i ë * + os an" ; sus «4 mural nt int À dE 3207 DORE SEE 40 SOU ACTE SAPIN TER RARE Fe L’IMPFARTIATL, JEUDI LE 14 MARS 1901 La Meche (suite de la 1re page) Î — Je ne comprends pas qu'on | habite ausei hant. C'est ridi-| cule ! | Enfin, il eut le courage de gravir ie quatrième étage ; et| son petit ventre d'hemme heu reux apparut à la porte de la salle à manger, précédant sa petite personne replète et son visage de gourmand et de jouis- seur. A la vue du cadavre, il fit un léger bond en arrière et dit : —On ne devrait pas iaisser ces choses-là sur le passage des honnêtes gens ....Casuflit pour trouble une digestion. gracie usement la parole : vous demander de venir ici im- médiatement ; mais il s'agissait vez éclaircir an quelques mots... —Mou Dieu! dit le notaire, aveo dignité, je suis venu parce que votre agent m'a parlé de l'intérêt supèrieur de-la justice. Mais, sije puis vous donner quelques explications, Je ne vous cache pas que je préfère. rais vous les donner dans nne autre pièce... jaime lordre et le calme... —Soit ! Nous allons passer dans le salon. Qu'on y porte des lumières ! Le médecin profita du mo- ment de trouble qui suivit pour s'esquiver. Pendant qu'on s’installait dans ie salon, le magistaat expli- quait au notaire tout ce qui s'était passé. lltermina par ces mots : —Je ne m'étais rendu iei que dans le but de faire une enquête | sommaire ; et il s’est trouvé que tous ou presque tous les élé- ments de l'enquête étaient réu- nis ici même. Et, pour que nous connaissions eutièrement le fond de ce drame, il ne nous manque plus que d'apprenrd les termes du testament de M. Paul Morain, le frère de la victime. Le uotaire essuya son lorgnon d'or et avala une pastille de gomme parfumée, ce qui lui tait indispensable lorsqu'il voulait parler longuement : — Vous avez très hien fait de m'appeler, dit-il, car je vais vous donner plusieurs renseigne ments qui vous manquent. Je suis ravi de prêter mon aide à la justice... 1l faut se défendre entre honnêtes gens | Et il lança un regard ridicu- lement furicux à Serge, en mar mottant : —Gredin, va ! Puis, il demanda : —Oette mèche de cheveux, pourrais-je la voir ? —Sans doute, ait le ehef de la sûreté, en faisant un signe à un agent. On porta Jaméche au notaire, qui l'examina dé iaigneusement à travers son lorgnon. —C'est bien cela, dit-il, c'est bien la nuance des cheveux de cette petite Thérèse ! Sergs dit d'une voix étouflée : —Comment pouvez-vous affir mer aussi légèrement une chose aussi grave, Monsieur ? Le notaire eut an mouvement d'humeur et déclara : —Oh ! je vous connais bien, vous! Et je sais de quelles violences vous êtes capable ! Maïs ee n’est plus de vous qu'il s'agit, puisqu'on vous a pincé sur le fait... Cette petite Thé- rèse Gara neier l'a t on mise en état d’arrestation ? — Pas encore ! Nousn'avions pas son adresse. D'ailleurs, outre qu'il est probable qu'elle ne sera pas rentrée chez, elle, je | |aussitôt l'agent, qui avait déjà rempli diverses missions, et lui dit | Prenez deux hommes et ren- |merez, habilement, si mademoi- selle Grarancier est chez elle. | “ielle yest, vous resterez en à | faction devant la maison ; mais Le chef de la sûreté luiadressa | sortait. —Veuiilez m'’exeuser, Mon- sieur, si j'ai pris la liberté de notaire : de choses graves, que vous pou ! famille Sraranoier ? | Je la connais trop !..Le père Fes d é était un ancien offieier, qui, une D’ ‘ne veux m'y présenter que lors-[ —11 est proba ble, dit le che É 2 # «“ * . Of. que notrs enquête sera terminée | de lasüreté, que, si vous arez ici…Cependant, si vous con | naissiez.son adresse ? —Si j> la connais ? Mais son vaurien de frère est un ce mes cleres ! —Claude, Garaucier, n'est-ce as ? —Oui. 1ls habitent rue des Dames, numéro 58. Le chef de la sûreté appeia dez vous au numéro 58 de la rue des Dames. Vous vous infor- voas ne l’arrêteriez que si elle Serge dovint blême. Tandis que l'agent partait, le chefdeïa sûreté demanda au Vous connaissiez bien cette LR 4 . | fois à la retraite, a voulu faire des spéculations sur les ter- rains. Ils’y est ruiné,etilest mort, laissant sa famille dans la | misère. Malheureusement pour | moi, ma fille avait connu eette | Thérèse Garancier au couvent, |o’était sa meilleure amie ; et j'ai eu beau faire, je n'ai pas pu bri- | . L |ser leurs relations. Je vous di rai d'ailleurs que ma fille aune volonté ! Alors, madame et mademoiselle (Garancier ont | fond € nue maison de lingerie. | Le fils avait terminé ses études { Let commençait son droit. Au lieu de chercher un emploi dans le commerce, ila voulu conti: uuer son droit. Et ma fille m'a | forcé à le prendre comme clere | Pour intelligent, il est intelh- |gent Il vous abat, en deux heures, la besogne sue ferait un jautre dans sa journée; mais, du printemps à l'hiver,iln'y a plus moyen de le tenir... Plus de ré- gularité...[l fait son travail le matin, et le soir, il s'en va cano- reçu un: lettre de Jui, vous l'avez détruite,et que, si vous avez eu une entrevue aveo lui, vous avez pris vos précantions pour qu'elie fût secrête D'ail- leurs, veuillez ne plus nous in terrompre. Maintonant, mou sienr Fourmont, pouvez-vous uous renseigner sar les termes) de ce testament ? Le notaire avala une nouvelle. pastille et commenca : | — J'ai besoin de vous expli quer les choses en détaii,teiles! que je ies tiens de mon confrère, Me Loubens. da Bayonne, un vieil ami d'enfance de Paui Mo- rain. La famille Moraiu est originaire de Béarn ; elle se composait de ce malheureux, quia été tué ce soir, de son frè- | re Pau! Morain, et d'une sœur qui est morte depuis longtemps. Paul Morain était parti fort jeune pour l'Amérique, où, après avoir. tenté ia fortune dans diverses entreprises, il avait fini par réussir : il avait fondé une grande fabrique à Baltimore, et sa fortune actuelle s'élevait à deux millions del francs rs: | | | | { À ce chiffre, tous les assistants eurent un petit cri d’étonae- mnt. L2: notaire poursuivit avec importance : Paul Morain avait sans doute an pau oublié sa famille, quand au incident ass:z curieux le re- mit sur les trac:s ds son frère Louis Morain et de sou neven Serge. 1l avait fait venir de Paris certaines étofles, dont les dessins l'avaient eharmé ; il voulut connaître Je nom du dessinateur et apprit qu'il s’ap pelait Morain 11 demanda a lors à mon ami Lonbous de prendre des renseignements sur ce Morain. M. Loubens s’adreg- sa à moi,et je donnai les ren seiguements les plus détaillés sur toute la famille ; mais; comme le secret m'était spécia lement recommandé, je n’en avisai point le commandant Mo rain. Son frère Paul apprit ain- si qu'ilavait un neveu, Serge tar avec d'autres vanriens de son espèce. 1l passe sa vie à eanoter. Moi, je ne peux pas supporter ces Jeunes gens qui vont sur l'eau! Tous des li- bertins! J'ai voulu le renvoyer déjà ; mais ma fiile m'a supplié de le garder, au nom de l’ami- tié qu'elle avait pour la sœur... car c’est une justice à lui rendre, ce garçon rapporte à sa mère tout l'argent qu’il gagne. Mais demain je le renverrai impito- yablement ! Et, en lui-même, le notaire a- jouta : Cela t'apprendra à oser faire la cour à ma fille ! De tout ce verbiage, le chef de la sûreté n'avait retenu qu'une chose principale, c'est que Claude étant clerc chez M. Fourmont, pouvait avoir Îlu le testament de Paul Morain. Aujourd'hui, dit il, ce Claude Gtaranaier est-il allé à votre 6 tude ? Oui, ce matin ; mais à deux heures, je l'ai demandé : 1l avait déjà filé ! De telle sorte qu'il a eu le temps de voir le testament que vous receviez de votre confrère de Bayonne ? —Je n’en sais rien, mais c’est bien possible. 11 pourrait donc en avoir com- Morain, et une nièce orpheline, mademoisel'e Angélina Verdier, | fille de sa sœar, madame Ver | dier. Au nom d’'Angéline, Serge re dressa Ja tête. Le chef de Ja sûreté le regarquaet demanda : — Vous avez done une vcou- sine ? —Oni, Monsieur. —On ne nous en avait pas ni ‘ Le notaire déclara vivement. — Mademoiselle Angélina Verdier est la plus honnête per. sonne que j: connaisse. Et j'aime à croire. Monsieur, que, quaiqu'eile soit bronillée avec vous, vous n'oserez pas la ca lomnier ? Serge répiqaa tristement : (à continuer) Trade Mark Registered. 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Et cependant il était énouvan- té par cette série d'incidents qui s’accumulaient contre Thé- rèse et contre lui. done so much good as the OX1EN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxien Pills and 40 eents{or Oxien Tabiets to NEIL McKINNON, Summerside and be convinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine ever sold on the island. TIENISH DRÛG STÛRE Now that the holidays-are upon us, it would not be amissfor you to call at the Tignish Drug Store end inspect our fine stock of DRUGS AND CHEMICALS We are headquarters for good goods at low prices. Prescriptions carefully compounded, at all hours, day or night. You can always depenisl upon finding a clerk in the store at all hours of the night. CHARLES DALTON si i { nt 2 RS EE RE Donner ri nan ete a tete ga min,