xk A om NOUVELLE SERIE t nb HE — = ee à ne pe né 2 RL: = = PT — Æ ; — = _— —— = L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P.KÆ., MARDI 23 JUIN 1914 21 ANNÉE EN ACHETANT DE LA LEVURE EXIGEZ CE PAQUET REFUSEZ LES SUBSTITUTS SPECIAL TRAIN FROM OLEARY TO TIGNISH ON TUESDAY JULY 7TH Time and Fare announced on Posters which are freely destributed In connection with this Pic nic at Tignish, there will be a series ot Athletic Sports, the likes of which has never been seen in the West. Valuable Prizes for all successful competitors, Don't forget the date: July 7th, À special train to bring you here; returning after the day's sports are Over. A GRAND TEA-PARTY AT BRAE, LOT 9 The parishioners of St Mary's Chuch, Brae, Lot 9, will hold a monster tea-party, on the grounds adjoin!'og the church, on WEDNESDAY JULY :5th The people of this locality are famed for their hospitality and on the present cccasion they are pre paring to entertain the largest number of visitors that ever pa- tronized them. The tea tables will not be ex- celled auywhere. The usual amusements games will be provided. The selling of intoxcicating li- quor or treating will not be tolo- rated on the grounds. Passengers from the West, on morning train, will be met, with team, at Coleman Station. Should the dsy prove unfavora ble the tea will take place the first fine day following. By Order and THE BOSTON COMEDY COMPANY The Boston Comedy Company, H. Price Webber, manager, will be in Tignish, Tignish Play House on Wednesday and Thursday, july 22 and 23, This well known comedy compa- ny has been secured for the beneñt of play goers of Tignish. On every occasion that H. Price Webber and his company came to Tignish, the patrons of the play house were pleased, elated, satisfied and grati- fed, The coming event, July 22 and 23, will more than please. Don't forget the dates and come to the Tiguish Play House. Usual prices for admission. THE PARISHIONERS OF WELLINGTON WILL HOLD A GRAND TEA PARTY AND BAZAAR On the church grounds on WEDNESDAY July 8th. A special Train leaving Tiguish at 8.30 will stop at the Tea Ground for the accomocation of passengers and will return after the Tea. There wiil be all the attractions which Wellington always provides. Band i1 attendance The Western Special for the Wellington Tea Party will run as follows: Time Rate Tignish 8 30 1.00 Alberton 9.04 Elrmsdale 9.14 Bloomfñeld 9.29 75 O'Leary 9 42 Coleman 9.51 55 Portage 10.06 KHlleslie 10.27 Port Hill 10.31 30. | By orûer of Cow. Ge VIANDE M. Joseph A. Doucet de Peter- ville a repris le marché de viande pour le village, la semaine dernière. M. Doucet a donné bonne satisfac- tion l’année dernière et nous espé- rous quecelte année ses clients u’auront pas à se plaindre ... | Gutelius, gérant, et F. P. Brady, | étaient à Tignish la semaine der- ” { main armée, au grand scandale du Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur l'annonce du ‘‘Tea Party'’ à Coleman, Lot 9, le 15 de juillet. Les personnes qui se ren- dront à ce ‘‘Tea-Party’’ seront satisfaites, car la réputation des paroissiens de Ste Marie, Braie est TEA PARTY À COLEMAN Le Colonel Sam Hughes intervient connue par toute la province. A gare de Colemen, le matin, il y aura des voitures pour conduire les passagers sur le terrain du pi- que-nique. Ne manquez pas la date le 15 juillet. mm] FOUND IN THE GULF Onthe 14th., inst, I picked up a dory, bottom up, inthe Gulf. Thelowner can have same by proving property and paying expenses. If not ciaimed on or before Saturday July rith., it will be sold to defray ex penses. H. Doyle Tiguish, P.E. I June 26th, 1914. PERSONNEL Mme. F. J. Buote de l’Impartial est actuellement en visite à la Nou- velle Ecosse et au Nouveau Brun swick. sirintendant de l’Intercolonial uiète. Les Reverendes mères Ste Cleo- phée, Ste Marie et Ste Clarence sont allées à Charlottetown samedi pour assister à la retraite annuelle M. J. B. Gallant est revenu des Etats Unis la sema‘ne dernière, Muwe Julienne Pitre de Palmer Road est revenue de Lowell la semaine dernière. ne ane es de “HAVE PROVED MOST EFFICIENT” Visions of Castor Oil and other such nasty tasting laxatives come to childrens’ minds when they are told that they will have to take something to keep their bowels regular. The fear of nasty medicine keeps children from telling when they are constipated. Many ‘‘grown ups’’ are children in this respect, since they also hate to take medi- cine. Dr. Miles, Laxative Tablets are chololate through and through. So rich intaste and flavor that every child or adult is pleased to crush them between the teeth, thus getting the greatest benefit out of them. They cau be divided for children's use and still taste good, Edward P. Gifford of Laredo, Texas states: — “With my family Dr Miles‘ La xative Tablets have proved most efficaccious. Uulike any other me- dicine, the children beg for them My sister finds that this laxative keeps her childrenin better health and humor than any other remedy she had formerly used.’ Dr Miles’ Laxative Tab'ets ac- complish by persuasion even better rest:its than many other remedies accomplish by force. ‘When children once use them They never refuse them” SOLD BY ALL DRUGGISTS AT 25 CENTS A BOX CONTAINING 25 DO SES. IF NOT FOUND SATISFACTORY YOUR MONEY IS RETURNED. MILES MEDICAL CO., Elkhart, Indiana. La guerre civile en Irlande On a voulu censurer le gouver- nement Asquith, à la Chambre des Commutses, pour avoir permis l'or- | ganisation d’une armée pationalis- te contre les volontaires Ulstéri tes je Irlande; les libéraux ont ri de la motion, qui a d'ailleurs, été re- jetée par une majorité de 65 fvoix. | L'attitude des Unionistes est 6- ‘trange car eux-mêmes ont com- mencé ce mouvement de révolte à |puple auglais, respectueux des institutions britanniques. Le parti nationaliste est mainte- nant uni dans la défense du ‘‘ Home Rule’”’; les difficultés qui s'étaient élevés au sujet de l'organisation l’arrivée du train de Tignish, à la!uue décision da ministre de la Mili- Québec, 22.—Ou nous siffnale ce qui va faire sans &cute autant de bruit que celle qu'il a prise récem ment au sujet du portd'armes par les volontaires de nos régiments, aux manifestations 1eligieuses. Le colonel l hon. Sam Hughes vient dwdéfeudre au 6ème Kégimen d’Artillerie de Lévis de fournir une garde d’honnenr au Cardinal Bégiu, à son passage à Lévis. Sous le titre de ‘’Autre geste fa- uatique de Sam Hughes‘', voici ct qu'en disait ‘‘L'Action Sociale’’, samedi: ‘’Le regrettasle incident militaire qui s’est produit la semaine derniè- re à Montréal se répète aujourd'hui à Lévis. A Montréai, l'orangiste Sam proposa d’avoir un détachement du 6e Régiment, pour faire garde d'honveur à l’illustre prince de l'E glise. PF ‘‘La proposition fut acceptée a vec plaisir par le cammandant du 6e, lieut. colouel Gelley. Il déclara cependant, qu'il devait la soumet tre à ses supérieurs, ‘La proposition fut en effet com muniquée au commandant du dis trict, à Québec, puis référée à Otta wa, au minisire de la Milice Sam Hughes, qui l'accueillit par un re fus, ‘‘Sam Hughas a évidemment la mémoire courte. Ilne se rappelle pas qu'il y a un précédent, En septembre 191:, lors du passege à Québec de S. EH. le cardinal Vannu telli, qui venait prèsider le Congrès Hughes refusait au 65ème régiment de parader. sous les armes, dans la mérager la chèvre et le chou, les mi- uistre jouait ensuite la ridicule comé die de la substitution des armes, qui provoque aujourd’hui une crise dans le 65ème et menace de le césorgani ser. A Lévis, le même Sam Hughes refuse au 6ème Régiment d’artille- rie de faire garde d'honneur àS. E. le cardinal Bégin, lorsqu'il arriveras mardi après midi, à la gare de l’In tercolonial. Le 6e Régiment est actuellement à faire ses exercices aunnels. ‘L'autre jour, à ja réunion du Comité des citoyens qui organise la Eucharistique international, à Mont lreal, le Léget du Saint Siège fut | processsion de la Fête Dieu et pour, ,escorté dans nos rues par un esca dron de Husserds, et cela avec la permission du miaistre de la milice | de l'ancien gouvernement. D'ailleurs, les régiements mili taiñies ne s'opposent pas À cela, croy ous nous. Au chapitre des Gardes d'honneur. il y a quelques articles où sont mentionnés les hauts per sonnages qui ont droit à des gar 1e% d'honneur militaires, et l'un de ces articles se termine par ces mots: ‘‘et autres personnages distingués”’. ‘“‘Un Prince de l’Eglise Catho que est pourtant un personnage qui ne mauque pas de distinction. ‘ Sam Hughes, avec sa mentali réception dn cardinal à Lévis, ou té d'orangiste, estime le contraire.’ tes à la Chambre des Communes, : ils augmentent de 15 000 par s®- maive. C'est donc à la guerre civile que l'on se prépare, mais Îles na- | tloualiste affirme que l'armée qu'ils! oiganisent n'agira que pour la, défense de leurs droits, et qu'elle u’entrera en activité que si les Uls- téristes s'opposent à main armée, comme ils en ont manifesté l’inten- tion, aux opérations du gouverne- ment responsable. Tout de même, il est étrange que les citoyens d’un pays en tu- telle depuis des siècles, repoussent avec la plus extrême violence l'of- treextraordinaiie d’un gouvernes ment libre C'est pourtant ce que font les orangistes de l'Ulster. L'histoire est là pour indiquer la raison de leur attitude, mais le bon sens devrait leur faire comprendre que les Irlandais catholiques, mo- lestés par eux et spoliés par leurs ancêtres, n'ont aucun intérêt, au- jourd’hui, à leur faire payer la dure rançon du passé. LA MESSE ENTENDUE LE VIFILLARD CONSOLE Il était seul, il était vieux, il était triste....Ce jour-là, les cloches envoyaient'dans l’air leurs joyeuses volées; il ne les entendait pas. Vé- tu de misérables vêtements, car il était pauvre, assis au coin d'uv foyer sans feu, les mains tombées sur ses genoux, il regardait le fa- got ramassé la veille dans les bois, et se demandait s'il allait prendre la peine de J’allamer pour alimenter et rechauffer le peu de vie qui restait en lui....A quoi bon ?.... peiner pour chercher sa nourriture peiner pour reculer d'un jour ou deux la descente au tombeau.... À quoi bon? Un pas rapide se fait entendre dans la petite cour, on moute l’es- calier, un coup retentit à la porte à peine fermée. Le vieillard se leva et alla ouvrir. Un homme d'une trentaine d'années, élégamment vêtu, était devant lui. A l'aspect au pauvre, il enleva poiiment sou shapeau. ‘“Voudriez-vous m'indiquer le chemiu de l'église ? —Au bout du sentier que vous suiviez, vous la verrez sur la gau- che. —En suis je encore loin? —AÀ trois cents pas. —Je craignais d'arriver en re- {ard à la messe, car je suis étranger au pays: mais vous êtes encore moins avancé que moi ‘‘‘dit le des volontaires, ont été aplauies, | et M. John Redmond reste le chef’ incontesté du comité d’enrôlement. |Les volontaires affluent de toutes -parts, et après les déclaration fai- j:une honime en considérant les itements de travail de son inter- locuteur. —Vous êtes malade ? demanda l'étranger avec intérêt. Non..... . — Alors ? —À quoifça sert-il d'aller à la messe, c'est bon pour les gens qni n’ont rien de mieux à faire, —Au contraire, mon ami, c'est bon surtout pour le travailleur de venir se reposer dansla maison de Dien, d'y trouver la libeité.... l’affranchissement, l'égalité de Ja famille, car tous ensemble nous disons; ‘‘Notre Père qui êtes aux cieux!’’ Surtous également tom- bent les bénédictions et les grâces; et si dans l’assemblée, il y a des privilégiés, ce sont les travailleurs et les pauvres... L'homme ne répondait pas.... à la façon des entêtés il secouait la tête et tenait les yeux fixés sur le sol. ‘Mon ami, ajouta l'étranger, à vetreÂge qu'avez-vous de plus pressé à faire que d'aller mettre vos dernières années sous la pro- tection de Celui que vous verrez bientôt ? —Je n'ai pas À craindre son ap. pel, reprit vivement le vieillard, je n'ai ni taé ni volé. —Admettons que vous ayez rem pli parfaitement vos devoirs envers vos semblables, c'est quelque chose ....Mais ce n’est pas tout... Et vos devoirs envers le Maître du Ciel et de la terre, qui vous a don- ue la vie eten a regle l'emploi, qu’en faites vous?....Il vous ore donne de lui donner un jour par seruaine. Il vous ordonne de venir l’honorer dans sou temple... Comment lui obeissez-vous ? ... Vous vous vautez d'accomplir les ldis qui regissent vos rapports avec vos semblables, et vous ne vous inquiétez pas (le celles qui règlent ves rapports avec Lieu?....Vous êtes un homme étrauge....Vous vivez seul ? —QOui...... —Vous êtes triste ?.,.... — Comme ceux qui out tout per- du... —Vous n’avez pas d'amis...... —Les malheureux n’en ont pas. — Venez donc avec moi..vous me montrerez la route, et quand nou: aurons prié ensemble, vous vous sentirez cousolé. N'avez-vous pas d’autres vêtements ? —QOui.... —Mettez les, je vous attends dans le sentier....’? qu'on le remettra. mal de dos. parce qu'on ne prévoit pas les ballonnements. paupières s’alourdissent, on a les jambes. le vivifient et lui permettent de d'un épuisement général et d'un sang. our six boîtes. | HOMMES TERRASSES, RELEVES PAR LES PILULES MORO Faiblesse, débilité, épuisement sont des for- mules synonymes dont on se sert trop souvent lorsqu'un homme n’est pas capable de travailler, quand on le voit maigrir, dépérir, On essaie alors des toniques, des fortifiants, mais il conti- nue à baisser et à décroître. C’est bien la preuve qu'il faut, aussitôt qu’un homme est atteint, se rendre compte qu’il est en proie à une maladie et que c'est uniquement au moyen d’un remède énergique et pas seulement avec de bons soins Tout cela débute généralement par un simple ral d Quand on commence à le sentir, on n'arrête pas son travail pour si peu de chose, nestes qu’il peut entrainer. L'équilibre de l’or- ganisme est détruit, le sang ne circule plus libre- ment et s’il survient une complication du côté de l'appareil respiratoire, l'organisme n'offrira plus aucune résistance aux microbes qui auront beau jeu pour pulluler et exercer leurs ravages. De vigoureux et actif, on devient triste et dé- couragé, la mémoire baisse, la vie apparaît sans but, quelquefois comme un fardeau. … Les maux de tête sont fréquents, les digestions difficiles; on a des renvois, des aigreurs, des On éprouve des douleurs dans les reins, entre les épaules, la vue est trouble, les ments d'oreilles, des vertiges, des secousses dans Depuis plusieurs années, je souffrais beaucoup me ES conséquences fu- M. ERNEST COMTOIS, 1896 Avenue! Henri-Julien, Montréal. des bourdonne- Un jour, un de mes compagnons de de Il n’y a qu’un remède À cet état, ce sont lesime recommandait depuis longtemps de pre Pilules Moro qui régénèrent le sang, le purifient,|des Pilules Moro, insista tellement pour ue ja mettre en ordrelprisse cet excellent remède, que je me décidaÿ tout l'organisme, de renforcer le système, toni-|enfin. fier les reins, l’estomac et le coeur et vous ren- dent la force et la santé. En voici un exemple:|ami qui m’a fait enfin comprendre la merveilleu- Je dois les plus sincères remerciements à cet se efficacité des Pilules Moro. Mon rétablissement s’accentuait À vue d'oeil. état de fseiblesse| Je n’avais employé que huit boîtes et tout le mon- et de débilité que je ne pouvais surmonter, en dé-|de s’étonnait de voir ma mine et ma santé reve- pit des efforts que je tentais pour me fortifier.inues en si peu de temps. J'avais attribué cet état à une foule de malaises/s’est maintenue et je suis rnaintenant fort et cou- accumulés et j'avais dû en venir à la conclusion rageux à l'ouvrage, jamais fatigué. qu'il s'agissait d’un appauvrissement complet du Cette amélioration Pour conserver mes forces, je prends de temps en temps une boîte de Pilules-Moro. C’est le seul cn n'éprouvais pas de souffrances en particu-|remède dans lequel j'aie confiance puisque, dans lier, mais je n’avais pas d’appétit et je ressentais|l'espace de quelques mois il m’a rendu la santé une fatigue dans tous mes membres qui me dé-let radicalement guéri. — ERNEST COMTOIS, courageait. J'étais maigre à faire pitié. } CONSULTATIONS GRATUITES.—Hom mes malades, venez voir les Médecins dela Comi- pagnie Médicale Moro ou écrivez-leur, ils vous indiqueront les moyens de vous guérir. XL bureaux au No 272 rue Saint-Denis, Montréal, sont ouverts tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, les mardi et simedi et jusqu'à 6 heures les autres-jours. © Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envo aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c pour une boîte, $2. Toutes les lettres doivent être adressées: à. O, 272 rue Saint-Denis, Montréal. Les Pilules Moro sont une spécialité pour les hommes. 1896 Avenue Henri-Julien, Montréal. Leurs COMPAGNIF MEDICALE MO- ce dernier eut pris place dans un banc, près d’un pilier, l'étranger s'agenouilla à côté de lui, et disait: ‘‘Seigneur ! vous m'avez donné, avec le bienfait d’une éducation chrétienne, le temps d'étudier, en sorte que ma raison, éclairée par la science, s’est facilement soumise au joug de ma foi....Mon pauvre voi- sin sait à peine d’où il vient ..où il va....Il ne vous connaît ni ne vous aime, Seigneur: et cependant parce qu'il est pauvre, pourvu que son coeur se tourne vers vous, vous êtes prêt a l'admettre dans vos taberna- cles éternels... .”’ son livre: ‘‘Bienheureux les pauvres, car le royaume des cisux est à eux |! Bienheureux les derniers, car ils se- ront les premiers ! Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront conso lés....’’ Et il s’arrêtait et pensait: ‘‘Je suis le plus humble du pays; je pleure souvent....Est-ce qu‘un jour je pourrais être bienheu- reux?...."’ Dans l’église il se fi un grand si- lence....Toutes les [têtes s’inclinè rent avec respect. À ce moment s0- lennel, la divine Victime, cachés sous une blanche Hostie, priait com- me autrefois sur la croix et implo- rait la misericorde et le pardon pour ceux qui ne savent pas ce qu'ils font ! Une émotion soudaine envahit !e vieillard: lui aussi se prosterna, une grande lumière s'était faite dans son coeur....il venait à la maison pa ternelle et s’y sentait acueilli..ÆEtil répétait tout bas une prière dont l‘écho retentissait dans son âme comme un souveuir de soixante avs..'‘Notre Père.”’ Cher vieil en fant, enfant prodigue, il pleurait en retrouvant ce doux nom sur ses lè- vres.. Il se rappelait les rappelait ‘es paroles de fl’étranger: ‘‘A l’é- glise nous sommes tous égaux, tous uous disous: Notre Pêre, et, s’il est des priviliègies, ils sont parmi les travailleurs et les pauvres.’? L'office divin terminé, tous deux sortirent; sans parler, le voyageur reconduisit le viellard jusqu’à sa Au bout de quelques instants, la portes’ouyrit de nouveau pour don. ner passage à un homme nouveau, pelgné, lavé, propremeut vêtu: le pauvre vieillard paraissait avoir dix ans de moins; il souriait vaguement en accompaguant l'élégant voya- geur qui, entrant dans l'église, se découvrit avec respect et pria le —Oh! moi jeune vais pas à ne messe, pauvre de passer devant lui. Quand chaumière. Arrivé sur le seuil: ‘’Nous sommes îrères, dit-il, ne voulez vous pas me serrer la main pour me prouver que vous ne m‘en voulez pas d’avoir insisté pour mo difier vos habitudes ? —Ce qui m'étonne dit le vieil- lard c’est que vous vous soyez in Et le pauvre vieillard lisait dans | M KP € es G e mm me 2 À L'IMPA Nous ee Imprimons: Entêtes de Lettre É- Entêtes de Corrpte Cartes de Visite Cartes de Deuil Lettres de Faire Part Billets 4e Rafle Ordres de Danse Bons de Pain Programmes Circulaires Pancart:s Placards Reçus, etc. ete He" PRE 20 sort de mon frère, reprit l'étranger; le gouverneur du New-Jersey com comment n’essaierai-je pas de lui in | mua la peine de Schuyler. Le mal diquer la route quand il s’en écarte? | heureux échappa de bien peu à la —En tout cas, monsieur, loin de|peine capitale, car la potence était vous en vouloir, je vous en remer | déjà montéeet, de sa cellule, il cie; vous avez raison, c'est dans la entendait les derniers coups de maison de Dieu, c'est en accempli | marteau donnés par les charpen sant sa loi que l‘on retrouve toute tie:s à la funèbre construction, sa digoité et son independance; là | lorsque la nouvelle de la commu tation de peine arriva. Il y a sept ans de cela et, ces sept années, Schuyler les a passées | dans la prison du comté de Hun | terdon. | Or, voici qu’un individu nommé Me Tof, soit Use dub. | Posk ne me saga pour vol, che de Trenton (New Jersey) ne d'avouer être l’auteur du gnale un cas remarquable d'erreur | rime pour lequel Schuyler faillit ou n’a que Dieu pour maître.’ Y D'Isne, | a Une erreur judiciaire teresssé à ce point à mes actes....| dans la prison du comté de Hunter- — Comment serai je indifferent au| don, lorsque, au dernier moment join, judiciaire. ee pendu. Les déteils fournis par Un nommé John E. Schuyler | Burd dans sa sonfession ne laissent fut condammé à mort, il ya sept | pas le moindre doute sur l’exaoti aus, après avoir été déclaré coupa- tude de ses aveux, de sorte que le ble d'un assassinat dont fut victime CRE: condamné à mort innocent sortira un jeune fermier de la loculité ‘de Venoy. très prochainement de prisonet Tout était prêt pour l'exécution, |88ra complèteme it réhabilité, Il pourra se vanter de revenir dé t. 4 D. 7