, Lt 4 4 Ke “À, w C b # . sé mm L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seui Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : OZ PNR EP à RO si Frois moe... Loc 00 Les abonnements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la figues. { 1ère insertion. 2 cents la ligne les ipsertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, I. P. E. _L'IMPARTIAIT, 1897 TIGNISH JUIN 17 L'HORAIRE D'ETE Tous ceux qui sont les amis du progrès sauront bon gré aux autorités qui se sont interressées à remettre en vigueur le même règlement que nous avions lé té dernier sur notre voie ferrée Toutes considérations prises, on ue pouvait faire mieux dans l'intérêt général du public. 1] est vrai que ce règlement, lors- qu’il fat introduit pour la pre- mière fois, devint l'objet d’une critique sévère de Ja part de quelques uns ; mais c’est le sort réserré ordinairement à tout projet progressif. On a en- core fraiches à la mémoire les appréhensious muitipliées qu’- on feignait entretenir à ve su- jet. Les uns représentaient les dangers que devait causer Je trajet de nuit en exposant à la dent meurtrière des bêtes fé roces [?] les passagers qui a7- raient à descendre aux stations avoisinant les bois : d’autres feiguaient de prendre en gran- de pitié les employés qui au- raient à travailler ia nuit ; d'au tres enfin psalmodiaisnt du ton le plus iugubre que l’adop‘ion de ce règlement aurait pour conséquence inévitable la rui- ne complète de notre trafic lo- cal. Eh bien, que voyons-nous aujourd'hui ? Nous constatons que ces mêmes personnages qui, dans ce temps-là, ne trou- vaient pas de langage assez 86. vére dans leurs critiques contre les auteurs de ce réglement, sont complétement métamorphor sés ct se pâment d’administra- tion de voir, cet été, sous une ad m'nistr.tion de leur choix, notre ie RS AR ER aie 0 he CU TU DR ü F DR nan enettet din ntuine ve TUNER pra béraux. Leur tactique a tou- jours été d'injurier ceux qu'ils imitent aujourd'hui. Ja conti- nuation de l'horaire en est une preuve entre mille. Mais, n’im- porto, quoique les libéraux, en retenant l'horraire, qu'ils ont tant dénigré, aient montré qu'ils n’ont guère de respect pour leurs principes, le public est content et, pardessus tout, re- connaissant d’en jouir, sans l’a- voir vu soumis aux formalités d'une inquisition ou exposé au fer tranchant de la guiliotine. C'EST LAURIER QUI GOUVDRNE Nous venons de recevoir les estimations budgétaires sup- plémentaires pour l'exercice fi- uancier qui se terminera le 30 juin courant. Ces estimations s'élèvent à $1,775,492, et ce n'est qu’une Partie de ce qui sera demandé aux chambres avant la fin de la présence session. Le ministre des finances de- mandera uve forte somme addi tionnelle pour lexe c:ce qui 8°? terminera le 30 juin 1898. On remarque dans les détails des estimations supplémentai 1es des sommes folles pour dé- penses imprévusës. Enfin, l’orgie est commencée, -t les rouges ont les mains dans le plat. Comme ils ont faim, ces rou- ges, et combien de millions faudra-t il pour les rassasier ! Mais, ponrquoi ces réflex- ioùs ? C'est Baptiste qui paie et Laurier qui gouverne. Et ce n’est pas tout. À l'expiration du régime con- servateur à Ottawa, en juillet 1896, la dette du Canada s'’éle- vait à $250,976,339. Sous le régime Laurier, le 31 mai dernier, 10 mois seul3ment après l'avènement des rouges au pouvoir à Ottawa, la dette uette atteignait $254,824,610, soit quatre millions de piastres d'augmentation environ, dans l’espace de dix mois seulement. Que dis-tu de cela, Baptiste ! Ton Laurier gouverne bien, u’est-ce pas ? Comme ïils sont économes, les rouges, quand ils sont au pouvoir, et comme ils se mo- | vant-Garde. | y a quelques jours, d'avoir la visite du vaillant curé d'Alber- quent pas mal de Baptiste et du paiu noir qu'il mange—l'A. —— ms UNE ENTREVUE en, - L'IMPARTIAL nous paru vigoureuse. Et dans cer tains terrains argileux les pluies continuelles doivent causer de grands dommages. Comme ici, les prés de plusieurs années sont atteints plus sérieusement, tandis que ies nouveaux champs de trêfle promettent bien. Mais il n’y a pas de doute, le temps est beau à présent. Ici, le ter- rain sèche aussi promptemevt qu'en Ecosse où l’on dit que la poussière arrive aussitôt que la pluie arrête. Avez-vous visité la chambre des Communes ? “Certainement, mais il n'y a- vait rien d’important sur le ta- pis. J'ai entendu Foster et Fielding discutant la coutrat de “Bank Notes.” kKoster est certainement un homme d’une grande habileté. Fielding est plutôt harangueur qu'orateur parlementaire. Sir Chs. Tupper prit part à la discussion. Pour un septuagénaire, Sir Charles est certainement vigoureux. Eu comité, J'ai entendu M Martin plaider en faveur de sa province. 11 m'a certainement surpris. M. McDonald de King's était là aussi, surveil- Au cours d’une discussions sur les grèves de la Grande Combe- dans le département de Gard, remarquable par ses mines de charbon, ses verreries et ses hauts fournaux, M. Gérault Ri- chard, député isocialiste, inter- pella quelques-uns de ses col- lègues qu'il traita d’espions. L'assemblée passa alors un vote de censure contre le députée Ri- chard, et décida son expulsion temporaire de la chambre, M. Richard refusant de sortir, M. Brisson, président, suspendit la séance et fit mander les œurdes. Huit soldats entrèrent et le commandant mit la main à l’é. paule du député socialiste, qui consentit alors à le suivre, en disant qu'il n’obéissait qu'à la force. En franchissant le seuil de Ja chambre, M Richard s’é- cria : Vive la révoiution socia- le !” Lés députés socialistes ap- plaudirent à outrance le cri de icur collègue et M. Jaurès, le chef socialiste, se leva, interpel- lant le gouvernement qui, dit-il, vonlait museler un député. Le lant les intérêts de ses | commettants. M. Yeo était partil pour retourner dans ses foyers. ! Avez-vous vu le délégué pa | pal ? | “Oui, j'ai eu l'insigne hon- | neur d’avoir deux entrevues a-| vec Mgr. Merry Del val. C'est} un homme de mon âge, à l'air! distingué et très affable. 11 m'a, paru désireux de parler sur] certain sujet ayant rapport au Nord-Ouest. Il est maintenant, dans ces régions, et il prétend pouvoir retourner à Rome dans. peu. C’est à la résidence de Sir, Donald Smith qae j'ai rencon-| tré ie délégué 1la son sécré- taire italien ; mais il par'e très bien l'anglais Iui-même $es ancètres sont d'origine irlan- daise et de la même pariie de la vieille Erin que les meins. Le 99 ‘Merry,’ indique son origine irlandaise, et Del Val, son ori- gine espagnole. Les irlandais sont partout. Avez-vous voyagé en com- pagnie du gouverneur How- lan ? “Non, nous n'avons pas roy- agé ensemble, mais nous avons eu occasion de nous rencontrer! .usieurs fois Le couverneur o s'était rendu à la capitale à la demande de Lord Aberdeen, et comme de raison, ses anciens amis étaient très heureux de ie voir. Pouvez-vous dire quand finira la session ? “Je ne pourrais le dire. Mais, sans doute elle sera asseZ lon- gue pour faire comprendre à quelques uns qu’il y a loin en- tre les promesses et l'exécution Nous avons eu le pleisirs, ii des promesses. Et espérons qu'- elle ne finira pas avant que Justice soit rendue aux oppri- més. voie ferrée fonctionner selon le |ton qui a bien voulu nous don: | -— 2 même horaire que celui de j’é- té dernier. De toutes ces crain- | Vants sur son récent voyage à tes qu'on entreftenait des ani-| Québec, Montréal et Ottawa. | à | s . . » maux sav vages, detous ces sen- | Le Rev. Père Burke, qui nous | Nationale l'Assomption, nous timents de compassion qu'on exprimait pour Je; pauvres malheureux qui devaient tra- vailler la nuit, de cette ben- queroute co'nmeicale dont on avait un si vif pressentiment, aujourd'hui, pas le mot! Tout va eur des rouleties ! C’est ex. traordinaire ce qu'opère chez |: quelques uns un changement | de gouvernement ! Après tout, y a-til quelque ! chose d'étonnant dans ce revire. | ment de condaite ? Ces gens là. n'ont-ils pas répudié, depuis Connaître mes vues sur le pro-| qu'ils sont parvenus au pou- voir, toutes les professions de fo: | proposé. Beau temps ou mau- x : Ÿ Ë D qu'ils avaient étalées au monde vais temps, on peut tou chier quand ils étaient dans !faire des affaires. l'opposition ? Selon eux, le rè-| glement scolaire de Sir Charles | sy accrochent en ajoutant | vu le soleil. La charrue était | $1,000,000 au fardeau du peu- dans l: sillon où le Jaboureur ExPUISE DE aer les renseignements sui- : ” à | parut frais et dispos après son. voyage, répondit aux questions que nous lui adressämes avec courtoisis et cette finesse de style qui rendent toujours ses conversations si intéressantes : n'y a encore rien d'’ariêté à ce | LA FETE NATIONALE Le président de la Société prie d'annoncer qu'il n’y aura pas de convention générale cette année. Le comité espère qu'il sera possible d'en tenir une l’année prochaine ; mais il Avez vous bien joui de votre sujet. voyage ? “Oui, malgré une bien désa. | gréable température, j'ai bien joui de mon voyage. Mes affai- res se rapportaient en grande partie au chemin de fer C. P.! R. dont le président désirait jet d’immigrâtion récemment | Que croit-on de la récolte ?| ‘Je crains que la récolte! je pour- | | | ple , et ainsi de suite, “ad infi- l'avait laissée et la terre labon: | nitum.” C'est pourquoi, nous 1ée on nou, était submergée. | ne sommes pas du tout surpris Partout, la saison était arrivée. | ù : | , j qu'il y ait changement d'idées Ce n'est que dans la vallée de) ici comme ailleurs chez nos li- l'Otiawa que la végétation m'a mes se ruèrent aux issues, fou, UNE CATASTROPHE A TIEN TSIN San Francisco, 12 Une con- |2ssayant d'échapper aux flam- mes. On célébrait l'inangura-. jours |}; où d'un temple à la Reine du lant les enfants aux pieds. | 1 | 1 UN SOCIALISTE | a x LA CHAMBRE DES DEPUTES EN FRANCE | | Paris, 7—Un incident peu \culièrement à Moirans, où des | banal a eu lieu à la chambre | habitations s’ecroulent à chaque des députés, samedi dernier, l'instant. président refusa d'écouter M. Jaurès, parcequ'il n'avait reçu aucun avis de la question. Une violente protestation s'é- leva de l'extrême gauche et la séance se termina au milieu du plus grand tumuite. LES INONDATIONS L’ISERE DANS Paris, 7 jain.—Les dernières nouvelles reçues de Grenoble annonçent que je désestre cau- sé par le débordement de ja Morge est plus grand qu’on ne l'avait supposé d'abord. Il s’est produit des é- boulements énormes, an grand nombre d'arbres ont été déra- cinés et le sable descendant des montagnes est venu remplir la | vallée. Des maisons ont été em- |portées ensevelisa les bes- itiaux sous les ruines; dans | beaucoup de villages les habi |tants ont pris la fuite sans a | voir eu le temps de rien empor- ter. Presque toutes les fabriques situées le long de la rivière ont été détraites. La villes de Voi- ron présente un aspect déso- lat. tous les ponts sont détruits Let les rues sont remplies des débris des fabriques, de balles de drap, de rouieaux de soie et de nombreuses marchandises Les routes sont absolument im- | prativables. | Comme toutes les conduits de gaz ont été détruites, Voiron est privé de Inmière. La plu- | part des négociants sont com- |plètement rainés et des milliers d'ouvriers sont non seulement | sans travail mais encore sans | ressources. | L'eau a inouté si vite que des ‘centaines de persounes ont fail- li périr Dans de nombreux ca- és et dans beaucoup de bouti- ques, les occupants avaient de l'eau jasqu'an con avant d'a- | voir eu le temps de se rendre compte de c: qui était arrivé. On anvonce qu'une famille de Six personnes a péri, mais jus: qu'à présent on n’a ensorv re- trouvé que deux cadavres ; on cite de nombreux actes héroi. beaucoup flagration qui rapelle elle de | 4%°5 de saareteg. Paris, vient d’éclater à Tien Tsin, en Chine. Pius de fou | eus re de en ” personnes ont perdu la vie en! vallée et les ferm:s el!es-mé- Les moissons sont entière- imes sont plus où ‘"oins en- .dominagées. L:s eaux s'ecoulent lentement laissant sur le sol | Ciel et la fête battait son plein | 01€ sous er a laquelle | lorsque tout à coup le fou écla- 14 troupe, aidée des habitants, RL à É | ni (ta. Une terrib'e panique s’en °'2use des canaux pour per- Tupper était insuffisant. 1ls se SOuffre sérieusement dans la __. | sont mis à l‘œuvreet ont ven- | province de Québec ; du les droits de la minorité. Le !sais dire, partout où j'ai voyagé | tarif et la politique nationale é6- J'ai été dix jours absent, et du- taient ruineux, et voilà qu'ils | rant tout ce temps, je n'ai pas | jeuivit. Les femmes et ies hom- Mettre aux eaux accumulées dans les creux des'écouler dans la rivière, Les autorités muni. cipales ont décidé de faire sau- ter le barrage de (Castellon pour faciliter l'écoulement de l'eau. 11 y a encore actuelle- ment trois beaucoup de maisons et parti- pieds d’eau dans. < ee DH0000608001000000860882060008006 1000978 eg : La verite pure et simple. 3 & Notre établissement est le mieux monté 4u Janada pourg @fabriquer tout ce qui entre dans l'outillage des fabriques® Pde beurre et de fromage. 11 a plus de 30 ans d existence Avez-vous déjà vu Notre machine à vapeur “UNIT”? — 8Toutes les grandeurs depuis 2 jusqu’à 25 forces. Demandez Snos prix pour tout ce qui regarde les ma“hines ou les ss asss _ gouvrages en fonte. & 3 CARRIER LAINE & CIE. , È 263 nr LEVIS, P. Q. 145 Bue G6. Jooques, æ : : A LÉLLODÈL 0008 ÉCTOLOLOLOVOLPCLÉSOECELEN CIRE CHEAPEST AND BEST CHAIRS P. E. I. 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