L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P.E,, a ne JEUDI 25 JUILLET, 1907. Sn = — Ps PENDANT SIX MOIS J'AI ‘Al n'y a pas pour une femme habi- Muée À la vie active, accoutumée à travailler aux soins de son ménage, ide sa maison, de ses enfants, de tor- ture plus cruelle que d'être con- ‘damnée à inactivité, que de ne pouvoir plus bouger. Lorsqu'une jeune femme sent ses $ointures enfer, ses pieds se sl ses articulations se nouer et se refuser à tout service, quelle n’est was sa frayeur, quelle n’est pas son angoisse | «Pourtant, c'est ce que nous voyons chaque jour. Combien n’en connaissons-nous pas dans notre entourage de ces inalheureuses per- sonnes qui sont invalides dès le jeune âge, qui restent clouées sur leur chaïse, incapables de se mou- voir, invalides du travail, invalides du devoir. Pour quelques-unes ce sont les rhumatismes qui les accablent, pour d’autres c’est la faiblesse, dans tous les cas, ce sont des vices du sang. Car, ne l’oublions pas, le sang est Ja graisse, l'huile miraculeuse qui fait fonctionner toute la machine humaine. Il n’y à pas besoin d’être médecin pour connaître à fond le procédé intime d’où dérivent le rhumatisme et ses maladies voisines, la goutte, toutes les douleurs en un mot. Elles proviennent d'un défaut d'alimentation intérieure; notre corps ne se nourrit pas par la bou- che, mais par la métamorphose des aliments dans l'organisme. On peut très bien digérer et pourtant le corps peut se mal nourrir |! Ceci arrive quand les phénomè- nes intérieurs ne s’accomplissent pas régulièrement. . Alors les produits nuisibles, pro- venant de ce que nous mangeons, au lieu de s’éliminer, c’est-à-dire, au leu d’être réjetés en dehors du corps par les différent:s méthodes que l’on connaît : sueurs, urine, sel- les, se concentrent dans quelques coins du système, se logent dans les articulations, sous les muscles et empêchent les mouvements de B'opérer, les membres d'agir. C'est de là que proviennent les douleurs, les faiblesses, les inflam- mations, tout ce cortège de maux qui arrêtent les plus vigoureux, qui empêchent de travailler les pauvres femmes dont le système est ainsi affecté. Par conséquent, c’est au mal in- terne qu'il faut s'attaquer immédia- tement. Il y a dans l’organisme, un corps étranger qu’il faut faire disparaitre, qu'il faut évacuer, qu’il faut détruire. Quel agent peut-être plus puis- sant à cette fin que le sang, le sang qui est la base du système, le sang qui peut tout. Mais pour qu’il ait la force d’ac- complir cette œuvre, il faut un sang fort, propre, sain, vigoureux, æenforcé. @Comment pourrait-on lui donner tes qualités mieux qu’en prenant les Pilules Rouges, le remède régé- aérateur par excellence du sang, le purificateur sans égal .. | Vous m'avez sauvée de la terrible Maladie qui me paralysait les Membres DU FAIRE MES LAVAGES A GENOUX. TROIS MEDECINS MA- VAIENT SOIGNEE SANS ME GUÉRIR Grâce aux Pilules Rouges, je suis guérie et je fais tout mon ouvrage sans difficuité, MADAME THEOPHILE BERNIER, Cap St-Ignace, Qué, Les Pilules Rouges donnent au sang l'activité et la vigueur qu'il faut pour dissoudre cet acide urique d'où vient tout le mal et elles four- nissent aux organes l'énergie néces- naire pour l’expulser. Aussi, conseillons-nous aux fem- mes qui travaillent, aux femmes ac- tives, à la moindre trace de dou- leur, de nous écrire et de nous demander les Pilules Rouges qui les sauveront. Lisez ce certificat :— Cap St-Ignace, 7 Mars 1906. Messieurs, Combien jé vous suis reconnais- sante de m'avoir sauvée de cette terrible maladie qui me paralysait les membres. Pendant six mois j'ai dû faire mes lavages à ge- noux et m'appuyer sur une chaise pour marcher. Trois médecins m'a- vaient soignée sans me guérir, quand je me suis adressée à vou. Dès le commencement, vos Pilules Rouges m'ont fait du bien, mais j'ai attendu pour vous écrire que je fusse parfaitement guérie. Mainte- nant je puis dire que je suis abso- lument guérie. Je fais tout mon ouvrage sans difficulté Mes join- tures, mes pieds ne me font plus mal, je vais parfaitement bien, grâ- ce à vous, et je vous remercie. Mme Théophile Bernier, Cap St-Ignace, Co Montmagny, Qué. Les Pilules Rouges guérissent et leur action est durable. Chaque femme qu? les prend purifie et enri- chit son sang, redouble ses forces, fait disparaître les maux dont elle souffre, comme anémie, chlorose, neurasthénie, irrégularités, palpita- tions, etc, etc, elle maintient le bon fonctionnement de tous ses or- ganes, en un mot s'assure une bon- ne santé. CONSULTATIONS GRATUI- TES : Adressez-vous par lettre ow personnellement au No 274 rue St- Denis, si vous désirez avoir des conseils. Les Médecins de la Cie ) Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout à fait gratuitement, les informations nécessaires pour l'emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi, au besoin, d’au- tres traitements si votre maladie les requiert. DEFIEZ-VOUS. — Les Pilules Rouges sont toujours vendues en boîtes de 50 Pilules. Chaque boîte est recouverte d’une étiquette impri- mée en rouge sur du papier blanc. Les Pilules Rouges que les mar- chands vous vendent à l’once, aw: cent ou à 25c la boîte, ne sont pas les nôtres: ce sont des imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cette manière. Ces charlatans qui se font appeler, docteurs, allant de maison en mai- son, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais: nos médecins ne sortent de leurs: bureaux de consultations pour soi- gner les femmes malades. Si votre marchand n’a pas les Pi- lules Rouges de la Cie Chimique Franco - Américaine, envoyez - nous “oc pour une boîte ou $2.50 pour six boîtes, ayant bien soin de faire en- registrer votre lettre contenant de l'argent, et vous recevrez, par Île retour de la malle, les véritables Pie, lules Rouges. Adressez toutes vos lettres: CIE CHIMIQUE FRANCO -AMERI-, CRIE 274 rue Saint-Denis, Mont. | Elïets d'Alcuol. ———— I Depuis les trois mois qu’il avait rejoiut le régiment, Mortal faisait | l'admiration de ses supérieurs et de | venait de jour en jour ce qu'on ap- pelle un bon soldat. Son paquetage était toujours dans l'existence moins sombre. Et quelle tête pour lui LE + miser son prêt et les quelques sous gagnés à laver les effets de toile de ses camarades, et de les envoyer à la famille ! C'est pu assurément, qu’on voit là bas, c’est le coeur. Sa belle action le fait aimer davan- monde l'estime au tage, et tout le un ordre parfait, et nulle corvée né- tait aussi bien exécutée que lors | qu'il en avait été chargé. Doux et | serviable, il était parvenu à conqué- tir l’affectiou de ses camarades. | Tout allait donc pour le mieux, et dans ses rêves, le jeune soidat | voyait sous d'heureux auspice les jour où, ses dix mois accomplis, il reverrait le pays natal. On souffre là bas de son absence. | Sa mère est clouée sur un grabat| par la maladie durant les trois) ï quarts de l’année, ses deux sozurs | aînées sont aveugles, les cinq autres, trop jeuue pour gagner leur vie. Le pére est mort depuis deux ans; nul n’est là pour subvenir à leurs besoins, le pain manque dans la hu- che bien souvent, et l'hiver on gre- lotte devant le foyer'saus feu. Mortal se sent fort triste à ces pensées; il donnerait beaucoup pour | aller reprendre son métier de me- nuisier et assurer à ceux qu'il ai- te lé pain quotidien: Le seutittient au devoir méegiipli ni tend henl -* village. II Les choses en étaient zinsi quand les jeunes soldats furent a ppelés à prendre leur première garde. Mortal fut envoyé à la poudriere e l'endroit. Tout'alla bien pendant la journée. faction furent mon- Mais le soir, quand eu passer l'officier de roude, i! fut question d'arroser la première Les heures de tées gaillardement. garde. Tel est l'usage. Voilà qui ne faisail point l'affaire de Mortal. Ces dernières paroles d’un vieil | ami vu au départ lui revenaient en ! L’en- traînement et l’ivresse sont les pires mémoire: ‘‘ Attention. hein ennemis du soldat.’ Il s'excusa. Mals son camarade, qui recevait quarante francs par meis pour ses menus plaisirs, ne se fit pas tirer l'oreille. IL jeta sur la de cinq francs, au {able une pièce grand ébahlssement du cayoral et |ter, tu aurais bien mietix fait de paf: dss dutté ntüdiens, Lun de an Mefsje tent gent, senèce de bleu ! ü econo- mais ce niers : it l'argent et se rendit chez l: marchand de vin Je plus pro- che. Une demi heure aprés, on faisait partie joyeuse dans le poste. Le vin, le café et l’eau de vie coulaient dans les quarts et surexcitaient les cer- veaux. Tout d'abord, n'ayant rien dé- boursé, Mortal ne voulut pas trin- quer avec les camarades. Celui qui régalait insista en di- sant qu'ou ne lui faisait pas vu cri- me de ne rien payer puisqu il était pauvre, que lui d'ailleur payait pour eux deux; bref, qu'il saraittmal de n2: pas accepter ce qu’on lui offrait de bon coeur. Mortal finit par tendre son quart et tant et si bier que, peu habitué aux boissons alcooliques, l,ivresse ne tarda pas à mettre du feu dans ses veines. Jamais il ne s’était trouvé en p1- reil état Ceux fqui l'avaient un si doux à jeun, si inoffensif, ne l'au- raient pas reconnu. Il avait le vin méchant. La parole ne fut bientôt qu’à lui dans le poste. Sa voix em- pâtée coutredisait tout le monde: il menaçait de tout briser- A la fin, l’un des anciens, impa- tienté, lui dit rudement: —Au lieu de te pocharder avec l'argent des autres pour nous embé- sa faute, le panvre garçon. il ne restait aucun espoir de salut, le règlement était là, bourreau que rien n’attendrit. L’infraction avait été commise, il fallait subir la peine. Ce fut un sufflet pour l'orgueil de Mortal. Le jeune soldat vit rouge et bon- dit sur son adversaire, une bouteil- le à la mais. Le caporal n'eut que e temps d'intervenir. Aû paroxisme de la fureur, Mor- tal tira de sa poche les quatre francs qu’il se proposait d'envoyer le len- de main à sa malheureuse famil- le. et les jeta sur la table en s'écri- ant: —Eh bien ! puisque j'ai bu je paye à mou tour, et malheur à qui vient ime dire que je suis chiche. L'un des anciens voulut prendre l'argent pour acheter de nouvelles boissons, lecaporal, quivoyait les choses preudre une mauvaise tour- nure, s’y opposa et renvoya Mortal reprendre la faction. Une idée fatale traversa la tête du jeune soldat. Il posa son fusil dans la guérite, sauta le mur et fut chez u:1 marchand de vin avec l’inten tion de rapporter au poste les bois- sons qu'on voulait l'empêcher de payer. Jaus l'espoir de s'attacher uu nouveau client, le cabaretier com- mença par lui offrir un verre. Mortal accepta avec l'empresse- ment d’un homme ivre, et, tout en- buvant. déclama sur ce qu’il appe- lait une insulte à son honneur de so'dat. Quelques individus à l'allure sus- pecte buvaient à l'une des ta- bles, —Eh ! bien, dit l'un d'eux, si camarades sont aussi mauvais cou- cheurs que Ça, tu serais biee bête de leur emportrr à boire. Viens p'utôt trinquer avec nous, tu seras en bonne compagnie, on se déverti- ra un brin. Le jeune soldat prit le siège qu'on lui tendait et dépensa ses quatre francs en peu de temps. Puis on l’engagea dans une partie de cartes. ‘Il n'avait jamais joué et perdit un argent qu’il navait pas. Quand on le lui réclama il jeta sa bourse vide sur la table, Une dispnte s’ensuivit 8es paroles on en vint aux coups, uu agent de police fut appelé et emmena le soldat riat. au commissa- Le lendemain, Mortal était sous les verrous, en prévention de con- seil de guerre, pour avoir abandon- né.son poste et fait du scandale dans un cabaret. III — Une jettre pour vous, madame Mortal. La mère du soldat prit l’envelop pe que lui tendait le facteur, arrêté devant la porte. —Ca doit être Au p'tit, fit-elle après avoir regaidé l'écriture. E.le entra vite à la maison: -et tonte la famille connut bientôt l'af- freu e situation de celui qu'elle at- teudait pour remettie le bi:n-être au foyer. Il pleurait doulonreusement sur Hélas! Ce fut uu ru ‘e coup pour les pau- vres gens; la nuit se passa dans les larmes. Au matin, la mère n'y tint plus. — Non! s'écria-t elle, ils ne me prevdront pas mon p'tit. Je vais aller là bas, je le sauverai! Pas d'argent; l'armoire était vide, La malheureuse femme reste a- | néantie. Soudain, elle se lève, prend un bonoet blanc, endosse sa capoie à longs plis et va trouver le mai- re. C'était un homme de grand coeur, bon aux miséreux. Il faut d'autant plus touché de sa douleur qu'il avait été soldat en son temps et se rendait parfaitement compte de la gravité de la situa- tion dans laquelle se trouvait Mor- tal. Il hocha tristement la tête, t ra une pièce d'or de son secrétaire et la tendit à la mère en disant: —Aïlez voir votre eufant, peut- être parviendrez vons à attirer sur lui l'indulgence de ses chefs. Je vais | d'ailleurs écrire une lettre, vous la remettrez au colonel. IV fixtônué pat la fatigue du voÿa- "ge, se draltant Ave peine, là thère du soldat a été introduite dans la salle des rapports, et le colonel, après lecture de la lettre, a donré l'ordre d'amener le prisonnier. Mortal arrive entre quatre hom- mes, baïondette au cano:. [l est pâ- le, amaigni les yeux cernés, mécon- ; naissable. —Mon v’tit !...s’écrie la pauvre f-mme en le pressant dans ses bras. _ —Ma mére ! | On n'entend que les sanglots de de'ix coeurs torturés par uue mê.ne souffrance. Au bout d'uninstant, ne voulant pas laisser se prolonger cette scène pénible, le colonel -oimnande au ca- poral de recondire le prisonnier à sa cellule. | Mais sa mère ne veut pas aban- ! donner déjà son fils à l'affreuse si- tuation qui l'attend. | Monsieur, gémit elle en tombant aux pieds du colonel, je vous en supplie, laissez-moi mon enfant, parionnez lui ! M:s pauvres filles | n'ont pas de pain, là bas, lui seul | peut leur en donner, laissez le moi ! laissez le moi ! —Je le voudrais, maïame, mais l'affaire est en haut lieu maintenant, il n’est plus en mon pouvoir de l’é- tonffer. Je vous promets de faire tous{mes efforts pour atténuer la fau- te; néanmoins votre fils ne sera pas comdamné à moins de deux au: de prison. Le coup fut trop rude pour la mal- heureuse. Elle s'élança vers Mortal qu’on emmenait, tmais saffaisea tout à coup, en s’écriant doulouiec- sement: —-Mon p'tit ! Ils me prennent mon p'tit !... On s’empressa autour d'elle. Un médecin u,ajor qui se tiouvait là dé- clara qu’elle était tombé en paraly: sie. Parla lucarne de la cellule, Mortal la vit transporter mourante à | hopi- tal sur un brancard. Et quand le triste cnrtège eut dis- paru, il se laissa to nber sur son lit de camp, en proie au plus violent désespoir. —Dire que c'est ma faute ! se ré- pétait il en sanglotant, ina fau te ! La Protection de la Peau : Si vous voulez protéger la peau . des intempéries, du soleil ou du froid, de l’eau dure; si vous voulez lui conserver sa beauté et sa souplesse, servez-vous du “Baby's Own” Seap C’est le meilleur savon de toi- lette qui se puisse trouver pour enfants, dames ou messieurs. Son usage journalier conserve la peau souple, embellit le teint en l'éciaircissant e& en lui donnant la fraicheur. Albert Sozzs Limited, - - Montreal Méfiez-vous des contrefaçons et des substiiutions. | DR. 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