We are selling out the partly damaged stock, which was saved from the fire of APRIL 8. at greatly reduced prices. Lots of Goods, as good as ever, only slightly soiled, to be had at prices which will astonish you, SALE NOW ON COME EARLY AND SECURE THE BEST BARGAINS TUNOA TRADING CO, LIMITER pu : re PEN l, E 2 , . : 3 % Fe . L'AME DE ROLAND plissait.…. Les cadavres, transportés dans les maisons en deuil, étaient éten- dus sur des lits, et la veillée funè- bre commençait. De toutes parts s'élevaient de mornes® incantations, des chants douloureux, le sombre miserere de la tombe, et les flammes vacillantes des torches teintait, de pourpres lueurs, des faces pâles et glacées. Mais alors un cri de stupeur s’6- chappa de toutes ces poitrines bri- sées, un nom circula d’an bout à l’autre du village, etles ruines de l’église tremblèrent, et ia nuit pa- rut s'obscurcir davantage... —Symphorien ! Le fprêtre Sym- phorien !...…. Nul n'avait aperçu le digne pas- teur, trainé brutalement par les sol dats de Richard le Borgne. Nul ne savait qu’il était prison- nier, c’est-à-dire infailliblement promis à la torture.f On supposait) qu'il avait péri dans les flammes, ou qu’il était mort de la main des huguenots. Et cette irréparable pertelétait un sur croft de malheur pour la population Mais son corps ne gisait pas par mi les autres. L'excellent prêtre avait disparu. Et les fidèles entrevirent la vé- rité. Symphorien était au pouvoir du sire d’Aubépin. Sans guide, sans soutien, sans es homme d'élite qui leur avait ap pris à adorer Dieu, à aimer le Christ rédempteur incarné dans l’Encha tistie, sans ce ministre qui, l’Evan gile aux lèvres, avait fait d'eux des catholiques fervents, animés de la foi la plus vive, qu'allaient-ils deve nir ? Auraient-ils la force, désormais, de résister aux persécutions des hu- guenots ? Ne perdraient-ils pas leurs croyances, au contact de ces redouta bles calvinistes dont ils réprouvaient cependant la doctrine ? Et déjà, un grand trouble les saisissait, Une vague faiblesse s’in- filtrait en leur âme, et la peur, une peur mal définie, les prenait. Mais Gillette avait deviné ce qui se passait en eux. Fière et superbe, elle tendit son bras droit vers le choeur, et ceux qui se {tronvaient encore dans l'é- glise aperçureut, stupéfaits, la ’sta- tue de la vierge, cette rustique ima ge taillée au couteau, toujours re vêtue de ses légers tissus et parée de sa tunique paillettes d’or. Le feu par un hasard providene tiel, avait épargné. Celle pour qui s'étaient épanoules les fleurs aux fenêtres des logis, pour qui des jon- chées avaient été faites. Celle dont les bannières et les guirlandes de- devaient célébrer la grâce, et ses traits colorés semblaient sourire. —Regardez ! s’écria Gillette. N'est-ce pas un gage de la promesse divine ? Notre bonne Mère est in. tacte. Si Dieu nous le conserve, c'est pour nous dire d'espérer. Que graignez vous donc ?....1l Guilaume et Anne Le iHuie ge à taisaient, impressionnés par l’attitu- de de leur enfant. De douces larmes glissaient len- tement sur leur joues hâlées. Les premiers, ilsfse laissèrent tomber aux pieds de la statue, dans les cendres encore chaudes, et joi. guirent les mains avec ferveur. Tous les imitèrent. Et une même prière s’échappa de leur coeur. Vierge Marie, dirent-ils, sainte madone, sauvez uotre pasteur, sau- vez Symphorien !.... 14 — Vierge Marie, supplia Gillette, dites-nous qu'il ne mourra pas, qu’il vivra pour achever son oeuvre apostolique !..Mais si le martyre doit couronner sa vie terrestre, di- tes que vous l’assisterez à ses der- uiers moments ! Faites que son âme monte jusqu’à ce Christ que nous défendons et pour lequel nous sau- rous tous périr ! Nous vous aimons Vierge bénie, et plaçons notre con- fiance en vous. Intercédez auprès de notre Père pour le salut des catho- liques, pour le triomphe de la reli- tion. Ils restèrent longtemps prester- nés devant cette figure symbolique, et quand ils se relevèrent, une ar- deur nouvelle s'était emparée d'eux. Un sang plus vif circulait en leurs veines. Leurs yeux brillaient d’un éclat singulier . Toute crainte s'évanouissait en face du devoir à accomplir, et ils se sentaient prêts à marcher à la mort, comme autrefois lesehrétiens dans l'arène, Gillette était leur bon ange, leur étoile, leur salut. À sa demande, ils enlevèrent, de son socle, le statue de la Vierge, et la transportèrent dans la plus grande maison du village. La nuit se passa, pour ces pauvres gens, en prières et en larmes, der- uiers adieux adressés aux défunts. Dès l'aube, les ‘cadavres furent piensement ensevelis et d‘humbles croix de bois marquèrent l'endroit où, éternellement, ils devaient re- poser. Alors, n’ayant plus d'église pour y accomplir leurs dévotions, n’2- yant plus de prêtre pour leur adres- ser la bonne parole, n'ayant plus d'autel pour y recevoir l‘hostie, n'ayant plus rien au monde que leur foi en la religion catholique, les habitants de Sauveterre prirent la statue et, précédés de Gillette qui ieur indiquait le chemin, la portè rent à un quart de lieus du village, au fond d'une grotte creusée dans le roc. C'était un lieu désert, à l’abri des regards, et Gillette y avait songé tout de suite. Ce temple improvisé remplacerait la pauvre église détruite et la Vier- ge seraitibien là, entourée de fleurs sauvages qui lui feraient une paru- re naturelle, sous une voûte solide, hors de toute atteinte. Une source jaillissait à deux pas de la grotte et baignit, de ses eaux crlstalliues, les quelques arbustes ee qui grimpaieut au flanc du rocher- leur communiquant une sève: tou, jours vivace, et jetait une agréable fraîcheur sur le sable rougeûtre, semblable à un moelleux tapis tissé par des doigts invisibles. La Vierge allait être chez elle, dans cette chapelle primitive que le dévotion des fidèles ornerait de ses prières, et lorsqu'elle fut placé sur le quartier de granit qui lui servait de piédestal les villageois partirent, jetant uu regard de confiancé à[leur divine protectrice. .. Cependant, au milieu de ces divers évènements, Guillaume Le Huic n'‘oubliaitépas le courageux gentilhomme qui s'était dévoué pour sa fille. Il se demandait pourquoi Roland d’Aubépin, huguenot, élevé par son père dans la doctrine caiviniste, avait pris le parti des catholiques, Quelle raison le poussait aiusi à braver le courroux du châtrlain ? Il n'avait pas hésité à exposer sa vie en jetant un cri d'alarme, en cherchant à soustraire des papistes —-ainsi que les nommaient les pro- testants—aux attaques d’une trou- | pe de bandits. Pourquoi ? Faisait-il donc cause commune avec les ennemis de la Réforme, ou bien, un motif que Guillaume ne pouvait s'expliquer l’obligeait 11 à leur venir en aide ? ! —Je suis avec vous, avait dit Roland. Et ces paroles plongeaient le vieux Le Huic dans de laborieuses réflexions. Le fils du sire d’aubépin combat- tant au milieu des catholiques,’ c’é- tait la victoire presque assurée sur le sire d’Aubépin lui même. C'était un allié puissant qu’il fallait ménu- ger à tout prix, avec lequelon de- vais s'entendre, afin de mettre un terme à ces hideuses persécutions. Guillaume résolut de s’en ouvrir à Gillette, de faire appel à ses lu- mières et de n’agir que d'après ses sages conseils, car il s'inclinait vo- lontiers devant la supériorité ‘natu- relle de son enfant. Mais Gillette ue put rien lui ap- prendre, Roland l’avait sauvée d'une mort atroce, et son coeur lui vouait nne juste reconnaissance, —Je prierai pour lui ! répondit elle. Je prierai pour le fils de notre ennemi, afin que Dieu le préserve de tout danger !.... à suivre Telephone 30 P. O. BOX 37 R. H. Kogers LL ECO RX Barrister, Solicitor Notary Publ Money to lonn ALBERTON P. E. ISLAND ABONNEZ-VOUS À Joseph E. Gallant —Agent for— FARM MACHINERY OF ALL KINDS Cream Seperators, Waggous, Cow stanchions, Harness, Washing machines, etc, etc. I have always a well assorted stock of the ubove and will be pleased te quete prices and terms to all. I have moved my stock to Mick Christopher’s shop where I will be found every Tuesdsy, Thursday aud Saturday, and other ‘special days. Ap. 6. 3 m. p. TRILBY &. \PRESS.SIDESTO OPEN OS * PUT UP IN SELY OPENING RINGED COYER iTIN Just press the sides and the cover match case. Only 10 cents everywhere. EVERETT & BARRON CO., AMHERST, NS. Also makersof the famous Bernard Hotel Theo Bernard, Prop. Conveniently located and con ducted on the ‘‘Comfort Principal” Rates moderate Livery Stables in connection Tignish P. E, | F, J. Bernard, L'IMPAREÉIAL TIONISE, ‘I. P. X., MAPDI eo prings open like the cover of a \Até à: As Like à I * K 3 = pe a rh TRE 1: + D A dite ‘6 LA CT s Tin AT de Er ve - À Lordiinints Ar pe ES PERS 4 ”" dv ET 1 Le % ; ! "æ +, Ti * MA A 2 ts ; ; Le Ve ©! « AVRIL 1915 This washer must pay jor itseli A man tried to sell me a horse once. He saidit was a fine horse and had nothing the matter witn it, L wanted a fine horse, but, I didn't know any. thing about horses much. And I didn’t know the man very well either. wanted to try the horse for a month. He said ‘‘All right, bat pay me first, and Fil give you back your money horse isn't alright,” Well, I didn't like that, Iwasafraid the Our ‘‘Gravity'' horse wasn't‘alright design gives andthatImighthave greafest conven. to whistle for my sence, as well as money if [ence part- ea5e of operation ed withit, So I didn't with quick and buy the horse, al- thorough work. though I wanted it Do no’ ovcrlook badly. Now this set 4e defachable tub me thinking. feature. You see I make Washing Machines —the ‘1900 Gravity” Washer. may think about my Washing Machine as [thought ‘about the horse, and about the mun who owned it. But l'd never know, because they woulén’t write and tell me. You see, I sell my Washing Machines by mail. I have sold over half a million on that way. So, thought I, it is only fair enough to let people try my Washing Maehines {or a month before they pay for them, just as I wanted to try the horse. New, I know what our ‘1900 Gravity” Washer will do. I know it Will wash the elothes, without wearing or tearing them, in less than halt the time they can be washed by hand or by any ether machine. Iknowit will wash a tub full of very dirty clothes in {Six minutes. I know no other machine everinvented cau do tbat without wearing the clo- thes. Our ‘1900 Gravity‘: Washer does the work 50 easy that a ehild can run if almost as well as a strong wo- man, avd it don‘t wear the cloehes, fray the edges nor break buttons, the way all other machines do. It just drives soapy water elear through the fibres of the clothes like a ferce pump might. So, said I to myself, I will do with my 1900 Gravity Washer.wha: I wan- ted the man to do with the horse, On ly I won't wait for people $o ask me. 1411 offer first, and I‘ll make good the offer every time. Let me send you a ‘1900 Gravity‘ Washer en a month's free trial. I] pay the freight out of my own pocket and if you don‘t want the }machine af- ter you‘ve used it a month, 1:11 takeit back and pay the freight, too. Surely And I said to myself. lots of people ; 21 ANNÉE LIBERAL CONVENTION Prince County + x 1 : | 1 1 | : A general Convention of the Liberals of Prince County will be held in Summerside on SATURDAY, APRIL 24TH fur the purpose of choosing a candidate to represent the Liberal interests in the coming Dominion election. A full attendance of delegates is respectfn!ly requested. Delegates by the regular morning trains will kindly come to St, Paul’s Hall direct from the station. The train from east will be held until 3 p.m. JOHN J. McNALLY, President East Prince F. J. BUOTE, Vice President West Prince. Ansuranee & It is better to be insured than SORRY FIRE ACCIDENT LIABILTE LIVE STOCK SIOKNESS LIF = For $5.00 on $1,000. you protect yourself against loss through Acci- dent and Sickness. . It pays the doc- tor’s bill and then SOME dd SAS » Le +) that is {. .r enougb, isn't it. Doesn:t it prove that the ‘1900 Gravity‘: Washer must be all that I say itis P And yow can pay me out of what it saves for you. It will save its whole cost in a few months in wear and tear en theselothes alone. And then it will save 50 to 75 cents a week over that on machine after the month:s trial, I:1l let you pay for it out of whatit saves you. If itsaves you 60 cents a week, send me 50ca week till paid for. I‘l earns the balance. Drop me a line to-dav, and let me send you a book about the ‘1900 Gra vity‘‘Washer that washes clothes in six minutes, Address me personally F. E. MORRIS, MGR. Nineteen Hundred Washer Co., 357 Yonge Street, Toronte, Ont. Factory 79-81 Portland St, NOTICE MARCHAND--TAILLEUR] A toujours en mains un assort ment dedrap, tweed et étoffe de dermière qualité PRIX RAISONNABLES ET OUVRAGE GARANTI Tignish, PEI “WANTED A reliable man to sell HARDY CANADIAN CROWN STOCK in Tignish and Prince Co. Start now at the best Selling Time. Send for list, of SPRING OFFERINGS, and terms to agents. Libersl Commissions Handsome Free Outfit. STONE AND WELLINGTON The Fonthill Nurseries. (Established 1837) Limpartal TORONTO. lparties who trespass on my woo and at Palmer Road, causing destruction to the young trees by cutting and hacking for sap, will be prosecuted to the full extent of the law. Many of the miscreats who already caused great damage are know and will be dealt with accordingly. William B. Handrahan Harper Road, March ath., 1955. DR. PURDY, DENTIST ALBERTON, P, E. ISLAND Will be in Tignish the last Tues washwoman:s wages. If you keep the | take that cheerfully, and I‘) wait for | my money untill the machine itself | » x LONDON GUARANTEE & ACCIDENT GO. L..., offers you many avantages not obtain- able elsewhere. Special Accident Policy Paragon Extended do Complete Disability do Have you any Insuranc on your Buildings FOR ONE CENT 4K Æ a day you can have that comforta- ble feeling that your house and barn are insured. That’s about all #4 A 1000 POLICY & : » will cost in most cases THE QUEEN INSURANCE has a reputation all by itself. @ , What «3 Dore nee Have = ee or your wiie an catigaren ou were su en calie Soul your dear ones be sholtered from want ? : THINK IT OVER | Write, Call Telephone | RC rite, Call or Telephone _Æ#] F. J. Buote, General Insurance Agent TIGNISH P E ISLAND gæ All claims settled from this office, without the trouble of ending outside for appraisers. VIN DE MESSE Archevêché de Québec, rer août 1913 Après m'être assuré que la fabrication du vin de messe dit de sArn*. |NAZAIRE, vendu par la maison A. TOUSSAINT & CIE, se fait toujours Sous la surveillance immédiate d’un prêtre compétent, je n’hésite pas, |sur le rapport de ce dernier, à renouveler l'approbation que j'ai donnée | S ù ; : ji à ce vin liturgique dans ma circulaire du 1er mars 1897. ÎL.-N.,ARCH, DE QUEBEC. A, TOUSSAINT et Cie, FABRICANTS DU VIN DE MESSE SAINT NAZAIRE IMPORTATEURS DE VINS ET SPIRITUEUX ÉTRANGERS DEPOSITAIRES GENFERAUX DU VIN DES CARMES 181 Rue St. Paul QUEBEC. day and Wednesday of each! month. | ERISERIS ESS IEEE TER R s nm. dde mt 0 M Mle-de Leds din Mo me à trente . sois ul aime + ae mode dns capaus otoltoniéinantés à Me à Mid eat ts A Re. in m5 Stritaie