ME 7 Pt om tm TE 4 YETS Laf Jjait la Force? ABS 7-5 SE. cs D y Aoscire CI 5 DE L' 4. u PA RT. I. 4 L, Proprietaire | Fondé en 1893 per Gilbert Buole et son fils Sont Farc F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante, È Vol. 3 No. 33 Noitvole Serie TIGNISH, ILE DU. PRINCE EDOUAlD, MARDI LE 28 FEVRIER, 1I9II 18 ANNEE LA FORCE DES AGADIENS D'où vient la force de résistance , n’est pas une hi-toire de croissance des Acadiens ? Nous avons promis | artificielle: elle est logique dans ses mo- |aspirations; ce que le peuple aca- [dien voulait au XVile siècle, il le : voulait au X Ville; il s'estime heu- de tenter une explication ; le went de tenir parole est arrive. La première, on n'en sarrait don-; —Cela se faisait-i autrefois dans les familles ? —Oui, ‘aus toutes. - Et aujourd'hui ? —Aujourd'hui. il faut renouer les bonnes traditions du passé. Heureuses les familles qui répon dent à cet appel !.. Allons ! bien chers paroissiens, un peu de bonne ._- article d'ailleurs romanesque dans volonté ! C’est pour le bon Dieu, “UN. COMPLOT INTRNATIONALE CONTRE LA PAPAUTE Plusieurs journaux signalent un . d’esprits un 1apporchement ne s’é- tablit pas entre cette information ter, réside dans la conservation de la langue. Ici, des ennemis que lenr igno-|tra-anglais dans un pays, et anti- ærance rend superbes, répondsnt en plissant les lèvres : ba‘ois acadien ? ’ Eh ! oui. La langue des Aca- ‘diens diffère quelque peu du parler ‘Canadien ; les différences sont même assez caractéristiques. En somme, les Acadiens parlent le français po pulaire du XVIle siècle. Une preuve en passant. Une ancienne grammaire recommande de ne pas prononcer moi (moa), toi (toa) comme les gens du peuple, mais ‘{moé,’’ ‘‘toé’’, corume à la æour, cowme Louis XIV ! Or, les Cana diens prononçaient ‘‘moé’’, ‘‘toé’”” comme madame de Sevigné et les Acadiens ‘‘moa'’, ‘‘toa ’ ainsi que le ‘‘bûcheron’’ de Lafontaine. Les Français s'étant ralliés à la pronon ciation populaire, les Acadiens, sur ce point, n'ont donc rien à modi fier. Ils sont en plein dans le cou Tant. Fermons cette longue parenthèse. Une autre cause de la résistance triomphante des Acadieus se trouve dans la fécondité des familles, fé condité qui suppose une race forte, saine, iudemne encore de légoisme féroee qui étreintid'autres race et les achemire lentement à la mort. La tfoisième cause de l'enduran- ce acadienne réside dans l'énergie que donne à au peuple une brillan te histoire. {La leur est vieille de trois siècles, la plus vieille de 1 Amérique sep- tentrionale; elle est héroïuë. elle est dramatique, elle est navrante, elle est pure et si elle tachée de sang, c'est le sang des martyrs le sang acadien; elle est tachée de leur pro pre sang! Ily adans l’histoire d'un peu- ple, une force, une force irrésistible | que l’on reut contester, mais que l’on n'émpêchera point d'exister; elle produira, cette force, les résul- tats qu'elle a produit ailleurs. L'histoire acadienne a uv avantage; elle est l’histoire du sol; elle n’e:t pas une série de légendes transplan-| l’autre; ce tées d'un continent à ! ‘‘Parlez-vous du |reux de n'être pas tiré en sens con- Lans. comme d'autres qui sont ul- le ce temps pour reprendre tous |anglais dans un autre. L'acadien ue s'appuie pas sur la haine; la jus- tice qu'il réclame pour lui, Il est prêt à la reudre au centple aux antres et Il en fournit des preuves qui étonnent les rivaux, sans les désarmer, et exaspèrent les patrio tes à tous crins, ceux voudraient que l'on gratiquât la peine du tali- on. Afiu de se disposer de répondre. ox rira de ce que j'ai avancé - les hommes sérieux savent qu'il y a une force historique qu'il u’est pas au pouvoir de l’homme d’endiguer. Brunetière l'a bien compris lors- qu'il disait que les Américains, u’ayant pas d'histoire, sonten train de s'en fabriquer nne ; de là leur culte pour des héros françai:, de là l'admiration pour Marquette ‘‘ihe western man’ ! Une force encore pour les Aca- diens, est celle des injustices dont ils sont les victimes. Je me porte pas d'accusations précises ; pour le moment, j'affirme que les Acadiens accablés daus le passé sous le poids d'iniquités sans nom, s’ivsurgent en leur coeur contre les injustices actuelles. Des gens s’étonnent qu'ils murmurent ; ils oublieut que la nature humaine n’a pas changé depuis des siècles et que les inno- cents se sont toujours réclamés des lois divines contre toute sorte d’op- pression. Les Irlandais, en Irlande, res- | sentent encore les traitements dont lils furent victimes ; personne ne saurait arracher dw coeur des Polo- vais le sentiment des injustices qui les accablent. ‘ Dans l'univers, le sentiment pu-! | blic est avec les victimes contre les bourreaux. Quand l'opinion catholique con- naîtra les épreuves passées ues A- cadiens, quan elle saura ce qui se passe mwaintenant, elle sursautera et ce jour là le faible recevra le ré- confort qu'il sollite. JPACIFIQUE. LA PRIERE EN FAMILLE — Quel em Pacte principal de la! vie de famille ? C'est la prière. — Pourquoi ? — Parce que c'est Dieu qui a fon- dé la famille en wnissant le père et; la mère et en leur douuant des en- fants A tout seigneur, tout hon neur ! Si Dieu est le roi de la fa- mille, la famille doit l'honorer par! la prière. —Ne suffitil pas que chaque membre de la famille prie le Bon Dieu en particulier ? __-Assurément. Mais ily a de nombreux avantages à ce que la prière se fasse en commu. — Lesquels ? —D'abord on est plus sûr d’être exancé : car Jésus Christ a dit : Que deux d’entre vous soient d’ac cord ici bas, et ‘‘quoi qu'ils demau- 4ent’”’, ils l'obtiendrontr de mon pè re Céleste. Partout, en effet, où deux ou trois sout réunis en présent au miiieu | mon nom, je sis d'eux. —Quelle conclusion tirer de ces; paroles ? —Qu'une famille où on ferait ré-| gulièrement la prière serait assurée par Jésus Christ lui même d'être bénie et heureuse. —N'y atil pas d’autres avan- tages de la prière en famille ? — Beaucoup d'auties, D'abord, chacun est ‘certain de ne pas ou- | blier sa prière, puisque les autres l'y feiont penser. Ensuite, on la | fera beaucoup mieux. Enfin, il ré- [ee un grand bien pour la paix du ménage et l'éducation des en- ! fants. | —Quel bien en résultera t-il pour la paix du ménage ? | —Les époux, en s'agenouillent ensemsble pour réciter ‘'‘Notre Père'’, se pardonneront mutuelle- ment leurs petits torts et s’encou- rageront à bien supporter leurs é- | preuves. | —Kt les enfants ? —Ils recevront de leurs parents le bienfait de l'exemple apprendront d'eux comment il faut prier Dieu, \ | | et les respecteront davantage en comprenant d'où vient leur autori- | té. —Les défunt: ? —JI$ sont moins vite oubliés. On remplit à leur égard le devoir du souvenir et de la prière. len est consolée et soulagée. —Où faut-il faire cette prière en commun ? —Dans la chambre où on vient de prendre le repas du soir. —Qui doit la réciter ? —Le père, la mère, ou un des enfants. Ce qui importe, c’est que tous y assistent et y prenuent part. ” -| plus simple et le plus efficace que Leur âme pour vous et vos enfants. Profitez {cette salutaire pratique de la prière vous ont malheureusement négii- gée. PROTESTATION UNIVERSELLE Ilest de plus en plus question d'organiser dans tout le monde ca- tholique une grande manifestation de protestation contre les fêtes qui auront lieu à Rome cette année, sous prétexte de commémorer le soème anniversaire de l'unité de l'I- talie, ce qui siguifie pour les catho- liques l’anniversaire de l’usurpation sacrilège des Etats-Unis Pontif- caux. Ona suggéré au Vatican, d'abord de faire pour le Saint Siège une grande collecte spéciale, puis de consacrer tout une journée au Pape en priant pour lui et en par- lant de lui. Ce jour-là, pourra être le diman- che qui suivra la fêtes des apôtres saint Pierre et saint Paul, suggère Mgr Marty, évèque de Montauban. Dans toutes les êglises et dans tou- en famille, que quelques-uns parmi : tion, que Pie X, quittant Rome, |cemment publié par les Nouvelles cette année, pourrait bien venir ha-|ét qui tendait hypocritement à faire biter le vieux château fort de/croire que c'était le Vatican lui. lequel le Gil Blas a lancé l'informa: | sensationnelle et certain article ré- gouvernement. De cette information laissons la partie romau. Ilreste qu'à Paris comme à Rome et ailleurs on prend au sérieux les bruits qui courent que, vu la situation créée à Rome par M. Nathan, avec la complicité du gouvernement ïitalieu, Pie X s'attendrait à s'éloigner de Rome cette année. Nos lecteurs s’en souviennent, nous les avous ‘prévenus que cette éventualité était envisagée au Va- tican comme une possibilité. De cette question se rapproche celle du complot (ue l’Unione de Milan a révélé) pour la suppres- sion des représentations diploma- tiques auprès du Saint Siège. Il était impossible que dans beaucoup Lourdes, avec le consertement du | même qui avait comme objettif | cette suppression. Les Nouvelles ont senti le dan- ger de ce rapprochement et d'’elle- mêmes elles ont pris l'initiative de déclarer que le Comité internatio ual des jurisconsultes anticléricaux dont elles sont l'organe n’a rien de de commuu avec les intigateurs ce complot. Tout mauvais cas est niable. Nous admettons bien volontiers du reste que le complot des juriscon sultes et celui des politiciens sont seulement parallèles. En tout cas ils sont effectivement concordants. Oui, il y a contre la Papauté un grave complot international. Prions pour le Pape. et, enfants dévoués, serrous-nous affectueuse- ment autour de lui. —(Coco, fruit délici:ux. L'Anglais s'apai-e aussitôt. Sa figure rayoune et il offre le champagne à tout le monde. tes les cathédrales, les évêques et les prêtres ne parleraient que du’ Pape Pontife et Roi, les fidèles ne prieraient et ne communieraient que pour le Pape. Ce serait une | immense acclamation mêlée d’une | supplication ardente. ns “Des messes, non des Îleurs” Déjà une vive réaction contre d’insensées prodigalités de fleurs et de couronnes au décès d’un enfant ou d’un ami s’est produite dans le monde des pieux fidèles. Sur un grand nombre de lettres de faire: part on peut lire : ‘Prière de n’en- voyer ui fleurs ni ccurounes.”’? Toutefois, par cette suppression, la chère âme disparue n’y trouvait pas davantage son compte. (C'était une lacune, Elle sera comblée dé-} sormais par l’emplol des ‘‘Cartes- | Messes.’’ On inscrit sur une carte | ad hoc le nombre de messes que l'on se propose de faire dire ; puis | on la dépose dans la maison mortu- aire. ‘C'est évidemment le moyen le nous ayons de veuir au secours de nos morts très aimés, écrivait Mon- seigneur l’Evêque du Mans en même temps que l’occasion la meil leure de témoigner à ceux qui |pleurent, nos, sincères condolé- ances.”” A la phrase traditionnelle : N'en voyez ni fleurs ni couronnues’’ pourquoi n'ajoiterait on pas : ‘Les Messes seront reçues avec re- corraissauce.”” Aoh, Coco! C'était dans un grand hôtel de Nice pendant la gucrre du cap. Un Anglais à mine rubiconde et poings énormes se tenait renfrogné à un bout de la table d'hôte. Son voisin, un Parisien, ami de la conciliation, essayait d’amadouer La peste en Chine La peste bubonique continue à faire de terribles ravages en Chine. Le géseral Wilder, consul général | des Etats-Uuis, à Shanghai, dit que cette terrible maladie fait règulière- ment 250 victimes tous les jours à, Harbin. Leterre gelée rend l'in- humation impossible. Le peuple a finalement consenti à laisser inciné- rec 4,000 cadavres et 1000 autres victimes ontété brûlées à Kwang Chang Tsu. La ‘‘Red Cross'’ a envoyé au- jourd’'hui $2.ov0 au Club Commer- ciel de Seatie. Wash., dans le put de venir eu aide à ceux qui souf- frent de famine dans le Céleste Em-: pire. Le vice-roi fde Mandchourie es- time qu’au moins 65,000 personues ont été victimes jusqu’à présent de cette terrible maladie. Le comité de secours de Shan- :ghai croit que 10,000 personnes au moins ont été victimes de la fa- mine. Le gouvernement essaie de don- ner de l'ouvrage aux pauvres mai- heureux des districts ravagés par la famine. Remarquable Invention nie, M. George Gates, a inventé de uouvelles traverses pour voies de chemins defer que la plupart des compagnies adopteront probahle- ment. 1] a vendu son invevtion à un syndicat de onze des plus grandes compaguies de chemivrs de fer des Etats Unis qui lui paieront entre toutes la jolie somme de 17,500,000 dollars. L'invention de M. George Gates est considérée comme la plus im portante depuis le frein à air coim- primé. ce rébarbatif personnage. Après mille avances, auxqnelles | grognement, le Français finit par dire : —En voilà un coco !...... —Aob, coco...... hurle l’An- glais, qui se lève furieux. Puis il se rasseoit et appelle le garçon : —Apportez à moa un diction- paire. Ii ouvre; lit ; à + an ET IEEE LÉ RES TT Babe il n'avait été répondu que par un! Re ainsi en une masse de métal rigide, mais sont faites d’une combinaison de di: verses substances, élasticité extraordinaire. Elles sont renforcées par trente six bouts de fil de fer barbelé. Les exprets ont tous été surpris des qualités remarquables de ces no ivelles traverses, que n'’ivfluen- |cent ni la chaleur nile froid, qui | ’absorbeut pas l'humidité, qui Elles ne consistent pas, is pourrait le croire, PR | Un habitant de San Jose, Califor qui leur donne; rendront les voies moins rudes et dont le prix de revient sera moins élevé. Une seule machine pourra fabri- que en un seul jour trois mille cinq cents de ces nouvelles traverses. Une somme de 500,000 dollars a été déposée à la Crock:r National Bank. C'est le premier versement | partiel de la somme de 17,500,000 | dollars qui doit êtr: payée à Gates en échange de ses droits dans le | monde entier. } À PROPOS DE | L'EXPLOSION DU “MAINE” Les journaux de Madrid, pu- |blient des attaques contre les Etats- Unis depuis la publication d’un rapport de la commission d'enquête du :renflouage du ‘‘Maine’’ décla- rant l'Espagne étrangère a l'explo sion du navire de geurre améri- | Cain. Les libéraux proposent que le rapport de la commission améri caine soit traduit dans toutes les largues européennes et dans celle des Philippines, avec une préface explicative et que 2,000,000 de co- pies soient soigneusement distri buées dans le monde entier afin de donner la plus large publicité à l'injustice qui a été comtalse envers | l'Essagne. Les libéraux ont ouvert une sous- cription pour payer les frais de cet- te publicité. ne ee MGR CHARLEBOIS S. G. Mgr Ovide Charlebois, vi caire apostolique de Keewatin, est parti la semaine dernière pour aller prendre possession de son lointain diocèse. LE SALUT À LA FRANCE Mgr l’évêque d'Orléans, de re tour de Montréal, a conté là bas l'anecdote suivante. ‘’Nous venious fde dire nos messes, le’samedi 1C septembre, à la carhédrale de Trois Rivières. Un Frauciscain s’approcha de moi. Je le verrai longtemps avec sa figure toute jeine, toute candide, deux grands yeux qui eusseut tenté Gi otto et une taille très souple sous sa robe biune flottante. —Monseigneur, me dit-il, bénis sez moi. —Mais, mon enfant, je ne bénis pas en présence du cardinal légat. Et lui, s’entêtant ;doucement ; | —Mouseigneur, béuissez moi, au nom de la bienheureuse Jeanne d'Arc. Jesuis lorrain. béuis. Cependant, ‘ ik-demeurait à ge- noux , le front incliné, me barrant la routé: 5.5 ©, =— Mon enfant, vous avez quelque chose à me dire encore ? — Oui, j'ai une prière à vous a- dresser. — Faites. — Monseigneur, quand vous ren- trerez au Havre, dites bonjour de de ma part à la terre de France. Il } a sept ans que j'en suis banni. , Et je vis un sursaut qui fit trem- bler la robe brune ; le petit Francis- cain avait laissé s'échapper un sanglot, Moi, je ne sus pas conte- uir une larme, pansant : Voilà les hommes qu’ils ont chassés, Le jeudi, 29 septembre, dès l’au rore, ma messe dite, je suis monté sur le pont. J'avais hâte d’aperce- voir les côtes de France. Un voile de brûme, qui nous les dérobait, s’est fondu, et elles nous ont appa- ru. Alors, je me suis souvenu de ma dit : ‘‘Salut, terre de France, terre historique depuis vingt siècles ; terre des héros sublimes : terre des | fous redoutables ; terre où vit un peuple bon, léger, idéaliste, . singu lier et charmant ; terre de la poésie et des arts ; terre de la religion et de l’iucroyance ; terre où je suis né, où j'ai appris les premiers mots de ma langue ; terre qui ga!des ia cendre de mon père laborieux et honnête, avec celle de ma sainte mère ; terre des miracles de Dieu et des gestes dramatiques de l’hom- me ; terre au-dessus de laquelle resplendit le soliel du génie latin et s'élève une nuée de souvenirs grandioses ; terre que j'aimais ten. drement et que j'aime, une fois de plus, pour t’avoir quittée si peu de temps.—Salut à toi de la part du petit Franciscain des Trois-Ri- vières, ton fils, exilé par l’iniquité de parlementaires oublieux de tou génie, et ennemis, quoi qu'ils en disent, de ia liberté !-—-Salut à toi, de ma part anssi. Dieu soit béni qui m'a permis d'aller là-bas! Dieu soit béni qui me ramène EE a UNE COLLECTION ROYALE Les Portugais sont gais ; mais les Espagnols ne le sent pas moins. Alphonse XIII, comme un si nple mortel, est devenu collectionneur. Laissant de côté les timbres-poste, les autographes, etc., le roi d’Es pagne collectionne les objets divers qui ont servi dans les attaques di- rigées contte sa personne, Dans cette collection, on trouve la tétine d’un biberon avec leque on tenta de l’empoisonner, alors qu'il n'avait que huit mois ; la caune d’un personnage de la cour qui exprima son mécontentement eu essayant de bâtonner le roi ; de nombreux morceaux de la tombe de Bercelone ; le squelette d'un des chevaux qui. le jour de l'attentat, conduisaieui le carosse royal ; uni fragment du landau que partageait Alphonse XIII avec M. Loubet le jour de l’attentat de la rue de Ri- voli ; plusieurs objets ramassés dans la rue après l'explosion dej la machine infernale qui, dissimulée dans un bouquet, fut lancée contre le roi le jour deson mariage. Le petit musée royal, et absolument personnel, contient des poignards, des armes à feu et des projectiles en tou$ genres. Et la vu de cette collection uni- que fait sourire Alphonse XIII : on ne dit pas si son rêve le plus cher est d'augmenter sa collection. SUIS BON Si j'avais un fils, s’il devenait | grand, je le prendrais à part le soir — Eh bien, dis j je, vaincu, je vous promesse de Trois-Rivières et j'a-| de sa no dns et je lui di- rais : Sois bon ! Oui, sois bon, mon gars, non pauvre ami, mon pauvre petit ! Le monde est un coupe-gorge où ur mauvais lieu. Envers toi, on sera cruel et fourbe : on te fera la guer- re au couteau, Tu souffriras par- tout de toutes taçons tou; les jours. Parfois, tu auras des révoltes, sou- vent tu auras des défaillances, Mais vois ! je t’en supplie : c’est la plus grave, c'est la plus douloureu- se, la meilleure chose que je puisse dire. Sois bon. N'écris pas un mot cruel, ne fais pas un geste railleur. Souffre et tâche de garder confiance, et n’in- sulte pas la vie à cause d’une paix qu’elle ne peut pas donner. Subis, et ne méprise pas : le mépris est en- core une petitesse, Ne crie pas, ne ;pleure pas, ne rends pas les coups. Scis bon et tâche de com- prendre. Et si tu comprends... Oh ! alors tu sentiras ce qu’il a fallu pour que ces êtres te veulent du ml, te le fassent on s'en prêtent à toi, la tor- tueuse et louche pensée. Il a failu un long ravalement de l'esprit, et des contrarietés sans nombre et dit mille frottements douloureux, et des mépriscs, et des erreurs, et l’a- mour propre égaré, et l’amoition exasçérée, et le tournant à l’aigre, et le sourire fausse et le rise gâté, et tous res riens qui sont les bles- sures et les dégradations de l'âme... Et c’est après tout cela qu’on est méchant £sans le savoir. Tu é- coutes, mon fils, tu entends ; sans le savoir, écris ce mot, empêche les lèvres de s'ouvrir pour les paroles dédaigneuses que toute ta sagesse et tous to1 pardon soient dans ce mot. Et maintenaat va dans la vie ! va toi, qui fdouteras, les heurteras aux murs, te déchireras aux sar- casmes, te navreras à ce toucher des amitiés menteuses, condoieras tous les désespoirs, passeras au bond de l’insondable angoisse, va ! et sois bon ! Charles Fuster. 9,000 FACTS ABOUT CANADA The 1911 edition ofthis indis- pensable collection of concrete, criso Canadian Facts, edited by Frank Yeigh, of Toronto, the well known lecture: and writer, and au- thor of the new book, ‘‘Through the Heart of Canada,’ has been is- sued and is filled with fresh data of most interesting and illuminating character. It is a marvel of con- densation, presenting in small spa- ce striking figures relating to every phase and department of Canada’s resources, trade and national life. Its RE ani wide sale can easily be understood, in fact, it is’ as has been said, ‘‘worth its weight in Cobait silver or Yukon gold.’’ The booklet may be had from the leading newsdealers, or for 25 cents from the Canadian Facts Publis- hing Co., 667 Spadina Avenue, Toronto. ER LES FRANCAIS EN AFRIQUE Le ministre des solonies a été In- formé d’une nouvelle victoire fran- çaise dans la région Darkouti de l'Afrique èquatoriale, Le capitai- ne Madat a poursuivie la tribu hos- tile du Sultsn Senoussi après une longue et dure bataille, dans laquel- le le Sultan et trois de ses fils, ainsi que plusieurs chefs et 300 hommes furent tués et 400 blessés. Les Français n’ont perdu que 8 soldats indigènes. el 18 autres furent bles- sés légèrement, La paix a été rétablie dans la ré- gion Onadai du Sénégal, dans l’ouest de l’ Afrique française, après une batalule près de Dorothé, dans laquelle 200 Arabes furent massa- crés. Les forces françaises n’ont éprouvé aucunes pertes. h : à ae 08 AR TU à 2 00 0 RE ana ER ha PAS STIGÉE ou dE