rs ah nses ant otre a 20008 Po APN D AE SNS EE 2 cn PRE 54 LE" _ — D RER MIE LE 2 x 2 a x Pa TPE BRAS L'IMPARTIAL JEUDI LE 10 OCT, 1901 Re ne | t La Langue Anglaise |" assurément, doivent savoir! monde une des plus grandes! GCOD ADVICE STILL TO ce qui convient au peuple que|bénédictions, car cela en a fait Tel ee la matière et le but de cettelune mère féconde en apôtres.| “he following dialogue was heard | é i | few days ago in one of our neighboring EST-ELLE NECESSAIRE conférence concerne tout spé-|Dispersés par toute la terre PRES Rond À Î ] i i o an-| Pat—"llello, Peter !?”? AU SALUT ? oialement, auraient éerit les faisant usage de la langu CN D Hit | fortes recommandations pu-|glaise, les 1rlandais ont exercé! pt «why Peter, that's a terrible | re bliées en tête de la brochure— | une influence pour le bien telle Re Les Killing me Pat. Reponse patriotique d'an|auraient-ils recommandé duiqu'ils n'auraient pu exercer! Par. “Why don't you get something i : : : ‘you ? ouré avadien à l’évêque irlan-|tont la conférenee de M. Tar {chez eux. Les Irlandais dis- | Lire 1 have tried all the cough e ’ . . à se ÿ . < ; i M dais d'Aatigonish qui fait con-|divei. quelque haute que soit la|pereés par toute la têrre pen-| medicine on the maiket but they did me Wure still to tho front thisnpring with ons of ths nives oin dans l’affirmative. Voici la traduction d’une let- tre que M. le grand vicaire Doucet, du diocèse de Chatham. Nouveau Brunswick, # éorite au journal “The Casket”, d'An tigonish, qui se déclarait en fa veur de l'adoption d'ure seule langue au Canada. La lettre de M. Doucet est un plaidoyer élo quent et conelnant en faveur de la conservation de la langue française. Au rédacteur du ‘“Oasket”. Cher Monsieur, Das votre numéro du 18 du mois dernier, vous trouvez à redire à certaines assertions que vous cites de Ja conférence de M. Tardivel sur ‘La Langue Française au Canada” et vous vons efforcez de moñtrer gne, au point de vue religleux, les Oa- nadiens-français feraient mieux d'adopter la langue anglaise et de la substituer à lenr propre langue. Au moins, o'’estlà ia conclusion générale que la lec teur est porté à tirer de vos re- marques. Je ne pense pas que votre raisonnement sar 0e sujet soit aussi solide qu'il le parait À première vue. Permettez- moi de jetez un coup d'œil sur vos prémisses poar voir si elles sont toutes exactes. Je vous aurais demandé de me permettre de vous faire mes ob servations au temps où vous avez pnblié votre revue de cette conférence, mais der oocupa- tions toutes spéciales, dent la prinoipale était la préparation à une première communion d'en- fants de ma paroisse, m'ont em pêohé de le taire alors. Je re- viens maintenant avee une hu- meur agressive à l’article que j'ai mis de côté en vue d’une seconde lettre. Une seconde lettre— mais presque tons vos srtioles de fond invitent nne seconde lecture, non pas pour les onitiquer défavorablement., je suis heureux de le dire, mais pour mieux apprécier le bon senset le bon jugement, la soience sûre et les henreuses expressions qui caractérisent les produetions de votre plume si facilé. La conférence de M. Tarvide] donnée en mars dernier devant l'Unien Catholique de Montréal et publiée depuis sous forme de brochure, est une renvendica tion complète de la langue irangaise telle qu’elle est parlée au Canada. De plus, elle forme mn puissant plaidoyer, le plus fort qu'on ait fait jusqu'ici en faveur de l'usage et de la continuation de cette langue comme l’une des deux langues officielles du pays. Or oette conférence, avec tous les résul. tats qu'elle peut produire, a re çu la haute approbation des trois arohevêques de la province de Québec, de l’archeréque de St Boniface, de plusieurs évé. ques, dont quelques-uns en de. hors de la province de Québec, puis en dernier lieu, mais ce n’est pas le moindre, du Délé- gué Apostolique. 1 me semble que cela aurait dû suffire pour attirer le bon vouloir d’un jour. nal catholique comme le ‘“Cas- ket’, je dirais de n'importe quel journal catholique publié au Canada. Au moins ce devrait êre s8sez pour vous faire he siter à lancer votre influenee-de jour: zaliste catholique dans une di- reotion contraire. Est-ce ces sages et vigilants pasteurs! valeur qu'ils y attachent à un point de vue purement philolo gique, s'ils n'étaient pas con vaincus que, tout bien considé- ré, il eet mieux pour les Cana diens français, au point de vue de la religion, de garder leur langue maternelle et de n’y substituer aucune autre ? Ne décourageraient-ils pas plutôt la vente de cette bhroshure s'il: croyaient eonsciencieusemen! comme nous que le but et les efforts de l’auteur sont de «a ture à engager dans une fausse direction. M. Tardivel, affirme que la langue française est un des prinsipaux remparts de la reli- gion catholique, au Canada, et vous dites qu’une langue et une nationalité pourraient par aeci dent servir de rempart à la vraie religion en certaines circons tances, mais que ces choses peuvent venir tout aussi bien des remparts de l’hérésie ou du paganisme. Cela est ‘vrai. La question à décider c'est de sa- voir si les ‘“‘circenstances” justi- fient l’assertion de M. Tardivel. Nows pourrions en toute sûreté laisser la décision à Ja seience et au jugement des archevêques et des évêques qui ont bien voulu béuir son travail. La diversité des langues est l'effet d’un châtiment que Lieu infligea à la race humaine. Ceia est encore vrai, mais il ne s’en suit pas que “toute diminution dans le nombre des langues parlées par les hommes soit un mouvement ascendant.” La discontinuité de la cause quia amené ce châtiment sur eux le serait, Car il est dit que quicon- que s’humilie sera élevé. Dieu veut peut être que ce châtiment continue pour le bien de l'homme. La loi qui ie con- damne à gagner son pain à la sueur de son front est aussi un châtiment. Est-ce que ce se- rait pour lui un dévouement ascendant que de se soustraire à cette loi de l'humanité ? Voilà pour l’Ancicn Testament. Dans le nouveau, il est question du don des langues ; les apôtres parlent différentes langues pour le bien spirituel de ceux qui viennent les écouter ; comme miracle attestant la foi des nou- veaux convertis ils parlent eux-mêmes de nouvelles lan. gues ; mais il n’est mention nulie part que notre Seignaur ou les apôtres aient dit ou fait aucune chose dans le but de di: minuer le nombre des Jangues dans l'intérêt da christanisuwe. À un point de vue humain, l'Irlande a subi vn gigantesque malheur en perdant sa langue et son indépendance. La sup- pression de sa langue par Ja force a été un crime : cela est très vraie, et permettez-moi d'ajouter à vos paroles que oe dont la perte serait un gigan- tesque malheur et dont la sup- pression par la foree constitue- rait un crime mérite assurément qu'on le chérisse de tout son cœur et qu'on le conserve avec tont le soin possible. Animés d'un pareil sentiment, les Ca- nadiens français pour aucune considération au monde n'aban- donneront leur langue mater- * i nelle. Je suis bien sür qu'il s'en trouverait bien peu parmi eux assez apathiques pour pen. | ser Où agir autrement. Aux yeux de la foi, le gigan-| lande a été pour elle et pour le! | vent exercer une certaine 1n- Haence au moyen de la langue anglaise seulement à l'égard de ceux qui parlent cette langue, et le champ le plus grand où ils exercent une telle influence au moyen de cette langue, c'est celui que leur présentent Îles exilés de l'Irlande et leurs des cendants. Quant à leur aposto lat, ce qui implique l'idie de travail en dehors de leur sphère iationale, le seul moyen de Île rendre efficace, v'est de suivre l'exemple des premiers apôtres —de parler la langue des peuples qu'ils désirent attirer sous leur ipfluence religieuse. C'est ce qu'ont fait depuis des \sièoles les hommes apostoliques qui de leur plein gré sont sortis de France, l'Espagne, d'Italie, pour se rendre dans les diffé rentes parties du monde. Ce que i'irlande a fait elle. même dans cette direction, elle l'a fait de cette mauière.1l est vrai que la divine Providence tire souvent du bien du mal pour que Dieu puisse en tirer du bien. L'effasion du sang des martyrs fat pour eux et pour l'Egiise la plus grande bénédic- tiou, car elle leur ouvrit les portes du Ciel et féconda le sol du christianisme, mais cela n’a pas rendu moins criminels ies actes de leurs persécuteurs et ue justifierait pas le martyre vo- lontaire. On pourrait bieu en venir à supprimer par la force la langue française en ce pays. Est-ce qu'on n'a pas déjà fait des tentatives dans ce but là, ne laissant aucun doute sur la na- ture ‘‘criminelle” des inten- tions. Mais vous pouvez être certain d’une chose ; c'est que les Canadiens-français, les pion niers du christianisme et de la civilisation dans ce pays, main. tiendruui leur droits aussi long temps qu'ils le pourrontet s'el- forceront de contrecarrer tout dessin criminel contre leur langue. On pourra la leur ravir, mais jamais ils ne l’abandonne- ront de leur plein gré. Comme la langue anglaise leur est utile au point de vue temporel, ils continueront à en faire usage de la meilleure manière qu'ils le pourront tout en gardant leur propre langue. Mais pourquoi concevraleut ils des craintes touchant la suppression de Ja langue française au Canada quand d'après les derniers en- seignements reçus lenrs com- patriotrs de la langue anglaise semblent s'appliquer à se sup- primer eux-mêmes ? HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. 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