie-t-il, : Flenrs, ah ! ne poussez plus jamais. sur les toicbeanux reposant au champ de la | patrie :; : Notre pays se meurt et sa gloire est” flétrie.... | ï Des aïeux | | | et c'est du C'est du gracieux pathétique. À Subercase, sombre, a entendu l'hymne funèbre, tomber plaintive des ièvres de l'enfant. Son cou- rage en est presque relevé. Mais | il n’y a plus de pain dans la place. | I faut capituler, mourir les femmes et les enfants. Saint- Castin, Morpain et les autres chefs | ! ; ou voir arrivent, et les conditions qu'offre’ : Nicholson, le généra! anglais, sont les faisant à peu près défaut. C'est. un chant au patriotisme et yauté. à Ja lo-, ‘avec tous les honneurs de la guerre. | Cependant le précepte des trois! unités d’Aristote y est observé comme dans les plus classiques tra- gédies du grand siècle. Les personnages Subercase, Morpain, Saint-Castin, Le Borgne, De la Ronde, La Tour, Desgoutins, Gaudet, Belliveau, Melanson, riauit, et une fraîche et gracieuse figure d'enfant, Joanno, sont bien ce qu'il ya de plus acadien 1 dass notre histoire. Le premier acte c’est Nestor, 2 c'est-à-d ble vieill és les £ it e Denis Gaucst 2 rd, racontant aux assié- événements glorieux du passé, (laudator temporis acti,) ra- nimant les courages, flétrissant les défaillances et prêchant les grandes leçons d'honneur et de loyauté. L'acte se termine par ces fortes D paroles de Morpain, le célèbre cor- saire des guerres épiques d@e l’A-: parce qu'elles: cadie, que je cite, donnent le diapason du poème : Peut-être que bientot nous aussi nous mourrons Pour Ja France etie Christ. % quand nous tomberons, agonisants, « mis : selon Île Mais | la poitrine op- | pressée, | dernière pensée Le dernier souffle de notre amour Vers le ciel montera la De nos coeurs. Hugo : | Sans un regret, sans un soupir, Sera pour le pays que tous, en ce | grand jour, | Nous allons célébrer par l'hymne des | aveux, L'hymne qu'ils répétaient en abordant | ces lieux. Suit l'hymne. Le deuxième acte, ‘‘Un conser de guerre,’ est une. page de notre par les acteurs histoire racontée même du drame historique. La trahison de (Claude Latour y est rappelée par son fils iai-même, dans un langage peut-être peu fi- lial, mais qui fait tout de même ressortir l'immense, l’irréduétible, l'exclusif amour de ces hommes pour l’honneur et la France. De vagues reminiscences du My- thridate de Racine y abondent. Certains vers, particulièrement bien frappés, s'appliquent autant à celle de leurs aieux de : . } He Ceux-ci, pari ACadiennes. | daus son ‘‘Jules Cesar, ne acceptées. La sortira bannière au vent, 1ons, et saluée garnison | traîinant ses ca-| au passage par les assiégeants sous les armes ; bref, | Telle est la fin de la pièce, et telle fut la fin de l’ Acadie. | Iln'ya pas de rôle de femme! | dans la tragédie du Révérend Père Braud. Or ïilest fort malaisé de l | | # , « | Faire TÉPrESenteT avec SUCCES SUT la 4 | | l } | scène mondaine une pièce dont 1 («to { ® 2 ’ de é de ‘l'éternel féminin’ est exclu. , 3 L'exemple de quelques tragiques e l'antiquité et de Shakespeare, ! prouve | géniale de jue la transcendance ces auteurs lors nair. | du ton et | Per l'allure générale aes vers, le Père Braud procède : plutôt de Rotrou. Sa métrique est CR MAIS ! ié classique : relève d'une facture toute contemporaine, faisant f de la césure d’antan, et # PI CCE s par ci par là on un vers prenant avec l’enjambement chère à la vieille école des libertés gran- des. À preuve : L'œuvre néfaste qu'ils—ont faite sans remordis.... À la France qui la-—délaisse et répu- us. FPE Tu garderas ton chant | D'espérance et d'amour. Quelque fois le vers est coupé en trois parties égales, à la Victor | Oui, dormez tous. Certes, ce n’est pas moi qui me plandrai de cet envahissement, mé- me en plein monastère, des idées Plusieurs, parmi les vieilles règles de la versification absolument arbi- manifestement contemporaines. française, sont traires et d’autres, absurdes. Dégagé de la rime pour les ;eux, affranchi d'une césure trop rigou- reuse, libre d’enjamber quelque fois, le génie du chantre du Cid eut été à.la fois cornélien et shake- spearien. SUBERCASE est ia deuxième tra- gédie en vers et en trois actes que notre histoire inspire à la poésie : la première est ‘‘Charles Latour'’ du sympathique auteur de ‘‘Un Cana- dien errant, feu Gérin Lajoie. 11 serait très intéressant de com- la Situation présente des Acadiens | e | é * 1710. | parer entre les poëmes de ces deux qu « L'ennemi a chang toute la différence, exemple ; é de nom, voilà ! chantres de deux grandes gloires PASCAL POIRIER Deer ' mi nd enitets à : k sus Poe Eure Nr | pensé $70.00 l'an dernier pour en- | min ce fer l'acifiouc Canadien an- | . |Honce une ExXCUI+iON pour tous Îles | | coups et de profondes blessures. Ii! en à No 58—COMPARAISON taient en visite chez M. Placide R. Richard, marchand. Depuis près Éd de 40 ans, M. Bourgeois n'avait TEE o pas visiter la paroisse du village de ÂAticun remède ne peut être com- Richibouctou. C’est dire qu'il y a Paré au EAUMÉ RHUMAL pour trouvé un changement au point de Signer le rhume, la bronchite, le ne pas s’y reconnaitre. IN- coaqueluche, la grippe. 7 La récolte du foin est commen- cie, mais comme l’an dernier, c’est une nullité. On me dit que le Rev. Père Martineau qui avait cé- Un Docteur | 4 la Maison! STANTON’S graisser et préparer ur parc pour le foin a récoité une tonne de Bug Death. Kills the Bugs. Feeds the plant. Non-poisonous and prevents Blight. HORN FLY OIL & SPRAYERS Bargains _—. Special We are offeriug special bargains in all kinds of Suiumer Goods te clear out our stock. AI Men's Cloths, consisting of Iinported, Canadian and Islanc Fweeds, one-third off. Men's and Boys’ Hard Felt, Fedora and Straw Hats, 25 cent off. Thirty Men's Ready-to-wear Suits. 30 per cent off. Whitewear, Shirt Waists, Fancy Muslins, Biouse Goods, Sailor and Trimmed Hats, Parasols, Ladies’ Skirts and Underskirts, Summer Gloves, &c., all one-quarter off. 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Norbert tacles’” and ‘‘eye-glasses,”” Hhaivked Caissie, venant de Ipswich, Mass. On the Streets or sold by ‘Cheap | Johns.” It's ‘‘penny wise, pound M. Benoit J. Arsenault est reve- nd ue cu . :foolish”” to get CyYesignt aiGETS aNy- nu dimanche, le 3, d’une visite de trois semaines à ‘Tignish, 1. P Edouard, sa place natatale. | where else but at a competant, ‘'conscientious optician's. Save |your eyes, save your money by ldealing at | Shirly Village, Mass., sont à pes- ser leur lune de miel à la résidence | de M. Maxime Arseuault de cette Dane Pierre OQ. Fernard, de Lowell, et M. Jacques Lepage aus- W. J. CROCKETT'S si de Lowell sont en visite ici, cette | Alberton. semaine. | e Gi; f. GODS M. Pierre Marian et sa daine de | Ki +y Li | ——X*— Our Auction sale is now closed, . land we would Kkindly thank tte ville. | é NÉE public for their liberal patronage. Û | We arc roy opening a iot of new 6 Août. o2. MEURTRE À ST-JEAN Lundi après-midi, on a trouvé! par accident, enterré sous un amas) de broussailles, dans les environs! ,., L à : [which are up to date and have the Lovers Lane, à St-Jean, le cadavre . : | : ; right prices. d’un jeune homme de 19 ans, nom-| ’ + . . . ‘ | Â7a E e DT are + ur A mé Doherty, qui avait disparu de-, We are also prepared to give sa puis quelques jours. Le cadavre tisfaction in the line of repair work. Give us a call. portait de nombreuses marques de |y a là évidemment un meurtre é-| EE. W TAYLOR pouvantable que la police est ap-| pelée à élucider, | | | Eneir “ives, Sons ant Daughters. We have now a complete stock of general merchandise which ve are prepared to seil at a small margin above cost. We are giving up the lobster & other fishing busiiess & will ge Pine É ; fe os L : ali our attention from tits out to the farirer’s trade. 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