PT 2e es mere PRE ; Ha. PET RETENIR FR SRE mms: : + tes 5 k FRE BRERES FRERES TES PAPA PR ARR ENS FRET OI AIG APARAT 0 PRES PE in RAR L'IMPARTIAL, JEUDI LE 30 JUILLET, 1908. \ L' Aventuricr Malgre Lui | vendeur en rabattra. bc s'en moquait parfaite nent ; FE po L- hi » \ murs ln effet, pendant que Michon | mais l'oncle, mais Boubou, mais les ! vi 0 f ro de. 40 sr 4 ® 0. à 2. à a \ (Suite de la 1re. page) | tous assommés avant de retourner vu Francs. —Voyons, mon garçon, calmez- vous, ct songez que probablement elle est encore v'varte. | Laissez donc, riposta Claude sur un ton d'incroyable violence, c'est pour Ça qu'ils l’expédieraient ! à Chicago dans un cercueil. Et de quoi se nouriirait-elle pendant un trajet detro's, quatre, cinq jours, que sais-je ?’? Mariin ne trouva rien à répon- dre. “S'il ne me reste qu'à la venger, je n’y failiirai pas. Metiez-vous bien ça dans la tête. Et dusse-je faire le tour du moude à leur pour- suite, je le ferai; ma pauvre So- phie ! ma pauvre Sophie. Pour- quoi ne m'as-tu pas écouté !”? Ces derniers mots donnèrent à penser que Michon allait tomber dans une crise de larmes qui l'a- naiserait peu à peu. Mais non, ses yeux restèrent secs et brillant d’an éclat de feu. “Qu'est-ce que nors faisons ici ? reprit-il furieusement. Nous ba- vardons. Depuis hier matin, on n’a fait que ça. Les belles malices que nous avons inventées pour en arriver là? Où est le nègre ?"” Et, d'un pes rapide, Michon alla droit à Jupiter, qui semblait causer avec son compagnon. Les deux noirs, à l'aspect de cet homme em- porté par la rage, se regardèrent, passablement émus, se demandant peut-être ce qu'il allait advenir d'eux. Michon saisit Juniter au coliet, et, le secouant de toute sa force, décuplée par sa furie, il lui dit : ‘Tu vas me conduire à Pinstant même auprès de ces voleurs. Tu sais où iis sont, n'est-ce pas ? —Certainement, répondit le nè- gre, qui ne comprenait pas, mais qui sentait bien la portée des pa- roles de Ciaude. —Mon oncle, vociféra ce dermier, sans se soucier de la foule qui s’a- maissait, curieuse, autour de lui, dites à cet homme que si, demain, au plus tard, il ne m'a pas fait re- trouver les assassins de ma femme, pour les tuer de mes propres mains, c’est à lui que je brüûlerai la cer- velle... Allons, partons à l'ins- tant, guidez-nous.”’ Jupiter n’en menait pas très lar- ge. Michon lui faisait peur avec ses gestes désordonnés et un air de résolution farouche, dont jusqu’à ce moment nul ne l’aurait cru ca- pable. Quand le nègre eut appris ce que venait de dire Claude, par le canal de Martin, lequel avait satisfait au désir de son neveu avec une fidélité irréprochable, ils'iuclina, déclarant qu'on n'avait qu'à le suivre. Juste en Boubou. ce moment accourait Le boy revenait sans voi ture et sans chevaux, contre l’at- tente de Martin. Mais ce fut « laude qui l’interpeila le premier. “Tu n'as rien trouvé, lui dit-il «une voix frémissante. —S$i, répondit Boubou, j'ai trou- sé tout ce qu'il faut. Mais on ne veut pas plus louer les-bêtes que la voiture. — Pourquoi ? — Parce qu’on sait que vous pour 1 + uivez le: voleurs de votre femm ‘h bien ! les pProprik taires «Ge ces chevaux sont douc d'accord vec eux ? -Non : seulsinent, ils ont peur Que les montures et la voiture 1 reviennent en mauvais état Ils «onsentent bien à vendre, 1 is pas « Jouer. —-Et combien ie tout ? —Six cent vingt dollars... -Michon, tout entier à son be «soin de vengeance, ne réfléchit pa: \ne minute. Lui qui prouvait na- guère combien il savait calculer, il: iouilla d’un geste emporté dans sa } ovhe, en tira la somme demandée «t dit : ‘Les voilà ! va vite et reviens. — Un instant, un instant, s'écria ? “1e « ï 1, . c re ] » f LL. . oncle Martin, dont la nature de|}i ji ne commette point de mala- «ommerçant ne s’accommodait pas ’un marché si | ent ar l'entremise d’un enfant, je vais e x ‘ 1} + { «wec toi, Boub >) Li oi ü « À rougeait impatiemment son frein, nègres avaient des habitudes. On Arsène entama des négociations qui {s'arrêta dans un villaze où furent abouuirent à une diminution de |achetés des vivres à la hâte, et l’on | cent soixante dollars. Mais cela ne |repartit en mangeant, pour ne p:5. traiua pas pourtant, car les Améri- | perdre une minute. | caius ne s'amusent pas à discutail-| Arsène Mariin paraissait plus, ler un prix pendant des heures, |préoccup’ qu'il ne l'avait encore comine le fout certains marchan- |été jusiue-'à. Peusait-il à miss deurs fra:çais. Billeubrock ? Croyait-il que la En somme, un quait d'heure ne |campague eutamée depuis la veille s'était pes écoulé que trois chevaux |au soir n’aboutirait pas ? ou bien! de selle, sssez laids, mais solides et |encore, pe:suadé que sa nièce était | résistants, arrivaient devant le per- | morte, s’abimai:-il dans un profond ron de la gare, bientôt suivis d’une |et sincère chazriu ? voiture lézère, à laquelle était atte-| Boubou s'était attaché à son maî- lé un trotteur de bonne apparence, |tre, et, quoiqu’ii menât rondement et que Boubou conduisait avec une |son cheval, il restait plongé dans la! maëstria dont l'oncle Mariin, #ssis |tristesse, lui aussi, et dans le regret à son côté, se montrait tout À fait |de n'avoir pas connu :a petite dame charmé. blonde, boulotte, dont la physiono- Jupiter et l’autre nègre se hissè- | mie à peiue entrevue, lors de l’ex- rent sur deux des chevaux deselle. | plosion du ‘‘Jackson,’’ Iui passait Le troisième quadrupède fut atta- | aimable et bienveillante devaut les ché par la bide derrière la voiture | yeux. dans laqrelle Claude, toujours hors! Quant à Jupiter et à son compa- de lui, sauta d'un bond en disant | gnon, ils continuaient à piler du sans rema-quer le côté com‘que de | poivre sur leurs selles, dans une l’ordre donné : attitude qui pouvait être modeste “Que Jupiter nous conduise à ou auxieuse sans qu'il fût bien fa- présent !"’ cile de décider laquelle des deux. Et la petite troupe partit au |était la vraie. | grand trot. Les deux nègres ne} Il faisait une chaleur torride. semblaient pas être de parfaits cen- | Tout le monde cuisait littéralement taures ; ils avaient de temps à au- sous un soleil de feu. Michon, tre recours à la crinière ou à la seul, peut-être, ne semblait pas selle pour ne pes perdre l'équilibre ; s’en apercevoir. mais ils suivaient sans tropde peine! ‘‘Ah ça ! où diable sont vos ca- le trotteur du véhicule, qui mar- | marades ? demanda-t-il brasque- chait d'uu bon pas- ment à Jupiter par l’organe de Bou- Du haut de sa monture, Jupiter |bou...Voilà trois heures que nous indiquait la route qu'il fallait sui- | marchons rondement et vous ne! vre, et Boubou fasait crânement | paraissez pas près de les retrouver. | claquer son fouet. | —C'est qu’ils ont dû courir a-| L'oncle Martin, cependant, avait | près la dame et... | rendu à son neveu les huit cents, —-Mais si la dame est en route francs gagnés sur l'achat des che- pour Chicago ?’” objecta Claude... vaux et lui avait demandé s’ilavait ‘Jupiter sembla quelque peu in-| encore beaucoup d'argent... terloqué. Cependant, il se remit. “Non, répondit (Claude, c’est assez promptement et dit: | tout ce qui me reste. N'en avez-| ‘‘ Je suis étonné moi-même de ne | vous pas vous-même ? ‘pas les avoir rejoints encore. L'un —-Pas beaucoup, répondit le vieil- | des deux devait marcher sur cîtte lard. Mais que cela ne vous in- | route, tout en se tenant à portée de quiète pas ; à cinq cents lieues à la l'autre. Ila dû arriver quelque ronde, ma signature sufbra pour chose d’impossible à prévoir... ”! uous procurer le nécessaire.’” L'oncle Arsène écoutait sans ou- Michon fit un signe de tête quel- hé la bouche. epuis quarante- conque et retomba dans ses médita- | huit heures, il n'avait pas fait sa (sieste, et il y avait bien vingt ans qu’un pareil accident ne s'était pss produit dan: sa vie, Aussi, lut- | La voiture filait grand train, esta -il contre une terrib'e somno- dirigeant vers des collines, derrière | lence dont il ne parvenait pas à | lesquelies se trouvaient Bâtou-Rou- |triompher, malgré les effroyables | | | | | | } | tions vengeresses. VII 1 conclu ! { { ge et le Mississipi ; mais on ne de-}cahots qui secouaient la voiture et vait pas s'arrêter dans la petite ville | le faisaient tressauter malgré lui, ni franchir le fleuve. Jupiter pré- ainsi que Claude et Boubou, du. teudait qu’il fallait appuyer sur le|reste. | Nord-Ouest et gagner une région! ‘‘Il faudrait pourtant, reprit où les nègres ravisseurs ne pou-|Michon, que cette course aboutit à. vaient manquer de se croire en sû- | quelque chose. L’homine qui est reté là et qui nous a ce matin apporté La route, loin d’être parfaite, of- | des nouvelles n’est point un cerf, frait des aspérités ou des creux au | j'imagine ?”’ contact lesquels les ressorts du| À cette réflexion, Jupiter regar- char à bancs snbissaient d’inquié-|da le mari de Sophie, en homme tants assauts, De temps à autre, | qui ne comprend pas les conclusions des secousses successives faisaient | qu'on en pouvait tirer. (Claude a- sauter, comme sur un cheval au !jouta donc : trot, Martin, Boubou et Michon.| ‘Quand il a quitté ses compa-| Ce dernier, qui, dans toute autre |gnons, ce matin, pour ‘venir à la situation, se serait gendarmé avec|gare, ii ne pouvait partir de bien jndignation contre un bailottement |loin, puisqu'il Ctait piès de mou, Mettons qu’il ait vait même pas. Nous, nous ve Fouiilant l'horizon d’un regard |nons d’en faire dix. Même en sup- aigu, adressant rudement des ques- {posant que ies hommes que aussi d'sagréable, ne s’en aperce- | vers dix heures. fait cinq lieues. ilous tions à Jupiter dès qu'on apercevait | cherchons aient marciié d.n; une : : À | . . . 4 une maison où des hommessdans le |autre direction, depuis ce temps-là, lointain, il serrait le canon de saluous devrions être au iuoins sur carabine et sougeait à s'en servir, urs talons... sans la rioindre hésitation, dès qu'-| -—-C'est vrai, grommela l’oncle où aurait rejoint les misérables a-| Martin, qui se réveilla tout à coup près lesquels on courait ainsi. |et exainina Jupiter avec attention. À jiusieurs reprises, son oncle | _—Nos chevaux comi:encent à d . à Î . . , « le vit examiner soigneusement l’ar- |faiblir, et ce n’est guère Ctonnant me de ar cette chaleur et après une cour- précision, que, deux heures t } auparavant, ii tegardait comrie üun|s: menée aussi vivement. Ils ne nuit faire jouer la gachette, le magasin, [sans avoir pris du repus et de la Voilà encore du temps allons perjre... Et | pour se familiariser avec lui et voir |q'iand le soleil sera couché; qu'’est- ce que nous ferons ? Les fugitifs, Martin s'étonnait du changement |eux, peuvent continuer à se sau- opéré chez ce mouton, et songeait :|ve ... Ce sout les — Voyons, voyons, Jupiter, s'é- Tout cela s’apaisera quand il sera|ciia Martin, que sa somuolence pas- avère avait un peu remonté. Si : : t'amusais à nous faire voir du ‘‘ impedimentum ‘’. La façon de|pourront trotter jusqu'à la [le point de mure, il étudia tout, et nourriture. uère il porta le rifle à l'épaule, | jue nous s'il était bien à sa main. nerfs et la fièvre. bien faticué. Pourvu que jusque- dresse et n° € pes lue! que'q LUNDI >: VS uniquement por vivre à nos saus le vouic HiCNS €. sans savoir réel ement où fl était midi environ l'on scfOut passé ics Éens que noud cher- “OUVAU: qu 043 ctait A jeuu, Mi | valuils, LCras Fruiluie £: EUUEL à €:3er, There is no arsoaniesit haïts «F7 Kou to‘inspect our stock of you wili find them very interesting. 4» inter Lii ‘ , onvincing as the evidence of your own eyes. .VALUES For that reason we want Dr, Goods. We will be most pleased to exhibit our stock and value DRESS GOODK | Allthe newest Blacks aud Colors, Rough Twecds, a : Freizes, Plain and Striped Zibitines, Cheviots, Serges essential cold weather Home Furnishings for you tc Mrissiii: WRAPPERETTES Besides the usual range of English and American certes cos eobvs + ve ... 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THS F&AIRBANKS COMPANY LEVRIRERT LE RASE IRSANKS Gasotone Engines FOR ALL POWER PURPOSES | MON garçon. —Oh ! massa Martin, dit le nè- gre, pour qui me prenez-vous ? —Pas pour la crème de la soci- l'été, parbleu ! Tu nevas pas me | faire croire que tu es la vertu même ? —Mais, massa, répondit Jupi- ter, pensez donc ; si j'avais voulu vous mettre dedans, il m'était fa- cile de trouver Hélégas et Thucy- dide, à quelques milles de la gare, et de vous faire marcher jusqu'au soir Sans que vous ayez rien à redi re. —C’est un peu vrai, dit en fran- çais le vieillard. — Ah ! reprit le nègre en met- Fou sa main eu abat-tour sur ses yeux. Tenez, voyez si je vous trompe. Voici Hélégas, là-bas, à mi-côte, et je crois que ce point im- perceptible, tout en haut de la mon- tée, c’est Thucydide. (A Suivre) ALL SIZES Saye Trouble and Expenses Not necessary to go Montréal. > { will clean anything cleanable—clothes and dishes, pots and pans, floors and doors—in fact, anything from cellar to = GOLD DUST lightens labor, lessens care. Made only by THE N, K, FAIRBANK COMPANY, Si, Louis, Montreal. k New York, Boston, out of Tignish for your Spectacles and Eye Glasses. ‘ I'have just imported one of the finest assortment of Spectacles and Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for all ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND É Price always right L. S, PERRY TIGNISH Eyes tested free of charge OBTENLE INTEMENT “ Avoz.vous ane idfe® £ oui, érmandez notre , Gaido des Inventeurs" pour savoir commrnt | #0 #ticunent lea patentes Iciormetions fourn ce (5 tufterient. INA ES ALAN Æ VE AE TS. 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