M o ! | | PCT e RO en a eme CRT nee die ©à = arbore En near nes DISCOURS PRONONCE A; LONDRES Puisse-je, en une circonstance aussi solennelle, n'être pas trop au-dessous de la confiance que DANS L'EGLISE DE L'ORATOIRE | vous m'avez témoignée! Paisse- DE BROMPTION je n'être pas un interprète trop ont indigne de vœux que l'Eglise LE DIMANCHE 12 SskPTEMBER|de France forme pour sa sœur 1897 d'Angleterre et dont je prie Vo- dot tre Eminence, et vous tous, Mes- Cloriosa dicta sunt de te, civitas seigneurs, ainsi que les prêtres Dei : Ipse fundavit eam Al- {et les fidèles de vos diocèses, tissimus d'agréer la très sincère et cor- diale expression ! (Ps. Ixxxvi.) Avec vous, je mets les fêtes SES: de ce ceutenaire et ma parole Eminence, Messeigneurs, Mes sons la protection de Ja sainte) Frères.—Eclairé de l'esprit pro- | Vierge Marie. Vos avcêtres dans phétique, David à salné d’avan |la foi catholique aimaieut à dire ce l'établissement sur la terre|que l'Angleterre était “sa dot” d’une Cite dont le Très-Haut |et son appanage. J'espère ferme- lui-même serait le fondateur et|ment qu'elle fera sentir de plus l’architecte :ipse fandavit eamien plus à votre pays sa mater- Altissimus : uelle suzeraineté. À Ja vue de ses grandeurs, il É a été rempli d'un saint enthou- siasme : Gloriosa dicta sunt de te, civitas Dei ; 11 à chanté les joies ineffables des princes et des peuples qui auraient le bonheur de l'habi- r: Populorum et principnm qui fueruut in ea... lætantiam omnium habitatic est in te. Sans doute, cet hymne d’ad- miration et d'action de gràces me convient pleinement qu’à l'Eglise universelle, à celle qui a été établie pour annoncer au n oude entier le mystere répara- teur de l’Incarnation et commu- Liquer à {ous les homimes, au L'événement que nous célé- brons a été rangé par Bossuet au nombre des faits les pins considerables dont les annales de la chrétienté gardent le sou- venir. 3 ‘ L'histoire de l'Eglise—a-til- dit—n'a rien de plus beau que l'entrée du saint moine Augustin dans le royaume de Kent, avec quarante de £es campagnons. qui, précédés de la croix et de l'image du grand roi, Notre- Selsneur J:sus-Christ, faisaient des vœux silennels pour la con- version de l'Angleterre” (Dis. à é cours sur l'Histoire universel- uom du Père, du Fils et du si, ‘à Mu | Mi le—onzièrae époque). aint-Esrrit, les moyens de ré- Re 1 . Y Votre compatriote, Bede le g'uération et de salut. Toutelois, comme ue mère il'ustre est heureuse de partager avec ses fils l'honneur du nom qu'elle porte et la gloire dont eile est entourée, l'Eglise catho- Vénérable nous a conservé Je texte de la prière que chantaieni ensemble, après teur débarque- ment, et lors de leurentrée dans ‘antique cité de Durovernum .|[Cantorbéry), les envoyés du lique ne tiouve point à redire si sr ÿ h Pape saint Grégoire. 1ls solli- l'en applique aux Eglises parti- culières, appelées par elle à Ja vie de la foi et qui iui demeu- tent unies par les liens de “l'o- béissance et de l'amour” (Eccle- sia justorum chedientia et dilec- tio. Eccli. ïïi., 1], les hommages, les louanges, les félicitations que lui décerne la juste recon- naissarc: de ses enfants. Voilà pourquoi, 6 Eglise ca. tholique d’Ang'eterre, quand je |. me rappelle vos origines ; Ja place que vous avez tenue pen- dant des siècles dans l'histoire générale de la civilisation Chré- t'enne ; les œuvres admirabies qué Dieu a opérées par vous : ? eltaient Ja grâce pour lesinfidèles qu‘its venaient évargé'iser. lis comm: de pauvres pêcheur. ils! remerclalent Dieu d'avance de ce qu'il daignerait accomplir par leurs travaux pour faire de ces palens des enfants de lu miére etse former parmi eux| un peuple choisi : Deprecamur te D mine, in omni misercordia tu?, quia peccarvivus, Alleluia. 25]. La confiance en Dieu et ja re- conpaisence pourses bienfaits, même avant de les avoir reçus Allelu ia ! Voila bien les armes: des combats et des victoires a-| postoliques. Avec quelle bienveillance les premières ouvertures d'Augustin | les âmes saintes q .e vous avez données en si grand nombre à la terre et au cie}, je me sens pressé d'acclamer vos gloires et je m'é- crie avec David : Gloriosa dicta sant de te, cititas Dei, Eminenc: : Treize cents ans se sont écouiés depuis que les messagers d'un Pañe ont appor- té, ou rapporté à votre pays le don inénarrable de ja foi. Après. d'main, nous irons visiter et vé- Lorer ave: vous les lieux où ils thelbert, bien qu'il fut encore Paien ; comment la Providence». | toujours ‘douce et forte” [Fagvs- se, VIIL., 1] en ses desseins, avait | préparé le cœur du monarque à recevoir la divine semence de l'Evangile en lui donnant pour Î € * “.eurs pieds bénis” {1s lii., 7j et inanguarèrent leur mission. Votre Emineacs s'est arrlère- de qui, cent ans auparavant, souvenue que, travers la , les moines par- t: de Rome e: dn mont Cœlus avaient reçn de plusieurs de nos évêques une religieuse hos- pitalité. Parmi eux. celui, qui gouvernait alors l'Eglise d'Au- tun, saint Syagrius, s'était signa- lé par sa charité et par son dé. vouement à seconder les mag- nanimes desseins du Vicaire de Jésus-Christ. Deux ans après (599) il en é- tait récompeusé par le privilège! 3, du Pailium que mes rédéces | à | F ee ces fils d> saint Bezoit qu’nn sears mont transmis d'âge en âse et dont je suis fier d'être 0 | Bretagne pour l'enrichir des l'héntier |Lettre du Pape saint de à e. “incompréhensibles trésors du egoire a SE yagr évêé-| ru on qe Christ” [Eph. iii, 8) : ces choses que d'Autun —L. vit. ep. 113) Le : ; | Sont trop conuues de mes audi- Voilà pourquoi vous m'avez ER S a | hi teurs pour que je m'attarde à en invité à venir célébrer avec ad L. , LL: 1etracer le récit. toute la hiérarchie catholique! - e ah . | Rienne résume mieux les d'Angleterre le treizième cente-| Gé travaux et les triomphes de vos ai ; ré , B- | paire de l'arrivée en Grande | Premiers apôtres qu'une leitre |} Bretagne d'Augustin et de ces|de sainte Grégoire le Grand où le trouve un émouvant commen- | dans ieur passage à | yvesar la conversion de terre de France : et du peuple France ; uaires de saint Grégoire et de quelle façon, autour du sièg primatial de Cantorbéry, rayon- lunière de la foi, les monastiques févondées, prière. par la compagions d’apos'olat. d’en-haut | | s'humilaient [Beda, Hist eccl. angl. L i, ce. L'humiiité, quia peccarimes ! |” furent accaeiilies par ‘le roi E.| petite fille de cette sainte Clotil-) Clovis! quelles vi-| sibles béüédictions Dieu répan- | dit sur les labeurs des mission- | nèrent de proche en proche la! ardeurs | dans le monde, après l'Eglise de du zèle et ue la charité, les! institutions ecclésiastiques et | accéditées par les nira-| cles, confirmées par es vertus! | "ape avait envoyés à la Grande: .vie ! mais surtout, lhistor'qnes ' ES OU Te 4 nv RE de: oi a taire de l’Alleluia par lequel: Augustin et ses collaborateurs avaient conclu leur première et solennelle prière en débarquant dans votre île : “Gloire à Dieu su plus haut des cienx et paix sur la terre aux hommes de bonne voionté ! Gloire;au Christ dont la mort donne la vie et dont la faiblesse nous rend forts ! Gloire au Christ pour l'amour duquel nous a- vens cherché en Bretaszne d:s frères que nous ne connaissions pas et par la grâce de qui nous avons trouvé ceux que nous |cherchions sans les coanaitre ! Comment exprimer la joie qui a rempli les coeurs de tous ‘les fidèles de Rome, lorsqu'ils ont ap; ris que la race anglaise avait été éclairée de la lnmière de no- tre sainte foi et que déjà, en plei- ne liberté d'esprit, elle foulait aux pleds ses auciennes ido- les !” Puis, par une inspiration bien digne d’un saint, après avoir fé- licité Auguetin des prodiges qui javaient tant contribué au succés de son ministère, ie Pontife le rappeiait—en termes presque sévères—à la fondamentale et nécessaire leçon de l'humilité. ‘Je sais, lui disait-il, que Dicu à opéré par vous dans cette na- tion de grands miracles et je m'en réjouis. Mais ma joie n’est pas exempte de crainte. Assuré- ment, il faut se réjouir de ce que par les miracles extérieurs les Anglais sont aîtirés à Ja grâce intérieure. Mais il fant craindre que ces prodiges ne portent l'âre infirme à la pré- somption et ne fassent tomber l’homme au-dedans par la vaine gioire” (L. ix., 6p. 58.) | N'est-ce pas pour vous, catho- [Hi ques d’Angieterre, un avan- âgé inestimable et aussi un |puissant motif d'espérer beau- |coup en la miséricordiense ac bon dû Ja Providence sur l'ave- |veuir religieuse de rotre patrie, que de trouver la perle précieuse le l'humilité déposée dans les Raon nents mêmes de votre E.- œlise par les hommes apostoii. ques auxquels vone êtes rede- vahles äu bienfait de Ja foi ? | in cffet, nous ne saurions ou- |bl'er les grâces promises à l’hu- | iltté, et comment cette vertu, qui fa fait partie de l'essence mé:- me du christianisme S. Matth | 6 F ie m1 | XI., 29, à toniours été une condi- tion indispensable, d'abord pour arriver à la vérité, puis pour la à retronver, ei elle avait été per- “|d due ; pour la reconquérir dans son intégrité, si elieavait été al | té rée où diminuée par les pas- sions des hommes poar porter jan centuple des fruits de sancti- fc: ation. L'Ciernelle Sagesse l’a dit et [maintes fois répété dans les 6- icrits des deux Testaments “l'humilité est une semence de gloire” ] Prov. xi., 2: xxix. 23; Is | Ivii., 15 ; Luc. Xiv., I1 ; Ia Ep, Petri, v, 5. C'est ce qui est arri- vé à l'Eglise d'Angleterre si so- s; Ccnfn, la garder et Ini faire ment de l'hnmilité. “Pendant près de mille ans,” a dit M. ïe comte de Montalem- Lbert dans son beau livre des | Moires d'Occident où il a célé- bré avec tant Zd'éioquence vos e | magnifiques origives, “cette E- les a connu des splendeurs Aucune antre sans pareilles. Rome, n'a été gouvernée par le plus grands hommes et n’a livré de plus glorienx combats.” Vos saints, vos martyrs, vos ER sc . . 1, - . |idement établie sur le Pen, avait exercé une action si décisi- AU CE SERRE rs ééennr = ss RS mn le me : ; = CLSC EEE gs ner ares, Trente : c à e I °/IMPARTIAI,, JEUDI LE 11 EE 18917. 400 OUVRIERS - ee composent notre Héron. Nous sommes toujours occupés, mais pouvons faire promptement, et très bien aüssi, une Bouileire,. un Lésometire,| un Ascenseur, un Elevator, des Traverses.en fer, des Escaliers en spirale, des Piliers. en fer, nn Dragueur une Pelle à vapeur, un Remorqueur CI aland ou Barge « Tac autre pièce de machi- nerie particulière. Les magasins lés mieux pourvus du Cauadsÿ CARRIER “LATINE & CIE. 963 Rue St Joseph, 145 Rue 8t. Jacques ) Quebec EW STORE eZ ÈS. We are now in oùr New Brick Building, where we are opening new goods daily. 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