Le Chat et le Paillasson MS AE" + | Boursenlaine et Piquernoïle sont | du soufre sur le paillasson. lucataires d’une même maison. Le —Comme ça, songea Madame viême jour, ils avaient pris pos-| Piquemolle, la sale bête ne viendra session de l'immeuble et s'étaient plus déposer ses......? ah! le rendus de mutuels services. Bour-|monstre ? senlaine avait aidé Piquemolle à monter ses bois de lit. Piquemolle avait prêté à l’autre l'appui de ses |sine. jet présentèrent des observations ‘aux Boursenlaine qui poussèrent les wuscles, pour hisser une lourde armoire au deuxième étage. Dès cet instant, ils furent amis. Leurs relations commencèrent. Ensemble, par les longs soirs d'hiver, ils jouaient aux cartes ; à cinq heures, ils allaient prendre le bitter quotidien au Ca/é du Com- merce Pendant la belle saison, ils flÂnaient par les promenades de ja ville. Leur conversation était fleurie autant qu'agréable. Bour- senlaine, pour complaire à Pique- tuolle ;: ancien charcutier, exposait ds longues théories sur l'élevage des porcs, sur la prospérité de Chi- cago. Piquemolle entretenait com- plaisamment, Boursenlaine des questions relatives au zinc et au trust des cuivres. On parlait d’au- t.efois : —(Ça, marchait mieux !....Vous avez bigrement raison !....Moi qui vous parle, j'ai vendu pour 1500 francs de bustes !....150 bustes pour une seule tête !.... —Oui...oui !...gémissait Pique- molle avec conviction... Un accord touchant régnait du côté des dames. La grosse Pique- mnlle était aux petits soins pour la maigre Boursenlaine. Elles s’ac- coudaient au même balcon, s’asse- yaient sur le même banc du square. ‘l'andis que leurs mains reprisaient les chaussettes maritales et les fonds de culotte percés, leurs iangues ja- hotaient sur les mille commérages du quartier, qui, dans les bouches de ces vénérables femmes, prenaient uue importance exagérée... Hélas ! La discorde perfide veil- laic et vint rompre la charmante intimité règnant entre les deux inénages...ÆElle jeta sa pomme !... Jci la pomme prit la forme d’un animal : un chat !.... Ce chat,—les animaux comme les hommes ont leurs manies,—s’a- inusa à salir le paillasson des Pi- quemolle. Ceux-ci ne dirent rien tout d’abord. Ensuite, ils mirent Astucieux et farceur le chat se moquait des lamentations de la voi- Les Piquemolle grognèrent hauts cris. —Quelle indignité ! s’écria Ma- dame Boursenlaine, accuser Po- pol !.... Le chat s'appelait Popol. —]1 a choisi notre paillasson !... —Non....non....ce n'est pas Jui loco. — Alors nous avons menti ?.... —QOui loose La discussion s’envenima. On en vint aux menaces, aux bra- vades. Les hommes intervinrent, s’inju- rièrent ...0.e De ce jour, la lutte fut déclarée entre les deux ménages voisins. Guerre sombre, mesquine, giotes- que. Les Boursenlaine étant aliés une fois en soirée, les Piquemolle fermèrent la porte à clef. A mi- L'IMPARTIAL, JEUDI, LE 6 AOÛT, 1908. La Question La chambre des communes a voté récemment en troisième lec- ture le projet de loi relatif au ra- chat des terres en Irlande, et elle a émis ce vote le jour même où le roi et la reine d'Angleterre débar- quaient sur le sol irlandais. En dépit de l’intransigeance inac. coutumée avec laquelle le secrétaire pour l'Irlande, M. Wyndham, a repoussé l'amendement des députés irlandais relatif à la fixation du prix minimum des domaines à ac- quérir, l'entente a persisté entre les députés irlandais et le ministère anglais. M. Redmond, qui est décidé- ment un tacticien parlementaire consommé et qui manœuvre sa pe- tite armée de quatre-vingts députés avec la maëstria de Parnell, n’a eu garde de se brouiller prématuré- ment avec un ministère qui, préci- sément parce qu’il lui refuse ainsi qu’à l'Irlande, le droit au self- gouvernement, se croit obligé à lui offrir à titre de compensation, les concessions les plus étendues en (tout ce qui concerne les intérêts matériels de l’île sœur. Il y a deux choses dans la politi- Irlandaise Balfour. . Sur le second espoir conçu par le ministère, il n’est pas douteux que l’avenir ne lui réserve de cruel- les désillusions. S'il a cru vérita- blement désarmer l'Irlande, tuer le Home Rule sous les caresses, détacher les populations rurales irlandaïises de la cause nationale en leur accordant leurs revendications agraires, il a fait fausse route. D'une part, un peuple ne renonce pas du jour au lendemain à un idéal historique, séculaire, qui a résisté à sept siècles de conquête, qui repose sur les fondements iué- | branlables de la race et de la reli- gion. Le fait même que les reven- dications agraires n'ont triomphé que depuis le jour où Parnell, à la suite d’O’Connell, les a indissolu- blement unies aux revendications politiques, constitue un argument irrésistible pour préserver l’inté- grité du sentiment national. En outre, en prêtant l’appui de la loi, le concours de l'Etat, les subventions du trésor et le crédit de la Grande-Bretagne à la trans- formation de la propriété foncière en Irlande, le cabinet a, de ses Valves, Pipe THE FAIRBANKS Gas and Gasolene Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALL SIZES These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. SEND FOR CATALOGUES AND PRICES. 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J,e courant | de se trouver en minorité, a acquis d'air fit fumer la cheminée des à très haut prix le concours tem- propres mains, signé l’arrêt d’ex- pulsion de la garnison anglo-sa- xonne de l’île sœur. Les proprié- taires anglais s’en iront par auto- rité de la loi. Ils étaient les gar- dicns de la suprématie britannique. Déjà Gladstone avait tranché l’un des liens de l’nnion en séparant l'Eglise anglicane de l'Etat en Irlande. Il avait affaibli, parson audacieuse législation agraire, la prise de l’ Angleterre sur la terre de Piquemolle. M. Piquemolle at- trapa la grippe. A leur tour, les Piquemolle laissèrent ouverte la petite fenêtre de leur bwenretiro. L'odeur sui generis pénétra dans la cuisine des Boursenlaine. La nuit les taquineries conti- nuaient. Les Boursenlaine étaient- ils réveillés ? Vite ils saisissaient un marteau et frappaient les cloi- SOS... 6-00 —Bref, les Piquemolle et les Boursenlaine continuent à se dis- puter. Et tout ça pour un chat et un paillasson ! ! ! J. M. SIMON L'Expulsion des Religieux D'après des informations privés de Saint-Pierre-Miquelon, lorsque les frères des écoles chrétiennes sont partis, la semaine dernière, par suite de l’aplication de la loi sur les congrégations religieuses, deux inille personnes se sont réunies sur le quai et se sont mises à crier : ‘“Vivent les frères ! Vive la li- berté ! A bas la canaille !’’ Puis la foule s’excitant s’est précipitée vers les gendarmes. On est parvenu cependant, à éviter de graves désordes. Quarante des manifestants ont été essignés pour excitation à l’émeute. ——————— OUT OF THE SHADOW The discouragement, the despair of ill-health, out into the noon-tide glory of health, vigor and strength. Are you seeking this way ? Are you wishing to replace weakness by strength, despondency by hope and expectation, pale checks and lus- terless eyes, by the rose bloom and sparkling eyes. If you but use Ferrozone, you will make rich, red blood, your nerves will grow strong. Old time vigor will return and with it endurance that will erable you to live an active, ener- «retic and successful life. Remem- ber the name, Ferrozone. Sold by all druggists. Apres 201 Ans On a trouvé près de l’Ile de Car- vathos, une des Sporades, une bou- ‘cille hermétiquement bouchée et tlottiant sur l’eau. Elle contenait vu billet écrit en anglais et dont voici la traduction. 29 novembre 1702. ‘Latitude 49. Longitude orien- tale 52 1-4. ‘Vaisseau de Sa Majesté: | “Clown’. ‘‘Que Dieu nous vienne | En aide, Nous nous trouvons abanz donnés sur un radeau, sans eau, sans nourriture.. Nous avons délà mangé un homme; après une grande dispute, nous avons décidé de lais- ser au sort de désigner celui de mangé, Nous sommes tous comme des aliénés. Motre bateau a fait naufrage le rer novembre 1702 et a coulé avec une telle rapidité que nous n’avons pu emporter sur le ra- deau qu’une quantité minime de provision et d’eau, La femme du capitaine a fait cuire son petit chien, en a mangé, a perdu la rai- son ét s’est suicidée. Celui que trouvera le présent billet est prié de le faire parvenir à l’ami- rauté. “MANNER'’. HERE IS À POINTER Because you haven’t used Catar- rhozone is the best reason why you should use it right away. It will cure the Catarrh that makes your breath so heavy and your hearing so poor. Catarrhozone is a scien- tific cure for Catarrh, Bronchitis and Asthma, recommended by doc- tors and druggists as a certain cure. Mr. Heury A. Tailor, the oldest druggist in Halifax, says ‘‘Catar- rhozone gives satisfaction wherever it goes. 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Il était, par une de ces ironies en lesquelles abonde l’histoire, réservé à M. Balfour, à M. Chamberlain et à M. Wyndham, d'achever conservateurs cette Messieurs :— J'ai achetée une voiture McLaughlin de M. Birch, l’anriée dernière, et je puis dire que je l’ai fait conduire par un cheval fougueux, de sorte je ne l’ai en aucune manière épargnée. Je tronve que cette voiture n’a jamais fait défaut. Pour sa belle appa- rence, son ajustement simple et le confort qu'on éprouve en s’en ser- vant, je suis à même de la recommander à tous ceux qui désirent s’obte- nir une voiture convenable sous tous les rapports. L Votre, etc. L. PALMER Hopeñeld, I. P. E. McLAUGHLIN CARRIAGE CO. ST.-JEAN, N. B. Messieurs :— La voiture que j'ai achetée de votre digne agent, Alex. Raynolds, de Murray River, l’été dernier, m'a donné toute la satisfaction désirable. C’est la voiture qui va la plus aisément que je n’aie jamais eue en mains, et elle convient à perfection. Je suis con- vaincu que le matériel de sa construction est ce qui est de mieux ; parce que j'ai été moi-même dans le commerce de voiturier pendant plusieurs années dans Ontario, connaissant parfaitement que le matériel employé dans la confection de ces voitures est de premier ordre. Votre, etc. A. D. SMITH. LES VOITURES McLAUGHLIN sont vendues dans les districts français par les agents suivants : Tignish, P. E. I. M. H. Gavin, Alberton. P. E. I. Wilkinson & Dennis, Abrams Village, P. E. I Jos. L. Gaïlant Summerside, P. K-1I. W. D. Bowness, Cocagne, Kent Co:, N. B. A. A. Goguen, Buctouche, N. B. A. M LeBlanc, Kobichaud, N.B. A. C. LeBlane, Memramcook, N. B. P. C. Legere, Bathurt, N. B. Jos. J. Roy. Campbellton, N. B. E. Sulliva, Saulnierville, N°: S- M. J. Bonnefant, Rivulet, C. B. A. G. McDonald, Easterr. Harbor, C. B. Aucoin & Aucoin. AVeZ-VOUS VE nos Primes ? Vous pouvez les avoir pourun dollar. Dix Ans Passes | ————— 1893 ——— AOUT (De L'Impartial) Les cérémonies qui ont eu lieu à l’église de Palmer Road dimanche, le 13 août, ont été très imposantes. Longtemps avant l’heure de la mes- se, une grande foule venue des dif- férentes parties de la paroisse et des paroises avoisinantes était déjà sur le terrain de l’église, et lorsque la cloche tinta pour avertir les fide- les que le moment du saint sacrifice allait commencer, toutes les places disponibles furent immédiatement occupées, un grand nombre étant obligé de rester aux portes de l’é- glise à défaut de place au dedans. Le Rév. I. McDonald officia. Pen- dant la messe, le chœur, formé par {les chantres de la paroisse et plu- | sieurs des chantres de la paroise de Tiguish. aux accords de l’orgue te- nu par Mme. J. B. Gaudet, chan- ta avec une suave harmonie les chants sacrés de notre sainte. reli- gion qui remuent toujours le cœur des fidèles. Au trône présidait Sa Grandeur Mgr. McDonald. Dans le chœur on remarquait aussi les Révs. D. McDonald, de Tignish, S. Bou- drault de Egmont-Bay, et J. Chais- son de Palmer Road. Il y eut deux sermons dont l’un en français par le Rév. S' Boudrault et l’autre en anglais par le Rév. D. McDonald Immédiatement après la messe Mgr. prononça une allocution très intéressante, félicitant les bons pa- roissiens de Palmer Road pour leur obéissance soutenue à seconder les efforts de leur vénéré pasteur dans la construction de ce temple ma- gnifique qui fait honneur à leur paroisse et à la religion. Mgr. fé- licita l’entrepreneur, M. Dunstain Martin pour ses capacités et l’éner- gie dont il a fait preuve en condui- sant à bonne fin la construction de cette église qui est un chef-d’œu- v re en son genre. Mgr. procéda alors à la bénédic- tion de la statue de l’Immaculée Conception qui se fit à la porte de l’église en présence de tous les as- sistants. Après avoir chanté le “Magnifhcal,'' on hissa, auchant de ‘“Z'Ave Maris Stella’'', la statue pe- sant 1,800 livres, et on la posa dans | la niche qui lui était assignée. Pas moins de 2,500 personnes assis- taient aux cérémonies. La somme réalisée à la collecte s’éleva à $2or. Levis, P. (. which cures Corns in one night, without pain. For 30 years Put-|! nam’s has been the standard cure of Great Britain and America. Try, if, Un affreux accident s’est produit | la semaine dernière, à St. Romuald, qui a causé la mort d’un pauvre jeune homme d'Ottawa nommé Hume Whelan, fils d’un riche mar- chand de bois de la capitale. Voici comment, en autant qu’on a pus’en assurer, l’accident fatal est arrivé. Le radeau, entraîné par le courant, descendait le fleuve rapidement, lorsqu’en passant près du quai de St. Romuald le courant le poussa su: le vapeur en fer ‘‘Frontenac’” amarré à son quai ; le jeune hom- me saisit alors une gaffe et, on ne sait trop dans quel but, l’appuya sur l’armature du vapur, mais la gaffe glissa sur le fer et l’infortuné fut précipite à l'eau. Juste à ce moment le courant poussait violem- ment contre le vapeur le formidable radeau. Un long cri d'angoisse et de détresse dans la nuit et ce fut tout, le pauvre jeune homme, atome frêle entre ces deux énormes choses, avait été broyé comme chair à pâté. Le malheureux qui était descendu avec le radeau, en voyage de plaisir, retourna à l'état de cadavre dans un foyer désolé. Wonderful New Piil Trade Mark Registero@ Design Copyrighted, For centuries the peopie have changed and progressed, but puit : haven’t. A change has come #t last.... A NEW PILL. 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