se « Os sAurhi agrer sr ÿ ou Pete > La ui E ) LME ER SPRL nm PAPA EPA A CANETR are RS There are many ‘‘Erect Form’ Corsets in the market. We are not telling you our story of their me- We are giving you the verdict of our customers who have better than ‘‘W. B.”’ rits. proved them. SHAPE AND MATERIALS L'IMPARTIAL JEUDI LE 5 JUIN, 1902 "W.B" CORSEIS immo But none sa famille aux dangers de toute territoire américain où l'on irait | s'établir, On discuta avec soin les | avantages'et les désavantages des, États que Daniel proposait : on parla des moyens de travail que la famille jourrait mettre en pratique, et, au bout (une heure de’ discus- sion, il fut décidé que le territoire du Sud-Ouest offrait les plus gran- des chances de succès. Daniel était d’avis d'aller s'y( établir sans hésitation : M. Taylor pensait d'une manière dif- Inais férente, car il n’osait pas exposer nature qui pouvaient les ‘atteindre Material, we admii, is a strong factor in seiling corsete, doesn’t compare with shape. out of competition. resistible. and you’il buy them. Test these shapes. Every pair guaranteed If the shape isn't right the material is When the two are combined the corsets are ir- Test the materials ; they’il stand it, R. T. HOLMAN. LA PANTHÈRE NOIRE (suite de la premiere page) voulait, ni même louer des ou- vriers, car il lui faudrait quelqu'un qui pût l'aider et qui connût bien le pays. Nous voilà tous dans une fâcheuse position, et mon oncle ne sait quel parti prendre,’ continua Walter avec quelque embarras. Le brave garçon se tut ; on dit qu'il attendait la réponse de Daniel. I1 se fit quelques instants de si- lence. Le nègre tenait les yeux baissés et semblait plongé dans ses réflexions ; il hocha la tête à plusieurs reprises, et, à la fin, s’ex- prima de la façon suivante, comme si sa résolution était bien prise. “Vous êtes vraiment dans triste passe, car, étrangers dans ce eût une pays, vous ignorez comment on y. vit, et vous pourriez être facilement frustrés de ce qui vous reste de vo- tre fortune. Vous m'avez toujours traité en homme, comme votre égal, et je suis sûr que vous auriez, le cas échéant, défendu ma vie si j'a- vais eu besoin de votre - secours. Croyez-vous, mon jeune monsieur, que votre oncle accepterait mes services ? J'aurais abandonné de- . Î puis bien longtemps la vie de ma-| rin, si les préjugés des blancs con- tre les gens de ma couleur ne m’a- vaient pas tenu éloigné de la terre ; mais, mon jeune monsieur, je pas- | serais volontiers avec vous le reste de mes jours. —Mon bon Daniel ! s'écria Wal- ter en saisissant la main du nègre, mon oncle sera bien heureux de vous emmener avec lui, et nous tous aussi ; nous en serons enchan- tés, moi surtout, comme vous le sa- vez déjà ; mais le capitaine Bever- ly ne sera-t-il pas fâché, lorsqu'il saura que vous le quittez ? Il a été si bienveillant pour nous, que nous serions désolés d'agir de façon à le mécontenter. —Je sais bien qu'ilaura un grand déplaisir à se séparer de moi ; mais je l’ai déjà prévenu que j'étais fa- tigué de la mer et que mon inten- tion était de rester à terre dès que j'aurais trouvé un bon maître. Il n’a fait aucune objection à ces pa- roles, et s’est contenté de me dire qu'il ne mettait aucun obstacle à mes projets. Si votre oncie me prend à son service, je ferai tout mon possible pour me rendre utile, afin qu’il conserve ses bonnes dis- positions à mon égard. —Excellent Daniel ! ainsi, vous nous accompagnerez partout où nous irons, rien ne nous séparera plus désormais, fit Walter avec joie. Au revoir ; je vais retourner à la maison annoncer à mon oncle cette bonne nouvelle, et lui appren- dre que vous acceptez ma proposi- tion. Je lui avais caché ma visite, car je voulais vous parler d’abord, pour savoir si vous consentiriez à mes veux. Merci ! merci ! au re- voir ! Je reviendrai causer avec vous demaln matin de très bonne- heure. ’? En disant ces mots, Walter sau- |tait de joie ; il pressa affectueuse- ment les mains du nègre et retour- na promptement à l'hôtel. CHAPITRE V Lorsque Walter pénétra dans la chambre où se trouvaient ses pa- 'rents, il les trouva plongés dans le même chagrin qu'avant son départ. : M. Taylor;s’abandonnait à ses a- |mères pensées, et marchait de long |en large, tandis que sa femme et les , enfants gardaïent le silence et pa- | raissaient résignés à leur sort. Eh bien ! Walter, tu étais allé te promener ? demanda M. Taylor À son neveu en caressant les che- veux bouclés du jeune garçon. Î | —Non, mon oncle, je me suis rendu à bord du Goliath et je vous apporte de bonnes nouvelles. | —De bonnes nouvelles, Walter ? |répéta M. Taylor d’un air mélan- colique en regardant, d'une façon \interrogative, son neveu. —Qui, d'excellentes nouvelles, | mon cher oncle : Daniel consent à nous suivre pour nous aider dans nos travaux. Je lui ai raconté dans quelle position nous nous trouvions, et, comme nous l'avons traité en ami, il s’est décidé à nous servir. Oh !c’est un bien brave garçon. — Est-il possible, mon cher Wal- ter ? Mais l'adjonction de cet homme sera bien plus fructueuse pour nous que tout l'argent que nous avons perdu ! Et c’est à toi, | mon brave ami, que nous devons cette bonne fortune, ajouta M. Taylor avec émotion, en adressant au jeune homme un regard recon- naissant et en lui prenant les deux mains. —Ce n’est pas moi, répliqua Walter d'un air confus, c’est Da- niel qu’il faut remercier, car il nous accompagne pour nous rendre ser- vice. —Bien ! bien ! mais sans toi il n'aurait jamais pensé à quitter le Goliath. Crois-tu que le capitaine Beverly, quelque bon et affectueux qu'il se soit montré pour nous, consente à se séparer de Daniel ? Nous lui devons de la reconnais- sance, et ce serait peut-être mal agir que d'engager son domestique à le quitter ; nous ne devons pas oublier ses procédés délicats à notre égard. —J'ai fait à Daniel toutes ces observations, mon oncle, et il m’a répondu qu'il avait depuis long- temps informé le capitaine de son intention de quitter la mer dès qu'il trouverait un bon maître. Il m'a contrarierait pas ses désirs. —Eh bien ! tant mieux s'il Daniel est pour nous une question de vie ou de mort,’ répondit M. Taylor, qui respira plus librement, comme quel- qu'un qui revient à la vie. est ainsi, car l’aide de sa femme. réservé. jeuner, M. Taylor alla trouver le Daniel ; ii l’assura, en même temps, qu'il refuserait le concours du nè- Mais le bon capitaine déclara qu'il n'avait au- cune ocjection à faire aux projets de son domestique, et il félicita sin- cèrement M. Taylor de s'être at- taché un serviteur fidèle et rempli de qualités. M. Taylor de lui envoyer Daniel dans la soirée, dès que son ouvrage serait fini, afin de lui. Walter fit à son tour une visite à bord, dans l'après-midi, et il re- tourna chercher Daniel à la tombée de la nuit. Lorsque celui-ci arriva dans le salon, il refusa d'abord la chaise qui lui avait été offerte, prétendant que l’usage du pays ne lui permet- tait pas de s'asseoir en compagnie des blancs. Mais M. Taylor lui fit comprendre qu’il n'admettait pas de distinction entre les deux posé à s'en séparer. conclure avec races, siège. Daniel fut très flatté de cette marque d'amitié, car c'était la pre- mière fois de sa vie qu'il obtenait une pareille faveur. Il déclara à la famille Taylor que son plus vif désir était d'entrer au service de la maison, et d'y rester aussi long- temps qu'on serait satisfait de conduite. De leur côté, les Taylor lui avou- èrent sans ambages quel parti ils espéraient tirer de son secours, et lui promirent de reconnaître ses services par une bienveillance constante et un salaire dont le chif- fre fut convenu. sa ensuite à causer de l'endroit du! tous les soirs passer quelques Après s'être promené quelques Amy releva la mèche de la lampe J'horizon. lui faire part de la résolution de ‘son mieux les préparatifs pour I gre, Si lui, Beverly, n'était pas dis- orand chariot disposé de façon à | Il se réjouissait chaque fois qu’il se H promit, en outre, à 'senre, ainsi et l’obligea donc à prendre un | | dans ce pays lointaîn. | À dater de ce jour, Daniel vint heu- res avec les émigrants, et, dans les conversations qui avaient eu lieu leur per- entre eux ct lui, au sujet de | établissement, le bon nègre Sud-Ouest était l'endroit le plus |propice pour aller coloniser, eu égard aux ressources qu'on y trou- { |vait. Ja connaissance approfondie | par où ils passaient, Îles collines couvertes d'arbres qui s'élevaient de chaque côté de la voie, les fer- mes charmantes et les petites villas qui étaient placées au milieu de grandes vallées, au centre de champs cultivés et de prairies verdoyan- tes. Tout en admirant ce paysage, la famille songeait aux solitudes du Far-West et se confiait à la protec- tion du Tout-Puissant. Ils arrivèrent tous à Cincinnati sans accident, et, après uné jour- née de repos, ils se rendirent à bord d’un steamboat qui, en quel- ques jours, les emmena à Memphis, en descendant l'Ohio et le Missis- | Sipi. Fin quittant cette populeuse et commerçante cité, le voyage de- Les char- a- | vait se faire par terre. rettes furent donc montées ; on but 4 sistait toujours à déclarer que le |cheta deux coupies de bœufs vi-| goureux pour la plus grande, et deux bons chevaux pour la plus petite ; on se procura, en outre, trois chevaux de selle destinés à M. | qu'il avait du territoire, et la de- | scription qu'il faisait de la fertili- Lté du pays et de k pâturages, décidèrent enfin M. Taylor, qui prit la résolution d'en- richesse des treprendre le voyage. Pendant tous ces pourparlers, le Ï « soltath avait complété son char- | gement et était prêt à reprendre la | ner. | La famille Taylor se rendit un | matin à bord, pour faire ses adieux lau capitaine et le remercier de nou- veau des preuves d'amitié qu'il lui avaient données. | Cette entrevue, toute cordiale, £ : _ 2 di ° 5 . ., | . , Fe ss . afhrmé, en outre, que celui-ci ne fut assez triste : 11 semblait aux |bile écuver, fermait la marche, tan- Faylor que le départ du capitaine en et de son navire allait briser le der- | avant, accompagné de nier lien qui les rattachait encore à leur patrie, de et ce fut les veux plein larmes qu’ils virent les voiles du Goliath se gonfler et disparaître dans le lointain. Le père, la Taylor, à Walter et à Daniel, et j'on prit un cheval de réserve pour lle sas où un accident arriverait. à L'un des conducteurs dela char- |rette. En quelques jours, tout fut prêt pour le départ. Les émigrants tra- | versèrent le Mississipi dès le lever du soleil, et Daniel monta sur son | cheval, mit le fouet à la main et | dirigea habilement les six bœufs jattelés de front à la charette lourde- | ment chargée, | Ce véhicule était suivi par la (voiture qui contenait mistriss Tay- ‘or et ses enfants. M. Taylor, ha- dis que Walter Arden cheminait en CARTES Dr. PHySsICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York Uviversity TIGNISH, ..... .. Fr: E. I. ) D'AFFAIRES Murphy J.DOIRON,M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL, Tignish............[. P. E FOR YOU nced to dress Everything you well can be had at reasonabie price nish. Come and see the latest styles in neckwear and hats. RHUEMATIC VS HEATHER Ïs now at hand. Fallrains bin | Rheumatism and Sciatica, if you suffer itth eîther of thesetroubles, we son chien Pluton, et précédant Daniel à peu de distance. Je cheval de Waïlter était par- faitement dressé pour la chasse, et lil ne bougeait jamais lorsque son |jusqu'au moment où il disparut à croupe, et il n’était pas nécessaire Ils éprouvaient le be- qui, jusque-là, avait projeté une soin de remercier le capitaine, le laissait seul. lumière terne, bien en harmonie plus longtemps possible, de la con-| fique bête, vigoureuse, d’une robe avec les soucis des émigrants, et solation et de l'appui qu'il leur | jaunâtre ornée d’une crinière et J, À. GOURLIE, ceux-ci se mirent à parler ensemble : avait laissés dans la personne de de l'avenir qui paraissait leur être Daniel. | nouvel emploi de domestique et | capitaine Beverly et n’hésita pas à d’ami à la fois. Chacun activa de voyage vers l’ouest. | Le père de famille acheta un « être traîné, soit par des chevaux, | . soit par des bœufs, et une seconde voiture légère, destinée à | Taylor et aux enfants. Il fit en- | suite l’emplette des outils et des jinstruments d'agriculture de tout articles que des de ménage indispensables, qu'on n'’a- a vait pas apportés d'Angleterre, et chaque objet fut emballé avec soin pour être transporté par le che- M. Taylor et Walter n’oublièrent pas non plus les ar- ils re- volvers ainsi que d’une paire de min de fer. mes : se inunirent de six fusils à deux coups, du même cali- bre que celui des revolvers. Da- niel considérait comme un grand avantage d’avoir à ne seservir que de petites balles ; de cette façon, disait-1l, le chasseur avait à porter une charge bien moins lourde. Le mois d'août était arrivé, famille Tayior, et la aynat fait enregis- trer les bagages au chemin de fer, | prit place dans le train qui se diri- geait vers Cincinnati. Tous quittèrent Paltimore le cœur assez triste, car les espérances | qui les avaient guidés jüisque dans cette ville avaient été déçues ; ils avaient fait de grandes pertes, et la recherche d'une nouveHe demeure. Seraient-ils plus heureux cette fois ? se demandaient-ils. Leur plus grand désir, celui d’as- surer la prospérité future de leur enfants, serait-il enfin réalisé ? RS [are üil i0ng VOyage à Le train s'était mis en marche : A , » v | En somme, tout fut réglé de la | les clochers et les façon la plus satisfaisante POuT | Baltimore disparurent bientôt aux | fionutents ce l’un et pour les autres. On se mit|veux des voyageurs, qui purent admirer ensuite les gorge;ssauvaucs mistriss ils se voyaient obligés d'entrepren- | | : î de! “ piquet lorsqu'on le C'était une magni- de l’attacher au d'une queue noires. Ce bon animal Li . , , . | était doué d’une grande patience, | | Cet excellent homme débuta et la rapidité de sa course était re- Le lendemain matin, après le dé- avec zèle, chez Tavlor, dans son |marquable. Dans le trajet de Baltimore à | Memphis, Walter songeait à l’heu- | \ ’ e | reux moment où, armé de son fu- | sil, 1l lui serait permis de parcourir |les forêts séculaires du Far-West. 1 trouvait sous le feuillage touffu des larbres gigantesques qui entrela- | caient leurs formaient un dôme élevé au-dessus | de sa tête. Le chemin suivi par la caravane serpentait à travers les méandres de l’épaisse forêt, et Walter, dans l'espérance de trouver du gibier, parcourait des yeux les hauts buis- sons placés de chaque côté du che- min désert, Entraîné par son im- patiente ardeur, il éperonna son cheval, et, un instant après, n’en- tendit plus le craquement des roues de la charrette. Un profond silence régnait au- tour de lui, aucun souffle n’'agitait ni le feuillage, ni les arbustes grim- pants, couverts Ge fleurs, qui re- tombaient des plus hautes branches sur le chemin. Une atmosphère suffocante remplissait l’intérieur de la forêt. Tout à coup, au détour de la route, Walter aperçut un être ani- mé, de couleur brune, qui se mou- vait au milieu de verdure. C'était un cerf. Ja (à continuer. ) S Ÿ me a) vs fra ;'eui— (tre Cu r LE A Lee K 8 RES SA à de à “ 3 & 5 < £ +1: % LS 5 (4 3 j' Crinpes luurxrissurcs Jiarrhée | ‘l'ontes les Maladies | : }'iatestins | C'est un ren èfe qii guérit d'une manière Lruimp © Ct certaine. Hay a cuen PAÏN.KILLER celui de l'enpy Davis. Dex grandeurs, 25c. et 50c. E — branches énormes et: : commend | ANDREWS RHEUMATIC CURE lit has now been usedifor nine years | with very great success BARKR, BER- |RIES, HERBS and LEAVES in mère, les enfants et | maître faisait feu : mieux encore, |their primitive form make up the instants de long en large dans la Daniel restèrent longtemps sur lelil ne montrait aucune répulsion | composition of ANDREW'S Rheumg chambre, il vint s'asseoir auprès de rivage, suivant des yeux le navire, quand on pendait du gibier sur sa Lie jatie Cure. | Price 50c à box or 3 boxes for £1.25 | Ask your Dr. ggist or write us” | Prepar d on!y by Prince County Drug Store SUMMERSIDE Taureau de Race J'ai à ma grange pour cette sai- Son, pour un nombre limité de vaches, un Taurean—mère ‘‘Ayr- sshire.”’ Père, ‘‘Caaadian Jersey .°” Le taureau est un magnifique animal de 3 ans. Pour prix et conditions, s'adres- S2r à Pierre Max. 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