Departement de l'Agriculture. A u L'IMPARTIAL, Division du Commissaire 0 ————0——0 OTTAWA, JANVIER, 14, 1904 O—0——0 AÉRATION DES BATIMENTS D’'ETABLE Aux dernières Conventions agri- coles d'Ontario et des provinces maritimes, M. A. P. Ketchen, du département Fédéral d’Agricul- ture, donna une conférence fort in- téressante sur le sujet de l’aération des étables. Les remarques qu'il fit touchant cette question méritent d'être lues avec attention par tous les cultivateurs. Voici un résumé de son discours : Personne, dit-il, ne nie l'importance de l’aération. L'enlèvement de l'air vicié et une fourniture régulière d’air pur sont tout aussi nécessaires à la santé du bétail que la nourriture, mais le moyen de produire un état de cho- _J'ses si désirable est encore à l'état de problème. Je ne crois pas avoir vu jusqu'ici une méthode de ven- tilation d’étable qui soit parfaite. Un bon système de ventilation exige : (1) Le renouvellement con- tinuel de l'air de l’étable. (2) L'introduction et la distribution d’air frais sans courants d’air. (3) L'entrée de l'air pur près de la tête des bestiaux, de façon qu’il se mêle aux gas malsains. (4) L’en- lèvement de l’air vicié sans conden- sation d'humidité sur les murs et le plafond des étables. Il y a sous bien des rapports une têtes, il suffira de placer un con- duit de chaque côté de l'allée cen- trale, Des tuyaux distributeurs partent dece conduit central, un pour chaque deux têtes de bétail. Ces tuyaux viennent aboutir dans les mangeoires, contre les cloisons de séparation, Pour empêcher la poussière d'y pénétrer, on recouvre l'ouverture de ces tuyaux d’un clapet en cuir, ou de quelque chose de semblable. L'air impur s'en va au dehors par des ventilateurs commençant au plafond de l'étable et aboutis- sant au dessus du tcît. Ces venti- lateurs peuvent être placés avec a- vautage contre les poteaux que la plupart des cultivateurs placent maintenant droit entre le plancher et la ventrière, Ces ventilateurs ainsi placés ne gênent rien, et, de plus, sont beaucoup moins exposés à être refroidis que s’ilsétaient pla- cés directement contre les murs de l’étable. Le refroidissement ex- cessif de ces ventilateurs non seule- ment réduit la force des courants de convexion, mais aussi cause une condensation de l'humidité, qui tombe ensuite, goutte à goutte dans l’étable. Ces ventilateurs pour l’air vicié ressemblance frappante entre une | devront être de bonne dimension et étable et une fournaise. La né- cessité d’un tirant d’air dans la fournaise vient du fait, que, dans la combustion l’oxigène de l'air est continuellement consumé et l'acide carbonique et d’autres gaz sont produits. (Ces gaz formés pendant le procédé de combustion sont naturellement plus chauds que les éléments qni les entourent, et, obéissant aux lois de la nature, ils s'élèvent, et continuent de s'é- lever jusqu’à ce qu’ils soient re- froidis à la température de l'air environnant. Quant ils ont at- teint cette température ils se mé-|1 langent avec l'atmosphère qui les entoure. Ilen est de même dans l’étable. UN SYSTEME DE VENTILATION Le conduit d’air frais est placé sous le plancher de l'allée centraie, entre les crèches Dans ce but ce plancher est élevé de 12 pouces au dessus du lit des vaches. Ce conduit peut consister d'un tuyau en terre cuite, de 10 pouces de diamètre, ou d'une boite en bois, mesurant 10 pouces Larrés. Il court sousle plancher, tout le long de l'allée centrale. Un conu- duit de cette dimension permettra l'introduction d'une quantité d'air | plafond, devront s'élever au dessus du fai- tage de la grange. S'ils ne s’élè- vent pas assez haut au dessus du toît, le courant aura souvent lieu dans la direction contraire, et le vent ÿ descendra en causant un courant d'air froid sur le dos du bétail, tout comme une cheminée trop courte fera fumer le poèle. Comme on le voit, par cette mé- thode, l’air pur est introduit, com- me dans la fournaise, par le des- sous du centre de combustion. De plus, cet air est distribué également et sans courants d'air ; il entre dans l’étable près de la tête des bes- tiaux, leur permettant ainsi de s’en servir avant qu'il ait été mélangé avec les gaz malsains de l’étable. La chaleur formée par la respira- tion, et émise par le corps des ani- maux engendre des courants d'air convexes quise dirigent vers le et sortent au dehors par les ventilateurs. Ce système a donc une action automatique. Plus il y à de bétail dans l’étable, plus les courants convexes augmentent de force, et plus la quantité d’air pur introduite augmente en vo- lume. W. A. CLEMONS Rédacteur au Ministère de suffisante pour 13 têtes de bétail. Pour unplus grand nombre de L'Agriculture Manies des grands hommes Montaigne, pour méditer en toute liberté, se sauvait au galop de sa demeure et allait s’enfermer dans uue vieille tour. Rousseau, au contraire, se Ca- chait la tête dans le foin. Milton, composait enveloppé dans un vieux mantealt, la tête renver- sée en arrière. Schiller, sice n’est pas une fa- ble, ne pouvait COMPOSET s'il ne mettait les pieds dans la glace. Bentham, le philosophe, ne pou- vait écrire s'il n25e trouvait sur des petits morceaux de papier. Buffon, se mettait en habit d'éti- quette avec des manchettes de den- telle et l'épée au côté. Cooper, pour s inspirer, s’emplis- sait la bouche de pastilles. Lord Byron, excitait Son génie avec l'odeur des truffles qu ’il met- tait dans ses poches. Balsac, même en plein jour, écri- yait à la lumière de deux bougies. Pour s'inspirer, il restait des heures entières dans un café à regarder jouer aux échecs et buvait de l’ab- sinthe au milieu de la fumée des Scaccini n’avait d'inspiration que lorsque ses deux chats favoris mon- taient sur ses épaules. Il y eu d’autres qui nese met- tent jamais en train d’écrire sans avoir préalablement ingurgité une demi-douzaine de verres de Scofch Whiskey. Mais ilest bien de sa- voir que ceux-là ne disent ordi- nairement que des balivernes. nee — MYNY SUDDEN DEATHS Are traced to a heart that was neglecte4. If your heart is weak or beats too rapidly you need Fer- rozZone to strengthen the heart’s muscles, regulate its action and stop smothering spasmis. Ferrozone al- ways cures weak heart and restores this organ to a strong healthy state. ‘he best heart medicine in the world is Ferrozonue which beats any substitute. Widely used by doc- tors and sold at soc. per box by all druggists. La Revue Canadienne JANVIER 1904 SOMMAIRE et t Flaubert, n’écrivait pas un rot ans avoir fumé Qu'eut-ce été! coupé | de ses mémoires -S une mauvaise pipe. s'il eut fumé du tabac “ÇCyoix Rouge”. | Jean-B. Lagacé......Jean-Fran- çois Millet. Alphonse Gagnon... | Une chronique. M. Tamisier, S. | ......Aigle et Vautour (poésie)- JEUDI. Le témoignage que nous pub'ions aujourd’hui sort véritablement del'or- dinaire à cause de l'importance des faits relatés, Aussi, avons-nous cru bon d’en attester la parfaite authenti- cité devant un homme de loi. Mapamë DOSITHÉE LAJOIE, 123, rue Duvernay, Ste-Cunégonde, Montréal, a raconté ce qui suit à un journaliste accompagné d’un notaire auquel elle a donné, de plein gré l'atlidavit ci-après. “Je n'ai que vingt-neuf ans, ctil y a 2 ans à peine que je suis marie, Jusqu'au 4 juin 1902, lors de la naissance de mon premier enfant— que j'ai malheureusement perdu de- puis— j'avais toujours été très bien portante, Néanmoins, ma maladi: s'agoravait avec des complications qui inquiétaient vivement mon mari et m'occasionnient des deuleurs atroces, J'avais une confiance: ilii- mitée dans men médec'n de f mille, mais celui-ci tout de même emblait calculer faiblement mes chanecs d: guérison, Eu effet, je sentais mon mal empirer de jour en jour ct fai- blissais constamment, ” “ Pourquoi ne pas vous dire, tout de suite, que le docteur avait déclaré que je souffrais d’abcès et d’ulcères internes, Ce n’ctait certes pas conso- Jlant pour moi et pas rassurant pour mon mari, Enfin, le 22 juillet sui- vant l’on décide de me conduire à l'hôpital pour me faire opérer. Vous pouvez croire que la chose ne me souriait qas, et d'autant plus que j'avais une amie, Madame F ..... qui avait été opérée sans résultat, et qu'il est à ma connaissance que plu- sieurs femmes soient mortes sous le couteau tant redouté, Tout de même je dus m’y résoudre forcément après que l’on m'eût fait comprendre que c'était là, paraissait-il, ma seule chan- ce d'en revenir. duisit chez moi. grand état de faiblesse. LE 28 JAN. Madame LOS (23 RUE DUVERNAY, STE-CUNEGOKNDE Couchée sur la Table d'Opération, refuse absolument de se laisser endormir et FATAL, ma toilette “ Le lendemain, cependant, —comme l’on tient toujours à cette miséra- ble vie, et que l’on cherche avidement la planche de salut,—je me fis transporter au Bureau de Consultations des Médecins Spéciulistes de la Cie Chimique Franco-Américaine, 274 rue St-Denis. Depuis bien long- temps je suivais, avec intérêt, les cures merveilleuses opérées par ces {mi- nents spécialistes, ennemis des opérations, et auxquels tant de pauvres|en profiter ; femmes doivent la joie de vivre avec ceux qu’elles aiment, Après exa- men, l’on jugea mon cas très grave, mais non désespéré, et l’on me féli- sita de m'être ainsi soustraite à une mort très probable, à cause de mon | Montréal. 1904, Mux EMMA LAPOINTE LAJOIE. “J'arrivai à l'hôpital naturellement très énervée et dans une extrême faiblesse, J'étais déjà couchée sur Ja TABLE nécessaire pour cette opération était terminée, on allait m'endormir, mais je résistai aux efforts des médecins et je refusai énergiquement de consentir à leur permettre de poursuivre leurs préparatifs, l'inévitable ; j'aurais certainement succombé, j'en avais le pressentiment, C’est alors que je fis comprendre à mon mari qu'il valait mieux retourner chez moi pour y mourir tranquille. Vous voyez que mon sacrifice était bien fait. On écouta heureusement mes supplications et on me recon- tnée Lajoie quitte l'Hôpital où on désespère de son cas. AU LIEU DU SCALPEL ELLE PRFFERE LE TRAITEMENT SUR ET HUMANITAIRE DES PILULES ROUGES. COMMENT ELLE FUT PARFAITEMENT REFABHE SEPT SEMAINES PLUS TARD, Sa eration Solennelle faite au Notaire L. R. nasal “Je crus, pour un moment, que ces spécialistes pratiqueraient tout de même une opération et m'ordonne- raient nombreuses prescriptions. Pas du tout, L'on me mit immédiate- ment à un traitement aussi facile que peu dispendieux, et sept semaines plus tard j'étais parfaitement guérie, “Voilà cinq mois de cela : mes for- ces sent revcnues tout comme avant ma maladie. J’ai repris mon embon- p int d'autrefois, et dans mon orga- nisme, tout fonctionne à merveille, rien ne m'incommode, rien ne me fatigue, en un mot, je suis parfaite. lent guérie,” “ J'aidemandé moi-même aux Mé. decins Spécialistes de la Cie Chimi- que Franco-A méricaine dem'envoyet un reporter afin de rendre mon té. moignage publie, et d’attester, aprèt tant i d’autres, de l'efficacité des Pilu- les Ronges et de l'excellence dv traitement scientifique et humanitai- re que l’on reçoit, avec tant de cour toisie et de générosité, de la part de ces dé vouéset infatigables Médecins.” Déclaré devant moi, dans la cité de Ste-Cunégonde, ce vingt-huitième jour de janvier mil neuf sent trois L. R. Dumoucaei.,, Notaire Public, Prov. de Québec Toutes les maladies qui affectent particulièrement les femmes sont iuvariablement eurayées par lesPilu- les Rouges, Aussi, devons-nous mettre les femmes en garde contre les nombreu- ses contrefaçons qui infestent le mar- ché sous le nom de Pilules Ro Ceci est la preuve évidente de l’efi. cacité reconnue des véritables Pilules Rouges. Les seules Pilules Rouges qui gué. rissent sûrement, portent toujours sur leur boîte, le nom de la Compa- gnie Chimique Franco-Américaine Par conséquent, flétrissez sans crainte le marchand aussi ambitieux que malhonnête qui ose vous offri des prétendues Pilules Ronges à 25 centins le paquet et au cent. Votre fournisseur, s’il a réellement conscience de sa dignité, lorsque vous lui demanderez des Pilules Ronges, vous offrira celles de la Cie Chimique Je sentais | Franco-Américaine; ce sont celles qui gutrissent, celles en faveur des- quelles les nombreux certificats sont publiés. Cependant, lorsque vous prenez les Pilules Rouges, il est quelquefois avantageux d'aller voir les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-A méricaine on tout simplement de leur écrire, Ces messieurs se tiennent tous les jours, excepté le dimanche, à la disposition du publia, jusqu’à huit heures du soir, Alors vous pourriez leur soumettre votre cas particulier, sans qu’il vous en coûte un sou pour les précieux avis dont vous auriez peut-être besoin, Donc, puisqu'il n’en coûte rien, que les consultations verbales ou par correspondances se donnent absolument gratuitement, pourquoi ne pas Ecrivez dès aujourd’hui si vous êtes malade et ne pouvez vous rendre person- nellenent aux bureaux de la Cie Chimique Franco-A méricaine, 274 rue St-Denis, J. M. Leleu......Causerie litté- raire (la dernière gerbe de Coppée) Missionnaire....Souvenir de pre- mier de l’an......Juliette....Les Étrennes......Hermine Lanctot.. Les Enfants—Les Vieillards. EF. [,.- Desaulniers......Le greffe de Notaire Jean Cusson. Gustave Cirilli......ue Sphnox. E. Z. Massicotte......La Généalogie au Canada français. A. B. Routhier ......Québec et ses approches. Thomas Chapais......A travers les faits et les œuvres. ILLUSTRATION Jean-François Millet. ...Les Gla: neuses. Illustrations de M. Jean-B. Lagacé : Jean-François Millet PORTRAITS { François Coppée ARTICLES : Jean-François Millet : à Barbizon. Souvenir de premier de l’an : Sa maison /mildest cure for constipation and Bébé Lorrain du temps de Jeanne d'Arc. Ancien berceau Breton. Le Sphinx : Jean, me disait-elle d'un air distrait. M. Raymond Dandillac et sa sœur Vêtu d’une sorte de burnous blanc. Puisque c’est sérieux, brisons à... Dans les Annonces : —Caricatures au dix-septième siècle. OLD FOLKS CAN'T STAND Harsh, purging medicine, but invariably find Dr- Hamilton’s Pill of Mandrake and Butternat the sick headache. sure cure, price 250. Hamilton’s Pills. No griping pains, Use oniy Dr. Le tour du bon Dieu On rapporte la réponse pleine de vérité faite par ün cultivateur qui, Un papier jaune, émané d’un bu- reau de recrutement. La pluie commençait à tomber Dieu merci, a conservé l’esprit de foi de nos pères. Un de ses voi- Pour me rendre là a messe. Les Etrennes : Bébé Corse du |temps de Napoléon Bonapaite, Es se plaignait d’être obligé, par ses animaux. ‘‘C’est cela, dit notre homme ; l’été dernier tu as voulu charroyer ton lait le dimanche, malgré la défense des autorités reli- gieuses ; à présent il te faut charro- yer l’eau tous les jours. Le Bon | Dieu a toujours son tour.” THE FEBRUARY DE- LINEATOR The February DELINEATOR is a magazine of uncommon interest and value. Its stories, articles and pictures are excellent, and the re- view of the fashions, including a letter from Mrs. Osborn, thorough and enlightening. In fiction tner® is a mystical tale entitled, The Silver Boat, by Albert Bigelow Paine ; a strong lovestory from the Pacific by Ednah Proctor Clarke, The Wooing of Tia ; and a delight- ful middle-age romance by L,. M. Montgomery ; also a chapter of the Evolutiou of a Club Woman, the much discussed serial by Agnes Surbridge. The home life of ‘ces froids terribles, de charroyer l'eau d'assez loin, pour abreuver Calvé, the most inreresting perso- opera, is described in ar emarkably illustrated article by Percy Mitchell. À serious paper on The Cultivation of Ideals by Lillie Hamilton Frencti will be generally enjoyed, and col- iectors of antiques especially will be interested in The Quest of Ro- xane, by Frances Roberts. Dr. Grace Peckkam Murray’s article on the care of the complexion meets an urgent need for just such a scientific treatise simply presen- ted. There are entertaining pages for young pcople, including chap- ters of The Little Garden Calendar of Albert B. 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