Tuons les Chiens o 0 0 [Légende par Benjamin Sulte] Tel que vous me voyez, je re- monte à quarante ans dans mon humble existence et je me vois en face d'une vieille demoiselle à l'œil dur, à la parole biève, à l'accent criard et colère, qui d'une main me désigne la porte et de l’autre...me lance un regard formidable, comme s'exprimait un certain orateur. —Il faut vous dire que, Idepuis la naissance de plusieurs de mes grand-pères, je suis affligé d’un mal terrible. J'ai en horreur les chiens, petits eu grands. C’est quelque chpse d’insnrmontable, d'incompréhensible, car, je puis dire avec l'expression pepulaire, que je n’ai pas l'habitude d'avoir froid aux yeux. A la vérité, ce n’est pas seulement dans l'œil que je sens des défaillances lorsque je rencontre ces quadrupèdes, c’est dans la nuque, dans l’épine dor- sale, dans les bras, dans les jambes, partout enfin, et tandis que mes muscles passent à l’état de laine cardée, mes cheveux font le contrai: re, ils raidissent—si bien qu’en ce moment on pourrait s’y tromper et les prendre pour faire des bagues de crins. Comprenez-vous cela ? Avoir peur d’un chien gros comme le poing et qui peut-être ne mordrait pas une mouche. C’est une con- duite insensée de la part de mes nerfs et je snis encore à me deman- der pourquoi et comment il se fait que je ne parvienne point à me ra- patrier avec ‘‘l’ami de l’homme’, le chien. Mystère et galette de sarrasin. L'aventure commença un diman- che, comme je passais devant la de- meure de la famille Moss, dans la ville des Deux-Grêves, Bas-Canada. Je m'en allais sur le trottoir de la rue F., chantonnant selon mon habitude. Tout à coup, il m'arri- ve sur les pieds un peleton de poil gris, avec accompagnement d'aboie- ments, de grognements et de tré- moussements extraordinaires ! . Avant même d'avoir recomnu Turc, le vilain barbet chéri de ma- demoiselle Moss, les trenie-six mil- le fibres de mon être avaient reçu le choc électrique et je cherchais un endroit du paysage pour m'’é- vanouir. La petite bête était là, qui se dé- menait autour de mes jambes et et qui jappait à pierre fendre. Rivé au sol, l'air atterré et le cœur gros comme la cathédrale, je tremblais et suais la peur de tous mes membres. En o moment, une demi dou- zaine de petits conps secs, frappés à la vitre de l’une des fenètres du salon de la famille Moss, suspen- dirent brusquement les démonstra- tions de cet animal de Turc et mon oeil reconnaissant put distinguer, à travers la fenêtre, la tête blonde d’une fillette de douze ans qui ve- nait par ce signal de rappeler le chien à son devoir, et de me ren- dre un peu à moi-même. Mon bourreau fila vite et preste- ment, l'oreille basse, la mine hon- teuse, et opéra sa retraite par la porte ouverte de la cour. Mais à peine avait-il disparu que, soudain, mes muscles retrouvèrent leurs forces, plus que leurs forces, — et me voilà doué d’un de lion ! J'eusse enfoncé un régiment ...de chiens. Sans plus tarder, je me précipite courage dans Ja je sorte de baguette flexible que le! hasard me présente et je tombe | comme un foudre de guerre sur! Turc, qui se blottit d | de la cuisine. Ce que je lui donnai de coups n’a jamais compté, | mais il est évident que je tapais au- | cour, ans la porte! | été | tant dans la porte que sur le dos! du monstre, dont les cris bientôt alarmé le voisinage. la bientôt au milieu d'un vacarme in-! descriptible causé par les pleurs et les gémissements de toute la La porte de an. mille, Sans compter ia musique chien. Celui-ci fonça dans la maison et! je me trouvai en face des Moss. Il yen avait des petits, et de plus petits encore les nus étaient premier mot, la peur que les chiens |sur vous, parce qu'il vous croit | si un chien qui vous at L'IMPARTIAL JEUDI LE 4 DECEMBRE, Une ‘Beauté LA PE-RU-NA A VITE SAUVÉ SA VIE. LES) CU Miss Alice CE QUE DIT LE MONDE À propos de la Pe-ru-na, comme Remède pour toutes les Maladies de l'Hiver, les Toux, les Rhumes et le Catarrhe. Que la Peruna guérit le catarrhe, les toux, les rhumes, est un fait bien connu C'est sans contredit ie remède le plus popu- des médecins et du public en général, laire en existence pour cette classe de maladies. La Peruna guérit un Rhume dès le début. Mlle E. M. Isaacs, d'Armstrong, Pa., Vice- Présidente du “Fortnightly Club”, écrit : “Quiconque a éprouvé le soulagement qu’apporte la Peruna, en aura toujours sous la main. Je redoutais le moindre rhume, à cause de sa durée infinie et desagréable, et de la condition catarrhale qui suivait inva- riablement d’une façon persistante, mais de- puis que j'ai éprouvé les bénédictions du soulagement que procure la Peruna, je n’ai plus ni ces désagréments ni ces souffrances. de Brooklin cMenacée Sn de Consomption. Mlle Al santé ma N. Y. écrit : “Je ne puls dire trop de bien de Î1a Perunn. Il y a un an cnviron j'étais absolument à bou? de forces, fort enrhumée, et avais une toux si ménaçait d’affecter mes noumons. tème avait été pius robuste il eût été beaucouc lus facile de se débarrasser de ce rhume, meis e n’éprouval aucun soulagement avent de pren dre dela Perupr ct je dois dire qu'elle a GpËrsS parfaitement. constater un merveilleux progrès; je p Peruna quatre semaines ci je suis en ice O’Neil, 312 Adams Street, Brooklin, Si mon &yc- ouvilis s de la srfaite LL. Aprèso une semaine je intenent. LICE O'N A \ f O’N eil., Lisez les lettres suivantes: “Quelques doses ne manquent jamais de me guérir d’un rhume, et je me maintiens en en bonne santé en continuant à en prendre.” —Mlle E. M. Isaacs. L'Hon. W. }. Purman, ancien Membre du Congrès de la Floride, écrit de 1428 Q street, N. W. Washington, D. C. ce qui suit : ‘’ D'après ce qui m'a été dit aussi bien que d’après ma propre ezpérience je puis recommander votre Peruna à tous ceux aui souffrent de catarrhe, de névrose ou de G{rangements de l’estomac. consiäère comme un grandi tonique et Jela. * remède pour de telles affections. Moi et d’autres auxquels je l’ai recommandée en prenons à présent avec des résultats bienfaisants.”’—%Y. J. PUR MAN. Si vous ne dérivez pas de résultats prom et satisfaisants de l’emploi de la Peruna, écrivez de suite au Dr. Hartman, lui détail- pts NE GP SO COS PSN AE PE CD 2 Eng ? D Er 1902 + ns! 227T PP opn ' C'EST I UC QU 4 tué sur le coup, ce serait une belle occasion offerte À son propriétaire pour aller en cour de justice faire | constater le droit qu’il croit avoir | de molester les passants. Si ce! propriétaire trouve un juge qui jui doune le dessus, —j'espère qu'un! jour de gala, ce même juge verra venir à lui l'animal reconnaissant, | lequel posera sur les basques de sou habit deux pattes vaseuses et lui, lèchera la figure en signe de frater- | nité. Tuons les chiens de plus en plus, ! et reprenons le fil de nos aventures. Notre ville était petite, mais elle possédait un journal, Ze Mouvellis-, le, qui mentionna l'inconvénient | de garder des chiens ##wres, Ce jeu de mots, cette pierre lancée dans! son jardin, eut pour résultat de piquer au vif la tribu des Moss. Pas timides dn tout ces gens là !! Mon ami, le rédacteur du journal, et moi. nous ne laissâmes pas d'en être un peu ébranlés. Nous avions cotupté sur l'effet applatissant de l'article, et des avis nous parve- | saient de toutes parts que le chien allait devenir plus libre et plus, menaçant que jamais.—N'importe ! me disais-je en mon particulier, je. n’en ai pas peur, et s'il se trouve derechef sur mon passage, je ‘‘l’or- ganiserai” (le la belle façon, comme Mn | J'en étais là de mes résolutions, cheminant à petits pas sur la rue des F., lorsque, sans avoir enten iu | le moindre bruit, je me sentis pincé un peu au-dessus du talon, Je me tourne. Horreur ! Î a saisi ma botte de ses dents aizues et qui l’a transpercée—fort heu- reusement sans toucher mon cuir à | moi. La vilaine bête s'enfu; ait | fs me | une précaution inutile, car les s et je n'aurais pas même été capa! autre lo:te. Je u’ét ni ai cœur RE a QG di : , tr es OC pas invuirnèrau:e, ni au talon ! lant votre cendition, et il se fera un plaisir de vous donner gratuitement le bénéfice de ses conseils. Adressez vos lettres: Dr. Ifartman, sident of the Hartman Sanitarium, Colum- bus, O. nn Fr re- des filles, d’autres des garçons. Quelques-uns pleuraient ; celui-ci cherchait un bâton pour m’assom- mer, le reste m'accablait d’injures. Ils étaient onze, tous en furie. LA- dessus, pas un homme, mais il y a- vait une femme, et elle en valait plus d’un qui se montre fier de por- ter le pantalon ! Miséricorde, mes bons amis ! Eïle me dardait ses prunelles jus- qu'aux os.. Et c'est ce qui vous explique cette phrase de tout-à-l’heure : ‘‘je me vois en fac d’une vieille de- moiselle à l'œil dur, à la parole brève, à l’accent criard et oolère, qui d’une main me désigne la porte et de l’autre....’’ Vous savez. Battre en retraite me parut fort à propos. Je rentrai chez moi, et, après a- voir raconté ma prouesse, ma mère me dit : —C'est une bonne affaire n'auras plus peur des chiens. Et dans mon cœur je m'en ré- jouis. Huit jours se passèrent au sein d'un bonheur sans mélange. Ma joie provenait de ce que j'avais en- fiu surmonté l’intolérable peur que me faisaient éprouver les chiens. Les chiens ! L'un des fléaux que nous subissons avec le plus de tu 1 le trois ‘luons les chiens '—et ce- Les ohiens ! la terreur du passant ; la misère du dormeur ; l'épouvante supprimer par un décret € lignes, —‘ pendant on n’en fait rien. des chevaux : l'ennemi de la tram | quillité publique, pour tout dire. Les chiens ! bêtes féroces que vous concitoyens, et finissent, bien sou- veut, par mourir enragés, après a- voir mené sous vos auspices une vie | de corsaire, une existence de ban- toute conscience. Abordons le sujet avec franchise. Est-il un homme qui avoue, au ber votre gant ou lui font éprouver ? Non. Mais si vous poussez vos questions un tant soit peu, trouverez-vous quelqu'un qui consente à reconnaître que ces anitnaux constituent une nuisance publique ? Oui. vous le dira, car tout le monde en subit les inconvénients—mais il est de mode d'aimer les chiens, et, à cause de cela, on se laissera man- ger tout vivant plutôt que de pa- raître avoir souleur. Voilà un or- gueil bien placé, et qui nous ho- nore |! Tournez-vous un coin de rue, en même temps qu’un dogue qui arrive en sens inverse—l’animal vous montre les dents pour attester qu’il est mécontent de la surprise que vous lui faites. Jetez-vous de côté, livrez passage, autrement, je ne donnerait pas un liard de vos mol- lets. un endroit bordé de boue ; en tra- vers de votre route il y a un chien qui se chauffe au soleil. Eh bien ! simplement, parce que vous aimez iles chiens. Si votre meilleur ami lvous jouait un tour pareil, quel sentiment vous en éprouvetiez | | Oh ! les chiens ont bien du bon- |heur ! | Avez-vous vu, cent fois sinon : FA . , L : amasse Une!naiveté ; un mal qu’on pourrait | plus, à la porte d'une maison un | pauvre commissionnaire arrêté tout |tremblant, incapable d'entrer pour Louise son liessage, n’osant retour- Lu sur ses pas, parce qn'il aurait à Fees ? Ilyaun chien seuil, un gentil animal {a |ouverte, grondant du fond gorge. un ‘‘gardien fidèle’” sur le gneule de sa du lo- eurent |entretenez dans vos maisons, qui|gis, une brute qui gêne, mais qui , |mordent vos amis, qui vous mettent | n’en est pas moins traitée avec a- CUISINE S OUVrIt en gribouille avec la moitié de vos|mour par ses maîtres. Vous est-il arrivé de laisser tom- votre canne ? | Dites-moi, si vous avez pu les ra- 1 : | ge s où il v 1 | dit dont vous êtes responsables en | MAS£eT, dans le cas où il y avait un chien à cent pieds à la ronde ? Ce-| la ressemble trop à une manifesta- | { tion d’hostilité ! j Tout le monde Vous parcourez le trottoir dans} vous descendez dans la boue, tout) , prêt à lui lancer une pierre. Î | me c’est agréable ! sement on pardonne, attendu qu’on | aime tant les chiens ! et ils sont si | intelligents ! Et le soir ! | pied sur la patte ou la queue d'un | mâtin étendu dans le ch en serez quitte pour calculer dans Si vous mettez | . vos chairs la longueur des dents de l'animal. | jusqu’à faire un détour pour éviter [les attaques de cette autre bête qui patrouille dans la rue où vous pas- sez, bien souvent il vous suivra, et| vous finirez par chercher reiuge dans quelque maison du | roisinage dont les gens ‘connaissent’ votre poursuivant. On aïme tant les chiens que ces en- Inuis, répétés quotidiennement, {semblent choses naturelles et an’'on les endure avec une certaine srâce. La sottise humaine est gran.ie ! Ft la nuit! Les chiens qui jappent, quise battent, qui huri:nt qui tiennent le quarti j sonne fie réagit contre On aime les chiens. , = à et; né nds ir ; ut 46 moauGe en souiire : per- cet abus. f Je voudrais bien savoir quel tège les personnes. Un proprié- taire de chien peut s'arroger cette scandaleuse liberté. Tout lui est permis. Son animal vous forcera à patauger dans ja boue, parfois à vous refugler dans les portes co- chères ; ou encore il déchirera vos | habits, fort bien, il en a le droit. | Si vous vous plaignez, vous êtes un capricieux, vous n'aimez pas les chiens,—tout est dit. Vous tinuerez à être traqué, hareelé, qu'importe ! Vous n'aimez pas jes chiens, et les chiens vous le rendent ! C’est cela même, —seulement, si on que les chiens sont regardés avec . | . / ons L'animal saute | un fléau public. J'en conclus que. ! À: D. 1902. ta Le Com- Fort heureu- le! Inn, VOUS: Si vous poussez la complaisance él! est | l'individu assez puissant pour se. mettre au-dessus de la loi qui pro-| CcOon- : voulait être franc, on déclarerait ! que personne n'aime les chiens et | same to the place ef beginning con. | : | taining tea aeres of land mere or less. raison, par tout le monde, comme, que était | Je réfléchis vingt minutes. demi-heure, une heure, et je 11e | décidai à aïler frapper à la porte! | des Moss, à tout risque—en con n- | pagnie d'un camarade qui ne cr gnait ni chien, ni Moss, ni diahie, Il fant voir la réception nous fit l'aîné des trois frères Moss |avec sa robe de chambre sale, ses sait, 50 lunettes sur le front et sa barbe bleue à moitié rasée ! (à suivre) | pen RS a rs. « Ee ce e 3 petter fan ever : = 7 ? v & | à | HSE ER Fallis setting in. New goods arriving duce taken in exch- ange for goods a: nighest market value. Not necessary to go out of the village for Bargains. | Right at the old stand you car get GROCÉRIES, DRY GOODS. 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D. 1895 William Sudsbury of the one part and the undersigned of tbe other part All that tract of land on Lot 27 ip snic | Connty bouuded as follows : commen- cing atthe south-west side of the Searlstown road in the south-east an. |! gle of Charles Mallets land : thence |! | West along said land to the east boun dary of teu aeres of land of William Sobey ; thence sonth along the same | to the north-west angle of ten acres Of land »wned by late John Crocket thence east along the uerthern boun. | dary of said lard to the Searltown road aforesaid and therce along the | a Le- Fa | Dated this 17th day of November. | : | J. E WYATT | Mortgagee Î i weeks iciteur pour les Le | 21 déjà à travers la rue, ce qui ét uit | : ù | cades de mes nerfs recommençaicnt | * } l4 Î )1€ ! de l'empêcher de ponctionner mon | que | 1 weekly. Country pro- | made between | Packaches of Women. Not one woman in twenty has a etrong back. 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