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Il était suivi par une cinquante de galopins qui le bombardaient d'ar- gile, de mottes de gazon et de inatièrs dues à la digestion des vaches, des chevaux et et des mou- tous. Ume bouse veuait de s'é- craser sur som œil gauche et un crottin de cheval s'éparpillait sur une de ses oreilles. Petit, fragile et perclus de rhumatismes, il n'es sayait pas de défendre, il filait aussi vite que lui permettaient ses extrémités bulbeuses. Je disper. sai sen cortège à l’aide de paroles retentissantes et de quelques mou- linets d’un fort gourdin de merisier et j'accompagnai le père Mala- verne jusqu'à la bicoque. 11 glapissait avec frémésie : — Y a un Dieu....y en a un... et vous finirez bien par le voir, mon brave monsieur .... VY ne laissera par Ça sans récompence.. Depuis j'allais le voir, de-ci de-ça. C'était un homme de soixante-trois à soixante-cinqg ans, avec un visage de brebis atteinte de la clavelée, des yeux terre de Sienne, une é- norme bouche en Zisag où agon- isaient des chicets couleur de ma- lachite, les épaules an peinte et les maius couvertes de noeuds. il possédait un potager juste assez gramd peur preduire sept ou huit boisseaux de pommes de terre que!- ques carottes une botrelée d'’oi- guons, et une masure moins COn- fortable et moiss à l'abri des in- tempéries que les cavernes de nos ancêtres troglodytes. Ce m'était pas de quoi vivre. Aussi sans mendier ouvertement il s'en allait sollicitant par à pen près. Il me parut drôle et m'apiteya. Je pris l'habitude de lui remettre de-ci de- là une piece de cent sous qu’il hap- veux jJougeoyants lit chaque fois pait avec des cemme des braises. il répétait : Venaun..... à la fin des fins....C'est le père vous le verrez Mal iverne qui vous le dit et prédit ! Il conn:sissait des histoires nouvelle détails avec at- | ciennes et de qu'il assait- | sonnait pittoresques ine singulière | ères des gens. | m'é- | | J'y a-| suite d’un importait.. il me décrivait, exactitude, les caract Ces palabres m'amusait et taient fort utiles. Je n'étais pas du pays. vais fixé ma tente à la petit héritage et 1l m | #1 | Ma-| lui, it coutant des maîtres. Le seul personnage dont laverne ne parlat pas c'était même. Ilse bormait à auelques illusions brumenses, [uaïit : st mes Le plus sou "nt, 1l conc passions qui m'ont ‘ement alles me per- me perdront nr, je + | Je ne vous en fais pas reproche | quatre fois | petit ! Fmois à St Hyeres Biarritz, |sidérer en detail, |sidérait plu: il semblait me trouver Nice ou Cannes, Au piintemps de 1899, le père Malaverne était venu jusqu’à la gare pour me voir partir. Il marchait plus péniblement que ja- ais ; la fièvre rougissait ses pom- mettes. — Ca va mal ! V a de la bris- bouille dans mes vieux 0s........ y se lézardent comme des mura pourris sauf respect... Ah *+ c’est ma faute meussieur, c'est rapport à mes passions.... Car j'en ovions un coffre j'aurions vécu jusqu’à des nonante et des cent ams mais je m’o:us épuisé comme une lampe à quiqu'on vole sou huit..et la Pro- vidence alle me punit tout juste comme alle va bientôt vous ré- compenser. Je lui serrait la main en ayant! soin d'y laisser un louis qu'il saisit avec um regard effrayant ‘ —Ah ! qu'il est beau huria-t-il qu'ilest biauet luissant tomme de féu. Au ! meussieur un biau louis ! Iln’en dit pas devantage ; le train m’emporta jnsqu'à Mâcen, d'où je filait sur Nice. Nice, je fus présenté au sieur Antoiue Balthazar Faradet, qui avait ramassé uue solide fortuue dans le commerce d:s peaux de boeui. (C'était un petsonnage | rude ét mêmê brutal qui m'eûtl tout de suite déplu s'il m'était ap- | paru saus sa femme et sa fille. | Mais Mme Faradet avait les atti- rances touchantes des dévouées, et Mile Lucile Kardat à une phy- sionomie ingénue. à un sourite mystérieux joigait des grâces vi- ves étincelantes fiexibles et un re. gard delicieux. Je l'aimai ae pas-| sions mais plus ancore de tendresse | et du premier jour j'eus la certi-| tude qu'elle serait une compagne parfaite pour le mieux et pour le | sité. que j'étais destiné à lui plaire elle | partagea vite mon amour et s'en tual. Antoine Balthazar Fardet qui avait l'oeil prompt ne manquera pas de s'en apercevoir. | Il m'aborda um matin dans le yrand hall de l'hôtel et m'attirant une cacha dans encoignure -J'ai vu vos manèges me ditsil.. C’est dans la nature ! Mais moi je avant tout dans la société et la suis société arrange autrement ses af- faires que la-nature ! Vous m'avez l'air d'un bon diable... ça m'est | | égal que ce soit vous ou un autre| qui épousiez ma fille. Je n'y mets! qu'une concition la seule bonne |[l’argent. Ma fille aura cinq cert| mille frascs de dot et trois on } | autant d’espérances, | Qu'est ce que vous valez là tout! rond ? Je demeurai un instant étourdi | comme si j'avais reçu un bon coup de poing sur l'occiput. Puis ras-| semblait mes espritis : Je puis évaluer mes bien à! ‘s cent mille francs ! balbutuai- | | Mon cher ! un gueux |... ..... mon - z pas.. J'avais fixé| ,n million ; mais comme | ur de vous | mt battre de gober par-| je n'aurais pas re-| cent ile francs-Vraiment p marmiteux.. it un gros rire et ou deux | { vous se mit un in dans l'oeil pour me con-| Soit par influence, soit parce |auto.. Plus il me con- négligeable. Quant à moi, je demeurai là effondré abruti n'es- sayant pas même de protester. — Allons ! fit Anleine Baltha- zar.. Vous avez du moins le bon sens de ne pas discuter bêtement [n est RECORD 4"c"s CHAQUE OU 4.60 LA Les catalozu gratis de votre DOUZAINE ou des seuls representants du Canada. 148 YONGE ST. Experiment Dangereux | d'acheter autre que le vrai ('Edison Phonograph de 10 ni | Ed 20.00 pege—= HOME 30 00 TRIUMPH ns NX es et la list des Records Puel M marchand à eu 7. ons Le SONS CO. WILLAMS * S0ns,c TORONTO CAN. THE » S, Vous sentez qu'il faudrait un mir- acle pour vous tirer d'affaire et les fers d’un cheval ! Comme il disait ces mots un fac- teur dressa devant moi sa sithouet- te verdâtre et me présenta un gros pli recommandé. , —Bien ! c'est peut-être bien le | miracle ricana Antoine. J'avais signé machinalement, machimalement je déchirai le J'y trouvai une lettre du notaire et une autre lettre écrite d’un encre rousse sur du papier lamentable. La lettre du notaire m'annonçait que j'héritais de cinq cent cinquante mille francs. La lettre rousse émanait du père Ma- laverne et était concue en ces termes : ‘‘Mon bon messieur, je vas cla- qué, vu que je sommes au bout de mon roulot. C’est mes passions qui m'ont pérdu mes passions c'est l’avarisse c'est terrible ou peu pas sans corrigé. Alors je meur pour mon avarisse, c'est Dieu qui me puni et qui vous récompente en me punissan vu que vous zètes mon et pli. éritié je n'ai pas de famille vous voyez qu'il existe et qu'il n'oublie | pas.”” Mes mains tremblaient ; de gros- |se larmes roulaient sur mes joues. Antoine Balthazar qui ignorait la discrétion avait saisi la lettre du notaire et la ïisait à son tour. Il | domna un énorme coup de poing sur la table et Iugit. —Mon garçen voilà ce peut appeler un chic coup de hours se.. Vous avez le génie des faires ! Allons faire un tour se avec Lucile ! J. H. Rosny. PRESS TH BUPTUN à / A AXORS The Simplest—Surest—Safest … Handiest — and only Perfect S:lf-flling Pen. No glass filler —n0 ink to spill—no cl or sbaking. 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